Les Enfants terribles
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Buzz063
Buzz063

101 abonnés 919 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2011
La conjugaison de deux talents comme ceux de Cocteau et Melville produit bien évidemment des choses intéressantes. Le cinéaste parvient, par ses cadrages ou son utilisation de la lumière et de la musique, à donner une vraie force à ses décors et à son histoire, en particulier dans sa tragique dernière partie . Le film souffre néanmoins de deux défauts importants, à commencer par une interprêtation franchement bancale qui peine à faire en sorte que spectateur s'intéresse aux personnages, que je trouve dans l'ensemble assez horripilants. Mais le gros problème de film est dans sa nature même, que l'on pourrait qualifier de cinéma littéraire (voix off qui reprend des passages du roman, théâtralité marquée de l'interprêtation avec des acteurs regardant fixement la caméra et déclamant leur texte avec un air à la fois passif et pénétré). Procédé que j'ai toujours trouvé peu interessant cinématographiquement.
Diszi
Diszi

1 abonné 70 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 août 2013
Le thème, le scénario est très inté pense aussi à la supercherie à propos de la lettre avec la roublardise de la sœur . Malheureusement on à l'impression d'avoir là le film d'un débutant qui en plus semble avoir pris les premiers venus sans faire de castine. Ce qui surprend surtout c'est que les ados de 16 ont l'air d'avoir la trentaine !!!.
Nicole Stéphane qui joue le rôle de l'ado "Élisabeth" à 27 ans! mais excellente actrice. On peut dire qu'elle sauve le film dont elle est d'ailleurs le fil conducteur.
La voix off de Cocteau très pénible.
Film à voir pour ce coté "film de Cocteau" et non pour "film" de Melville qui lui, 15 ans plus tard saura nous faire plaisir .
Je pense que Melville qui n'avait que 30 ans s'est laissé influencé par Cocteau qui en avait 60 et était une star de l'époque .
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 août 2025
Adaptation par Melville du roman de Jean Cocteau (à sa demande), un huit-clos troublant mais peu passionnant qui explore la relation toxique et ambiguë entre un frère et sa sœur.
Kouto
Kouto

32 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2025
L’ombre de Jean Cocteau plane trop sur ce second long-métrage de Jean-Pierre Melville qui demeure à part dans sa riche filmographie. En effet, le film est bien trop verbeux entre les sentencieux monologues déclamés par Cocteau et les dialogues à la limite de la prose bien trop écrit pour apparaitre naturel dans la bouche d’acteurs déclamant leur répliques de façon guindée. Pour autant, le récit évoquant la relation obsessionnelle qu’entretiennent un frère et sa sœur orphelins vivant ensemble ne manque pas d’attrait offrant un psychodrame intriguant.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 avril 2009
Les deux premiers tiers du film sont insupportables : verbeux, pretentieux... Les acteurs jouant le frere et la soeur ados ne sont pas credible 1 seconde : ni physiquement (ils ont en realite 25/27 ans), ni via ces disputes-reconciliations intempestives, cet amour exclusif- convulsif-agressif...
On est dans le pur exercice de style.
Rien d'autre.

La fin en revanche releve le niveau. On vire a la tragedie grecque et c'est fort beau... L'affreuse premiere partie est-elle censee poser le decor pour l'acte final ? Si oui, que c'est laborieux. Sinon, une discontinuite qui m'echappe...
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2012
Un film mi-figue mi-raisin. "Les Enfants terribles" n'est ni vraiment du Cocteau ni vraiment du Melville, ce qui explique peut-être le semi-échec artistique du film. L'ensemble est bien trop bavard (et la voix-off particulièrement agaçante et redondante). Normal pour du Cocteau me direz-vous. Pourtant, celui-ci parvient en général à compenser par une fantaisie et une imagination sans limite, se qui ne colle pas avec Jean-Pierre Melville, cinéaste bien plus « terre-à-terre ». Mais on ne peut pas pour autant accuser Melville d'être responsable de se « raté » puisque sa mise en scène reste très soignée. De même, il faut souligner la superbe photographie de Henri Decaë, qui retrouve ici Melville après "Le Silence de la mer" et qu'on peut considérer comme le plus grand directeur de la photo de cette époque au même titre que Raoul Coutard. Et il suffit de voir sa filmographie pour s'en rendre compte, puisqu'il a notamment travaillé avec Truffaut ("Les Quatre Cents Coups"), Malle ("Ascenseur pour l'échafaud", "Les Amants"), Chabrol ("Les Cousins"), Losey ("Eva") ou René Clément ("Plein Soleil"). L'un des principaux reproches que l'on peut faire à se film, outre son côté très littéraire, vient du jeu des acteurs. Leur jeu très théâtral et leur âge trop avancé pour être vraiment crédible est un obstacle majeur à l'identification du spectateur avec les personnages. Sans compter que l'acteur jouant Paul, Édouard Dermit, est franchement mauvais (mais il était l'amant de Cocteau se qui explique bien des choses...). Pourtant les personnages ne sont pas dénué d'intérêt. Élisabeth (qui domine clairement son frère) et Paul (totalement dépendant de sa sœur) vivent une relation quasi-incestueuse et ne supportent pas qu'un autre être humain s'interpose entre eux. Même la mort de leur mère n'est qu'un détail et sera vécue comme une libération pour les deux jeunes gens, qui pourront dès lors se réfugier dans leur propre univers fait de rêves, de chamailleries et de jeux d'enfants parfois terriblement cruels. Ont peut d'ailleurs relever l'importance symbolique des décors. Élisabeth et Paul commencent par partager une petite chambre dans leur grand appartement parisien. Puis, ils déménagent avec deux amis dans une grande demeure ou ils dorment de nouveau dans la même chambre jusqu'à ce que Paul se crée une petite chambre à l'intérieur du hall immense, se servant de paravents comme de murs. Métaphore de son replis sur lui-même et de son éloignement progressif d'avec sa sœur. Éloignement dû à son amour pour Agathe (sosie féminin d'un camarade pour qui Paul ressentait des sentiments non avoués), se qu'Élisabeth ne peut supporter et qui les mènera à une fin tragique. Dommage que "Les Enfants terribles" ai était réalisé par Melville, le film aurait peut-être gagné à être l'œuvre du seul Cocteau plutôt que se curieux mélange entre deux sensibilités aussi différentes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 avril 2009
La prestation de Nicole Stephane fait une bonne partie du charme du film, les 2 protagonistes principaux sont cependant un peu vieux pour ces rôles.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2012
Le parti-pris de donner à voir des acteurs qui semblent être au théâtre peut agacer : s'il reflète les jeux des enfants (qui n'en ont plus trop le physique) et que les rappels au théâtre sont constants, par toute sorte de biais, le spectateur n'y adhère pas toujours. Pourtant, l'histoire est passionnante, même si un peu longue parfois. On en vient à détester le personnage de la sœur, Elisabeth. Leurs jeux sont cruels, sans merci, et étonnamment enfantins par moment. Les thèmes brassés ne sont pas non plus anodins : Cocteau ayant demandé à Melville d'adapter son roman, on retrouve l'amour, la mort, l'inceste, l'homosexualité. C'est une œuvre foncièrement tragique, transgressive, magnifiquement portée par la musique de Vivaldi.
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