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brianpatrick
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5,0
Publiée le 12 janvier 2026
L'empereur du nord. Un film sorti en 1973. C'est un film qui relate la grande dépression de 1929. L'amérique profonde. Le monde des vagabonds. Le monde des "Freighthopping" les voyageurs clandestins illégals. Pour les acteurs, la grande classe, Lee Marvin, Ernest Borgnine et Keith Carradine. Un belle immersion dans ce monde des transports dans les années 30. Des belles images. Uniquement du travail en extérieur. Une diffusion sur la chaine RTS suisse en 2026. Après une vingtaine d'années d'absence. Quant aux chaines françaises, aucune depuis des lustres.
Le film met en présence de singuliers protagonistes. Sur fond de crise sociale, dans l'Amérique de la Grande Dépression, des vagabonds se heurtent à l'intransigeance de chefs de train hargneux occupés à empêcher le resquille sur leur convoi. Le train 19 focalise cet affrontement en mettant aux prises n°1, le "trimardeur" devenu l'idole des exclus, et Shack dont l'acharnement orgueilleux provoque entre les deux hommes un combat sans concession. Entre drame et comédie, Robert Aldrich imagine des péripéties ludiques, une réelle espièglerie et des instants plus graves aussi, plus amers, sur la condition des vagabonds. Il est bien évident que derrière ces scènes d'action se cache une parabole sur la période de marasme social des années 30, certes secondaire relativement à l'action et à l'antagonisme brutal entre le resquilleur Lee Marvin et le cheminot Ernest Borgnine. Ce train qui qui roule est ce train de l'existence que les vagabonds tentent de prendre en marche et à bord duquel seuls les plus forts pourront prendre place. Des acteurs au top et une réalisation efficace font de ce film a priori simple un remarquable divertissement.
Malgré un cadre alléchant et bien retranscrit qui nous plante dans l'Amérique de la Grande dépression, le film s'essouffle rapidement et tend même à se répéter avec les affrontements tendus entre Lee Marvin et Ernest Borgnine. Pour ne rien rattraper, le jeu du jeune Keith Carradine n'est pas bon et fait tendre le film vers un banal feuilleton.
À l'ère de la Grande Dépression, la confrontation entre les Hobos, vagabonds clandestins du rail, et les agents ferroviaires se transforme en un affrontement symbolique. Le regard de la caméra se pose sur un Hobo, figure de la résistance d'une classe marginalisée, défiant un système qui les écrase. En contrepoint, Shack incarne l'autorité brutale, imposant ses règles inflexibles à ceux qui osent défier l'ordre établi.
Pour les Hobos, voyager ne se résume pas à une simple quête de gratuité, mais devient un acte de rébellion, une affirmation de liberté face à la société.
Le train, symbole ambigu du progrès, sous la tutelle autoritaire de Shack, avance sans égard pour ce qui l'entoure, illustrant qu'un progrès peut s'avérer déshumanisant, prêt à écraser l'humanité sur son passage. En réduisant les Hobos à de simples numéros, Shack incarne les dérives potentielles d'un capitalisme impitoyable, où les pouvoirs en place s'acharnent à écraser toute individualité.
Lee Marvin vs Ernest Borgnine. Sous la direction de Robert Aldrich, le face-à-face viril entre deux gueules du cinéma US apparaît un peu tiède par manque d’épaisseur et une construction linéaire qui n’a que pour but de nous emmener vers l’inévitable affrontement final. « l’Empereur du Nord » nous divertit malgré tout par quelques bons moments autour d’un genre qui n’a pas souvent les faveurs des studios.
un bon petit film de aldrich avec un scénario assez mince mais qui malgré tout se regarde sans problème grâce notamment à ce trio d'acteurs"marvin,borgnine,keith carradine",j'ai beaucoup apprécié la scène de fin.
Bonne histoire de base, filmer un duel entre un chef de train fou furieux (E. Borgnine) et un vagabond roi du voyage clandestin (L. Marvin), bagarres et filouteries au programme. Le film est assez passionnant, guerre psychologique et joutes verbales.