Bon, j'ai aimé suivre le film. Je n'ai pas aimé l'impression qu'il ma laissé.
Le film est très intéressant dans sa rhétorique, dans ses dialogues mais manque totalement du souffle et de l'énergie d'un film chrétien. On ne sent rien de la lumière, de la grâce, de le puissance du coeur, de l'énergie du christ ou du divin. C'est un film athée pour des athées qu ne dégage rien en terme de mystique ou de spiritualité. On comprend que les églises sont vide aujourd'hui ! La recherche spirituelle est quelque chose de vivant, de lumineux mais rien dans le film ne fait ressentir cela.
On tourne en rond dans des questions assez basique de frustrations sexuelles et d'une amourette qui relève davantage de la psychanalyse (transfert & sublimation) que de l'expérience d'une conversion ou de l'effet de la grâce ou de l'esprit sain.
Le film dégage donc quelque chose de limitant, de frustant et de vide. Belmondo est un anti-acteur. Il n'est bon que quand il s'éclate à être lui même alors là oui, il rayonnne et dégage de la joie, de l'amour, et plait. En ce sens, l'as des as est beaucoup plus "chrétien" qu'un Leon Morin qui ne dégage rien. Les athées veulent comprendre, débattre, convaincre, analyser , là où il n'y qu'a expérimenter avec son coeur. En ce sens, la démarche rationnelle, scientifique et académique relève de la maladie mentale et d'une forme avancée de shyzophrénie avancée même si fonctionnelle. Ce film relève de cette même schyzophrénie... Heureusement pour nous, Belmondo a évolué et décidé dès les année 1970 à faire du cinéma où il était lui-même... Il a lâché un pseudo cinéma élitiste pour donner de la joie aux autres. Et là quelle réussite; quelle carrière !
Oui, ce monde est vraiment inversé. Belmondo est une étoile qui a su briller en étant lui-même, Leon Morin est vide de Belmondo, vide de Dieu, vide du Christ.