Note moyenne
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Ce film reste incroyable et increvable. Je ne peux pas m'en lasser. Il est complètement hors de l'espace et du temps, il laisse en tête des expressions incontournables, les décores et les arbres en métal sont fous, Lucchini est presque au niveau comique du Perceval d'Alexandre Astier et, si il faut peut être le regarder dans un certain état d'esprit pour l'apprécier, vraiment, ce film restera pour moi un incontournable.
J'apprécie a priori cet exercice de style à la Resnais -pour le côté recherche et innovation formelles- et cette tentative d'un récit médiéval et d'une action épurés dans un décor en carton-pâte, expressément factice et théâtral.
J'apprécie...un temps, parce que 2h20 avec un Perceval déambulant à cheval d'un chateau l'autre sur une scène, même joliment colorée et photographiée, c'est long, c'est du Chrétien de Troyes dans le texte et ça n'a pas la richesse ni la puissance dramatiques d'un Shakespeare.
Or donc, le valet Perceval se lance dans une "aventure" où sa témérité le fait chevalier et lui fait rencontrer, entre autres nombreux personnages, moultes pucelles. C'est le frêle Luchini qui incarne le héros légendaire et c'est l'ancien prof de lettres qu'est Rohmer qui tente de nous convaincre de la beauté et de l'intérêt du texte de Chrétien de Troyes, adapté pour une meilleure compréhension tout en conservant sa construction en vieux français, sa versification et ses bouts rimés. Rohmer enrichit la narration par des chansons chorales à la mode musicale et instrumentale du premier millénaire.
J'ai finalement trouvé le film plutôt ennuyeux, non pas tant à cause de son formalisme très singulier qu'à cause de son contenu littéraire qui ne m'a pas séduit, ni même convaincu de son excellence. Sur le fond, c'est sans éclat, sans saveur, sauf probablement pour les amateurs de linguistique et de mélodies de troubadours. Après ce film, Rohmer entamera ses Comédies et proverbes, qui sont autrement plus gracieux.
J'apprécie...un temps, parce que 2h20 avec un Perceval déambulant à cheval d'un chateau l'autre sur une scène, même joliment colorée et photographiée, c'est long, c'est du Chrétien de Troyes dans le texte et ça n'a pas la richesse ni la puissance dramatiques d'un Shakespeare.
Or donc, le valet Perceval se lance dans une "aventure" où sa témérité le fait chevalier et lui fait rencontrer, entre autres nombreux personnages, moultes pucelles. C'est le frêle Luchini qui incarne le héros légendaire et c'est l'ancien prof de lettres qu'est Rohmer qui tente de nous convaincre de la beauté et de l'intérêt du texte de Chrétien de Troyes, adapté pour une meilleure compréhension tout en conservant sa construction en vieux français, sa versification et ses bouts rimés. Rohmer enrichit la narration par des chansons chorales à la mode musicale et instrumentale du premier millénaire.
J'ai finalement trouvé le film plutôt ennuyeux, non pas tant à cause de son formalisme très singulier qu'à cause de son contenu littéraire qui ne m'a pas séduit, ni même convaincu de son excellence. Sur le fond, c'est sans éclat, sans saveur, sauf probablement pour les amateurs de linguistique et de mélodies de troubadours. Après ce film, Rohmer entamera ses Comédies et proverbes, qui sont autrement plus gracieux.
Je dois préciser qu’avant d’avoir vu le film, j’avais lu le livre de Chrétien de Troye et je considère « Perceval le Gallois » comme une œuvre d'une fidélité audacieuse à l'esprit du Moyen Âge, admirablement retranscrit par Éric Rohmer. L'utilisation d'un décor sans perspective et stylisé, inspiré de l'architecture et de l'art pictural de l'époque, crée un espace simplifié mais fascinant, où même les trajets les plus courts semblent infinis. Le film s'avère être un trompe-l’œil brillant, où le réalisme cinématographique s'efface au profit d'une esthétique médiévale poétique. La langue ancienne, modernisée pour l'occasion, ajoute à la beauté du récit, tandis que la musique de Guy Robert, inspirée des airs du XIIe siècle, enrichit l'ambiance. Fabrice Luchini, dans son interprétation naïve et innocente de Perceval, ainsi que les autres acteurs, apportent une fraîcheur remarquable. Le film, tout en respectant l'éthique chrétienne, reste fidèle à la vision unique de Rohmer, naviguant entre réalité et fiction avec une subtilité magistrale. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Les c..., ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnais. Pourtant, Eric Rohmer est loin d'en être un. Mais parfois, il faut s'abstenir d'oser l'impossible. Reconnaissons à ce film le mérite qu'il a d'exister.
Il faut oublier ce que l'on attend du cinéma, par flemme, que ce soit confortable. Ici, vous entrez dans des enluminures, c'est prodigieux. L'esprit du Moyen Âge est mieux représenté dans ce film que les crétineries qu'on nous montre à l'image habituellement.
