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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2026
Le chef-d'œuvre d'Andrew Lau et Alan Mak est une leçon de tension à l'état pur. Loin des explosions hollywoodiennes, le film se concentre sur la guerre des nerfs entre deux hommes piégés dans la peau d'un autre. C’est du cinéma de "substance" chirurgical, où le moindre battement de cil peut signifier la mort.
Le duel des ombres : La confrontation entre l'infiltré de la police et la taupe de la mafia est d'une intensité rare. Le film évite le piège du spectaculaire pour filmer la paranoïa. C'est du "Béton" psychologique : on ressent physiquement le poids du secret qui écrase les protagonistes. Chaque échange, chaque silence est une partie d'échecs mortelle.
L’économie du geste : La mise en scène est d'une sobriété exemplaire. Pas de gras, pas de bavardage inutile. La scène sur le toit, devenue iconique, résume tout le film : deux identités brisées face à face, dans un décor urbain froid qui souligne leur solitude absolue. Le film fait confiance à l'intelligence du spectateur pour décoder les micro-expressions de Tony Leung et Andy Lau.
La tragédie de la loyauté : Le récit explore avec brio le coût humain de l'infiltration. À force de jouer un rôle, la vérité devient un concept flou. Le film ne cherche pas la rédemption facile, il montre des hommes qui ont sacrifié leur vie pour une cause qui finit par les dévorer. La noirceur du final est la conclusion logique d'un système où la confiance est une arme.
En résumé :.Un sommet du polar mondial. Infernal Affairs est un film sec, nerveux et d'une intelligence implacable. C’est la référence absolue du genre, celle qui prouve que le silence est parfois plus bruyant qu'une fusillade. Un 5/5 qui trône au sommet du Panthéon.
Bon je ne peux pas aller plus haut que trois étoiles et demi car malheureusement ou heureusement j'ai d'abord regarder Les infiltrés de Scorsese. Dès lors, je connaissais parfaitement l'intrigue et ne fut point étonné lors du visionnage. Cependant, je met quand même une bonne note au vu de la musique que j'ai particulièrement aimé mais surtout des plans, comme ceux sur les toits de Hong Kong.
Les acteurs ne m'ont pas forcément marqués, j'ai eu du mal à les individualiser, à ressortir une particularité ou une spécialité dans leur performance. Donc oui, un bon film mais les circonstances font que l'intrigue ne m'a pas entrainée, à l'inverse d'un Infiltré qui m'avait surpris et magnifiquement convaincus. Bon, plus qu'à continuer la liste des films ayant reçu l'oscar du meilleur film avec... les Infiltrés hahaha
Ce polar hongkongais dont le récit orchestre un fabuleux jeu de dupes entre un policier infiltré dans la triade tandis qu’un membre de cette même triade infiltre la police. Le scénario en bêton est aussi simple que bien construit tout en étant parfaitement mis en relief par une réalisation aussi précise qu’efficace. Même l’interprétation se montre à la hauteur d’un long-métrage palpitant jusqu’à son dénouement.
C'est un thriller sur une double infiltration croisée entre la mafia (Triade) et la police hongkongaise. Ce film a été repris par Scorsese avec Les Infiltrés, que j'ai vu précédemment et qui m'a marqué. Ces deux films, bien qu'ayant quasiment le même scénario, les mêmes rebondissements et la même histoire, sont assez différents. Ce film est beaucoup plus dynamique, dure moins longtemps et nous tient en haleine tout le long, sans aucun moment de répit, contrairement aux Infiltrés. Cependant, Les Infiltrés prend plus son temps, développe davantage les personnages et leurs sentiments, et ajoute une partie des histoires provenant du second volet. Les fins sont radicalement différentes et, d'ailleurs, la fin d’infernal Affairs a un parti pris qui peut être frustrant mais plus poétique. Ce film est globalement imprégné par la culture bouddhiste et hongkongaise, ce qui ajoute un plus et un côté exotique au film.
Ce début de trilogie d'action Hong Kongais est très réussi. Moi qui avait du mal avec ce cinéma ! Je trouve dans ce film un scénario mené à fond et passionnant à suivre, avec rebondissements et émotions en pagaille. Si la mise en scène très tape à l'œil, clipesque et le jeu d'acteur théâtral (c'est normal dans ce cinéma) demandent un temps d'adaptation, ce Infernal affairs fait très plaisir à voir !
En 2002, les réalisateurs hongkongais Alan Mak et Wai Keung Lau livrent un thriller énergique qui servira quelques années plus tard de support au film de Martin Scorsese, « Les infiltrés ». L’intrigue repose sur la course-poursuite qu’engagent chacun de leur côté deux flics aux missions radicalement opposées. L’un est infiltré au sein de la mafia chinoise, tandis que l’autre renseigne cette même triade. Si le scénario ingénieux est palpitant, il comporte néanmoins tellement d’ellipses qu’il en devient parfois confus. Bref, un policier privilégiant le suspense et la tension psychologique au détriment de l’action pour mieux briser la vision manichéenne de notre société.
