Coffee and cigarettes
Note moyenne
3,6
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126 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2026
Qui est le film ?
Tourné sur près de vingt ans, assemblé comme un patchwork de courts métrages, le film se présente comme une œuvre modeste, souvent défendue comme une ode au minimaliste. Le film aligne une série de conversations autour de tables, rythmées par le café et la cigarette. Rien de plus. La tension n’est donc pas narrative mais conceptuelle : jusqu’où peut-on réduire le cinéma sans le vider de sa nécessité ? Et surtout, cette réduction produit-elle encore du sens, ou seulement un confort esthétique pour initiés ?

Par quels moyens ?
Jarmusch choisit de filmer ce qui, d’ordinaire, ne mérite pas l’attention : discussions banales et temps suspendu entre deux gorgées. Sur le papier, l’intuition est forte. Mais à force de vouloir neutraliser l’événement, le film finit par neutraliser aussi l’enjeu. Le presque rien devient souvent un strict rien. Là où le minimalisme devrait aiguiser le regard, il produit souvent une sensation de flottement poli, sans résistance réelle.

Noir et blanc, cadre fixe, table, café, cigarettes : la règle est claire et répétée jusqu’à l’obsession. Le dispositif, d’abord stimulant, se rigidifie rapidement. Les variations sont si minimes qu’elles deviennent anecdotiques. Les dialogues tournent en rond. On parle des bienfaits et méfaits du café, des dangers du tabac, de réussite, de musique, de reconnaissance. Le film semble vouloir dire que le vide du langage révèle un malaise plus profond. Mais à force de répéter ce même schéma, la parole devient un tic d’écriture.

Ensuite, la présence de célébrités amuse, crée un léger décalage mais ne dépasse que rarement le stade du clin d’œil. Le film semble parfois se satisfaire de cette reconnaissance complice, comme si le dispositif suffisait à produire du sens par simple auto-réflexivité.

Quelle lecture en tirer ?
Coffee and Cigarettes est un film qui s’installe dans une zone de confort esthétique et intellectuel. Il observe la difficulté d’être ensemble mais sans jamais vraiment la mettre en crise. Il regarde le vide mais sans risquer d’y tomber. Le problème n’est pas l’absence d’événement mais l’absence de nécessité. À force de filmer le temps mort, Coffee and Cigarettes oublie parfois de le faire parler. Et laisse le spectateur, café froid à la main.
Laurent Stéphane Baussart
Laurent Stéphane Baussart

17 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2025
Film à sketchs réalisés sur une période de 15 ans et compilés ici en un film étonnant ayant pour fil rouge l'association entre...café et cigarettes ! (vous l'auriez compris !). Jim Jarmusch a réussi à réunir ici une quantité impressionnante de "people" indés pour la plupart et pas forcément tous acteurs. Tous jouent leurs propres rôles !

Les petits scénarios sont pour la majorité hilarants, notamment :

