803 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
64 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
21 critiques
3
15 critiques
2
7 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
bobmorane63
246 abonnés
2 211 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 août 2018
Un film réalisé par Robert Rossen en 1960 qui prend son temps pour raconter l'histoire mais en le regardant passionnément !! Ca commence fort dans le monde du billard avec une partie dans une salle entre un jeune prodige doué pour mettre les boules dans les trous et un as du jeu, son idole on va dire, une partie qui dure longtemps et devient impressionnant heures par heures. La suite, le héros vit de petites combines et rencontre par hasard une jeune femme alcoolique comme lui dont il tombe sous le charme. Un homme ayant de l'influence qui l'a vu joué lui propose de participer à un tournoi contre une grosse somme d'argents et rejouer contre son ido. Une oeuvre intéressante bien mis en scène par le cinéaste Robert Rossen dans des décors souvent à l'intérieur. Le scénario est très habile dans la construction du récit avec très peu de musique pour accompagner e film. Paul Newman est une fois de plus excellent avec de très bons acteurs à ses cotés comme George C; Scott ou Piper Laurie. "L'arnaqueur" bénéficie d'une suite qui s'appelle "La couleur de l'argent" réalisé par Martin Scorsese avec de nouveau Paul Newman et le jeune Tom Cruise.
Sans conteste le plus grand film de Robert Rossen ! Et l'un des plus grands rôles de Paul Newman. Comme un signe du destin, c'est en 1986, lorsque Scorsese lui proposera de reprendre son personnage culte d'Eddie Felson que l'acteur gagnera son seul Oscar. Eddie Felson, c'est un petit peu le "Rocky" du billard ; celui qui même battu, reviendra au top de par sa persévérance. "L'arnaqueur ne fait qu'obéir à un schéma on ne peut plus classique : l'ascension, la chute, la rédemption ; un fil rouge que Rossen gère parfaitement, y ajoutant quelques mémorables tours de force. La partie de billard entre Felson et le Pacha est magnifiquement orchestrée et s'avère haletante de bout en bout. Outre ces qualités formelles, à travers ce jeune champion accro ne sachant jamais s'arrêter quand il le faut, "L'Arnaqueur" est un des films les plus efficaces sur les dégâts du jeu d'argent, qui impactent aussi bien soi que son entourage. Qui aurait pu croire qu'un sujet comme le billard aurait pu devenir si passionnant ?
Un film sombre et psychologique sur l’addiction au jeu mais surtout sur les méfaits de l’argent qui en découle. Une bonne histoire, très lente toutefois mais servie par une mise en images de Robert Rossen dans un noir-blanc impeccable. Paul Newman y incarne Eddie Feldon, personnage emblématique de sa carrière qu’il retrouvera en 1987 dans le très bon « la Couleur de l’Argent » de Martin Scorsese. Les excellents George C. Scott, Jackie Gleason et Piper Laurie complètent l’affiche de « l’Arnaqueur ».
Davantage un film sur l'argent que sur le billard qui n'est qu'un prétexte pour traiter ce thème dégradant: quel prix accorder au pouvoir qu'il octroie? Le film s'éternise quand même un peu trop sur les parties de billard un peu lassantes et souffre d'un équilibre parfois précaire dans la succession des scènes avec une longue première partie beaucoup moins passionnante que la seconde.
Construit sur le modèle exact d'un classique, un beau film avec en tête d'affiche un Paul Newman excellent dans ce rôle de perdant accro au jeu, George C. Scott et Piper Laurie tout aussi bons. Quelques bonnes scènes de billard, une atmosphère prenante mais un ensemble un tout petit peu desservi par un rythme pas toujours palpitant. Pleinement satisfaisant.
Portrait fascinant d’un ambitieux qui s’accomplira en tant qu’homme qu’après avoir vécu un drame dont il est en partie responsable. À la richesse et la profondeur de l’histoire, s’ajoutent des qualités cinématographiques exceptionnelles : noir et blanc, éclairages, composition, montage, sobriété de la mise en scène. L’interprétation de tous est splendide, avec mention au fantastique Jackie Gleason (Minnesota Fats, le Pacha). Un des plus grands films noirs américains, bien supérieur à sa modeste copie « Le Kid de Cincinnati » et à son honorable remake « La couleur de l’argent ».
Pourquoi ce métrage de 2 h 15 alors 1 h 30 aurait amplement suffit, non seulement ce film souffre d'une absence flagrante de rythme, mais il ne développe aucune tension et quand les rapports entre les personnages deviennent complexes, on n'est pas sûr de bien les suivre. Bien sûr il y a une ambiance mais qui risque de n'intéresser que ceux qui s'intéressent à ce milieu très particulier. Heureusement, il y a la direction d'acteurs, Paul Newman et Pipper Laurie de par leur présence parviennent à sauver ce film bien surestimé.
Pour l'époque, je trouve ce film vraiment très original et très, passez moi l'expression, couillu. On s'attend à un film sur la beauté du sport, une oeuvre légère sur la rédemption et sur l'amour qui fait triompher... Mais pas du tout. C'est vachement sombre comme film. Les personnages sont tous des obsédés de la victoire, ils gagnent pour se faire de l'argent et écraser leurs adversaires... Et le film est au final beaucoup plus réaliste que les autres films du genre ultra stéréotypés. Petit à petit on se rend compte que l'obsession des personnages les détruit, que la victoire est laide et sans saveur, le drame s'immisce, les masques tombent et les personnages qu'on pensait sympathiques sont des sales types, et inversement. Le trio Newman/Laurie/Scott est excellent (Jackie Gleason également, mais il est plus en retrait), la mise en scène est sobre mais efficace... Par contre, autant je trouve la première et la dernière demi-heures très prenantes, autant je trouve qu'au milieu le film traîne un peu. Un film très pessimiste sur la victoire. A voir.