côté très positif : le scénario est vraiment bien fait, avec divers rebondissements. Côté négatif : on s'ennuie un peu car le rythme est lent, peu de scènes d'action... beaucoup de subtilités et de psychologie
Très bon premier opus d'une trilogie de polars à la sauce hongkongaise réalisé par Andrew Lau et Alan Mak. Le scénario classique traitant de la corruption et du crime organisé (triade dans le cas présent) est bien ficelé et la réalisation s'avère très soignée et percutante ! L'environnement hongkongais apporte un côté exotique que nous ne connaissons guère dans le cinéma européen ou américain et la différence de culture entraine une attirance pour le spectateur. J'ai personnellement très apprécié les 1h37 du long-métrage. Le rythme étant soutenu, il y a parfois quelques petits moments de flottement dans la compréhension mais rien de dommageable. Ce film fait partie de la démocratisation du cinéma hongkongais dans les années 2000, qui avait déjà commencé dans les années 80/90. Cet essor a perduré en faisant fleurir d'autres cinémas asiatiques comme le sud-coréen que j'affectionne tout particulièrement avec des réalisateurs comme Park Chan-Wook, Bong Joon-Ho ou encore Kin Jee-Woon. Le long-métrage a donné lieu à une reprise (mais non revendiquée comme telle) par Martin Scorsese en 2006 et dénommée "les Infiltrés" (The Departed en anglais), également de très bonne facture.
Sorti au début des années 2000, ce premier volet d’une trilogie marqua son époque au point d’inspirer à Martin Scorsese un remake, sorti en 2006 et intitulé Les infiltrés. Efficace et rythmé, Infernal affairs nous plonge au cœur de l’affrontement que se livre la police de Hong-Kong et une puissante triade, les deux parties se sachant infiltrés respectivement par un faux flic et un vrai policier se faisant passer pour un malfrat. Une mise en scène nerveuse, propre et particulièrement efficace, pour un film servi par la fine fleur des comédiens hongkongais. Alors que le cinéma de Hong-Kong avait perdu de sa superbe depuis 1997 et la rétrocession du territoire à la Chine, Infernal affairs témoignait d’un embellissement, dans un style qui privilégiait les retournements de situation en tous genres aux fusillades en rafale.
Il ne faut pas désespérer lors de la première demi-heure, au rythme survolté, qui multiplie les scènes d’actions sans que l’on sache précisément qui est qui et où l’on va. Car en avançant le film prend une dimension tragique, avec ces deux personnages pris dans un engrenage infernal (c’est d’ailleurs l’enfer qui est évoqué en exergue du film), voir philosophique, avec la perte de leur identité que leur mission génère. La base du scénario repose sur une idée géniale et les réalisateurs l’exploitent très bien, hormis sur quelques plans tape à l’œil et quelques moments sentimentaux qui fleurtent avec la mièvrerie. Au total, un thriller de haute tenue, indispensable aux amateurs du genre.
Là où le remake de Martin Scorsese ("Les infiltrés") ira dans le détail de chaque scène, l'original lui va vraiment à l'essentiel. Alors évidemment, le rendu n'est pas le même et les émotions sont loin d'être aussi intenses que celles fournis notamment par Leonardo DiCaprio (la tension et le mal-être qu'il transmet au spectateur sont incomparables), mais a l'opposé, on échappe ici à certaines longueurs du scénario de Scorsese (notamment toute la complexité du milieu mafieux ainsi que l'ennui du triangle amoureux formé par DiCaprio et Damon avec la psychologue...). On regrettera juste le charisme de Jack Nicholson, incomparablement plus déjanté et effrayant qu'Eric Tsang, mais dans l'ensemble, "Infernal Affaires" est un thriller réussi et bien rythmé (plus court de quasiment une heure). Par contre, je ne saurai conseiller lequel voir en premier : gros dilemme...
Je n'avais pas du tout aimé "Les infiltrés", le remake fait pas Scorcese, et je me disais que l'original chinois serait bien meilleur du seul fait que l'histoire collerait beaucoup mieux au style du cinéma asiatique. Mais rien à faire, comme pour la copie américaine, je n'ai jamais accroché à l'histoire ni aux personnages, et la réalisation est loin d'être exceptionnelle. Donc bof même si je suis un peu moins sévère avec l'original qu'avec la copie...
Un scénario bien ficelé, un rythme correct, une tension et un suspense présent, une bonne réalisation, le tout dans une atmosphère bien réussie. Il manque malheureusement un peu de nervosité et de punch à mon goût. Le remake de Scorsese (Les Infiltrés) est plus prenant, plus puissant.
L'immersion est prenante et quasi soudaine, on se retrouve aussitôt en pleine tension, la mise en scène est nerveuse, à la fois cohérente et au diapason de ce que vivent les deux "héros". Mais évidemment le récit n'est rien sans l'idée de base, une intrigue géniale où deux jeunes hommes sont infiltrés alors qu'ils sont encore novices à l'instar des espions russes durant la Guerre Froide immergés dès leur enfance dans la société américaine pour mieux se fondre dans la nasse. La plupart du temps, les flics sont devenus ripoux au fil du temps, ici c'est carrément une anticipation de plusieurs années, un travail de longue haleine qui commence à avoir quelques fêlures au même moment où son homologue se dit que sa position dans la Police peut peut-être devenir une situation à normaliser. Ce face à face tient du génie grâce aussi à cet équilibre parfait entre action-tension inhérent à la mission respective, puis réflexion-pression du point de vue plus psychologique (comment gérer dans sa tête après tant d'années le cul entre deux chaises ?!). Andrew Lau et Alan Mak signent un polar stylé et racé, avec une intrigue diablement efficace dont la nervosité n'est jamais gratuite. Un grand film. Site : Selenie.fr
Un bon polar , bien mené , assez astucieux , avec cette mise en parallèle de deux taupes ; un infiltré chez la police et l'autre dans un gang de type triade. Lors d'une opération de police les deux chefs comprennent qu'il y a une taupe dans leur équipe. Un bon rythme , une réalisation assez originale , très stylisée, mais pas non plus époustouflante.