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annatar003
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3,0
Publiée le 16 octobre 2012
Suite au très bon thriller romantique "Witness", Harrison Ford se joint une nouvelle fois au célèbre cinéaste australien Peter Weir pour l'interprétation d'un antihéros unique en son genre. Baptisé "The Mosquito Coast", ce long-métrage se voit doté d'une histoire peu commune voire carrément inédite du grand écran. Inventeur de génie vomissant la société de consommation et la décadence de son pays les "États-Unis", Allie Fox décide de tout plaquer pour une nouvelle vie où lui et sa famille redémarreront tout à zéro dans la jungle tropicale. Abordant le thème de la place de l'homme sur notre planète d'une manière très personnelle, Weir prouve sa polyvalence en matière de réalisation. On y retrouve de très belles prises de vue ainsi que des décors crédibles qui nous font nos interroger sur les difficultés de tournage, qui du être horriblement difficile. Au niveau du scénario, les personnages restent extrêmement fidèles à eux-mêmes et c'est peut-être là que tout cloche. N'apprenant pas de ses erreurs, la tête de mule jouée par Harrison Ford alourdit petit à petit l'ambiance générale du film qui, bien qu'il gagne en authenticité, perd en vigueur et en intérêt. Relativement sous exploité, le reste du casting parvient néanmoins à faire ressortir une belle présence grâce surtout à River Phoenix et à Hellen Mirren. Quoi qu'il en soit, "The Mosquito Coast" reste une œuvre à part dans la filmographie du réalisateur du "Truman Show". Très philosophique et songeur, le film se savoure avec l'esprit et non avec le cœur.
Peter Weir nous livre un film original avec un casting en or. Ainsi, Harrisson Ford y incarne un scientifique aventurier utopiste qui part dans la jungle du Honduras pour changer de vie. Si l'intrigue sort du lot, elle est mal exploité et le film traine vraiment en longueurs. On se retrouve partagé entre ennui et fascination sans jamais que l'un prenne le pas sur l'autre. Dommage !
Lorsque j'ai vu ce film pour la première fois, je devais avoir 9 ou 10 ans et même si je ne comprenais pas tout le sens de l'histoire, ce film m'a énormément marqué. J'ai attendu prêt de 12 ans avant de pouvoir me le procurer en DvD et il n'existait pas en Zone2. Et c'est avec grand plaisir que j'ai redécouvert ce film avec un très grand Harrison Ford (sûrement son meilleur rôle avec Witness) dans ce film plein d'humanisme et de réflexion sur la société moderne.
J'ai lu avec attention, les critiques qui ont été faites. Et lire qu'Harrison ford cabotine ou encore que la miise en scène de Weir s'inspire de Malick, Herzog et j'en passe me surprend... Comme de voir essentiellement un message sur la chute de l'utopie façe à la société. Le film au contraire n'a pas de message particulier, ni même une morale à dispenser, si ce n'est de décrire une tragédie humaine (comme le faisait shakespeare) dans la Jungle (d'où les analogies fallacieuses et simpliste avec Herzog et Malick). Peter Weir au contraire observe les contradictions humaines aidé en soit par le scénario de schrader et l'acteur/pilier du film qui est Harrison Ford et jusqu'à où elles peuvent mener, rien de plus. La Force d'Harrison Ford et la réussite du film, est de nous avoir entraîné dans la folie de son personnage comme sa famille grâçe à une certaine empathie qu'il crée au départ, mais qui s'éffiloche au fur et à mesure de l'histoire. Pour ma Part, tout les acteurs sont excellents et sont dirigés de main de maître par Weir grâçe au scénario brillant de schrader d'aprés le livre de théroux. Un film déroutant, atypique certes, mais qui reste le plus ambitieux de Weir et un de ses films le plus abouti. Une réussite totale !
Un film assez méconnu et mésestimé de Peter Weir, grand cinéaste australien qui signe là une fable saisissante sur l'homme et ses contradictions et sur l'échec de toute utopie. Les décors et les images sont superbes et Harrison Ford est épatant, dans un rôle à contre-emploi tout en nuances.
