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Backpacker
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0,5
Publiée le 23 août 2007
IN-SUP-POR-TABLE!!! Difficile de qualifier d'une autre manière ce film cucul la praline! "Les choristes" atteignent un sommet de "franchouillardise" et de "beaufitude", conviées à l'excès, et rempli de bons sentiments bien candides et de chansonnettes impossibles à écouter tant elles se révèlent irritantes à chaque note... Pas étonnant donc, que cette daube insipide ait pu rencontrer un tel succès public...
Je me suis forcé à aller le voir après tout ce qu'on en disait. Eh bien j'ai trouvé le film certes touchant : il tire des cordes tellement faciles que ça nous rend complètement crétins. Certains acteurs jouent bien, ce qui n'enlève rien au sentiment d'écoeurement face à cette plongée dans la ringardise et la caricature. La chanson principale est horrible. L'atmosphère est lugubre. L'esprit général est hyper réac, potentiellement raciste, et l'issue bien niaise. Un film pour conformistes, cathos et nostalgiques (de je ne sais quoi d'ailleurs) ?
Des choses sont à souligner : le scénario est subliment bien écrit, tout comme le film est, avec passion, mis en scène. Gérard Jugnot parvient à éblouir dans un rôle tout en finesse, en se permettant quelques décalages côté humour de temps en temps. De même, les jeunes acteurs sont un poil plus au dessus dans leurs interprétations. Le problème, c'est que ce long-métrage est un fleuve de préjugés qui s'étend à perte de vue. C'est simple : chacune des personnalités doivent avoir un trait de caractère particulier pour qu'on la reconnaisse parmi les autres. Le méchant directeur, l'élève casse-cou qui se découvre une passion, le concierge bigleux... C'est un regroupement de bonnes idées qui ennuie, à force de facilités scénaristiques qui font lever plus d'un sourcil et qui finit sa course bêtement sur une sorte de "sad-end" en papier qui veut faire pleurer les ménagères de plus de 50 ans qui vont, pour une fois, au cinéma... Pas de quoi s'épanouir!
J'avoue avoir du mal à comprendre un tel engouement pour ce film qui est affligeant de désuétude. L'histoire est banale, la réalisation des plus primaires, et les personnages plutôt caricaturaux. Reste la musique de Bruno Coulais qui, il faut le reconnaître, sait donner du relief à ces "Choristes", et peut-être Gerard Jugnot qui, sans faire une prestation foudroyante, arrive à porter le film sur ses épaules... C'est à croire que le succès de ce film n'est dû qu'à cet aspect vielle-France bien poussiéreux... Bien loin d'un chef d'oeuvre, "les Choristes" n'est que le symbole d'une culture sombrant dans une lente agonie, celle de la France...
Gna gna gna gna gna... Gna gna gna gna gna... Gnégnégné... Nagnagnagna gna gna... Voilà c'était les choristes, ça vous a plus? Oui? Ben c'est normal c'est fait pour vous plaire, à vous les honnêtes gens, vous qui avez toujours raison. Ça fait pleurer dans les chaumières les orphelins, mais peut de gens se proposent comme famille d'accueil. Tout le monde adore la tournée des enfoirés bien que personne ne supporte un voisin qui viendrait demander à manger, les gens sont aussi majoritairement pour la peine de mort et pour qu'on enferme les personnes dangereuses pour toujours, il y a aussi plus d'une personne sur deux qui se dit ouvertement raciste. Alors ça fait toujours plaisir d'apprécier les choristes?
Pathétique. Cette oeuvrette gentille, stupide et poujadiste a hélas été tournée (et a eu du succès...) Vous prenez un établissement vieillot avec un directeur très méchant et des élèves très tristes. Arrive alors un très gentil monsieur (Jugnot, dégoulinant comme jamais) et tous les soucis de ces gosses sont effacés. De qui se moque-t-on ? Barratier aime le cinéma facile certes mais il s'est ici surpassé. Eriger la naïveté en art est une bien mauvaise chose. Lamentable.
