La Millième fenêtre
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TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2018
Cette charmante comédie, bien plus profonde qu’elle ne paraisse à première vue est quasiment inconnue des 20/30 ans actuels. Elle bénéficie d’une mise en scène alerte pour l’époque, du concours de grands comédiens, de dialogues savoureux et enrichissants et de l’ultime présence de Pierre Fresnay à l'écran. Tout cinéphile devant le connaître, tant son talent est immortel. Outre son coté distrayant, la millième fenêtre est un film engagé aussi virulent contre les barres d’habitations que le sera 24 ans plus tard ‘’Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ?’’ de Almodovar, pourtant bien plus dramatique. Julien Carette y fait plus que de la figuration et c’est un plaisir constant de l’y retrouver. Sa descente par une grue après être passé par la millième fenêtre est un symbole fort. J’ai rarement vu un film autant truffé d’humanités de toutes sortes. Robert Ménégoz à du ressentir et souffrir de nombreuses autant que de diverses situations vécues. Bien des séquences courtes y sont consacrées. Elles confèrent à ‘’La millième fenêtre’’ un grande épaisseur psychologique bien enrichissante pour tous ceux qui sauront l’apprécier. Enfin, pour les cinéphiles Jean-Louis Trintignant, dont c’est quasiment le premier film, se remarque déjà par la finesse de son jeu.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2025
Au pied d'une barre d'immeuble récemment construite, le retraité Vallin s'obstine à habiter son pavillon délabré et refuse de se laisser exproprier. Il se met à dos la population car les travaux "d'embellissement" du lieu sont stoppés.
Pataugeant dans la gadoue, le réalisateur Ménégoz dénonce dans sa comédie de moeurs les grands ensembles, ces clapiers pour banlieusards, et égratigne la nouvelle société de consommation. Il oppose à la cité de la Faisanderie -probablement un nom en hommage aux promoteurs sans scrupules qu'il méprise- un original qui rejette une modernité sans confort ni humanité.
Le message est évident et il s'appuie sur le personnage pittoresque et malicieux de Pierre Fresnay -composition convaincante et tout en modestie, là où on risquait le cabotinage- et sur le discours bienveillant de l'architecte joué par Jean- Louis Trintignant. Au passage, c'est une plaisante rencontre en deux générations d'acteurs.
Le thème du film n'est pas nouveau et c'est un peu sa faiblesse. Si le cinéaste parvient à donner un saisissant relief à son décor, on ne peut pas dire qu'il en fasse de même avec le scénario. Ménégoz oppose deux conceptions de l'habitat, et par extension deux façons ou arts de vivre; il a l'honnêteté de suggérer la part d'égoïsme dans la persévérance et la résistance de Vallin pour garder sa maison. Mais on voit bien, que faute d'incidences intéressantes ou surprenantes dans son histoire, il tourne en rond autour de son idée initiale.
Film sympathique et attachant mais un peu léger.
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