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    Hard Eight
    note moyenne
    3,6
    333 notes dont 50 critiques
    répartition des 50 critiques par note
    2 critiques
    19 critiques
    21 critiques
    7 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Hard Eight ?

    50 critiques spectateurs

    NomdeZeus
    NomdeZeus

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    3,5
    Publiée le 6 janvier 2014
    Le monde est injuste. Paul Thomas Anderson arrive, dès son premier film, à un niveau de maitrise que bien des réalisateurs chevronnés rêveraient d'atteindre. On retrouve, dès ce galop d'essais, la plupart des marques de fabrique de ce cinéaste oh combien précieux: ce sens inné du cadrage, cette fascination pour certains thèmes forts comme la famille et la culpabilité, cette façon de centrer le récit sur les destins croisés des personnages principaux, et même certains de ses acteurs fétiches (John C. Reilly et Philip Seymour Hoffman sont déjà de la partie). Alors certes, le scénario est un peu léger et le dénouement final pourra laisser certains spectateurs sur leurs faims, mais on sent déjà poindre le talent exceptionnel de ce réalisateur surdoué qui confirmera dès l'année suivante les espoirs placés en lui. Et dire qu'il n'avait que 25 ans au moment du tournage...
    MC4815162342
    MC4815162342

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    4,0
    Publiée le 19 mars 2014
    Pour son premier film Paul Thomas Anderson frappe un bon coup, pas un aussi grand coup qu'avec ses films suivants mais celui ci est loin d’être mauvais pour un premier. Niveau casting on a du Philip Baker Hall, John C. Reilly, Gwyneth Paltrow ou encore Samuel L. Jackson, autant dire du beau monde, ensuite nous avons une superbe bande son, toujours très soigné chez PTA, une mise en scène elle aussi très très soigné comme toujours chez Paul, une excellente réalisation et un scénario intéressant, pas son meilleur mais ça reste loin d’être mauvais, et au final le film s’avère très beau.
    ghyom
    ghyom

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    3,0
    Publiée le 4 avril 2014
    1er film de Paul Thomas Anderson, il nous sert ici un petit thriller sympathique grâce à l'ambiance casino et à la sympathie innée que dégage John C. Reilly. Si l'introduction est belle, intrigante et bien foutue et si PTA montre déjà un talent certain pour la réalisation, ce film pèche surtout par un scénario un peu léger et un dénouement bien trop rapide. En effet on assiste à une introduction des 4 protagonistes principaux pendant 50min. A la 50è minute on a un évènement annexe, à 1h15 on a enfin le rebondissement principal, à 1h30 le film est terminé. Ca laisse un petit goût d'inachevé ou de ne pas assez travaillé. Un film sympathique (avec un Samuel Lee Jackson tarantinesque) qui laisse deviner le futur talent de PTA.
    Philippe-Jakoda
    Philippe-Jakoda

