Bouillonnant, foisonnant, épuisant, voilà un film de gangsters qui lorgne clairement du côté de la saga du Parrain par Coppola, mais qui intègre organiquement le tout à un contexte japonais. La mise en scène fait la part belle au mouvement, avec une caméra portée qui se débat comme elle peut dans des endroits exigus et surpeuplés. Ça parle aussi de l'après-guerre, de la prise de pouvoir des yakuzas en exploitant la misère, c'est l'arrivée de la drogue, le film égratigne aussi, un petit peu, le pouvoir politique. Bon, par contre, narrativement, c'est un peu le foutoir. Beaucoup de persos sont présentés au début, et si on décroche, la suite devient pénible à suivre, surtout qu'on s'attache longtemps à suivre les pas d'un perso qui disparaîtra de l'intrigue par la suite pendant une bonne 1/2 heure. Mais bon, c'est assez furieux pour vous maintenir en haleine, et ça prouve que Fukasaku a toujours été un cinéaste hargneux. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Après "Guerre des Gangs a Okinawa" et "Okita le pourfendeur" Kinji Fukasaku revisite encore le thème des Yakuzas mais cette fois dans un contexte d’après guerre et de façon plus violente encore , le sang coule beaucoup et les effets spéciaux sont vraiment bon et n'ont surtout pas vieillit alors que le film date de 1974 . L'histoire est assez banal mais bien traité , l'ambiance toujours sombre et violente mais le film a tout de même quelques longueurs sur la fin . Comme les précédents film celui ci fut une source d’inspiration pour de nombreux réalisateurs et fut un tournant dans le genre film de Gangster . A voir si vous avez aimé les deux films précédents de Kinji Fukasaku ou si vous êtes fans de Yakuzas tout simplement .
A mon sens, "Combat sans code d'honneur" est le film de yakuza le plus abouti de Kinji Fukasaku dont on retrouve d'ailleurs la patte et le style développés dans ses autres longs métrages du genre. Le cinéaste nippon nous livre une histoire de mafia crue, violente, sans fioritures ni embellissement de la réalité. Un "must" dans son genre.
Kinji Fukasaku a révolutionné le film de gangsters en insérant dans ses films une violence explicite ce qui explique pourquoi ses quatres films de gangsters des années 1970 ont tous été interdits aux moins de seize ans. Fukasaku avait déjà impressionné pour son rythme et la chorégraphie des scènes d'action pour "Tora! Tora! Tora!", il livre ici son film le plus riche et le plus dense de sa filmographie. Oui, "Combat sans code d'honneur" porte bien son nom, Fukasaku montre le changement des moeurs nippones après la défaite du Japon face aux Etats-Unis d'Amérique lors de la Seconde Guerre Mondiale, des militaires Américains que Fukasaku n'hésite pas à critiquer ouvertement lors de la scène d'ouverture les montrant en train d'essayer de violer une jeune femme. Le style de Fukasaku est unique dans son pays puisqu'il a été le premier à introduire des gros mots dans ce genre de films à l'opposé des dialogues châtiés de "Le Parrain" de Francis Ford Coppola. Le réalisateur dirige son long-métrage de main de maître, mettant en scène un scénario extrêmement riche et dense qui ne permet à aucun moment au spectateur de souffler tant les évènements se succèdent à un rythme effréné pratiquement tous accompagnés d'une bonne dose de violence sanglante. Il paraît certain qu'après ce film, Fukasaku allait entrer dans la légende du cinéma puisque son film laissa place à des suites toujours non disponibles en DVD. Le film relate le parcours tumultueux de nombreux mafieux qui veulent s'emparer des trafics de drogue et maîtriser les services de transport maritime. Le réalisateur montre que les rapports entre les politiques et la mafia sont étroitement liés, distillant une intrigue riche en rebondissements qui laisse place à des massacres, les Yakuza étant clairement qualifiés de très violents et très rancuniers. Kinji Fukasaku signe un film impressionnant qui affiche l'opportunisme et les trahisons à tous les niveaux et délivre une fresque violente et efficace. Un grand film subversif!