- celui entre Roberto Benigni et Steven Wright

- celui entre Tom Waits et Iggy Pop

- celui entre le duo des rappeurs GZA et RZA de Wu Tang Clan et Bill Murray

- Celui entre Steve Coogan et Alfred Molina

- Celui avec Steve Buscemi en compagnie de Joie Lee et Cinqué Lee

Mais chacun ses préférés ! Vous en aimerez certainement d'autres ! (Pour les fans il y en a un aussi avec les White Stripes !).
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2024
C’est fou le nombre de bonnes critiques sur ces conversations ennuyeuses.
Certes on voit des acteurs mais ça ne fait pas forcément un film.
Evidemment si on aime le dîner avec André, chef d’œuvre de vacuité, on peut éventuellement aimer ces cafés et ces cigarettes.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2022
Cafè et cigarettes! Un mèlange imbattable [...] Second court mètrage de Jim Jarmusch entrepris en 1986 et concentrè en 2003 par un long-mètrage! La notion de mise en scène disparaît dans la mesure où tout a l'air improvisè! Jarmusch se met au service de ses acteurs qui se posent la plupart du temps des questions sur la vie, parfois soucieux de leur santè! Les lègendes Iggy Pop & Tom Waits dans un juke-box bar ; Cate Blanchett dans un double rôle presque en trompe l'oeil, jalouse de sa cousine qui est une star ; Molina & Coogan dans ce qui reste peut-être le meilleur segment! Et la thèorie qui pourrait expliquer la mort du King par Steve Buscemi est assez dingue à entendre! C'est existentialiste, drôle et poètique, sans violence aucune à part les clopes et le cafè bu à toutes les sauces, au goût de vase ou très sucrè "Coffee and cigarettes" est bien sûr conçu en noir & blanc, comme souvent chez le cinèaste! Une compilation de petites histoires sur la banalitè de la vie au quotidien à savourer sans modèration...
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2022
J'ai bien accroché au début à Coffee and Cigarettes mais malheureusement je m'en suis petit à petit désintéressé. Le concept du film est de filmer pendant 5-10 minutes 2 personnes différentes parlant autour d'un café. La mise en scène est de ce fait très statique. Au début, ça ne m'a pas dérangé car les dialogues un peu surréalistes et l'humour absurde de Jarmusch faisait de Coffee and Cigarettes un film assez drôle. Malheureusement, je trouve que plus les scènes s'enchaînent, moins les discussions sont inspirées et intéressantes. Si on ajoute à ça la mise en scène immobile, on obtient un film qui a fini par complètement m'ennuyer et m'a paru interminable. Bref, je vois ça comme un petit gâchis, c'est assez dommage.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2020
Un film en noir et blanc avec des noirs et des blancs qui fument des cigarettes blanches et boivent du café noir et ça donne le film culte de Jarmusch avec des discussions toutes aussi insolites les unes que les autres. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 octobre 2020
Jim Jarmusch est un homme chanceux. Ses films sont tout sauf originaux dans leur concept le dialogue le plus mémorable est généralement improvisé par ses acteurs et son style de tournage est lent, bidimensionnel et prévisible. Même à travers tout cela il parvient à créer un culte et est capable d'assembler ensembles des stars comme avec ce film Coffee and Cigarettes. Ce qui a commencé comme un sketch de court métrage de qualité médiocre résolument dans les années 80 s'est transformé en une farce beaucoup trop longue sur les interactions sociales dans les dîners et les bars. Après le premier morceau vous avez rapidement une idée du reste du film et des plaisanteries maladroites et sèches pleines de références ésotériques et de statistiques mignonnes. Après le troisième et le quatrième vous comprenez que les interactions sont gênantes et jouent de manière ironique sur les personnages réels des acteurs. Nous comprenons mais nous rions uniquement à cause de qui raconte la blague pas de qui l'a écrite et certainement pas à cause de la blague elle-même. Faites moi confiance allez à un vrai dîner et ayez une conversation à la place car ce sera beaucoup plus gratifiant...
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 juillet 2020
Fumer des clopes et boire du café. Il n'en faut pas plus à Jim Jarmusch pour nous pondre un film à sketchs autour de ce thème farfelu. Au programme : des acteurs/musiciens jouant leurs propres rôles et échangeant sur des sujets plutôt communs pour ne pas dire inintéressants. Car c'est bien là la faiblesse de "Coffee and Cigarettes", il ne raconte rien et ne dégage rien. En dehors d'un casting prestigieux, Jarmusch ne nous offre pas grand chose à se mettre sous la dent et la quasi totalité des scènes sont juste anecdotiques. Dommage....
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2020
L'ensemble que constitue cette compilation de sketches est décevant. La déception vient de l'inégalité qualitative des dialogues. Sur la douzaine de sketches mis en scène, seuls 3 ou 4 sont vraiment des joyaux d'humour décalé et satirique ( surtout le "monologue" de Kate Blanchett"). Les autres semblent vains dans le propos et dépourvus de mordant dans les répliques (ex: ceux mettant en présence Begnini ou Iggy Pop...). Non franchement, un Jarmush en petite forme...
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2019
S'embarquer avec Jarmusch est toujours un voyage hors des terrains battus. L'exercice du multi sketches avec des vedettes qui parlent de la pluie et du beau temps, d'elles -mêmes et de personne, parait dérisoire et plat au départ, puis vous accroche insidieusement au fil du temps. Tout n'est pas du même niveau, mais quelques-uns des courts-métrages sont franchement savoureux: le premier avec Begnini, la confrontation Molina-Coogan, les deux mafieux avec Rigano. J'avais adoré Dead man, été indifférent à Broken flowers, et Paterson continue de me trotter dans la tête. Cette nouvelle dose de cinéma indépendant permet de mieux appréhender la démarche de cet atypique metteur en scène.
DVD1 - janvier 2019
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2018
Un ovni cinématographique composé de plusieurs petites rencontres, certaines sont réussies d'autres moins, j'avoue que la seule chose qui a attiré ma curiosité c'est la présence de Steve Buscemi. On s'ennuie quand même beaucoup par moments.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2018