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    3,0
    Publiée le 23 octobre 2013
    Premier film de Paul Thomas Anderson, Hard Eight est aussi d'assez loin son plus méconnu. Ce qui peut paraître surprenant quand on sait qu'on a pourtant droit ici à un casting costaud (Philip Baker Hall, John , Gwyneth Paltrow, Samuel L. Jackson et même Phillip Seymour Hoffmann dans un délicieux caméo, rien que ça !), à une atmosphère casino délicieuse, et à une intrigue qui tiens sur ses personnages (tant par leur analyse fine que par l'excellente gestion de l'émotionnel) et sur le mystère que préserve l'un d'entre eux, pendant 1h35 (ni trop court, ni trop long), soutenue par la réalisation d'un des gars les plus encensés par la critique de la dernière quinzaine d'années. Autant d'éléments prometteurs dès une première oeuvre, ça laisse rêveur ! Et mon ressenti global est ... que j'en ressort assez déçu quand même. Alors bien évidemment que je prend en compte que c'est un premier film, et que je ne m'attendais pas forcément à quelque chose du niveau des meilleurs films du réalisateur. Mais au regard de tout ce que ce film, pourtant sans prétentions sur son début, c'est mis à promettre de plus en plus à chaque nouvelle minute, et vis à vis de son potentiel global, et malgré le fait qu'il y ait énormément de choses excellentes tout de même, le film trébuche et laisse un sentiment vraiment mitigé à son spectateur à cause pourtant de presque rien. Des broutilles qui n'apparaissent que très furtivement dans la dernière partie du film et qui ont pourtant raison de ce dernier. Pour reprendre la métaphore du casino, on peut dire que le film a misé juste le chouilla de trop au jeu des espérances pour repartir bredouille. Et c'est bien dommage. Car la réalisation était déjà magnifiquement réussie et inspirée, virtuose même par moment. Car le montage (excepté sur son ultime scène, j'ai horreur des fin charcutées au générique) était de très grande qualité. Car les acteurs, sans pour autant obtenir le rôle de leur vie (quoi que, dans le cas de Philip Baker Hall, qui est juste parfait dans cet excellent rôle, ça doit quand même faire partie de ces meilleures performances) jouaient vraiment très bien. Car la musique, même si on ne la retiendra pas une fois le métrage achevé, accompagne ce dernier toujours comme il se doit. Car les dialogues étaient bons, et que le film baignait dans une ambiance située quelque part entre celle des Scorsese et des Tarantino (du moins, durant sa première moitié) qui lui allait à ravir, ... En résumé, car sur un plan purement technique, il n'était pas loin d'être irréprochable ... voire même d'être parfait ! Mais c'est sur le plan narratif que ça foire. Et c'est con que ça l'ait fait, car ça ne se joue vraiment à rien (et ça survient sur un laps de temps vraiment très court), mais juste assez pour lui ruiner le statut de très bon film qu'il avait jusqu'alors et le reléguer à celui de curiosité qui se laisse regarder, sans plus, laissant une désagréable impression de "Tout ça pour ça ?!" combinée à une autre de "Pourquoi ?!". En résumé, ça en devient vraiment frustrant de voir que ça part en fumée ! Ces fêlures qui ont finit par briser le vase de l'excellence dans lequel il s'apprêtait à être rangé sont son rythme et son scénario. Et, histoire d'accentuer la frustration encore plus, ce n'est qu'une partie de ces derniers qui foirent, car ils étaient sinon parfaitement maîtrisés ! Le vrai problème du film est qu'il met en place un mystère autour de son personnage principal, qu'il entretient à la perfection pendant la 1ère moitié du film, avant de l'oublier totalement pendant un bon bout de temps dans sa deuxième moitié (et c'est à partir de là que le rythme du film en prend un sacré coup, l'intérêt chutant de manière exponentielle alors qu'il était pourtant à son zénith durant les 50 premières minutes), avant d'y revenir brutalement en en dévoilant la clé par une révélation décevante, d'autant plus qu'elle ne sera jamais approfondie une seconde et qu'elle tire une balle dans le pied de la cohérence des personnages du film, puis de nous mener à 100 à l'heure vers une résolution prévisible, plate, et vide de sens et surtout de toute émotion (alors que le film était pourtant excellent de ce point de vue là jusqu'alors). La scène finale est la représentation parfaite à elle seule des conséquences néfastes que ces tout petits points noirs, qui auraient franchement pu être aisément évitées, provoquent sur la 2ème moitié du film : elle est inutile, incompréhensible (notamment puisqu'on ne nous aura jamais que donné la solution du mystère sans jamais l'expliquer), rushée connement et brutalement sans que cela est le moindre intérêt de le faire, et surtout incohérente (c'est un véritable pied de nez incompréhensible à la scène qui avait juste précédée, qui aurait pu clore le film là encore pas de manière géniale mais au moins sans en rajouter niveau incohérences, voire même au reste du film). Bref, comme quoi, sur l'aspect narratif d'un film, un rien peut faire vaciller le tout en un rien de temps, et peser au final très lourd sur la qualité globale de l'oeuvre. Hard Eight, qui reste toutefois d'une certaine qualité, en est la preuve parfaite, tant il aurait pu être bien meilleur avec ces minuscules failles colmatées (et franchement, il y avait largement moyen de les réparer). Une première oeuvre intéressante à regarder, mais pour laquelle on comprend qu'elle soit tombée dans l'oubli, et des films d'Anderson que j'ai vu pour l'instant, il est très clairement le moins bon du lot. Jusqu'au dernier tiers du film, on était pourtant vraiment pas loin de l'excellence d'un Boogie Nights, de la virtuosité d'un Magnolia, ou du grandiose d'un There Will Be Blood Ma Note : 12/20
    stebbins
    stebbins