Vingt ans après sa sortie, Les choristes n'ont pas vieillis. Le film a été restauré et cela se voit, l'image est plus douce et détaillée. On reste happé par l'histoire fidèlement restituée de ce professeur de chant reconverti en surveillant dans une pension pour enfants difficiles, le tout dans un contexte d'avant guerre. La réalisation est parfaite, Les principaux acteurs ( Jugnot, Merad...) sont à l'apogée de leur. talent. Même si le film reste captivant et émotionnellement réussi, on ne peut que remarquer, avec le recul des années, que le chant quasi parfait des enfants n'est qu'une bande son préenregistrée... quel naïf, j’étais ....
Merci à Christophe Barratier et à ses Choristes de m'avoir rendu nostalgique d'une époque que je n'ai même pas connue ! Ce film déborde de tendresse mais malgré l'austérité de la situation, il y a énormément d'humour également, on passe assez facilement du rire à l'émotion alors que l'ensemble ne tombe jamais dans le pathos. Le casting est assez exceptionnel à mon sens, ça joue juste et les gamins sont top, Pepino extrêmement attachant par exemple et JB Maunier entre ange et démon impressionne. Gérard Jugnot, habituellement insupportable est particulièrement sobre et touchant et l'on adore détester François Berléand ! Pour le coup, je parle beaucoup du jeu d'acteur mais que dire des performances vocales ? Les chansons sont très jolies, les voix, et notamment celle de Maunier, sont incroyables, en fait c'est toute l'ambiance musicale qui se trouve être des plus agréable au final. Barratier nous livre ici une véritable petite perle, sensible et drôle et qui fait du bien au moral mais aussi une vision intéressante d'une époque révolue et parfaitement reconstituée, un régal en somme.
Interprété par un formidable Gérard Jugnot, le nouveau prof de musique d’un internat d’après-guerre pour garçons, Clément Mathieu, leur apporte une petite lueur d’espoir et d’humanité en contraction avec l’austérité et le directeur des lieux. En trois simples mots donc - musique, espoir, humanité - la messe est dite. Les spectateurs, qui se sont déplacés en nombre dans les salles en cette année 2004, ne s’y sont pas trompés et ont fait de ces « Choristes » un classique instantané. Christophe Barratier a réussi son nostalgique remake, à la fois drôle et touchant et un trop-plein de bons sentiments.
Pour son premier long-métrage, Christophe Barratier nous offre avec Les Choristes un très jolie film. L'histoire qui se déroule juste après la seconde guerre mondial est simple mais terriblement efficace. Nous allons suivre un surveillant nouvellement débarqué dans un internat de rééducation pour mineurs qui va avec la musique remettre dans le droit chemin ces enfants turbulents. Gérard Jugnot joue à merveille son rôle et sa relation avec les jeunes ados est juste et touchante. Les jeunes acteurs sont tous formidables, à la fois tendre et drôles, épaulé par un François Berléand et un Kad Mérad parfait dans leur personnage. Le film est apaisant et tout en simplicité avec de beaux dialogues et une b.o. superbe notamment le thème principal "Vois sur ton chemin". D'ailleurs j'ai beaucoup aimé la scène de l'audition ou chaque enfant chante une petite chanson. A noter une bonne réalisation et une belle photographie. Malheureusement alors que tout le film est plaisant, la fin m'a beaucoup déçu. Elle est franchement frustrante et trop sèche. De plus j'aurais aimé que le film soit plus long car il y avait matière à en faire d'avantage et surtout à faire une fin digne et à la hauteur du reste. Malgré cette déception, Les Choristes est un très beau film qu'il faut avoir regarder au moins une fois et que je ne peut que vous conseiller.
Gros carton francais de l'année 2004, "Les Choristes" mérite à mon humble avis le succès dont il a jouit. Sa désuétude charmante, la simplicité de son histoire, l'humanité dont il transpire mais surtout la force de la voix humaine font oublier ses défauts, à savoir un jeu d'acteur parfois très limite, notamment celui de Jean-Baptiste Maunier, dont la présence se justifie en revanche par sa voix. Qu'on dise du film qu'il "pue les bons sentiments" comme le font des Inrockcuptibles jamais aussi snobs n'enlève rien à sa beauté, et saluer Christophe Barratier pour cette première réalisation très réussie me semble être la moindre des choses.
