Ce premier opus de la trilogie "Infernal Affairs", plus connu pour avoir été repris par Martin Scorsese en 2006 sous le nom "Les Infiltrés", est très bon ! Réalisé par Andrew Lau et Alan Mak, le film nous raconte l'histoire de Sam, parrain de la mafia, qui a infiltré un de ses hommes dans la police qui monte en grade. Dans un même temps, la police a infiltré un des leurs au sein de la mafia dirigée par Sam qui devient également de plus en plus important auprès de ce dernier. C'est alors un jeu de miroir qui se met en place durant tout le film, les deux infiltrés renseignant leur camp respectif. Et c'est un scénario brillant, tout simplement ; je regrette d'ailleurs d'avoir découvert avant le film de Scorsese qui me parait aujourd'hui beaucoup plus convenu. Parce-que oui, en dehors du scénario très bien écrit et prenant du début à la fin (même si on a vu le film de Scorsese avant), on a ici une mise en scène très marquée ! J'apprécie d'ailleurs beaucoup les thrillers et films policiers hongkongais car ils ont cette patte, qui peut peut-être repousser certains occidentaux, très reconnaissable. C'est en effet une mise en scène très marquée car nous avons énormément de ralentis, de gros plans, d'arrêts sur image etc. qui peuvent vite faire too much mais qui fonctionnent pourtant très bien ici, sans pour autant ridiculiser le récit. On retiendra par ailleurs en particulier cette excellente scène (tant au niveau de l'écriture que de la mise en scène) sur le toit à la fin du film qui est particulièrement marquante tant elle est bien orchestrée. On a également tout un jeu autour des couleurs, notamment bleues et jaunes, donnant une atmosphère froide à l'ensemble. La relative courte durée du film (alors que Scorsese aime bien étirer son récit sur deux heures et demi) permet également d'avoir un rythme soutenu, ce qui fait qu'on ne décroche pas une seconde durant tout le film ! Enfin, le casting est très bon, nous retiendrons surtout Tony Leung Chiu-wai et Andy Lau qui jouent très bien. "Infernal Affairs" est donc un indispensable du film policier hongkongais !
Super film, qualité à tous les niveaux… Pour moi seulement 3/5, même si il en vaut plus, car je le découvre qu’aujourd’hui et, malgré toutes ses qualités, je n’ai pas été captivé de fou !! Datant quand même de 2004, je trouve qu’il y a eu mieux depuis. ce n’est pas qu’il a mal vieilli, mais aujourd’hui c’est du vu et revu ce genre d’histoire, je trouve, malgré tout. En 2004, j’aurai certainement mis entre 4 et 5/5
Infernal Affairs est un excellent film hongkongais de la part d'Alan Mak et d'Andy Lau. Ayant vu le remake américain de Martin Scorsese (Les Infiltrés) avant ce film, l'histoire m'était connue, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier pleinement le film original. L'idée de base du film est absolument géniale : une taupe dans la mafia et une taupe parmi les forces de l'ordre cherche à déjouer les plans de leurs chefs et connaître l'identité de la taupe du camps adverse. Le film n'a qu'à dérouler après un pitch pareil, et les rebondissements donnent vraiment un rythme haletant à ce film. Le succès du film (du moins dans son pays d'origine) repose également sur le casting constitué des méga-stars du cinéma hongkongais, Tony Leung en tête mais également Andy Lau, Eric Tsang et Anthony Wong. A voir : je ne connaissais pas vraiment le cinéma hongkongais avant de voir ce film et je suis charmé.
Un film qui a inspiré et qui inspire encore. Un scénario impeccable avec un casting époustouflant. On est là face à une œuvre avec un suspense haletant jusqu'à la fin. La réalisation est parfaite et elle lance la saga. C'est un film à voir absolument.
un excellent film dont la version américaine n'arrive pas à la cheville. on y retrouve le sens de l'honneur propre à la culture asiatique. Le scénario est recherché. Bravo
VU à l'époque ce film est juste une tuerie. novateur et superbement interpréter par 2 acteurs (réalisateur) géniaux. the Departed ( les infiltés) de scorcese ne fait pas aussi bien. A voir absolument.
