628 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
70 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
20 critiques
3
29 critiques
2
10 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Thierry LEFEVRE
1 abonné
246 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 6 juillet 2026
En noir et blanc, dialogues subtils, extraordinaires échanges quasi philosophiques entre une athée qui se convertit au catholicisme et ce prêtre érudit dans un village de la France libre occupé tour à tour par les italiens puis les allemands. Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva accomplissent tous les deux une partie théâtrale de haut vol. Une providence cinématographique divine. « Quand vous aimez, vous aimez sans preuve, la foi c’est pareil...Dieu ne possède pas d’existence, Dieu est existence. L’abbé n’essaye pas de la convaincre et montre son scepticisme « On aura tout vu » quand cette mère de famille lui déclare se convertir. Amour impossible de deux êtres qui se rencontreront dans un autre monde.
Un drame psychologique évoquant la relation ambigüe entretenue dans la France occupée par une jeune femme athée veuve d’un juif réfugiée dans un petit village et d’un prêtre qu’elle défie sur le terrain de la religion. Questionnant la religiosité de façon très verbeuse, le film de Jean-Pierre Melville bien que réalisé avec soin brille en premier lieu pour la qualité de son interprétation emmené par la troublante Emmanuelle Riva face au prêtre à la rhétorique affirmée que joue Jean-Paul Belmondo dans un rôle bien éloigné de ceux ayant fait sa légende. Un long-métrage un poil long mais néanmoins construit avec intelligence jouant sur les nuances et les ellipses discrètes pour faire avancer l’étrange relation de ces deux êtres.
"Léon Morin, prêtre" réalisé par Jean-Pierre Melville en 1961 avec Jean-Paul Belmondo, interprétant le prêtre Léon Morin, et Emmanuelle Riva, veuve de guerre d'un juif communiste, dans les rôles principaux. Le thème central est la religion autour de la foi, Dieu et la conversion voire le comportement d'un chrétien pendant l'Occupation allemande. Qui sera le plus persuasif ? Les nombreuses rencontres entre les deux protagonistes, leur éloquence, leurs arguments, leur répartie et leurs convictions donnent du rythme à l'histoire et évite de tomber dans l'ennui. Excellent film. A voir.
Ce film est assez différent des autres films de Melville. Il comporte une dimension poétique indéniable mais est trop bavard et en conséquence comporte des longueurs. C’est un film qui vaut néanmoins le détour pour voir Belmondo en prêtre attachant et aussi pour la fresque historique d’une France d’un autre temps.
Sur fond d'Occupation dans un petit village, une mère célibataire athée et communiste décide de provoquer un jeune prêtre. Sauf que celui-ci répond calmement, et embarque notre héroïne dans un débat théologique sur plusieurs années. Par ailleurs, vu le manque d'hommes, ce séduisant jeune prêtre en soutane ne la laissera pas indifférente... J'ai trouvé quelques longueurs à "Léon Morin, prêtre". D'autant que la voix-off est parfois surfaite, et qu'il y a un rythme étrange, avec des scènes qui s'enchaînent et se terminent souvent manière abruptes. Néanmoins, le film demeure intelligent de bout en bout. A la fois dans ses réflexions théologiques bienvenues, qui n'ont pas du tout vieilli (dont certains dialogues qui demeurent crus !). Et dans les tourments de la protagoniste, qui aimerait transformer ces débats en ébats. Tandis que l'on ignorera pendant un moment si Monsieur l'abbé joue un rôle, ou s'il s'éprend lui-aussi de madame... L'Occupation en arrière-plan rajoutant diverses tensions, et permettant de donner des repères temporels. Tout en étant assez osée pour l'époque : sans occulter les déportations, certains soldats allemands apparaissent gentils avec les enfants, quand des militaires américains lubriques en deviennent menaçants. Le film est enfin soutenu par deux très bons comédiens (Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva) qui donnent toute leur saveur à ces échanges religieux.