Succès-surprise de l'année 2004 ayant conquis des millions de spectateurs français, ce remake de La Cage aux Rossignols de Jean Dréville a su proposer une comédie dramatique touchante et envolée, renouant avec un style de film perdu depuis des années. On pense beaucoup à Au revoir les enfants dans cette magnifique histoire se situant dans une école de la fin des années 40 qu'intègre non sans mal un aimable professeur de musique. Voyant en ces élèves turbulents un fort potentiel pour une possible chorale, il va décider de mettre tout son amour au service de son art et enseigner à ces jeunes rebuts de la société la joie de vivre et de chanter. Le pitch a l'air gnan-gnan et bourré de clichés, il n'en est rien. Le réalisateur Christophe Barratier, dont c'est le premier long-métrage, réussit à nous émouvoir et à nous faire rire grâce à une mise en scène sobre, des séquences drôlissimes et une direction d'acteurs absolument renversante. Ainsi, outre la présence des toujours aussi brillants Gérard Jugnot (décidément plus à l'aise dans les films d'époque que dans la comédie), François Berléand et Kad Merad, le comique étant ici surprenant de justesse, nous faisons face à une galerie de jeunes enfants très à l'aise face caméra, en particulier la révélation Jean-Baptiste Maunier et sa voix d'ange mais aussi les malicieux Maxence Perrin, Cyril Bernicot ou encore Grégory Gatignol, immédiatement attachants. En somme, Les Choristes fut une grosse surprise en 2004 et reste aujourd'hui encore un magnifique film français.
Le premier long-métrage de Christophe Barratier constitue un feel good movie à la française. Certes, le film déborde de bons sentiments avec une grandiloquence propre à tirer sur les cordes sensibles, mais n’est-ce pas un objectif louable ? Tout de suite après-guerre, dans une maison de correction pour mineurs, un professeur de musique tente d’offrir une destinée meilleure à ces enfants en les intégrant dans une chorale. Gérard Jugnot trouve ici l’un de ses plus beaux rôles au cinéma tant son humanisme débordant semble sincère. Il est également bien épaulé par des seconds rôles de qualité (François Berléand et Kad Merad notamment) mais surtout de jeunes acteurs épatants malgré leur inexpérience. Bien entendu, le chant reste au cœur du propos avec des passages lyriques qui hérissent le poil. Bref, une comédie émouvante ayant connu un grand succès auprès du public lors de sa sortie en salle en 2004.
Lorsque l'on me demande de citer un film français qui me plaît, la première réponse qui me vient à l'esprit est "Les Choristes". Alors que d'ordinaire, je ne me roule pas par terre à l'annonce d'un nouveau film français, le visionnage de ce film m'a prouvé qu'il est encore possible, avec de la bonne volonté et beaucoup d'imagination, de faire des films touchants, très émouvants, et porteurs d'un espoir magnifique. Les Choristes possède une empreinte émotionnelle très forte, et le seul souvenir de Pépino attendant vainement son père au portail et terminant spoiler: par trouver un "père" dans la figure du professeur de chant Monsieur Clément , les larmes reviennent. Les chants sont sublimes, les décors sont d'une douce nostalgie et cet orphelinat (ou pensionnat pour certains élèves) est plein d'histoires humaines toutes plus tristes les unes que les autres, mais forment des enfants qui deviendront des adultes sensibles et d'autant plus humains par leurs malheurs passés. L'apprentissage de la vie, des douleurs qui font grandir, toute la beauté des Choristes réside dans ses messages d'espoir et de partage de passions. Des acteurs qu'on n'aura jamais autant appréciés qu'ici pour certains, tant leur jeu est fin. Morange et sa voix d'ange n'ont pas fini de vous faire fredonner...