A Hongkong, un mafioso a recruté des jeunes hommes afin qu'ils intègrent la police afin de le renseigner. De son côté, la police a elle aussi infiltré un de ses jeunes policiers dans la pègre. Lors d'une opération antidrogue, la police et le chef des gangsters se rendent compte qu'ils sont trahis de le l'intérieur. Le scénario ( un peu modifié) a fait l'objet d'un remake de Martin Scorcese, peu après. La version hongkongaise ( qui fera l'objet d'un prequel et d'une suite) ressort et sort ( pour la deuxième et la troisième partie) en salles. La distribution de cette première partie est dominée par Tony Leung, excellent comme chez WKW. Film grand public, réussi, sans aucun temps mort, il vaut le coup d'oeil. Voisin dans sa réalisation de certains opus de Johnnie To, il m'a semblé en dessous de la version de Scorcese. A chacun de se faire son idée, mais les amateurs des "infiltrés " ne laisseront pas passer "infernal affairs", premier volet d'une trilogie culte.
Tout est bien fait...scenario,jeux d acteur,suspense,intrigue tout...du debut a la fin on passe un bon moment...malheureusement ce sont les infiltrés qui ont pris les honneurs...alors que c est clairement ce film qui le méritait...Juste une pensée a tout ceux qui on vu Infernal affairs avant les infiltrés et qui se sont emmerdé au ciné devant les infiltrés vu que l intrigue était deja morte des le debut du film,vu que c est a 98% la meme...
"Infernal Affairs" est aujourd'hui surtout connu pour avoir servi de modèle au remake américain de 2006, réalisé par Martin Scorcese. Néanmoins, il serait bien dommage de le réduire à cette simple épure. Dans la lutte entre la police et les triades hong-kongaises, chacun va parvenir à implanter en profondeur une taupe dans l'organisation de l'autre. Ces deux soldats soumis à une pression énorme vont se croiser, tout en tentant de se débusquer mutuellement... Le film démarre sur les chapeaux de roue. Passé une introduction qui expose ce principe et ses protagonistes en quelques minutes, on se retrouve ainsi directement plongé dans une intrigue vénéneuse, où chacun tente d'anticiper et de déverminer l'autre, tout en se protégeant. Un scénario infernal, très bien construit, et imprévisible ! La réalisation se veut sombre, travaillée, tournoyante, et à l'occasion bien nerveuse, livrant quelques scènes très habiles. Mais on y découvre aussi malheureusement quelques fautes de goût qui font tache (les flashbacks en noir et blanc sur fond de musique tristounette quand un personnage meurt, c'est ringard !). De plus, les deux protagonistes sont solidement campés (10 ans après "Hard Boiled", Tony Leung est habitué aux rôles d'infiltrés face à Anthony Wong !). En revanche, les personnages féminins, réduits à quelques lignes de dialogues, laissent franchement à désirer... Scorcese compensera ces défauts, proposant une version qui dure presque une heure de plus, tout en reprenant les scènes clés et les idées maîtresses. Peu étonnant donc que son film soit davantage resté dans les mémoires, toutefois la version made in Hong Kong vaut tout de même le coup d’œil.
Nerveux, efficace, calibré au millimètre, Infernal Affairs plonge le spectateur dans les destins croisés de deux hommes qui ne sont en réalité que le reflet l'un de l'autre. Le rythme est parfait et les deux réalisateurs vont droit à l'essentiel, sans s'encombrer du superflu. Scorsese pompera allègrement sur IA pour en faire "The Departed", qui lui vaudra plusieurs oscars mais sans arriver au niveau de son modèle (spoiler: The Departed est plus long, plus lourd et Scorsese croit utile de faire intervenir la même femme dans la vie des deux taupes, histoire de forcer le trait ). A noter que les bonus du DVD proposent un fin alternative, bien moins forte. Un excellent polar, froid comme une lame...
Très bon polar, ou le scénario est original, en effet en général dans ce genre de film il y a toujours une taupe quelque part mais là il y en a une de chaque côté, et c'est la véritable force du film. De plus il y a du suspens tout le long, du fait de plusieurs rebondissements, même si c'est l'histoire à tendance à aller un peu vite, mais le spectateur ne se perd pas et c'est le principal, puis je trouve que la fin change des codes habituels des films sur la mafia, c'est un bon point. Toutefois j'ai quand même préféré le remake de Scorsese, car les dialogues et la réalisation auraient pu être meilleurs, mais ça n'en reste pas moins un très bon film.