Léon Morin, prêtre
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ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

26 abonnés 320 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2022
Un film qui en plus de ne rien raconter, baigne dans la bondieuserie et la perversité la plus malsaine, celle de l'abstinence sexuelle et sexiste obsessionnelle, vécue comme une victoire. Emmanuelle Riva est totalement incolore et inodore. Bien que Belmondo soit très bien, on se demande ce qu'il fait là !
ffred

2 001 abonnés 4 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2021
D’avoir vu récemment la version de Nicolas Boukhrief (de 2017) m’a donné envie de voir celle-ci. Les deux films sont très différents, et sur tous les plans. Celui-ci m’a paru plus léger, même si le propos reste profond. Les personnages sont peut être aussi plus attachants. Ma préférence ira donc à cette version de Jean-Pierre Melville, même si les films sur la religion ne sont pas vraiment ma tasse de thé...
Serpiko77
Serpiko77

79 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2021
Avant de signer quelques polars parmi les meilleurs de l'histoire du cinéma Melville nous aura livré ce petit ovni qui dénote dans sa filmographie. Les adaptations de roman au cinéma sont souvent très compliqué à mettre en œuvre, surtout lorsque l'action est inexistante.
Très bavard, on pourrait peut-être même dire qu'il s'agit d'un livre-parlé, et pourtant l'histoire de cette femme en plein questionnement sur sa foi qui va trouver en ce prêtre un véritable guide spirituel, le tout sous fond d'occupation, est très intéressante et captive assez vite.
Très inhabituel de retrouver Belmondo, sobre comme rarement, en prêtre et pourtant il montre encore ici tout l'étendu de ses talents de comédiens.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2021
Histoire touchante, acteur brillant, c’est cela qui illustre le mieux la réalisation de Jean-Pierre Melville qui a maintenant près de six décennies d’existence, et qui n'a pas pris une ride pour autant.

Leon Morin, Prêtre, c’est l’histoire de Barny jeune veuve vivant seul avec sa fille France, un village des Alpes pendant l’occupation. Ce pensant affranchi de tout devoir envers dieu, la jeune femme ferra la rencontre de Léon, jeune prêtre qui va lui apporter une vision non conventionnelle de la religion. C’est par de nombreux dialogue avec lui que Barny remettra en cause sa façon de croire et d’être.
C’est la talentueuse Emmanuelle Riva qui est dans le rôle de Barny, partagent l’écran avec un très bon Jean Paul Belmondo pour une de ses premières apparitions au cinéma.
Ce qu'il y a de plus frappent avec ce film c’est la qualité de la mise en scène des dialogues entre les deux protagonistes.
On est pris d’admiration, tout comme Barny, par l’ouverture d’esprit dont fait peuvent Leon Morin, notamment au moment de le première rencontre au confessionnal. C’est un duo qui fonctionne à la perfection et permet en tant que spectateur de s’immerger dans la discussion de ces deux personnages. Le point de vue du prêtre est également très intéressé. Pensant le déstabilisé avec c’est remarque désobligeante vis-à-vis de la religion, Barny se retrouve face une personne doter d’une bonne reparti sans pour autant la blâmer de ses paroles.

Cette approche est très agréable à regarder, les différents rendez-vous entre Barny et le prêtre sont rempli de bienveillance. Elle qui se penser éloigner de la religion se met à avoir des impressions contraires à ses convictions, sans même que Léon ne lui dit quoi faire et penser.
C’est homme semblant si pure, n’aura de cesse de peu à peu déstabiliser Barny, spoiler: avec ses dialogue et l'effet de charme qu'il procure à Barny. Elle qui tombera également sous le charme Sabine, une femme travaillant dans le même lieu quelle.
spoiler: A noter qu’il est peu commun pour un film l’époque de montrer l’amour qu’une femme a pour une autre femme, tout comme l’amour d’une femme pour un prêtre, ici c’est judicieusement fait.

