Garry Marshall remet le couvert en 2004 pour cette suite de "Princesse malgré elle" qui reste ma foi toujours aussi sympathique que le premier. Cinq ans après les évènements du premier film, Mia est sur le point d'être couronnée jusqu'à ce qu'un arriviste déterre une loi stipulant que seule une femme mariée peut gouverner. Ainsi, soit elle doit renoncer au trône pour laisser la place au neveu sexy de l'arriviste, soit elle doit trouver un mari dans les trente jours qui suivent. On sort alors du teen movie pour aller complètement dans le film de princesse dans la tradition Disney, ce qui nous donne une romance plutôt prévisible, finalement fidèle au style du réalisateur. Néanmoins, tout comme le premier film, je dois dire que je n'ai pas détesté. Alors c'est sûr qu'on n'est pas dans du grand cinéma mais en tant que divertissement un peu cul-cul, le film fonctionne plutôt bien et il faut dire qu'il n'a pas l'ambition de faire plus. Pour la faire courte, Mia parvient à trouver un prétendant mais reste tout de même entichée de son némésis, le neveu donc. Amour impossible ? C'est ce que le film cherche à nous faire croire mais, encore une fois, il est prévisible. Néanmoins, malgré cette couche de bon sentiments, on a encore, comme dans le premier, des petits clins d’œil à Lady Di, notamment dans la manière dont Mia veut moderniser le rôle de la femme dans les codes très patriarcaux et passéistes de la royauté, comme par exemple le fait d'être une femme indépendante ou de sortir quelques fois de son rôle pour s'occuper d'enfants défavorisés, devant alors finalement la "princesse du peuple". Alors certes, "Un Mariage de princesse" est dans son ensemble bien faible, tant sur le fond que sur la forme, mais reste assez sympathique, surtout pour les spectateurs ayant apprécié le premier.