Un film fondé sur la relation entre un prêtre et sa paroissiène pendant la 2eme guerre et la liberation. Les dialogues sont de bon niveau théologiquement. Un film intéressant et intelligent avec d excellents acteurs. Un bon film un peu austère néanmoins
L'Occupation fournit à la rencontre entre le prêtre Léon Morin et la jeune veuve prénommée Barny son cadre dramatique et réaliste, en même temps que le contexte moral du régime de Vichy. Environnement sans doute subalterne mais qui explique en partie, peut-être, le trouble du personnage d'Emmanuelle Riva, cette jeune femme mélancolique qui refuse d'abord la spiritualité que lui enseigne, comme au catéchisme, Léon Morin. Par petites touches et courtes scènes, Melville illustre, comme des étapes, la progression psychologique de Barny. Pour cette raison, c'est elle le personnage central du film. Sa relation avec le curé, toujours plus complice, devient ambigüe et on ne saura pas sispoiler: la foi qu'elle manifeste finalement n'est pas liée au sentiment que lui inspire le prêtre. A ce propos, dans ce film austère, les dernières scènes sont les plus intéressantes et les plus émouvantes. La présence de Jean-Paul Belmondo, inattendue dans cet emploi d'ecclésiastique, se justifie pleinement par le caractère du personnage. Moins mystique que simplement humain, moins sententieux que prosaïque, le catéchisme de Léon Morin est familier, compréhensif, moderne en un mot.
Dans la France du 20e siècle, on pouvait être catholique ou communiste, mais on ne pouvait pas être les deux a la fois, leurs philosophies proche les mettant en concurrence. C'est cette opposition que raconte Jean Pierre Melville, à travers deux personnages interdits l'un pour l'autre. Au final, le film parle d'engagement, de spiritualité, de sens à donner à sa vie, à travers des discussions passionnantes sur les limites des dogmes ("l'église intérieure, c'est l'humanisme de bonté"). Par ces thématiques, le film reste actuel, l'attrait de la religion continuant quand le communisme a pris de nouvelles formes, parfois assez radicales. Le film évoque aussi le célibat et la fin de la guerre avec tact a travers une voix off factuel, en forme de journal. Le remake récent de Nicolas Boukrief, très proche, m'apparaît toutefois supérieur, celui ci ayant injecté plus de trouble dans la relation des deux héros .
Un film de 1961 dont je connais à peu près son histoire avec son Remake réalisé par Nicolas Boukhrief "La confession " avec Romain Duris et Marine Vacth qui m'avait marqué lors de sa sortie en salles. Je voulais voir "Léon Morin, prêtre" , d'abord parce qu'il est réalisé par Jean-Pierre Melville, puis pour voir la comparaison, verdict, l'original est aussi bien que le remake, aucune préférence, à égalité en termes de qualités. L'occasion aussi de voir ce que donnait Jean-Paul Belmondo en prêtre et il est crédible, François Truffaut avait raison, Bebel pouvait jouer n'importe quel type de personnage au cinéma. En face, il y a Emmanuelle Riva superbe à l'écran et touchante dans la narration, je me demande même pourquoi elle n'a pas eu plus de rôles de cette anvergure dans sa carrière d'actrice. L'histoire est passionnante à suivre, une mère va se confesser puis rendre visite à un prêtre pour discuter de la vie, ses problèmes, échanger des livres de sainteté, pendant la seconde guerre mondiale avec des patrouilles Allemandes qui envahissent le coin et quelques bombardements nocturnes. L'entraide du prêtre et la femme se divague. Melville nous livre la une très belle œuvre auquel je conseille vivement.
j'y allais pour Belmondo et pour voir ce film de 1960 que je n'avais jamais vu (et pas lu le livre non plus). j'ai trouvé le film assez subversif pour l'époque : une femme parle de son attirance pour une femme, puis elle tombe amoureuse d'un prêtre, ça a du faire scandale en 1960 ! jusqu'au bout on se demande si qq chose va se passer entre eux. je ne vous le dis pas ! Belmondo en jeune prêtre, ça vaut le détour !!!
