L'Arnaqueur
Note moyenne
3,9
803 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

64 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
21 critiques
3
15 critiques
2
7 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit une petite review, quel plaisir d'y retourner. The Hustler faisait parti de ma liste, ayant vu Paul Newman dans L'Arnaque, j'avais remarqué cette oeuvre et l'avais retenue pour après. Bon, j'aime pas ça, mais avec la fatigue et le manque de temps, j'ai regarder le film sur trois jours, ce qui n'aide pas du tout le plaisir et le sentiment de tension et de passion essentiel au visionnage.

Néanmoins, j'ai réellement adoré cette oeuvre, la performance de Paul Newman est magistrale, sa manière de jouer et de ressentir l'environnement et l'énergie qui l'entoure, nous permet à nous spectateurs, d'amplifier nos réactions, d'amplifier notre stupeur et notre dégoût face à cette situation d'emprise. On s'attache beaucoup à sa personnalité, un homme passionné qui n'est pas fait pour un tel milieu, un homme crédule et bon, entouré de rapaces et de vilains. Lui, ce qu'il aime, c'est jouer, c'est affronter un adversaire sur table de billard, cependant pour y ajouter du piment et pouvoir en tirer de l'argent, il v'a sombrer dans l'excès et l'addiction. Or, incapable de contrôler sa fatigue, ses émotions et d'agir rationnellement, il finira par tout perdre. Comme beaucoup d'autres films, la fin m'a bien bouleversée, je trouve le message et la situation en parfait accord avec l'intrigue, une fin splendide qui ajoute cette touche final essentielle à de tels films. Ce coté tous contre un, David et Goliath et certes un peu cliché, mais quand il est joué de la sorte on ne peut qu'apprécier. De plus, c'est un peu plus poussé, c'est une réflexion sur un système en général, ici c'est les arnaqueurs au billard, mais c'est l'argent en général, ce qu'il entraîne chez les gens, comment il écarte les hommes des objectives vitaux, comme le bien-être, le partage et la délicatesse sentimentale.

J'ai bien aimé les acteurs autour, bien qu'ils ne m'aient pas marqués plus que cela. Un petit plus pour Fat et sa manière de jouer à la fin. Il comprend Fast Eddie, cependant ça serait trop risqué de le soutenir, au fond il est comme lui, ce qu'il aime le plus c'est le jeu, le plaisir, l'affrontement cordial et non les bénéfices et les vices qu'entrainent les paris.

