Léon Morin, prêtre
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 janvier 2014
Emmanuelle Riva, Belmondo, un beau film philosophique sur la religion et les doutes de la vie.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2013
"Léon Morin, prêtre" se distingue surtout par son audace. En effet, remettre en question la crédibilité du christianisme pendant la seconde guerre mondiale, en France, est plus qu'osé. D'ailleurs, le personnage de Barny, joué par Emmanuelle Riva, est intéressant dans son changement d'un athéisme défendu, vers une conversion chrétienne totale. En face, Belmondo est parfait dans ce rôle de prêtre moderne, et donc très loin des clichés habituels. Cependant, le film souffre de longues discussions, très souvent inintéressantes, sur la foi et la croyance, qui font perdre l'attention du spectateur. Au fur et à mesure que le film avançe, on a du mal à saisir le vrai point de vu de Melville sur cette question. Ce dernier préfère mettre en scène une attirance du personnage féminin vers le prêtre, sans jamais trouver une vraie intensité dramatique. Si le film possède une intrigue de base originale, et propose de bons moments, il ne monte jamais en puissance et finit par laisser le spectateur sur sa fin.
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2013
Avant de devenir le maître du polar français à l'américaine, Jean-Pierre Melville avait réalisé des films d'un registre différent à l'image de celui-ci dont le caractère religieux est très prononcé. De plus, comme un internaute le fait remarquer très justement, le fait d'imaginer Jean-Paul Belmondo dans le rôle d'un jeune curé évangéliste peut faire sourire car une grande partie de la génération actuelle se souvient de lui en tant que super flic cascadeur. Ce qui est bien évidemment très réducteur. C'est donc pour ses deux raisons que «Léon Morin prêtre» est une oeuvre à part, aussi bien dans la filmographie de son réalisateur que dans celle de son interprète principal. Ce film, drame historique et religieux axe son propos sur la religion qui est un vaste sujet. Les dialogues sont nombreux et poussent à la réflexion ce qui fait donc de «Léon Morin prêtre » une oeuvre assez bavarde, exigeante et donc assez difficile d'accès. Pour être captivé par un film de ce genre, il faut impérativement deux grands comédiens, c'est le cas avec ce très bon duo formé par Emmanuelle Riva et Jean-Paul Belmondo. Ce film c'est aussi une histoire d'amour impossible, car si l'une est très éprise, l'autre doit la repousser pour rester fidèle à ses convictions. Mais lors de la scène finale, on se rend compte que cette attirance était réciproque. Une oeuvre qui a vieilli certes, mais qui a été injustement oubliée.
TheDarkKnight74
TheDarkKnight74

47 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2013
Melville est incontestablement l'un des plus grands réalisateurs français. De nos jours il est davantage connu pour ses derniers films policiers (son somptueux chef d’œuvre Le Samouraï en particulier) que pour ses œuvres précédentes. Il serait pourtant dommage d'oublier ces merveilles, dont Léon Morrin, prêtre fait indéniablement partie. Après quelques tentatives qui se soldent toutes par un échec public et parfois critique, Melville veut absolument obtenir un succès au box office qui lui permettrait de mener sa carrière comme il l'entend. L'admiration des cinéastes de la nouvelle vague (François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol & co) ne l'atteint guère et avec ce film il va à rebours des intentions de ce petit cercle prompt à célébrer le désir de non conformisme au cinéma. Melville veut plaire, et il plaira. Léon Morrin prêtre adopte une narration facile à suivre, un rythme suffisamment soutenu, des acteurs vedettes, et un thème mêlant histoire et religion. Il dépeint avec un style sobre mais puissant un petit village français type sous l'occupation allemande. Ce lieu est tout à fait propice au déroulement d'une romance dans un contexte de fascination pour la religion. Tout d'abord parce que c'est crédible, ensuite parce que cela permet de dépasser largement la « simple » dissection du système religieux en période de guerre pour étendre cette analyse pertinente aux mœurs modifiées selon les conditions croisées qui les entourent, voire même jusqu'aux tréfonds de l'âme humaine. Le duo Jean-Paul Belmondo/Emmanuelle Riva flirte à des sommets de prestation inouïe, dans un duel de comédien titanesque qu'ils gagnent et perdent tour à tour, avec tellement d'excellence qu'il est impossible de les départager. Cet amour impossible est traité de manière intelligente, complexe, qui ne cède jamais à la facilité, ne sombre pas dans la guimauve, et évite toute mièvrerie trop souvent présentes dans le cinéma français. L'amour qu'ils se vouent l'un à l'autre est inconcevable car la religion fait obstacle, mais pas seulement. Léon Morrin a, semble t-il, appris à aimer autrement que par la passion charnelle, il nourrit ses discussions avec Barry d'amour intellectuel. Les deux protagonistes sont les têtes les mieux remplies du village, et le prêtre en a conscience, mais ne peut résister à cette attraction de converser avec Barry, c'est pourquoi il revient alors qu'il voit bien que ses pulsions féminines ont du mal à être contenues. Les précautions qu'il prend sans cesse vis à vis de Barry pour mener leur discussions comme il l'entend se révèlent de plus en plus insuffisantes, et finalement son absence de plusieurs mois ne fera qu'attiser les braises qui sommeillent en elle. A travers leurs dialogues il y a sans cesse ce jeu amoureux implicite qui fait tantôt surface de manière poignante. Le centre même de leur dissertation religieuse commune suscite beaucoup d'intérêt, même si ce n'est que la partie visible de l'iceberg que forme le film de Melville, passionnant dans ce qu'il montre et explique, touchant au génie lorsqu'on en explore le sens caché. La photographie magnifique, la partition musicale très bonne toujours utilisée avec parcimonie, ainsi que la mise en scène de maître achèvent de faire de Léon Morrin, prêtre un chef d’œuvre impérissable du cinéma français, et ce sur tout ses aspects.
Teresa L.
Teresa L.

23 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2013
Rectification au post de svbde- il ne s'agit pas de l'occupation nazie mais fasciste, et même si on a oublié la distinction entre les deux, cela a son importance.
Belmondo en prêtre, ça peut sembler fumeux. Et les pleins et les déliés de la diction de Riva peuvent sembler incongrus face au phrasé de "L'homme de Rio". Mis en interaction, les deux acteurs sont miraculeux. Melville laisse parler son ambiguïté naturelle et cela fonctionne. Un film à voir et montrer sans préjugés, en dépit de son noir et blanc austère. Excellent et entier, du très grand art.
sly-stallone88
sly-stallone88

247 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2013
le contraste entre un prêtre décomplexé mais fidèle à ses valeurs et une veuve non croyante, dévoué mais perdu dans sa vie !!!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2012
Un film assez particulier dans la filmo' de Melville . Les dialogues ici sont prédominants et le rendent donc plus exigeant surtout de par leurs contenu.. Rencontre entre une communiste athée et un jeune prêtre, ce long métrage aborde les questions liés à la religion (l'existence de Dieu, la notion de pardon..) que pose le personnage d' E Riva (excellente). Si elle comptait au départ destabilisé le prètre, elle va être désarconnée par l'attitude et les réponses de Leon Morin (interprétation fascinante de Belmondo) et mème tomber sous son charme. Le film gagne alors en attrait car on ne sait jamais vraiment quel sont les visées du paroissien et jusqu' ou va aller cette relation. L' aspect religieux se double donc en partie d' une étude psycho' des deux personnages.
Il faut ajouter bien sûr que tout cela se passe dans un village du temps de l' Occupation. Très peu d'hommes (parti dans les maquis ou en Allemagne),les petits comportements durant cette période (être vichyste et catholique en mème temps) sont aussi soulignés, interrogés.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2013
(VIDEO) Beau et surprenant. Interprétation splendide. Mais quel est, diable, la signification d'un tel film ? Est-ce vraiment un film sur la religion et sur la grâce, ou bien y a-t-il une métaphore qui m'échappe ?
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2017
En 1961, Jean-Pierre Melville n'est pas encore devenu le spécialiste du film policier à l'américaine reconnu au-delà de nos frontières. Il livre avec "Léon Morin prêtre" sa dernière chronique sociale. Dans la France occupée alors que les hommes sont partis sur le front ou au STO, les jeunes femmes d'une bourgade de France sont en émoi devant un jeune vicaire qui dispense la parole de Dieu selon des méthodes peu orthodoxes, n'hésitant pas à recevoir ces dames dans sa chambre ou même à se rendre à leur domicile. L'excellente idée de Melville a été de confier ce rôle à l'idole montante de la Nouvelle Vague, Jean-Paul Belmondo. Celui-ci donne à Léon Morin toute la gouaille nécessaire pour nous laisser imaginer qu'à tout moment il va se laisser aller à l'écoute de ses sens. Or le jeune homme aime vivre dangereusement et se contente d'un donjuanisme platonique dont on se demande à force s'il ne se nourrit pas de la jouissance de voir toutes ces femmes se torturer devant son charme inaccessible. Avec l'une d'entre elle incarnée par la très gracile Emmanuelle Riva, la relation va prendre une tournure toute particulière qui finira par consumer la jeune femme qui ne peut s'empêcher de penser qu'un sentiment très fort les unis par-delà les discussions théologiques. C'est ce jeu qui s'apparente un peu aux "Liaisons dangereuses" de Laclos que Melville se délecte à nous montrer en adaptant le roman de Béatrix Beck prix Goncourt en 1952. Cette romance contrariée qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale est l'occasion pour Melville de nous montrer que les périodes troublées de l'histoire sont les plus propices aux sentiments les plus forts. Melville se moque aussi gentiment des militaires italiens, alliés de pacotille des nazis. Avec la fin du conflit et la mutation du jeune prêtre les choses reprendront leur place sans que l'ordre établi n'ait été renversé malgré les effusions de plus en plus mal maîtrisées de la belle Emmanuelle. Morin s'en va vers d'autres horizons sans que sa personnalité ne nous soit vraiment révélée. Qui était-il vraiment ? Un mercenaire en robe noire convaincu de convertir le plus grand nombre par ses méthodes bravant les canons traditionnels ou plus simplement un jeune homme réglant ses comptes avec la gente féminine car frappé par sa mère quand il était enfant ? Melville laisse à chacun sa libre interprétation et c'est très bien ainsi.
Jipis
Jipis

45 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2012
Une athée orgueilleuse adorant le commandement offert à une jeune femelle au visage rayonnant de lumière noire vient titiller sur ses terres un jeune prêtre pseudo anti conformiste mais aux argumentations vieillottes à l’aide d’une phrase assassine venue d’Orient.

De longues conversations théologiques faisant suite à une absolution guidant des premiers pas vers la foi s’établissent entre un rhétoricien incorruptible et une jeune veuve soumise aux attirances féminines sur toile de fond de ville alpestre occupée ou seul l’enfance et l’uniforme parviennent encore à se blottir l’un contre l’autre en s’inondant de sentiments purs.

Des Juifs se baptisent afin d’échapper à la déportation, des chaussures peintes en noires respectent le souvenir d’un disparu pendant que dans une chambre close des propos et des livres s’échangent en se commentant.

« Dieu est incommunicable ». C’est atroce s’écrie un esprit sur le point de déposer les armes et de se convertir.

Cette soumission ressemble à une conquête de la chair en ces temps sans hommes, ceci est incompatible avec un missionné programmé pour sauver des âmes et qui malgré l’apport intime de quelques confidences qu’il faut savoir interpréter reste profondément attaché à son sacerdoce. La pensée virtuelle d'un unique baiser libère momentanément des tortures de la chair une jeune femme rongée par l'impossibilité de conclure sa passion en temps réel.

« Léon Morin Prêtre » est une œuvre défaitiste, auto flagellatoire. Une femelle vaporisée par des perceptions amoureuses interdites détruit une pensée primordiale athéise en adoptant une conversion tactique lui permettant d’espérer vainement l’amour impossible d’un ecclésiastique uniquement proche de ses semblables que par la formation.

La fin est datée, morose, décevante dans son processus que les intellects de l’époque soumis aux bonnes consciences n’ont pas la force de modifier. Chacun tout en contestant les rigueurs moralistes de son temps en subit les méfaits plus ou moins volontairement.

Par manque de déterminisme des potentiels de destins en communs sont brisés laissant encore plus désemparée une entité prisonnière de ses sens à contre courant. L'amour sous toutes ses formes subit de plein fouet un réalisme cinglant.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2012
Sans conteste l'un des meilleurs films de Jean-Pierre Melville, et l'un de ses plus émouvants. Sur fond de Seconde guerre mondiale, le cinéaste français nous raconte avec sensibilité, pudeur et intelligence la confrontation d'une jeune femme désorientée et d'un jeune prêtre qu'elle tente de déstabiliser par ses questions sur la religion catholique. Inutile de préciser que c'est leur relation ambiguë qui constitue l'intérêt majeur du long métrage (Melville à heureusement décidé de resserrer l'intrigue sur ses personnages). «Léon Morin, prêtre» ne se limite pas en effet à un « simple » dialogue sur la foi, c'est aussi la chronique d'une France traumatisée, d'un village où les hommes quand ils ne sont pas maquisards sont partis au front pour ne jamais revenir (les clichés habituels des films du genre sont heureusement évités), mais surtout une sorte d'essai sur la nature humaine, la complexité des liens qui unissent Léon Morin et Barny s'avérant absolument fascinante. Tout d'abord grâce au talent extraordinaire des comédiens : Belmondo et Emmanuèle Riva sont au sommet de leur art, avec un jeu d'une sobriété exemplaire mais d'une justesse peu commune. Egalement du fait de l'humanité qui s'émane de leurs personnages, dans ce qu'elle à de plus noble et de plus pathétique. Jean-Pierre Melville a su trouver le juste milieu entre réflexion et spontanéité, et ce qui aurait pu apparaître indigeste se révèle finalement admirable, sans didactisme bébête (encore une fois il ne s'agit pas d'un cours de catéchisme pour neuneus). En plus d'être esthétiquement remarquable, «Léon Morin, prêtre» est donc un film très touchant et qui ne laisse pas indifférent. Une réussite totale en somme. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
chrischambers86