Le cinéma de Peter Weir n’a de cesse de représenter l’homme engagé dans sa volonté farouche, pareille à un entêtement déraisonné, de repousser les limites de la connaissance et de sa condition d’être humain mortel. Dans le cas de The Mosquito Coast, c’est un père qui décide d’embarquer sa famille dans un long voyage au-delà des frontières et en deçà d’une société américaine qui a dégradé la civilisation en entité consumériste internationale ; il s’agit bien de refonder une civilisation et donc de restaurer l’idée de civilisation au contact des populations indigènes. Le cinéaste prend le soin de composer un personnage principal antipathique dont l’aveuglement est d’autant plus grand qu’il s’érige en rempart contre toutes les formes de dogmatisme, à commencer par les missions religieuses avec lesquelles il doit composer pendant son périple. Allie Fox est un idéaliste fanatique, et comme tout fanatique il se définit par rapport aux autres qu’il dénigre et par une vision du monde nourrie de mensonges et d’idées reçues paranoïaques. Ce faisant, Weir interroge la responsabilité et du père sur sa famille, puisque celui-ci exerce sur elle une emprise pouvant être néfaste et allant jusqu’à la mettre en danger, et de la famille sur un père qu’elle adoube sans jamais oser le critiquer ou le contester. La figure maternelle reste passive, soumise, occupée seulement des enfants. Nul hasard, par conséquent, si Allie se compare au docteur Frankenstein : ses inventions, au demeurant brillantes, font de lui un créateur de monstres et de chimères, entendues ici telles des illusions à retombées collectives, capables d’embarquer une famille, un village voire une zone géographique. Sa machine devient un corps organique, chacune des pièces le constituant un membre actif dans l’activité de celui-ci. Sa nature monstrueuse, à l’image de celle de son créateur, se voit explicitée lors de la séquence du piège nocturne tendu aux trois bandits : donner la vie, la reprendre à sa guise. Le châtiment suprême n’attend pas et ouvre la voie à une série de revers qui confrontent l’anti-héros et les siens à la précarité de leur condition et à l’hypocrisie de leur démarche. La clausule convertit avec audace le tragique d’un père frappé par un destin qui l’écrase en une énergie épique, celle d’une délivrance et d’un raccord au monde dans son infini fondamental. Il aura fallu tuer le modèle, une balle dans le torse ou un coup de couteau dans le dos – menace proférée à plusieurs reprises par le cadet –, pour s’affranchir des dogmes paternels et embrasser le monde tel qu’il est, avant peut-être d’y projeter à son tour ses propres fictions et de les transmettre comme une maladie. D’où la narration faite du point de vue du fils aîné, qui se construit et se construira par rapport à son père. Un grand film sur la démesure et le besoin qu’a l’homme d’habiter le monde par la fiction – ses fictions.
Film étrange,c'est le moins que l'on puisse en dire. C'est une sorte de fable anti écologique au goût amer. On sort de la salle tout triste devant une vie gâchée en se demandant quand même ce qui a prit à Pater Weir de nous rouler ainsi dans la farine. C'est quand même une mauvaise blague à nous faire que ce film pessimiste et peu enthousiasmant,car connaissant la rigueur de ce réalisateur ,il ne pouvait en être autrement avec un sujet pareil. Passons sur l'acteur principal ,égoïste,méprisant,lâche assassin et tyran domestique qui a profité sa vie durant d'une épouse extraordinaire qui a du faire rêver beaucoup d'hommes moins bien servis dans la vie réelle. Je vais m'attarder un peu sur son épouse. J'avais déjà admiré Helen Mirren dans ''the Queen'' pour son jeu d'une grande perfection ,ici je l'ai admiré pour sa tendresse. Elle est émouvante dans ses actes affectifs et dans sa détresse devant son incapacité à modifier les comportements de l'homme qu'elle ne pourra jamais abandonner. Vraiment,un beau rôle de femme. Les autres personnages sont trop caricaturaux pour être pris au sérieux mais c'est aussi ce qui donne un ton bizarre à ce film. En dehors de l'action aventureuse,le cheminement intérieur de Allie Fox est assez édifiant puisque d'anarchiste il devient dictatorial et finit par faire le malheur de ceux qui l'aimaient sans aucune retenue.
Absolument pas déçu d'avoir découvert ce film, car je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi génial. Mosquito Coast est centré autour d'un personnage, Allie Fox, et de sa famille. Ce père de famille est un inventeur surdoué qui ne supporte plus de vivre aux USA. Selon lui, le pays dans lequel il a vécu autrefois n'existe plus, il ne l'aime plus et ne souhaite plus y rester. A la première occasion, il prend femme et enfants et embarque pour le Honduras vers un petit village au milieu de la jungle. Arrivé sur place, Allie est aux anges : il se sent enfin dans son élément et s'épanouit enfin. Mais rapidement, sa volonté de changer radicalement de mode de vie le fait sombrer dans une certaine folie, qui grandit tout au long du film pour terminer sur un final grandiose. Beaucoup d'humour, grâce à Harrison Ford tout simplement parfait dans ce rôle, et surtout inattendu ! Autoritaire, borné et fermé, il nous interprète ici le rôle d'un homme qui souhaite revenir aux sources de l'Homme, aveuglé par son désir de construire de ses mains et se débrouiller seul dans la jungle. Si, au début, on est admiratif pour ce personnage et qu'on le comprend entièrement, on commence petit à petit à ne plus le suivre, et c'est ça qui fait la grande force du film. Quant à River Phoenix, tout jeune, il était déjà surprenant et très crédible dans le rôle du fils, qui comme nous finira par ne plus vraiment savoir que peser de son père. Bref, un excellent film, visiblement pas très connu, mais que je vous invite fortement à voir.