Cette œuvre de Kinji Fukasaku est un film qui possède le point faible de nombreux polars réalistes : une intrigue trop complexe pour un film d'une durée relativement courte (1H39). En effet, on se perd dans la multiplicité de personnages et de règlements de comptes. Résultat : ces derniers nous lassent et on ne sait plus qui est qui. Malgré tout ce film remportât un tel succès que furent produits 4 suites et une nouvelle trilogie.
Ici, il n'y a pas d'honneur ni de morale, seul le plus fort s'en sort. C'est ainsi que Fukasaku impose sa vision des yakuzas à travers cette oeuvre tragique dans laquelle on peut admirer avec quelle brutalité les yakuzas naissent après la guerre, se trahissent, s'entretuent dans ce monde où règnent la violence et la corruption. Implacable au niveau du style (soigné et esthétiquement réussi), Combat sans code d'honneur lança une nouvelle génération de film remplaçant presque le traditionnel film de samouraï qui était tant prisé aux Japon pendant ces années 70.
Dans un Japon misérable, violent et vaincu d’après-guerre, ce film japonais de 1973 raconte la construction des gangs yakusas entre 1946 et 56 à travers la vision d’un protagoniste qui naviguera entre liberté et prison, et ses différents liens avec des membres de toutes les bandes. L’originalité tient en un volontaire et anachronique manque de vertus et d’honneurs dont l’esprit japonais nous a habitués. Guerres de gangs, prises successives de pouvoirs, ambitions personnelles, manipulations politiques et trafics s’élaborent entre les égos et les clans de petits voleurs violents en une concours vorace de mensonges, lâchetés, mesquineries, fiertés mal placées, esprits querelleurs, sauvages et chroniquement surchauffés. Il ne s’agit pourtant pas d’un effet d’époque car même il y a 45 ans les acteurs n’étaient pas si caricaturaux, et le film eût été perçu déjà comme bien trop agité, criard et décousu pour être crédible.
trop de personnage dans ce film qu'il faudrait que je revoit mais sinon fukasaku nous donne une belle fresque des yakuza qui ont definitivement perdu leur honneur mais je préfere otika le pourfendeur et guerres des gang à okinawa qui sont pour moi ces deux meilleures films que j'ai vu de lui mais je n'ai pas tt vu
Ça braille, ça cogne, ça flingue, ça saigne. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas là une maîtrise formelle et un style. Mais on se perd dans une intrigue aux multiples personnages. Et toute cette agitation finit par saouler. Les films de Fukasaku sont l'une des sources d'inspiration de Tarantino.
Juste un très très grand film! Une oeuvre définitive sur les yakuzas d'après-guerre. Un scénario en béton, un rythme de fou furieux, un casting au top et une mise en scène incroyable, donnent un film puissant et profond, violent et percutant, qui nous scotche jusqu'à sa scène finale très réussi! A voir absolument!
Le film a le mérite de rompre avec l'image idéalisé du yakuza, "samouraï moderne" obsédé par son sens de l'honneur. Ici, les yakuzas sont des lâches qui pleurnichent, mentent, manipulent et se trahissent sans cesse. "Combat sans code d'honneur" vaut aussi le détour pour sa violence et sa mise en scène du Japon de l'immédiate après-guerre. Malheureusement, en dépit ses évidentes qualités, le film est plombé par un nombre trop important de personnages et une narration confuse qui embrouillent rapidement le spectateur.
exemple parfait du yakuza-eiga, ce film est une merveille de nihilisme completement opposée a tous ces films de samourais( beau message:pour s'en sortir dans le monde moderne, rangez votre honneur)
Sinon l'univers de la mafia est tres bien retranscrit, la violence est logique et les acteurs fabuleux(sugawara, matsukata), vite il faut que je me procure la suite!
Un film intéressant dans la mesure où il dépeint des yakusas sans aucun scrupule,bafouant les codes d'honneurs ancestraux,empêtrés dans des guerres de gangs sanglantes .La narration est un peu trop complexe à cause du grand nombre de protagonistes qui prennent part aux diffèrents événenments.
L'un des yakuza eiga les plus emblématiques, si ce n'est le plus connu. on reconnaît le style de fukasaku, des zoom rapides, panoramique de droite à gauches dans tout les sens et des arrêts sur image. Je recommande à tout amateur du genre.