Ce qui est très réussi c’est également tout l’univers du prêtre, c’est un homme simple qui ce satisfait du nécessaire, a l’image de son appartement. Et au moment où Barny spoiler: lui avoue quelle est amoureuse de lui, il réagit de façon forte en la quittant énerver.

spoiler: Cela a de quoi surprendre qu’un homme si ouvert et sympathique que lui réagissent de la sorte, mais
cela prouve également la pureté de ce personnage joué par Bebel.
Malgré cet évènement, il sera prendre du recul, et revenir vers elle et sa fille dont il possède une relation qui es ironiquement proche de celle d’un père avec sa fille.
Le seul léger défaut que possède ce film, c’est quelques moment un peu plat et vide en action. Jean Pierre Melville nous a habitué a plus d’action en témoigne Le Doulos ou Un Flic. Mais dans ce film, ne voir ni flic ou voyou n’est pas très dérangeant.

Léon Morin Prêtre est un classique du cinéma en noir et blanc français, abordant des sujets très en avance sur son temps, une œuvre magnifique de Melville.
Trufette1
Trufette1

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2021
Quelle réussite !
De tous les Melville, celui-ci restera de loin mon préféré.

Contrairement à toutes ses autres oeuvres, Léon Morin, prêtre est à part entière ; le réalisateur ayant su se détacher du superflu, du tape à l’oeil. Il nous offre donc dans ce film, une mise en scène beaucoup plus sobre que toutes celles qu’il ait pu mettre en oeuvre autrefois. L’extravagance de Melville, dont nous avions l’habitude de voir, a donc disparu ; mais ce film n’en a aucunement besoin, il se suffit à lui seul.

Une femme, athéiste, dans la quête de réveiller le semblant d’amusement qui sommeillait en elle, entre un jour dans le confessionnal d’une église, elle a pour but de raconter une farce de mauvais gout à un prêtre. Celui-ci ayant compris que la pécheresse n’étant en réalité qu’une femme troublée par la guerre, mais aussi par l’existence de dieu et les dogmes, il l’éclaira et l’incita à revenir vers lui. C’est comme ça que naquît une histoire d’amitié, de complicité, il lui prêcha la religion, le sens de la vie et sa valeur... Mais ce n’est que quelques temps après spoiler: qu’elle se rendit compte de son attirance pour lui. Elle finira par lui avouer les passions qui la rongeaient, et ce dernier l’incita à venir se confesser.


Ce film est un bijou, drôle, morne, gai, Melville a su retransmettre toute l’énergie du livre en l’adaptant plus que parfaitement pour le 7eme art, un chef-d’oeuvre.

Les acteurs jouent bien, plus particulièrement Belmondo, doté d’un charisme indéniable (des prêtres comme ça on en voit pas tous les jours) et les dialogues sont extraordinaires ! Pas un seul moment de répit pour le spectateur, le film est entrainant, captivant, et d’une beauté inégalable. On y ressent l’angoisse de la guerre, la détresse d’une femme en mal d’amour, et de tendresse. C’est aussi cette solidarité humaine qui ne cesse de briller, qui est montré primaire pour l’Homme est si touchante, émouvante, poétique...
jerome s.
jerome s.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2021
Bien qu'assez long et plutôt redondant dans son rythme c'est un film qui reste tout a fait acceptable et très porté sur la guerre et la religion. On enchaine a travers une voix off de l'héroïne les passage aux travail, chez le prêtres et dans la rue qui est l'endroit ou le personnage principal subit l'actualité dont est plongé le pays jusqu'à sa libération.
Si vous aimez les films qui prennent leur temps vous pouvez y aller.
Hotinhere

806 abonnés 5 531 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2020
Adaptation du Goncourt de Béatrix Beck, un film rigoureux et assez austère, porté par un Belmondo à contre-emploi.
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 950 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2020
Un film inégal alternant entre conversations pertinentes, poussant à une réflexion profonde sur la foi mais aussi son propre cheminement moral, et aphorismes ou platitudes, de même que la mise en scène parfois très pointue et pertinente s'encombre d'un montage alourdi par ses absences de transitions. Au-delà d'une romance aux considérations métaphysiques, l'intrigue met au jour la réalité d'une existence de solitude et d'inquiétudes à un moment charnière et révélateur de l'Histoire tout en se montrant audacieuse pour l'époque par son traitement assumé de l'homosexualité de l’héroïne. Malgré ses longueurs, le récit capte notre intérêt grâce à son couple impossible auquel Riva et Belmondo donnent une forte densité. Une curiosité cinéphilique.
Jérôme S
Jérôme S

1 abonné 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
C'est un Belmondo tout jeune et dans un de c'est premiers rôle principal que nous le retrouvons en prêtre qui prêche une parole peu orthodoxe. Un joli duo qui permet de camoufler par moment une baisse de régime dans le scénario. Pour les amateurs du Belmondo style bébelle passez votre chemin mais pour les autres regarder le car il vaut le coup d'œil.
Roub E.

1 325 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2020
C’est bien la première fois que je n’accroche pas à un film de Melville. Mais alors pas du tout. J’ai trouvé que cette histoire de relation particulière entre une jeune veuve et un jeune prêtre dans la France occupée trop décousue, trop verbeuse. Il m’a semblé que le film n’avait pas de réel fil conducteur. Heureusement Emmanuelle Riva et Jean Paul Belmondo font vivre leurs personnages, mais en dehors de ça quel ennuie. Leurs joutes verbales malgré quelques bons mots paraissent totalement vaines et je m’en suis trop rapidement désintéressé. Je me suis demandé tout le long ou le film voulait emmener son spectateur et le soucis c’est qu’on arrive vraiment nul part.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2022
Sorti en 1961, Jean-Pierre Melville réalise un film complexe à suivre en raison du caractère assez philosophique des thèmes abordés. Au cours de la seconde Guerre Mondiale, une femme veuve (Emmanuelle Riva) rencontre un jeune prêtre (Jean-Paul Belmondo). Le sujet de la foi et de la conversion à la religion catholique est bien entendu le fil conducteur. Mais, le désir charnel et l’amour interdit viennent aussi enrichir le scénario. Bref, ça part une peu dans tous les sens en étant à la fois dense et ennuyeux car trop bavard et sans véritable intensité dramatique.
Ykarpathakis157

6 233 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 août 2020
Pendant la Seconde Guerre mondiale des soldats italiens occupent Saint Bernard une petite communauté française. En essayant d'aider et de sauver sa jeune fille Emmanuelle Riva souhaite qu'elle apprenne la Bible et la fasse baptiser. Elle va chez Léon Morin car sur deux choix elle préférait son nom. Mais bientôt elle-même est plongée dans un monde auquel elle ne s'attendait pas. Jean-Paul Belmondo est le prêtre dont la foi est mise à l'épreuve à travers leurs rencontres. Il écoute ses confessions et lui donnent des leçons et ils développent rapidement des sentiments. Toute personne de foi qui aime les films étrangers adorerait cela car ils discutent de philosophie et de religion. C'est un film très agréable et le spectateur a des sentiments très forts à son sujet, l'aimant ou le détestant. La charmante Riva est exquise en tant que jeune femme sobre mais émotionnelle et Belmondo donne également une performance respectueuse et retenue. Si vous êtes d'humeur pour un film provocateur et intelligent c'est une expérience que vous n'oublierez jamais...
Fêtons le cinéma