"Perceval le Gallois", adaptation du roman médiéval de Chrétien de Troyes "Perceval ou le Conte du Graal" écrit autour de 1180. Film français, en coproduction avec la Suisse, l'Allemagne et l'Italie, réalisé par Éric Rohmer, sorti en 1978;
Avec Fabrice Luchini, André Dussollier, Arielle Dombasle...
Un film très esthétique, conçu comme des enluminures médiévales, accompagnés de chants et de musiques médiévales.
Un film poétique en ancien français. Une belle adaptation reposante. Laissons nous juste bercer par la langue et l'ambiance.
Avec Fabrice Luchini, André Dussollier, Arielle Dombasle...
Un film très esthétique, conçu comme des enluminures médiévales, accompagnés de chants et de musiques médiévales.
Un film poétique en ancien français. Une belle adaptation reposante. Laissons nous juste bercer par la langue et l'ambiance.
Ce film mérite d'être salué pour son approche originale mais pour pas grand chose d'autre. Il combine des éléments du théâtre du cinéma et de la narration épique. Malheureusement il tombe à plat à tous les niveaux. La plus grande faiblesse du film est son refus de s'engager dans quoi que ce soit il a des éléments moraliste et épique sans jamais s'engager dans aucun d'entre eux. Quant à l'histoire elle-même Chrétien de Troyes doit se retourner dans sa tombe devant cette adaptation qui transforme l'adorable et insupportablement innocent Perceval en un chevalier très peu glorieux et grossier. J'ai trouvé le film impossible à regarder et j'ai trouvé que c'était un traitement incroyablement irrespectueux d'une très belle histoire...
Immixtion poétique dans le Moyen âge chevaleresque d’après le texte de Chrétien de Troyes que Roehmer a lui-même traduit, accompagné de la musique d’instruments d’époque et de décors stylisés. Lucchini en valet ignorant nous fait découvrir les codes de l’aventure chevaleresque. Œuvre ambitieuse et intéressante mais suffisamment longue pour ne pas y rajouter l’inutile chapitre de la Crucifixion.
Affligeant. On dirait un film de fin d'études d'un lycéen en option cinéma à mi-chemin entre les sketchs des Robins des bois et les pires moments de la nouvelle vague. La vision de ce truc m'a promené de l'ennui mortel au rire nerveux.
Courage, fuyez.
Courage, fuyez.
Colle au texte original de Chrétien de Troyes (en ancien français) de plus cet ancien français est "modernisé" pour donner quelque chose d'assez drôle (un peut comme dans le graal-théâtre de Jacques Roubaud...) Les décors sont très simples et permettent de mieux se focaliser sur l'histoire. Dommage que le passage du tailloir dans le cortège du graal est été enlevé même si on le voit passer... Sinon rien à dire de plus sur ce film qui reprend magnifiquement l'épopée du jeune chevalier tel que Chrétien de Troyes l'avait écrit.
Mais sérieusement. Pourquoi avoir fait ce film? C'est si ennuyeux. Les quelques scènes de bastons donne un peu de vie à ce truc seulement c'est tout. Le reste est d'une vieillesse. C'est rouiller pour allé au plus simple. Je comprends que l'on a essayé de faire quelque chose. Après c'est un échec point. Le film sonne comme un cliché de film intello avant-gardiste bobo. Et c'est un problème, véritablement. La beauté de la langue, c'est au théâtre, vous n'êtes pas d'accords, et bien allé voir Perceval le Gallois vous comprendrez pourquoi.
On ne peut pas faire du théâtre au cinéma comme si de rien été, on na va pas me faire aussi bêtement la pilule, désolé Eric.
Ce qui n'empêche que je trouve ce film fou. Rohmer qui est un immense réalisateur et ce film qui est une blague de deux heures. Une prise de risque tenté pour un film crée.
On ne peut pas faire du théâtre au cinéma comme si de rien été, on na va pas me faire aussi bêtement la pilule, désolé Eric.
Ce qui n'empêche que je trouve ce film fou. Rohmer qui est un immense réalisateur et ce film qui est une blague de deux heures. Une prise de risque tenté pour un film crée.
Un navet, une nullité affligeante, une farce...
Tout est nul, les dialogues, et les décors sont à mourir de rire, Frabrice Luchini commençait sa grande carrière de grand acteur français (franchement ceux qui apprécient ses talents d'acteur dans ce film ont besoin d'une aide psychologique). Bien évidemment, il faut aller "au-delà", apprécier la sensibilité, la délicatesse du jeu des "acteurs", la "patte" du réalisateur, s'attarder sur la justesse des mots, désolé c'est sans moi... Rien à retenir de ce film, sauf une perte de temps...