Donc oui, un film très intéressant sur un sujet que je connaissais point. Ça m'a donné envie de pratiquer le billard, d'avoir cette mallette pour la queue. Envie d'avoir cette classe singulière, ce regard et cette assurance que peut avoir Fast Eddie. Bref, un film qui comporte beaucoup de bons points et qui donc m'a fait fort impression.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2026
Bon bah c'est raté pis en beauté.. pourtant hier soir j'ai voulu partager une de mes passion avec ma Lily c'est à dire le.. billard ! Résultat nous sommes allés jouer tous les deux et en rentrant je l'ai collée devant ce film là, un classique pour les amateurs de billard mais elle n'a pas accroché du tout et je dois dire que je me suis ennuyé à mourir moi aussi.. bon Paul Newman est classe en champion de billard mais autrement c'est long, c'est pénible et ça n'a pas très bien vieilli ! Un raté monumental ! Tant pis...
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 août 2025
Bien qu’il soit inutile d’être un fin connaisseur du billard pour apprécier ce film centré sur ce sport et qui évoque la dépendance au jeu et la quête d’argent. La qualité d’écriture est certes présent avec un récit qui se concentre surtout sur la psychologie du personnage principal incarné par un grand Paul Newman mais le rythme est tellement posé et souffre d’un manque total de dynamisme que seul un profond ennui émerge du visionnage.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
C'est quand tu revois cet "Arnaqueur" que t'en viens à te demander ce qu'était réellement le film de Scorsese. Une suite ou un remake ? Pour ma part, j'opte pour la deuxième solution, tant ils se ressemblent. Cependant, là où le film de Scorsese mettait davantage l'accent sur le spectacle, celui de Rossen est beaucoup plus sobre sur ce point là et préfère donner priorité à la dramaturgie. Ils ont en revanche un défaut commun : celui d'être parasités par des longueurs. Dans le cas qui nous intéresse, les amours de Felson et Sarah. Entendons-nous bien : elles sont indispensables, au regard du dénouement, mais il y avait la possibilité d'abréger. Quant à Paul Newman (grand acteur bien sûr, qui pourra le lui contester ?), sa prestation est en demie teinte. George C. Scott, pourtant ici second plan, lui vole aisément la vedette. Sur le papier, il est marqué oeuvre phare partout, mais il pêche par manque de concision pour l'être à l'écran.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2024
« L’Arnaqueur » réalisé par Robert Rossen en 1961 à partir d’une nouvelle de Walter Tevis parue en 1959 était dès le départ prévu pour Frank Sinatra dans le rôle d’Eddie Felson dit « le rapide ». Le projet n’aboutissant pas et après que Jack Lemmon soit un temps envisagé, Martin Baum l’agent de Paul Newman saute sur l’occasion pour mettre son poulain sur les rangs. Celui-ci n’a qu’une nuit pour se décider. Sans avoir fini de lire le scénario Paul Newman sent instinctivement qu’il tient là peut-être l’occasion de sortir des rôles de beau gosse qui commencent à le fatiguer.
Robert Rossen revenu en grâce après avoir témoigné devant la commission d’enquête sur les activités anti-américaines boucle en six semaines le tournage dans le studio new yorkais de la Fox. Paul Newman qui est alors en pleine ascension après des réussites notoires comme « Marqué par la haine » (Robert Wise en 1956), « Les feux de l’été » (Martin Ritt en 1958), « Le gaucher » (Arthur Penn en 1958) ou encore « La chatte sur un toit brûlant » (Richard Brooks en 1958) va profiter de l’occasion pour livrer la prestation la plus convaincante de sa jeune carrière qui lui vaudra sa seconde nomination pour l’Oscar du meilleur acteur.
Le film qui bénéficie de la présence d’Eugen Schüfftan le chef opérateur mythique des « Nibelungen » et de « Metropolis » (Fritz Lang dans sa période muette), immerge le spectateur dans l’univers assez méconnu des salles de billard américain et de sa cohorte d’arnaqueurs qui arpentent le pays en quête de petits joueurs à plumer après leur avoir fait croire que leur adversaire d’un jour sera à leur portée. La scène d’ouverture voulue par Rossen expose la farce de manière assez docte mais aussi un peu caricaturale . Eddie Felson jeune prodige cherchant à s’affirmer choisit d’aller défier sur son terrain Minnesota Fats, champion blanchi sous le harnais invaincu depuis quinze ans, réputé pour sa stature pachydermique et son flegme à tout épreuve.