Après "Un Flic" je voulais voir autre chose de Melville, et dans un genre différent. Le polar désincarné ne m'ayant pas convaincu, je me suis tourné vers la mystique religieuse. Wikipédia m'a donné le résumé de la vie de Melville, et j'ai particulièrement apprécié cette seconde oeuvre. A Londres en 1942, et sur les plages de Provence en 1944, l'homme n'était pas une mauviette. Apparemment, son caractère n'était pas facile. Compte tenu de ses origines, l'idée de faire ce film n'allait pas de soi. Sa vision de l'occupation italienne puis allemande vient de son vécu. On ne sent pas chez lui d'aigreur contre les populations envahies, quelles qu'aient été leurs attitudes, et même contre les envahisseurs. La partie religieuse, puisque c'est le coeur du film, est traitée sans fausse note, avec un grand respect de la doctrine catholique telle qu'elle était enseignée pendant ces années sombres. Melville s'intéresse ici beaucoup aux femmes, contrairement à "Un Flic" où cette pauvre Catherine Deneuve n'était pas arrangée. Emmanuelle Riva, ses collègues professionnelles, les vieilles femmes qui s'occupent de sa fille, forment un petit monde tout plein de pulsions contradictoires et inassouvies. La figure de Belmondo, le curé Léon Morin, n'en apparaît que plus édifiante. Certes, il a déjà des tendances modernes, de liberté vis à vis de ses paroissiennes ou d'ouverture oecuménique. Mais il reste malgré tout très traditionnel. Une curiosité: Howard Vernon acteur principal des Silences de la Mer du même Melville fait ici une courte apparition en officier allemand. Pas spécialement le rôle de sa vie.
Quel monument.. Je ne m'attendais pas à regarder un édifice si beau, si bouleversant. Jean-Pierre Melville tricote avec précision, un chef d'oeuvre silencieux fait d'ellipses et de plans longs, où la sobriété est un subterfuge pour toucher à la grâce et la subversion morale pour toucher à la sincérité. Melville signe, avant la nouvelle vague, le plus grand film de son mouvement.
Bon, j'ai aimé suivre le film. Je n'ai pas aimé l'impression qu'il ma laissé. Le film est très intéressant dans sa rhétorique, dans ses dialogues mais manque totalement du souffle et de l'énergie d'un film chrétien. On ne sent rien de la lumière, de la grâce, de le puissance du coeur, de l'énergie du christ ou du divin. C'est un film athée pour des athées qu ne dégage rien en terme de mystique ou de spiritualité. On comprend que les églises sont vide aujourd'hui ! La recherche spirituelle est quelque chose de vivant, de lumineux mais rien dans le film ne fait ressentir cela. On tourne en rond dans des questions assez basique de frustrations sexuelles et d'une amourette qui relève davantage de la psychanalyse (transfert & sublimation) que de l'expérience d'une conversion ou de l'effet de la grâce ou de l'esprit sain. Le film dégage donc quelque chose de limitant, de frustant et de vide. Belmondo est un anti-acteur. Il n'est bon que quand il s'éclate à être lui même alors là oui, il rayonnne et dégage de la joie, de l'amour, et plait. En ce sens, l'as des as est beaucoup plus "chrétien" qu'un Leon Morin qui ne dégage rien. Les athées veulent comprendre, débattre, convaincre, analyser , là où il n'y qu'a expérimenter avec son coeur. En ce sens, la démarche rationnelle, scientifique et académique relève de la maladie mentale et d'une forme avancée de shyzophrénie avancée même si fonctionnelle. Ce film relève de cette même schyzophrénie... Heureusement pour nous, Belmondo a évolué et décidé dès les année 1970 à faire du cinéma où il était lui-même... Il a lâché un pseudo cinéma élitiste pour donner de la joie aux autres. Et là quelle réussite; quelle carrière ! Oui, ce monde est vraiment inversé. Belmondo est une étoile qui a su briller en étant lui-même, Leon Morin est vide de Belmondo, vide de Dieu, vide du Christ.
Pour ceux qui désire entamer le visionnage de ce long métrage : armez-vous de courage et de patience! En effet, le film est d'un ennui paroxystique, les discussions incessantes sur la religion qui jalonnent l'entièreté du film ne m'ont absolument pas intéressées. Je retiendrais seulement la très bonne performance d'acteur de Jean Paul Belmondo qui joue une curé plutôt beau gosse comme il n'en existe pas. Un Melville que je n'aime pas du tout, je trouve le réalisateur bien plus à l'aise dans le polar.