Tout est nul, les dialogues, et les décors sont à mourir de rire, Frabrice Luchini commençait sa grande carrière de grand acteur français (franchement ceux qui apprécient ses talents d'acteur dans ce film ont besoin d'une aide psychologique). Bien évidemment, il faut aller "au-delà", apprécier la sensibilité, la délicatesse du jeu des "acteurs", la "patte" du réalisateur, s'attarder sur la justesse des mots, désolé c'est sans moi... Rien à retenir de ce film, sauf une perte de temps...
Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que le film est très particulier. Pour mon compte, malheureusement, je suis resté de marbre face à cette originalité.
Eric Rohmer a fait le choix de faire tout en décor visiblement et volontairement factice. Les décors sont assez proche de ceux d'une kermesse scolaire (comprendre : les arbres et autres objets sont en papier carton et l'arrière plan est peint sur le mur de manière simpliste). C'est certes original, mais dans quel but (à part peut-être celui de coller au ton un peu enfantin du récit raconté) ?
L'interprétation de Fabrice Lucchini m'a peu séduit. Il incarne ici un Perceval extrêmement candide. Trop, sans doute. C'est assez incohérent de voir un personnage du Moyen-âge ignorait complètement un heaume ou un écu ; surtout lorsqu'il remporte chacun de ses combats face à ses adversaires chevaliers. Le reste du casting joue sur la même tonalité.
Pour ce qui est de l'histoire, elle n'est qu'enchaînement de péripéties peu palpitantes et moyennement bien collées entre elles.
Même si c'est signé Eric Rohmer, je ne peux m'empêcher de ne pas avoir adhéré.
Eric Rohmer a fait le choix de faire tout en décor visiblement et volontairement factice. Les décors sont assez proche de ceux d'une kermesse scolaire (comprendre : les arbres et autres objets sont en papier carton et l'arrière plan est peint sur le mur de manière simpliste). C'est certes original, mais dans quel but (à part peut-être celui de coller au ton un peu enfantin du récit raconté) ?
L'interprétation de Fabrice Lucchini m'a peu séduit. Il incarne ici un Perceval extrêmement candide. Trop, sans doute. C'est assez incohérent de voir un personnage du Moyen-âge ignorait complètement un heaume ou un écu ; surtout lorsqu'il remporte chacun de ses combats face à ses adversaires chevaliers. Le reste du casting joue sur la même tonalité.
Pour ce qui est de l'histoire, elle n'est qu'enchaînement de péripéties peu palpitantes et moyennement bien collées entre elles.
Même si c'est signé Eric Rohmer, je ne peux m'empêcher de ne pas avoir adhéré.
Une chevauchée épique et poétique.
Quelle belle langue et elle s’adapte si bien au jeu théâtral des acteurs.
Les grecs ont l’Iliade et l’odyssée. Les français ont la langue du moyen âge avec C. De Troyes très bien servi picturalement aussi.
On est à mille lieux du cinéma d’aujourd’hui mais on peut apprécier les accents du passé et la douceur du style et la tendresse de la musique.
Quelle belle langue et elle s’adapte si bien au jeu théâtral des acteurs.
Les grecs ont l’Iliade et l’odyssée. Les français ont la langue du moyen âge avec C. De Troyes très bien servi picturalement aussi.
On est à mille lieux du cinéma d’aujourd’hui mais on peut apprécier les accents du passé et la douceur du style et la tendresse de la musique.
"Perceval le Gallois" était le seul film de Rohmer que j'avais toujours refusé de voir, un peu effrayé par le hiératisme de scènes entrevues çà et là : il s'agit pourtant d'une oeuvre marquante, à côté de laquelle il ne faut pas passer... même si le regarder en deux fois permet d'échapper à l'effort qu'impose sa durée excessive ! S'il y a des éléments un peu ratés - comme les parties musicales / chantées pénibles, ou comme le dernier chapitre, religieux et un peu ridicule, assimilant Perceval au Christ - ce film-anomalie engendrera chez un spectateur patient pas mal de plaisir, ou au moins de réflexions stimulantes. Car l'intuition de Rohmer, qui ne croit pas qu'on puisse filmer le passé en le mettant en scène dans le monde présent, de créer un decor stylisé reprenant les codes de représentation du Moyen Âge, puis de filmer acteurs et chevaux s'ébattant dans ce décor de manière "documentaire", questionne intelligemment nos préjugés quant au réalisme (même si sa réussite sera bien plus grande avec "l'Anglaise et le Duc"). Car le texte de Chrétien de Troyes, qu'il a lui-même joliment traduit tout en conservant son archaïsme, est souvent très bon, et que la fiction "feuilletonnante" des aventures du "valet Perceval" et, accessoirement, de son ami Gauvin, alternant combats brutaux et séduction sans complexes de "moult pucelles" à "baiser", est assez rude ! Double cerise sur le gâteau, la légende du Graal, magique (le silence est ici un péché... on est bien chez Rohmer !), et surtout l'interprêtation passionnée de Luchini, qui "crève déjà l'écran".
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