Par une mise en scène virtuose des parties de billard dans les salles enfumées du New York populaire, Rossen fascine le spectateur qui se délecte des « coups de queue » exécutés en rythme ainsi que des regards échangés entre les spectateurs captivés, les joueurs qui se jaugent et leurs managers qui arbitrent le risque financier encouru. Pour donner un écrin de choix à l’esthétique de son film, Rossen a choisi à dessein un noir et blanc crasseux et des angles quelques fois expressionnistes expliquant la présence de Schüfftan à ses côtés. On n’a guère fait mieux depuis et l’efficacité de « L’Arnaqueur » est toujours intacte plus de soixante ans après sa sortie. À tel point que la partie dramatique qui se joue tout au long du film entre Eddie Felson et Sarah (Piper Laurie), une jeune femme désœuvrée rencontrée dans un bar à plus d’heure doit pour la plupart des spectateurs être redécouverte à chaque vision.
Cette intrigue parallèle qui alterne avec les scènes de billard éclaire la personnalité d’Eddie Felson qui en dépit du charisme indéniable de Paul Newman apparaît souvent comme dénué d’empathie, arrogant et parfois même un peu méprisant (la scène du renvoi de son fidèle manager interprété par Myron McCormick pour sa dernière apparition à l’écran). Le rôle de Sarah interprété par Piper Laurie, jeune starlette un peu en manque de repères suite à un début de carrière prometteur mais ne lui apportant que des rôles mineurs va lui permettre d’exposer toute la sensibilité et la variété d’émotions que contient son jeu. La jeune femme visiblement de bonne famille empêtrée dans l’alcoolisme va espérer un moment trouver une issue à son mal-être en conjuguant son spleen à celui d’Eddie qui malheureusement n’a pas grand-chose à lui donner. Piper Laurie qui paradoxalement délaissera le grand écran pendant seize ans après ce film qui la gratifiera d’une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice est tout simplement confondante de sincérité, offrant au spectateur son visage encore juvénile sur lequel l’impassibilité de façade a laissé s’inviter les marques d’une grave fêlure.
Revu plusieurs décennies après sa sortie sur les écrans le 25 septembre 1961, « L’Arnaqueur » s’avère être un très grand film qui s’est bonifié avec le temps dévoilant toute sa modernité et le grand savoir-faire d’un Robert Rossen qui a brassé bien au-delà des parties de billard virtuoses qui en font le sel immédiat. Les acteurs sont bien sûr formidables. Jackie Gleason « petit frère » du Orson Welles « falstaffien » des années de l’âge mûr, alliant bonhomie, élégance, grâce (on pense à la danse des hippopotames dans le fameux « Fantasia » de Walt Disney) et flegme à toute épreuve. George C. Scott encore débutant impressionnant d’autorité et de cynisme dans ce rôle de requin assoiffé d’argent et du pouvoir qu’il exerce sur les joueurs qu’il cornaque. Tous les deux ont été fort justement nommés pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le film récoltera 7 nominations et deux statuettes dont une pour Eugen Schüttan qui verra ainsi son prestigieux parcours récompensé. Quant à Robert Rossen il signera là son avant-dernier film avant « Lilith » qui restera incompris juste avant que le réalisateur peu prolifique déjà malade décède à seulement 57 ans.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juillet 2024
Heureusement qu'il s'agit de Paul Newman! Car malgré un casting convaincant, une photographie élégante et une ambiance atypique de film noir par la focalisation sur le sport via le biais pécuniaire, procurant une aura de mafieux à ces billardistes enivrés (que l'on peut aussi qualifier de grotesque entre-soi supposément viril), que l'on s'ennuie! Les responsabilités sont partagées: une réalisation plate qui ne confère aucun suspense aux parties pourtant enfiévrées, des dialogues banals, une romance peu passionnante, des redondances ronronnantes, une monomanie du héros, un scénario très ténu, une mort à la dramaturgie nulle. Bref, mieux vaut visionner La Couleur de l'Argent de Scorsese!
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2024
Ce film en noir et blanc est beau, tout simplement, il s'en dégage une belle lumière et P. Newman y est surement pour beaucoup. C'est l'histoire d'un arnaqueur au billard, le pool, qui a du mal à "gagner" sa vie, perd plus souvent qu'il ne gagne et se retrouve alors dans des situations plus que dangereuses. Le film ne s'intéresse pas du tout au pool en lui-même, ni même aux arnaques qu'Eddie met en place mais plus aux personnages. Et c'est notamment la rencontre entre deux oisifs, Eddy d'un côté et la riche héritière de l'autre. Je pensais avoir déjà vu le film mais je confondais avec La couleur de l'argent, qui est plutôt la suite de celui-ci.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2023
L'autre film de référence sur le jeu, ici le billard avec Newman, avec le Kid de Cincinnati (avec Mc Queen). Se laisse voir sans déplaisir malgré une certaine lenteur. Pour moi, c'est George C Scott qui fait la plus forte impression en tant que mentor mafieux.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2023
« Mais avec toi, Eddie, je voulais que ce soit vrai. »