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    4,5
    Publiée le 15 janvier 2013
    Un film remarquable ! En 1996 Paul Thomas Anderson débarque, l'air de rien, dans le paysage du Septième Art avec ce premier essai virtuose et honteusement méconnu : le bien-nommé Hard Eight. Divertissement large, incontestablement maîtrisé formellement et narrativement ( se payant même l'aisance et le luxe de jongler avec la structure du récit sans jamais chercher à nous conforter paresseusement dans nos attentes de cinéphiles avertis ) Hard Eight n'est pas réellement un film sur les arcanes de Las Vegas, mais davantage un conte symbolique à la douleur marbrée, tendre et ambigüe toute à la fois qui montre avec une sympathie communicative les vertus d'une seconde chance, d'un nouveau départ. L'agencement du premier long métrage de P.T. Anderson est somme toute impeccable, interprété par un quatuor d'acteurs tout simplement excellents, notamment Philip Baker Hall et le jouissif Samuel L. Jackson ( résolument l'un des meilleurs de sa génération, de son faciès à sa diction en passant par sa prestance ). Voilà une petite claque de pur cinéma à réhabiliter plus que de raison dans les salles obscures, à découvrir absolument.
    Uncertainregard
    Uncertainregard

    Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 1 267 critiques

    4,0
    Publiée le 10 septembre 2014
    Splendide film noir parfaitement maitrisé par le génial Paul Thomas Andersen qui faisait preuve avec ce 1er long métrage d’un talent d’écriture et de mise en scène déjà hors pair. En plus il a un casting de 1er choix avec entre autre l’énormissime Philip Baker Hall et la sublime Gwyneth Paltrow. L’histoire est simple mais que de détails pour créer tout un univers riche et fascinant. On peut déjà remarquer le penchant de PTA pour les longs plans séquence à la steadicam mais dans ce film je suis surtout subjugué par le montage des séquences de dialogues dans le confinement extrêmement étroit d’une simple chambre d’hôtel. Que de talent de tous les côtés, le rythme a beau être assez lent, on est subjuguer par la qualité d’immersion du film et on reste fasciné jusqu’à ce final percutant qui clos admirablement ce scénario étrange qui est la marque de fabrique de PTA qui n’a plus rien à prouver si ce n’est de perdurer…
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    2,5
    Publiée le 16 avril 2010
    Grotesque but serious, a story (more precisely; the lovestory of The Redneck and The Princess) we're just longing for the end pictured with a following suit of anxious VIP's faces we just don't care, along with those imposed movements belonging to the ready-to-eat drama industry. A tower of clichés, a sort of Babylon we know intimately the solution of the enigma from the beginning issued by the way by only the old player.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 303 abonnés Lire ses 1 416 critiques

    3,0
    Publiée le 6 septembre 2016
    Le premier long-métrage de Paul Thomas Anderson commence de façon très étrange, avec une rencontre entre deux personnages qui n'ont rien en commun mais qui vont par la suite se lier d'amitié et passer beaucoup de temps dans les casinos. Cette histoire d'un homme qui en prend un autre sous son aile laisse d'abord paraître la sincérité de Sydney (Philip Baker Hall) avant de dévoiler ses véritables motivations dans une dernière demi-heure qui met en lumière un personnage jusque-là secondaire (Jimmy) campé par un très bon Samuel L. Jackson, qui va faire basculer la chronique sentimentalo-amicale vers le polar. Cherchant plutôt l'efficacité dans ce registre, Paul Thomas Anderson perd quelque peu la fluidité tranquille de son récit et la proximité avec ses personnages, et trouve dans la péripétie finale une stratégie d'écriture assez commode pour finir son film, un élément scénaristique loin d'être original. Sympathique et séduisant, "Double Mise" est un coup d'essai intéressant qui met en évidence les talents de metteur en scène de PTA et sa direction d'acteurs très personnelle.
    Top of the World
    Top of the World