Du Jim Jarmusch pur jus, ne faisant pas semblant concernant le propos du film : c'est vraiment un film à sketches, sans même de lien entre les différentes scènes, si ce n'est celui d'acteurs jouant leur propre rôle (sans forcément refléter leur vraie personnalité, du moins pas toujours) autour d'une table, avec, donc, café et cigarettes pour les accompagner. C'est logiquement un peu inégal, mais par chance, ceux n'étant pas très réussis sont aussi les plus courts. Après, c'est sûr qu'on sera forcément plus sensible à certains qu'à d'autres : celui avec Iggy Pop et Tom Waits, malgré une jolie mélancolie, ne me marquera pas outre-mesure. En fait, si certains font un minimum d'effets par leur tchatche et leur auto-dérision (notamment celui réunissant RZA et Bill Murray), il y en a clairement deux qui me resteront : la rencontre entre Alfred Molina et Steve Coogan, presque cruelle, dont l'évolution assez inattendue a quelque chose d'à la fois triste et savoureux, et celui avec Cate Blanchett, dans un double rôle excellemment écrit où celle-ci fait étalage de sa classe et de son immense talent : un très bon sketch pour une très grande actrice. Pour le reste, Jarmusch, malgré des directeurs de la photo différents presque à chaque fois, est fidèle à lui-même en optant pour un noir et blanc assez typé, plutôt agréable à regarder, cohérent avec l'univers instauré. Pas un coup de cœur, mais dans un registre assez précis, du cinéma de qualité.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2018
Une belle suite de formats courts ayant un scénario commun : la rencontre de deux personnages autour d'une table de bistrot ou d'hôtel pour prendre un café et éventuellement une cigarette.
Cette Production de 2003 regroupe les premiers épisodes Coffee and cigarettes I (1986), le II (1989) et le III en 1993.
Jim Jarmusch a ajouté de nouveaux épisodes avec un coup de cœur ***** pour "Cousins" ou Cate Blanchett réalise une superbe prestation de jeu et de diction : la star blonde Catty s'entretient avec Shelly, sa "cousine" brune et envieuse.
"Renée" est une séquence plutôt intéressante avec la belle et troublante Rene French seule à table.
Des formats courts en tour de passe passe avec "Cousins?" joué par Alfred Molina et "No Problem" ou Isaach de Bankolé est en tète à tète avec lui-même.
Une séquence moins marquante avec le spectaculaire et très technique "Jack shows me his Tesla coil" avec Jack & Meg White.
La séquence "Delirium" est assurément extraordinaire avec GZA alias Gary Grice (The Genius) et RZA alias le rappeur Robert Fitzgerald Diggs qui discuttent de musique et de médecine, et Bill Murray le serveur fumeur.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2018
Pendant des années, depuis 1986 pour être précis, en parallèle de ses longs-métrages, Jim Jarmusch a filmé épisodiquement ces onze séquences en noir et blanc, en fonction des disponibilités du vaste carnet d’adresses qui défile à l’écran, acteurs comme Steve Buscemi, Bill Murray ou Roberto Benigni ou stars de la musique comme Tom Waits, Iggy Pop ou RZA. L’idée était de reproduire pour chaque court-métrage ce dispositif éminemment existentialiste que sont la table de bar, les cigarettes et le café. L’addiction à ces deux dernières substances peut constituer le thème central de la discussion ou simplement servir à la mise en situation : d’une certaine manière, ‘Coffee and cigarettes’ s’amuse surtout de ces conversations qui débutent sur une malentendu, se poursuivent dans le malaise et se terminent dans une impasse. Qu’il s’agisse d’Alfred Molina qui tente d’amadouer un Steve Coogan hautain dans l’espoir d’une collaboration ou de Cate Blanchett qui reçoit sa cousine à problèmes et s’efforce de se montrer aimable, toutes les personnalités invitées jouent leur propre rôle. Comme toute anthologie qui se respecte, le résultat se montre fatalement très inégal : certains sketches sont très réussis : ce sont les plus surréalistes ou les plus acides, ceux qui parviennent à faire partager totalement la gêne des deux convives (Molina/Coogan et Blanchett/Blanchett, je ne les ai pas cités pour rien). D’autres, singulièrement ceux mettant en scène des vedettes de la musique, ne mènent nulle part et semblent malheureusement surtout se reposer sur la supposée coolitude de ceux qui y apparaissent. Pour amusant et spirituel qu’il puisse être par moments, ‘Coffee and cigarettes� donne aussi parfois l’impression, à d’autres moments, d’être vain et branchouille, dans le mauvais sens du terme.. Plus qu’une anthologie solide, il s’agit surtout d’une accumulation de fonds de tiroirs, dont Jarmusch a toujours prétendu, avec une insigne mauvaise foi, qu’ils ne répondaient à aucun plan de carrière bien défini...ce qui, du reste, n’empêche pas la qualité occasionnelle. On peut surtout se demander si, à part Jim Jarmusch, quelqu’un d’autre aurait un jour songé à concevoir une telle succession de courts, éloignés à ce point les uns des autres dans le temps, autour d’un concept qui n’entretient la plupart du temps qu’un rapport strictement indirect avec le contenu. En tout cas, voilà, depuis une dizaine d’années, c’est fait, et on peut passer à autre chose.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2017
Coffee and cigarettes était pour moi l'occasion de voir pour la première fois un film de Jarmush et j'avoue que le concept du film m’enthousiasmait mais j'en suis ressorti mitigé. Le concept est évidemment sympathique, drôle et très distrayant. Les acteurs prennent un réel plaisir à jouer, les dialogues sont percutants et les situations sont bien trouvés. En revanche le problème du film est qu'il est bridé par son concept. En effet le fait que le film soit composé d'une multitude de petits sketchs est original mais le film s'épuise puisque la répétition du procédé finit par lasser le secteur. De plus inévitablement, la qualité des sketchs est variable alternant le bon, le très bon et le plutôt mauvais ce qui donne un film inégal. Malgré ça le film est tout de même appréciable et vaut le coup d’être visionné, ne serait ce que pour le numéro hilarant de Bill Murray.
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