En quelques images, le talent des acteurs et du réalisateur explosent sur fond de jazz : la note est donnée.

Durant une demi-heure, on a droit à un exceptionnel combat de billard façon jeu d’échecs ou poker entre deux fabuleux joueurs. Un œil sur la table, l’autre sur l’intrigue : qui arnaque qui ? C’est la question qui porte le film tout entier, ambiancé de couleurs (même en noir et blanc) et d’une musique à la fois détendue et stressante, résumant la longue scène, entre comédie et drame, sans qu’on sache où se situer. Plaisir des sens tout autant que régal intellectuel.

On passe ensuite à une sorte de double fuite, découvrant une Piper Laurie prodigieuse en énigmatique alcoolique, échangeant des dialogues ciselés et percutants, à la Anouilh, avec un magistral Paul Newman qui, lui-même, donnera la réplique à un surprenant George C. Scott, bien éloigné des rôles d’officiers qu’on lui connaît. La caméra du tourmenté Robert Rossen est incroyablement audacieuse pour l’époque, résolument moderne, à l’image de la BO jazzy.

Un film dramatique, violent mais sans effusion inutile et bougrement intelligent.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2023
Un film d’une profonde noirceur et d’une grande mélancolie. La terrible trajectoire d’Eddie, qui ne peut devenir le « gagnant » qu’il a toujours rêvé d’être, qu’après le suicide de celle qu’il aime… Les scènes de billards, remarquablement montées sont d’anthologie. L’interprétation est sublime, de Newman dans un de ses rôles iconiques aux seconds rôles tous parfaits, avec une mention spéciale à George C. Scott (futur interprète de Patton), magnétique.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2022
Un très grand film qu'on continue à regarder non sans déplaisir plus de 60 ans après sa sortie, notamment grâce à 4 acteurs parfaits. Un Paul Newman au sommet de son art et un George c Scott toujours aussi trouble.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 mai 2021
L'Arnaqueur est l'un de ces films qui montre son âge. Ce qui semblait si dramatique à l'époque est vraiment dépassé aujourd'hui. Le personnage de Paul Newman Fast Eddie n'est-il pas plutôt évident et unidimensionnel. Nous apprenons très peu de choses sur lui si ce n'est qu'il est obsédé par l'idée de gagner de l'argent et d'être le meilleur dans le monde du billard dans lequel il vit et cela continue à l'infini. Et bien sûr Sarah Packard la femme blessée mais perspicace qui tente de détourner Eddie de son existence inutile de joueur, d'arnaqueur ne parvient pas à l'impressionner avant qu'il ne soit trop tard. Tourné en noir et blanc ce film est doté d'une réalisation et d'un jeu d'acteurs décents malgré un scénario bancal. En tant que morceau de l'histoire du cinéma il vaut la peine d'être vu une fois mais n'essayez pas de me convaincre qu'il s'agit d'une sorte de chef-d'œuvre...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2019
Newman en looser magnifique, Gleason le parfait pacha, le metteur en scène de la fureur de vivre, une ambiance de film noir sans crime. A voir er à revoir
Drive 0702
Drive 0702

17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2019
C'est un film que j'ai vu plusieurs fois et je l'ai revus récemment sur les chaines canal et j'avais oublié à quel point l'actrice Piper Laurie joue bien et donne de l'émotion à ce film, bien sur Paul Newman porte le film, mais l’interprétation de cette actrice ma fait redécouvrir ce film. Très bon film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 octobre 2018
Un scénario affaibli par sa construction dramatique. La première scène suivant le générique mettant aux prises les deux maîtres de la baguette est la meilleure du film alors que l’affrontement revanche tant attendu à la fin est beaucoup moins travaillé, plus expéditive. La relation entre Eddie et Sarah occupe une place importante dans le film et même si les deux personnages écorchés par la vie, alcoolique et portés sur la procrastination sont très intéressants, leur trame manque de paliers. La fin tragique de leur histoire d’amour est escamotée. Sarah écrit un message d’adieu dans le miroir de sa chambre, quelques instants plus tard Eddie la retrouve sans vie et saute à la gorge de son escroc de manager qu’il croit coupable de sa mort; séquence particulièrement mal tournée. Piper Laurie en Sarah est très crédible. Son mal être intérieur sous sa mine un peu absente la rende mystérieuse, comme prête à chavirer à tout moment. La réalisation et son partenaire de jeu l’empêchent toutefois d’être sublime. Robert Rossen ne lui a pas donné l’occasion d’atteindre son paroxysme et Paul Newman est de cette race d’acteurs qui perdent de leur intériorité parce que trop préoccupés par l’image qu’ils projettent à l’écran. Cela l’empêche d’être à l’écoute et de réagir à la bonne hauteur émotionnelle. La force de l’œuvre réside dans la qualité de la direction photo et de la direction artistique. Notamment pour les intérieurs, alors que les univers hyperréalistes permettent de bien camper les situations. La huit au coin !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse