Il est des films burlesques qui résistent on ne peut mieux à l'épreuve du temps, mais ce n'est pas le cas ici. Partant sur de bonnes bases, le film adopte un faux rythme qui le rend malheureusement un peu pénible sur la longueur. Peter Sellers cannibalise tout l'écran dans un long one-man-show, où les gags efficaces alternent hélas avec d'autres moins heureux. On est loin du côté trépidant attendu, le film fonctionne par saccades, et la réalisation de Blake Edwards est assez plate, c'est bien dommage. Mieux vaut préférer la Panthère Rose.
Hrundi V. Bakshi est un inadapté, un homme du peuple qui a bien du mal à saisir les conventions des plus riches. Invité par erreur à une soirée mondaine, le voilà qui commet une suite de gaffes, au départ assez anodines puisqu’il se contente de déroger à quelques règles de la bourgeoisie mais qui deviennent de plus en plus délirantes au cours de l’avancement du film. Peters Sellers est absolument magnifique dans ce rôle d’Indien déjanté, provoquant le rire à la moindre apparition. Nul besoin d’attendre longtemps pour constater que "La Party" est un chef-d’œuvre de la comédie, portant le burlesque au rang d’art suprême, mais les dix dernières minutes, extravagantes et géniales, propulsent le film vers des hauteurs stratosphériques, avec un fou rire ininterrompu à des lieues de ce à quoi on aurait pu s’attendre en pénétrant au début dans la sage villa qui sert de décor. Prenant acte de l’arrivée du mouvement hippie, Blake Edwards dresse une peinture magistrale de son époque avec ce film majeur qui restera à jamais au firmament de la comédie.
Un des chefs-d'oeuvre du burlesque, à mon avis un des 5 films les plus drôles de l'histoire du cinéma.Blake Edwards et Peter Sellers se retrouvent en marge de la série de la Panthère Rose et haussent le niveau d'un cran. La prestation de l'acteur britannique atteint des sommets et la mise en scène est d'une fluidité et d'une précision chirurgicale. Un de mes films de chevet.
On pourrait croire que le personnage incarné ici par Peter Sellers est une sorte de chainon manquant entre Mr Hulot et Mr Bean. J'y vois plutot un mixe improbable entre Columbo et Vincent McDoom. En apparence gauche et extravagant, il est en fait très intelligent, et juge avec férocité, le beau monde qui l'entoure et qui le remarque à peine malgré toutes ses incongruités. Pour semer la perturbation dans ces hautes sphères, il est aidé par un serveur alcoolique, mais a bien du mal à faire descendre tous ces grands pontes de leur tour d'ivoire. Le cow boy avec ses fringues ridicules et sa banane est très marrant. L'ensemble n'est pas à se tordre de rire, mais cependant très réjouissant.
L'une des meilleures comédies qu'il soit, la plus grande avec Peter Sellers ! Au programme : situations improbables, répliques magistrales, personnages délurés et quiproquos par dizaines, La "Party" est un must-seen jubilatoire. L'histoire de ce pauvre acteur quasi-figurant, gaffeur de surcroit et au nom imprononçable, est une péripétie mouvementée à travers une réception mondaine où il est hélas et contre son gré invité. Le film en intégralité est un amas de scènes cultes hilarantes que tout bon cinéphile se doit de regarder.
Un vrai film culte. Le duo Blake Edwards et Sellers fonctionne à plein régime. Le scénario est truculent d'imagination. Des gags incessants. Sellers est au top , dans son comique de l'absurde , silencieux et passif. Le clown blanc dans toute sa splendeur. Le final est hallucinant. Le film le plus explosif , le plus corrosif jamais tourné dans le genre de la comédie. Tout explose, c' est "Zabriskie point" sur le mode comédie. Enorme et jubilatoire. A voir et à revoir , on ne s'en lasse pas.
Hrundi V. Bakshi, un acteur indien, est engagé par un studio hollywoodien pour interpréter un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Faisant preuve d'une terrible maladresse, il fait exploser un coûteux décor. Exaspéré, C.S. Divot, le producteur, demande à ce que le nom de Bakshi soit inscrit sur une liste noire. Mais suite à un quiproquo, le comédien indien se retrouve en fait invité à la soirée annuelle du studio... La Party est la troisième des sept collaborations du réalisateur Blake Edwards avec son acteur fétiche, Peter Sellers. Cette comédie américaine est un pastiche de "La Nuit" de Michelangelo Antonioni. Edwards reprend un des principes clé de Tati ; La force de cinéaste tient dans sa façon de transformer le moindre détail incongru en point de départ d'une mini-fiction burlesque et brinquebalante, de plus, chaque acteur, figurant ou principal, est une source de gags, observe et est observé. Ce film est un formidable pied de nez à l'époque qui donna naissance à la pop culture. Peter Sellers est désopilant en tant qu'Indien ingénu et gaffeur, ce long-métrage cultissime bénéficie d’une réalisation irréprochable. Certains gags sont toutefois éculés, certains peine à faire sourire, tandis que d'autres n'ont en rien perdu leur essence comique. On passe un agréable moment.
Au début j'ai trouvé ça assez mauvais, pas très drôle et assez lourd. Les doublages sont horribles mais ça on ne peut pas en vouloir au réalisateur. Je mets 3 étoiles pour le jeu du serveur ivre et pour la scène de fin qui est, il faut l'avouer, assez énorme. Dommage que certains gags sont ridicules comme les gens qui ont la manie de se jeter dans l'eau quand ils voient un éléphant ...
« The Party » est un chef-d'œuvre culte de la comédie au cinéma et de la pop culture que je prends plaisir à regarder régulièrement, et cela fait bien une dizaine de fois. « The Party », c’est également le sommet de la collaboration « explosive » entre Blake Edwards et Peter Sellers. Tout d'abord en introduction, cette parodie du film « Gunga Din », avec la mythique scène d’agonie au clairon qui n’en finit pas. Peter Sellers joue le rôle de Hrundi V. Bakshi, un comédien sympathique mais maladroit comme pas deux. Invité par méprise à une « party », les catastrophes vont s’enchaîner. « The Party », c’est l’éloge du slow burlesque et des situations gênantes qui vont s’enchaîner, grossir et devenir incontrôlables. Avec ce film, Blake Edwards revient aux sources du cinéma muet avec une succession de situations de plus en plus gigantesques et catastrophiques. En filigrane, se pose la question du racisme mondain et poli, du consentement (avec ces producteurs de cinéma) et des ravages de l’alcoolisme. A saluer la performance de Peter Sellers, à la fois souriant et dénué de méchanceté. Formidable. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).