16 219 abonnés 13 173 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2015
Difficile de comprendre encore aujourd'hui comment l'un des prècurseurs de la Nouvelle Vague et aussi l'un des meilleurs connaisseurs du cinèma amèricain a t-il pu s'embarquer dans une pareille aventure ? A travers la rencontre initiatique entre la veuve d'un juif communiste - incarnèe par Emmanuelle Riva - et le prêtre d'une paroisse de province - jouè par Jean-Paul Belmondo (oui c'est bien notre Bébel national qui campe un curè de choc) - , le film de Jean-Pierre Melville saisit la place et le rôle de l'èglise catholique dans la France de l'Occupation, et souligne l'importance de l'influence que celle-ci exercèe sur le monde des femmes! Ce film classique, en noir et blanc, donne des renseignements prècieux sur la sociètè française d'alors et sur l'attitude de certains catholiques à l'ègard de la collaboration! Un film à part dans l'oeuvre dèjà très riche de Melville...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 août 2011
Film d'une incroyable modernité, "Léon Morin prêtre" transcende son discours sur la foi pour proposer une radiographie du sentiment amoureux et une réflexion troublante sur la nature du désir. Mêlant habilement le contexte historique (la période trouble de l'occupation, où les repères moraux vacillent et où les privations diverses aiguisent les désirs refoulés), et discours sur le religieux (qui devient autant une métaphore du sentiment amoureux qu'un exercice de psychanalyse), le film fait se confronter une communiste athée et libertaire à un jeune prêtre provocateur dont les motivations sont très vite ambiguës (il joue ostensiblement la carte de la séduction). La chasteté de l'un et de l'autre (choisie ou subie) ne fait qu'attiser les pulsions et la violence du refoulé. Le rapport dominant / dominé qui s'instaure entre eux se fait peu à peu métaphore du rapport amoureux, avec toute l'ambiguïté qu'il peut contenir (La force du film est de laisser au personnage du prêtre son opacité : jusqu'à quel point est-il vraiment maître du jeu ? Jusqu'où manipule-t-il le désir de la jeune femme ? Ses nobles intentions ne cachent-elles pas une frustration et un désir de se venger sur cet objet de désir qu'il ne peut atteindre ?). La complexité des rapports ne cesse de grandir au fil du récit, laissant libre l'interprétation - autre signe de modernité du projet. Le jeu hallucinant de Belmondo, tantôt fin humaniste, tantôt séducteur cynique, donne à son personnage un puissante dimension tragique. Quant à Emmanuelle Riva elle confère une belle intelligence à son personnage d'amoureuse sacrificielle (mais non dénuée de cruauté). Le génie de Melville est de mêler dans sa mise en scène chronique naturaliste (le tournage en extérieur dans un geste très "nouvelle vague") et grande sophistication formelle (le traitement expressionniste de l'univers du prêtre), donnant naissance à une sorte de "thriller sentimental" naviguant dans les eaux troubles du désir et du refoulement. Un joyau noir dont on ne cesse d'explorer les richesses cachées.
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2011
Un questionnement sur la vie, sur la foi et l'amour magnifiquement interpréter par les deux acteurs principaux Belmondo est génial!

Les difficultés de la vie au temps de l'occupation sont très bien montrés.

Tout simplement un beau film.
gimliamideselfes

3 456 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2011
J'aime bien les films qui parlent de foi (mais intelligemment), plus particulièrement les histoires de bonnes soeurs, là il s'agit d'un prêtre superbement interprété par un Belmondo absolument génial, on voit là tout son talent d'acteur, réussir à être d'une sobriété totale, s'effacer derrière son personnage. Ce prêtre est un personnage absolument jouissif, l'écouter parler, avec une certaine répartie, réfuter les accusions de la jeune femme athée, il y a quelque chose, quelque chose de beau, de beau parce que ça donne envie de croire en Dieu. On est loin du prêtre réactionnaire, au contraire, on a un être humain qui est divinement bon et juste. J'ai beau être un athée convaincu ce genre de films me touche, j'aime lorsqu'on parle ainsi de la religion.
J'ai été vraiment surpris par ce film, et en bien. Je n'ai pas vu beaucoup de Melville, je ne savais donc pas à quoi m'attendre, mais il faut absolument que je vois ses films "majeurs" si je puis dire. J'ai été envoûté par ce Léon Morin prêtre.
Le film regorge de scènes splendides et magnifiques, la fin par exemple est de toute beauté, vraiment émouvante, tout en restant sobre, ça dégage vraiment quelque chose de puissant et de fort, on aurait pu se croire chez Bresson.
Ensuite le film est peut-être un peu long, même s'il n'y a pas vraiment de passages à vide, j'ai l'impression que certaines scènes ne sont pas totalement exploitées, je pense notamment aux scènes de "travail", cette fascination pour la patronne.
Bon après les scènes de dialogues avec Belmondo restent dans ce film la cerise sur le gâteau, c'est vraiment excellent lorsqu'il est à l'écran.
Un bon film.
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