862 abonnés 3 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2020
À l’heure où la foi religieuse est investie par le cinéma et la série sous l’angle du fanatisme à combattre – pensons à Unorthodox ou aux œuvres sur la radicalisation islamiste, Le Jeune Ahmed et L’Adieu à la Nuit – et de l’abus autant moral que sexuel – Grâce à Dieu, Les Envoûtés –, en parfaite adéquation avec les polémiques qui scandent notre actualité et reflètent notre rapport au monde et à l’existence, revoir Léon Morin, prêtre de Jean-Pierre Melville fait l’effet d’un choc. Car le cinéaste, au lieu d’attaquer frontalement l’Église et ses partis pris pendant l’Occupation allemande, préfère revenir aux fondements mêmes de la foi et interroger le sentiment religieux, cet appel à Dieu ici exploré dans toute sa complexité. Emmanuelle Riva interprète une jeune veuve qui découvre, au détour d’un confessionnal, séparé d’elle par une grille, un prêtre dont elle s’éprend : pour s’en rapprocher et nouer des liens avec lui, elle lui rend visite, le soir, donnant lieu à des conversations animées et passionnées autour de la croyance. Et ce qui est magnifique dans le film de Melville, c’est de voir comment la simple conversation, à condition qu’elle soit menée par un prophète – du latin profiteor, « dire publiquement, révéler » –, évolue en conversion à l’autre et à sa foi, sans certitude quant à l’objet véritable de la passion éprouvée. De cette confusion des sentiments et de l’amour naît, en creux, le portrait d’un saint homme, ledit prêtre dont la fonction fait office de titre, indissociable désormais de son identité : soumis à la tentation, nous le voyons danser un pas de deux entre vice et vertu, constamment sur le point de vaciller mais constamment maître de lui-même, une maîtrise tirée de Dieu et dévouée à Celui-ci. Melville capte donc le chaos du cœur et de l’esprit dans un village français annexé, déplaçant le contexte historique de la Seconde Guerre mondiale d’un ancrage politique voire polémique à un espace symbolique rejouant, sur une autre échelle, le combat intérieur qui déchire les personnages. Son montage rend chacune de ses séquences incisive, ne retenant que le nerf, le muscle, ce qui sert l’intrigue ; aussi le long métrage intrigue-t-il du début à la fin, porté par une photographie magistrale et une réalisation intelligente, très aérienne et mobile, comme traduction à l’image et par le mouvement de la présence-absence de l’esprit saint qui peut, à tout moment, frapper le Mortel et le raccorder à l’au-delà. Enfin, que serait le film sans Jean-Paul Belmondo ? L’acteur trouve là un rôle à la fois détonant et sur-mesure, imposant un mystère, une densité intérieure on ne peut plus fascinants. Une œuvre immense sur le besoin de croire à une réalité supérieure, une œuvre lumineuse qui a l’audace de mêler amour profane et foi sacrée au nom de la certitude morale.
DanDan
DanDan

97 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2020
Film curieux pour Jean Pierre Melville et Jean Paul Belmondo...JP Belmondo joue le rôle d'un jeune prêtre avec élégance et vérité..Emmanuelle Riva est convaincante en athée qui tombe amoureuse...L'usage des fondu noir scènes après scènes est un peu fatigante est établi un rythme non voulu pour le spectateur..Il a y aussi beaucoup de dialogues qui sont un peu lourd à suivre..entre les 2 protagonistes...Jean Pierre Melville tourne un film different de ces films typique de gangsters et polars..À voir par curiosité et voir Belmondo en prêtre catholique sans reproche...très convaincant..amen...
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2020
Jean Pierre Melville réalise Léon Morin prêtre en 1961, après Bob le flambeur et Deux hommes à Manhattan. Qu'il ait choisi d'adapter le roman de Béatrice Beck (prix Goncourt) n'est pas si étonnant si on se réfère à son premier long métrage (le silence de la mer) qui était déjà quasi bressonnien. Melvillene s'intéresse pas vraiment à la foi, mais beaucoup plus à la confrontation entre Barny (magnifique Emmanuelle Riva) et Léon Morin (un des meilleurs rôles du jeune Belmondo). Barny veut manifestement séduire Léon Morin, tout d'abord parce qu'il est séduisant, mais aussi pour mettre à l'épreuve la foi du prêtre, elle qui est athée. Pour cela elle va se convertir. Les dialogues sont de très haute tenue, avec des allusions étonnement explicites (pour l'époque) à la sexualité: attirance lesbienne, masturbation. Léon Morin qui a bien compris le jeu de Barny ne la décourage jamais vraiment, laissant planer l'ambiguité (Vous devriez mettre du vernis sur vos orteils, lui dit-il). Il est faux de prétendre que le film serait à part dans la filmographie de Melville; au contraire il s'y inscrit pleinement. Les thèmes de la solitude et de la croyance dans des valeurs sont récurrents chez Melville. Le traitement cinématographique est aussi melvillien (positionnement de la caméra, éclairages,, profondeur de champ.....). Les échappées dans le village occupé sont saisissantes (superbe scène des alliés harceleurs). Et si on pense à Bresson, c'est tout de même en moins austère; l'humour et présent, et les joutes verbales entre Barny et le prêtre sont jubilatoires. Un grand Melville. Mais y a t'il des petits Melville ?
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