Grotesque but serious, a story (more precisely; the lovestory of The Redneck and The Princess) we're just longing for the end pictured with a following suit of anxious VIP's faces we just don't care, along with those imposed movements belonging to the ready-to-eat drama industry. A tower of clichés, a sort of Babylon we know intimately the solution of the enigma from the beginning issued by the way by only the old player.
Le premier long métrage de Paul Thomas Anderson. P.T.A. prouve déjà avec ce premier film qu'il est un grand réalisateur, il pose les bases de ce qui deviendra sa patte. Même si Hard Eight n'est pas un chef d'oeuvre, on sent que son auteur est un génie, et le prouvera à peine deux ans plus tard avec le cultissime Boogie Nights. Hard Eight ou la naissance d'un génie.
Premier film du surdoué Paul-Thomas Anderson et première oeuvre de qualité. "Hard Eight", "Double mise" en français est l'occasion pour le jeune réalisateur de montrer dès son premier long métrage sa maîtrise du récit. Sachant s'entourer, il puise dans le talent de Philip Baker Hall une source quasi inépuisable d'inspiration. La rencontre est explosive et donne une épaisseur inouïe à ce film. Les face à face sont d'une force extraordinaire et, comme toujours dans les films d'Anderson, la fin réserve bien des surprises.
On remarque déjà la qualité de PTA dans la plupart des plans, c'est superbement filmé, les cadres sont esthétiques au possible. Techniquement c'est parfait! Le hic vient plutôt du scénario qui est tout de même un peu léger mais la fin quand on y réfléchit bien est ingénieuse. Les acteurs sont bons surtout Samuel L. Jackson qui a quasiment le même rôle que dans "Jackie Brown" de Tarantino. Un film à voir, plus auteuriste qu'on le croit!
J'ai vu ce film en DVD, sans connaitre ni le sujet, ni les acteurs, ni l'auteur. C'est une bonne surprise. L'histoire est sympathique Il y a peu d'acteurs (4), et chacun avec un rôle bien typique. L'importance est mise sur les personnages, leurs relations. Bon film.