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 153 critiques

    3,5
    Publiée le 18 août 2016
    Hard Eight est le premier film de Paul Thomas Anderson, qui montre déjà une belle assurance de réalisateur et plus encore de scénariste. Comme dans certaines de ses œuvres ultérieures, le californien filme une relation mentor-disciple, voire père-fils adoptif : ici, Sydney, joueur au casino interprété par l'excellentissime Philip Baker Hall, prend sous son aile John (le touchant John C. Reilly) et lui permet de mener une vie confortable. Les rencontres qu'ils feront avec Clementine (Gwyneth Paltrow) et Jimmy (Samuel L Jackson) ne manqueront pas de bouleverser leur vie...on retrouve dans ce film le talent qu'a PTA pour camper un lieu, une atmosphère et les personnages qui en font partie, ce qui permet de s'attacher, voire de s'identifier rapidement à ces derniers. Il en découle une intensité jamais forcée, puisque la narration ne piétine pas ni ne prend de vitesse les protagonistes, et la mise en scène, en dehors de quelques effets inutilement ostentatoires, est au diapason de ce rythme concentré. Quant à la dernière demi-heure, si elle fait perdre au film quelque peu en originalité en basculant dans le polar, elle le fait néanmoins avec élégance et efficacité, en témoigne la prestation savoureuse d'un Samuel L. Jackson tout droit sorti d'un film de Tarantino. Intelligent et ambitieux, un coup d'essai dont les promesses furent largement confirmées par la suite !
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 439 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    3,0
    Publiée le 10 juin 2015
    Tout commence lorsque Sidney trouve John, une personne qu'il ne connaît pas, assis et semblant dépité. En effet, il est sans le sou après avoir tenté de récolter 6000$ au casino pour payer l'enterrement de sa mère. Sidney décide alors de le prendre en main et de lui apprendre deux ou trois astuces au casino. Premier long métrage de Paul Thomas Anderson, on retrouve dans Hard Eight plusieurs éléments propres au futur réalisateur du génial Magnolia que ce soit dans sa manière de dresser un tableau avec plusieurs personnages ou sa réalisation à l'image des plans-séquences très vite identifiables. Il met en scène une galerie de personnages amoraux plutôt intéressantes où l'on trouve un mentor élégant, intriguant et très paternel, un jeune homme plutôt naïf ou encore une serveuse fragile. Anderson ne s'intéresse pas vraiment à leur passé et ce qu'ils étaient avant qu'ils ne se rencontrent mais il laisse sa caméra braquer au plus près d'eux, laissant l'action se dérouler et de ce fait, il laisse planer une atmosphère assez ambiguë sur l'avancement de l'historie et les personnages. Il nous emmène dans divers chemins scénaristiques intrigants et parfois surprenants, il arrive à maintenir une atmosphère nocturne et prenante tout le long où on a l'impression d'être immergé au cœur du casino, de ses vices et particularités. Néanmoins, tout n'est pas parfait dans ce premier film, Paul Thomas Anderson ne semble pas encore tout maîtriser, commet quelques fautes de rythme et diverses maladresses. C'est aussi dommage que la fin soit traitée de manière un peu trop rapide, guère convaincante et assez brutale finalement. Par contre, les interprétations sont excellentes et dominées par la présence naturelle de Philip Baker Hall alors que John C. Reilly et Gwyneth Paltrow sont aussi à leur aise. À noter que Anderson souhaitait faire un film beaucoup plus long, son montage durait plus de 2h20 mais fut refusé par les producteurs qui l'ont réduit à 1h40 et ce point-là aussi a tendance à se ressentir. Si Anderson arrive à créer une atmosphère plutôt prenante, permettant de nous immerger au cœur des casinos américains, sa première oeuvre n'est pas non plus exempt de tout reproche, souffrant notamment d'un montage mal maîtrisé, surtout dans la dernière partie et la finalité du récit. La suite ne sera que plus radieuse pour lui, en particulier avec Boogie Night et Magnolia ainsi que sa reconnaissance public et critique There Will be Blood.
    caro18
    caro18

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 2 213 critiques

    1,0
    Publiée le 23 septembre 2014
    La mise en scène est bien maitrisée mais le scénario manque d'interêt.
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 345 abonnés Lire ses 3 087 critiques

    3,5
    Publiée le 2 décembre 2018
    Sans doute le film le moins réussi de P.T Anderson, et pourtant, ça reste un bon film. C'est dire le niveau du bonhomme ! Polar simple, avec une intrigue pas très épaisse, ce qui fait qu'on peut trouver que les 100 minutes de film sont un peu remplies avec pas grand chose. En gros, on peut presque découper le film en trois actes bien distincts avec la rencontre, le motel et ce qui se passe après le motel. Entre-temps, les scènes s'éternisent un peu, notamment dans le motel, pivot du film mais également grosse faiblesse d'écriture. Heureusement, Anderson est un super directeur d'acteurs, donnant à P. Baker Hall un vrai grand rôle à sa mesure. En face, c'est très bons aussi, avec un J.C Reilly extraordinaire. Un pur polar donc, avec quelques plans séquences de folie, une intrigue qui réserve un petit twist pas désagréable et quelques jolis numéros d'acteur. Sympathique et intéressant. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 353 abonnés Lire ses 3 449 critiques