Paul Newman montre déjà tout l'étendu de son talent en interprétant le personnage d'Eddie Felson, petit escroc qui sévit autour des tables de billard des tripots qu'il reprendra 25 ans plus tard sous les ordres de Martin Scorsese. Le milieu sombre du jeu ou se mêle crapules de tout espèces est parfaitement décrit.
Le film est excellent et son message totalement d'actualité, la bataille d'Eddie Felson est encore la nôtre, 54 ans après, soit comment réussir dans un monde ou' l'argent et la compétition sont rois sans pour autant devenir des chacals.
C'est dommage que le seul personnage féminin du film soit quelque peu agaçant, car excessivement lucide de la brutalité de la réalité et donc destiné à sa perte. Sa totale dépendance à l'homme aimé n'est plus de surcroit vraiment d'actualité. Comptez d'autre part une petite trentaine de minutes de trop et un manque de scènes en externes, peut-être justifié, mais parfois un peu lourd,
Ce malgré, le film est parfait : magnifique esthétique en noir et blanc, très bonne musique, message très fort, puissance physique et grande interprétation de tous les comédiens, ah les stars d'Hollywood jusqu'au années septante, une page du cinéma désormais irrépétible.
Osons le dire, un film comme ce n'est plus possible faire aujourd'hui.
Procédant par ellipses, ce qui est encore plus fort, Rossen nous offre le tableau vivant d'êtres en quête d'existence - aussi factice soit elle. L'arnaque consiste à se présenter comme moins fort que l'on est. Les enjeux montent. Tous les personnages remplissent leur rôle et même plus. Newman est bouleversant, Piper Laurie, tragique, elle. Sans parler de la peinture de "Minnesota Fats", champion impavide, et de celle de Georges C. Scott en entremetteur diabolique. Admirateur du film, Scorsese en a fait une suite bien plus pâle et convenue. Magnifique !
Paul Newman incarne un surdoué et escroc du billard, décidé à vaincre le champion officieux du pays. Très loin d'une success story sportive, "The Hustler" dépeint l'univers du billard de manière assez sinistre. Dans une ambiance fumeuse et fortement alcoolisée, les joueurs ont une certain classe, qui masque les manipulations et humiliations qu'ils pratiquent à plein régime. Le protagoniste devra alors prendre conscience de son vide intérieur, à travers une histoire d'amour douloureuse. Avec son sourire ravageur et son charisme insolent, Paul Newman est parfait dans ce rôle. Face à lui, George C. Scott campe admirablement un manager froid et sans scrupule. Le tout étant filmé et monté avec des plans soignés, et un noir et blanc très bien découpé. Sans compter les séquences de jeux qui raviront les amateurs de billards. On regrette seulement quelques longueurs dans l'intrigue.
Le rôle, pour moi, le plus marquant du grand Paul Newman, grand, beau, classe, élégant en toute circonstance. Dans ce film il est plus que sincère dans son rôle d'Eddie Felson (qu'il retrouvera plus tard chez Scorsese). Le film lui bénéficie d'une chouette ambiance, de très beaux plans lors des parties de billards, ce film est un vrai plaisir. Même si l'histoire d'amour en second plan aurait pu ne pas figuré du tout dans le film, mais bon, il fallait bien placer ça dans un film avec un personnage tel que le personnage de Felson.
Peut-être le meilleur rôle de Newman, qui incarne avec une intensité rare un homme déchiré entre aspiration à la grandeur et pesanteur de l’existence. Le portrait est incisif et sans complaisance, le geste est implacable, l’irrésolution forcément cruelle. Rossen donne une étonnante vigueur dramatique à cette histoire de chute libre et d’amère rédemption. Dans la vie, on se construit sur ses manques et l’on avance en s’amputant : malgré la noirceur du propos, le film est porté par la grâce d’une profonde humanité, et la conviction que dans l’échec existentiel se trouve malgré tout matière à grandeur.
Un seul reproche mais je ne vais pas m’en plaindre, c’est avant tout et presque exclusivement un film pour les hommes…Peu de femmes jouant au billard et peu de femme étant capable de comprendre et de tenir pour acquis que des hommes puissent se comporter comme ceux qui nous sont montrés par Rossen. Cela étant dit : quel film ! Aussi riche, profond, intelligent éducatif sur les comportements masculins il y a en fort peu. Le réalisateur y a mis tout son talent et toutes ses expériences vécues, le roman de Tevis n’étant plus qu’un support. Piper Laurie perdue dans ce monde qui lui est étranger y fait une composition bouleversante d’autant que sa lucidité et son pouvoir auto-destructeur ne font que la desservir. Nous sommes habitués aux rôles forts de Paul Newman et de George C Scott, beaucoup plus surprenant est celui de Jackie Gleason, le clochard de Belleville de Gene Kelly. C’est ce genre de film qui fait que le cinéma est un art incomparable. Quel support peut en cent vingts minutes nous en apprendre autant sur la vie ? Manié par des gens comme Rossen, Kazan, Fuller, Aldrich pour n’en citer que quatre, c’est le moyen idéal pour développer nos connaissances et notre intelligence, c’est dommage que si peu de personnes ne s’en rendent pas compte et ne le voient que comme un simple divertissement.