A croire que j'aime trop les films d'aventures car celui-ci présenté comme l'anti-film d'aventures par excellence ne m'a pas du tout captivé. Il y a quand même deux choses qu'on ne peut pas enlever à ce film qu'on y adhére ou qu'on y adhére pas : la première, son originalité, la deuxième, Harrison Ford au sommet totalement possédé par son rôle. Autrement bien que je suis loin de détester le ton étrange qui imprègne les oeuvres de Peter Weir, cette odyssée d'un savant jusqu'au boutiste allergique au matérialisme et à la recherche d'un monde harmonieux m'a plus agacé par un certain côté "hystérique" que fasciné. Il est difficile de faire une critique constructible sur ce genre d'oeuvre mais je pense qu'on est en plein dans le genre de film soit on aime énormément, soit on aime pas du tout. J'aurais préféré faire partie de la première catégorie.
Peter Weir est assez ambigu ici, et si il n’atteint pas l’émotion de "The Truman show", il n’en est que plus intéressant. Harrison Ford livre une interprétation forte dans le rôle d’un personnage dépassé par l’ampleur de ses rêves. Un film sombre et pessimiste.
Étrangement peu connu du public, Mosquito Coast est une œuvre saisissante, très humaine sans pour autant être délibérément prenante. Si l'on ne peut lui en reprocher son casting irréprochable, il est difficile d'accrocher durablement à ce film, tant l'action se met en place lentement. Prônant un thème comme le développement durable, Mosquito coast peut séduire facilement le fidèles.
Méconnue dans la filmo de Peter Weir, une oeuvre fascinante et impressionnante, où le cinéaste retranscrit merveilleusement la paranoïa nucléaire des 80's et fait le portrait troublant d'un génie égoïste dont la soif de perfection va le conduire à la folie, entraînant les siens avec lui. Dans ce rôle difficile, Harrison Ford prouve, s'il en était besoin, qu'il est définitivement un immense acteur.
Les œuvres de Peter Weir conjuguent très souvent des réflexions sociales intéressantes avec une atmosphère dépaysante (Master and Commander, L'année de tous les dangers...). Sans parler forcément de cinéma engagé, Peter Weir se rapproche du cinéma "intello" avec parfois une œuvre qui sort du lot (l'excellent Truman Show) et d'autres qui ont plus de mal à décoller. Avec cette histoire de Robinson Crusoé familial, il offre à Harrison Ford un rôle d’anti-héro antipathique et égoïste au point de mettre sa famille en péril pour se réaliser personnellement. En fait, le personnage d’Harrison Ford critique la société américaine telle qu’elle est devenue c’est-à-dire une société de consommation à outrance où finalement l’opulence nous retire le besoin de créer des choses nouvelles, d’inventer. Ce constat provoque chez le personnage une réaction de dégout et de fuite : le besoin de vivre sa propre expérience et de créer un monde, une ville à son image, de se réaliser soi-même. Cependant, le personnage en question se comporte au final exactement comme la société qu’il prend plaisir à critiquer et émietter car son comportement revêt les formes d’un individualisme pur et irraisonné. Le film parvient donc à soulever des idées riches mais ce qui fait défaut ici c’est la réalisation assez plate et sans lyrisme de Peter Weir. Malgré une bonne direction d’acteur (River Phoenix crève littéralement l’écran) l’ennui guette le spectateur à chaque instant que ce soit lorsque le personnage s’engage dans un monologue de prédicateur ou non. L’ensemble semble assez creux et la réalisation est trop plate pour vraiment convaincre (même problème retrouvé dans L’année de tous les dangers). Intéressant sur le fond mais décevant par la forme.
Ce très bon film relate la progression dans la folie d'un père de famille qui, au départ plein de bonne volonté, devient un tyran égoïste et détestable, ainsi que sa confrontation avec les siens et un curé cruel et dominateur. L'idée est originale, puisqu'on a une structure proche de celles d'"Aguirre – La Colère de Dieu" et "Apocalypse Now", avec descente aux enfers au cours de la remontée d'un fleuve, mais sans la gravité planant autour. Bien sûr, "Mosquito Coast" reste sérieux mais il possède quand même une certaine légèreté due au choix du thème de la famille et à la sympathie qu'on éprouve naturellement pour Harrison Ford. Par conséquent, le film est moins marquant que les deux chefs-d’œuvre précités, mais il demeure d'une grande qualité, d'abord pour son scénario mais aussi pour la beauté des paysages luxuriants et l'ingéniosité avec laquelle les décors sont plantés dans la jungle. La machine à glace est d'ailleurs sidérante d'étrangeté dans ce cadre sauvage. La superbe musique de Michel Jarre complète avec brio ce tableau tout de même important dans la filmographie de Peter Weir.
"Mosquito coast" est un film d'une beauté admirable faisant penser aux meilleurs films d'Herzog sur le héros dans son entreprise vaine. Le rythme langoureux,la qualité des plans et de l'image rendent cette aventure humaine très agréable, un peu comme un voyage avec national geographic. Cependant les scènes de suspense et de tensions parraissent tellement épisodiques et mal emmenées, qu'au final on a l'impression d'un hors sujet ou que l'auteur n'est pas allé assez loin dans ce domaine ne s'axant que sur la personnalité ambiguë du personnage d'Harrisson Ford. Ce dernier contrairement à un Klaus Kinski chez Herzog, offre une prestation correcte mais semble toujours être dans la caricature et rend malheureusement son personnage absurde.