    3,5
    Publiée le 21 mars 2019
    Un joueur professionnel vieillissant prend sous son aile un homme paumé et sans le sous. On suivra leurs errances dans les casino de Reno et Las Vegas. Passé inaperçu à sa sortie, et encore méconnu aujourd'hui, "Hard Eight" est le premier long-métrage de Paul Thomas Anderson. On y repère plusieurs tics qui feront le succès du réalisateur : des plans-séquences et plus généralement une mise en scène lente mais hypnotisante, un rythme maîtrisé, et des acteurs de talent qui deviendront des habitués de sa filmographie. Ici, Philip Baker Hall impérial en mentor paternaliste au passé mystérieux, John C. Reilly convenant bien au rôle de nigaud pas très débrouillard, Gwyneth Paltrow (alors peu connue) dans un rôle bien moins glamour qu'à sa future habitude, ou encore Samuel L. Jackson en petite frappe inquiétante. Si les ellipses et le côté froid du protagoniste en dérouteront certains, "Hard Eight" reste un film noir à la forme très soignée, et aux personnages intéressants.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1530 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    3,5
    Publiée le 29 mai 2013
    Le premier film de Paul Thomas Anderson est aussi son plus méconnu. Avant qu'il ne devienne le meilleur formaliste du monde(ça ne se discute pas),le réalisateur buté s'offrait un premier long en forme de plongée hypnotique et singulière dans l'univers des casinos de Las Vegas,en y développant déjà les rapports filiaux faussés. "Hard Eight"(1996) a le mérite,très rare de nos jours,d'intriguer de bout en bout. On ne parvient jamais à perçer les secrets et les agissements de Sydney(Philip Baker Hall,impérial), parieur d'expérience qui va prendre sous son aile un joueur qui a tout perdu(John et ses expressions inimitables de nounours paumé). Une jeune serveuse au comportement désarmant va aussi les suivre(Gwyneth Paltrow,impeccable entre détachement et vulnérabilité). Mais la menace d'un chef de sécurité corrompu plane(Samuel.L Jackson,très tarantinesque). On a l'impression de suivre un film d'arnaque qui oscille brusquement vers le film noir,avec toujours en toile de fond ce constat d'échec et d'une hypothétique seconde chance. La mise en scène est insolente de maîtrise,surtout dans les plans-séquences et le hors-champ. PTA eut beaucoup de difficultés avec ses producteurs,mais la magie de son film,elle,est intacte.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 473 abonnés Lire ses 3 441 critiques

    3,0
    Publiée le 20 mars 2017
    Si Phillip Thomas Anderson a connu la popularité à partir de “Boogie Nights » en 1997 et encore plus avec son film choral « Magnolia » en 1999, l’affirmation de son style froid et distancié qui constitue sa marque de fabrique depuis « Punch Drunk Love » (2002) remonte certainement à « Hard Eight » son premier ouvrage. Inspiré de son court-métrage « Cigarettes and Coffee » (1993), le film offre une variation assez curieuse du genre noir bâtie à partir de la volonté de rédemption d’un homme rongé par le remords. L’univers du jeu qui sert de toile de fond à une intrigue qui se permet quelques écarts temporels assez déroutants est au final un peu laissé de côté par Anderson qui se concentre sur la relation duale qui s’installe entre John (John C. Reilly), le jeune paumé qui cherche de l’argent pour enterrer sa mère (!) et Sidney (Phillip Hall Baker) le rat de casino, devenue triangulaire après l’arrivée de Clémentine (Gwyneth Paltrow) la jeune serveuse, prostituée occasionnelle. L’exposition des personnages tristement monocorde emmène le film sur un faux rythme assez étrange mais aussi un peu vain tant on se demande de quoi est fait le quotidien des deux hommes dont on apprend par un simple panneau incrusté qu’ils viennent de passer deux ans ensemble après que Sidney a montré à John les moyens de survivre dans l’univers des casinos. Cette construction scénaristique quelque peu artificielle et ampoulée se déride avec un twist final où Anderson emballe enfin machine, mais là encore le retournement de situation semble surfait et peu crédible. On peut dès lors déceler le soupçon de prétention qu’une part de la critique a rapidement relevé chez PTA qui à ses yeux peinerait à donner une substance réelle à ses personnages au sein d'intrigues pas toujours lisibles. Déroutant plus que réellement fascinant, « Hard Eight » laisse après sa vision, l’étrange sensation de ne pas bien savoir à quelle sauce le réalisateur a voulu nous manger. On sait que PTA dont le montage initial durait 2h30 (le film dure en réalité 1h41) a été en conflit avec ses producteurs qui avaient sans doute détecté la tendance de l’auteur à enrouler sans fin ses scénarios autour d’un thème lancinant. Tendance bien visible et dommageable dans les réalisations les moins convaincantes de PTA (« Punch Drunk Love », « Inherent vice »). Le scénario de « Hard Eight » laissait bien d’autres possibilités à Anderson s’il avait daigné se rapprocher davantage de ses personnages qu’il semble regarder derrière un miroir sans tain. Il faut tout de même modérer le propos en rappelant qu'il s'agit d'une première réalisation qui laisse entrevoir un réel point de vue.
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