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JamesDomb
127 abonnés
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film excellent ! Encore une réussite signée Jaoui-Bacri. Les acteurs pour la plupart venus du théatre et qui jouent ici dans leur premier film (Virginie Desarnauts, Keine Bouhiza et surtout la révélation Marilou Berry) sont tous excellents. On retrouve Jean-Pierre Bacri dans son, certes, éternel rôle de râleur, mais c'est toujours aussi bon et l'acteur apparaît meme plus émouvant que d'habitude. Agnès Jaoui possède un charme incroyable et Marilou Berry pourrait remporter le César du meilleur espoir. La réalisation n'est pas vraiment originale, Jaoui se contentant de suivre les acteurs. Jaoui filme le "quotidien" sans être vraiment original derrière la caméra mais on oublie ce point assez rapidement grâce aux dialogues et situations ciselés et au rythme excellent. Le duo prouve une fois de plus qu'il n'a pas fini de nous faire rire, reflechir et divertir. Je me suis beaucoup retrouvé dans le personnage de Marilou Berry ayant moi-meme eu des problèmes de poids et une situation familiale assez chaotique. Un film qui sonne donc très juste rempli de bons sentiments, grinçant par moments, trouvant le bon equilibre entre les situations dramatiques et comiques. Les Jabac, sans doute les meilleurs auteurs du cinéma français contemporain.
Ce qui rend les films du couple Jaoui / Bacri magnifiques, c'est leur capacité d'identification au comportement humain dans la société. J'entends par là que lorsque l'on regarde un de leur film, on se reconnaît obligatoirement dans un des personnages voir même dans tous... Ajoutons cela un humour féroce et hilarant et nous obtiendrons Comme Une Image, prix du meilleur scénario à Cannes en 2004 car étant reconnu comme "le plus universel" d'après les dires de Quentin Tarantino... Pour cette récompense là, il a eu raison !!!
Une chronique sur l'histoire d'une jeune demoiselle dont les rondeurs et le statut de "fille de..." lui gâchent sa vie. Le récit reste simpliste et un chouïa moralisateur mais plaisant à suivre. Rien d'exceptionnel mais un film sympa à regarder.
d'une rare intelligence et d'une rare subtilité, le couple jabac, nous sert une comédie à la fois humaine et inhumaine, illuminée en plus par leurs performances d'acteurs. il n'y a vraiment qu'eux pour pouvoir dépeindre des personnages aussi fouillés. ce n'est plus du cinéma c'est de l'anthropologie.
Super film!De la psychologie,caricature,chant,etc...le duo Jaoui/Bacri marche tres bien.Pour ceux qui n'aime pas:je respecte votre opinion,mais peut-etre devriez-vous le voir une 2eme fois,non?Allez-le voir!
Très bon film. Agnès Jaoui traite a merveille les rapports humains et la célébrité. Jean-Pierre Bacri, magistral, égal à lui même. Face à lui, Marilou Berry, excellente. Prix du scénario à Cannes amplement mérité. Quentin a bien choisi, encore une fois.
A la fois drôle et bouleversant. Marilou Berry est très touchante, Jean-Pierre Bacri est détestable, Agnès Jaoui est entre les deux. Un scénario intelligent, bien construit et plein de sincérité. Agnès Jaoui aime mélanger les arts, on retrouve donc la musique, le chant lyrique, mais aussi la littérature. Elle aborde plusieurs questions qui touchent tout le monde : l'apparence, le regard des autres, la franchise et l'hypocrisie, le succès et l'échec. Au passage, elle égratigne toute une intelligencia bien pensante qui se voit bien contrôler la Terre entière. De beaux moments d'émotion, de grandes scènes de disputes, des éclats de voix qui restent en mémoire. Un joli film qui fait plaisir à voir.
Les Bacri/Jaoui mettent ici l'accent sur les défauts du milieu culturel bourgeois, son hypocrisie, son égoïsme voir son nombrilisme. Le trait est un peu plus subtil que dans " le goût des autres ", ce qui est plutôt bienvenu. La morale du film pourrait se résumer ainsi : les véritables talents son ceux qu'on ignore, alors qu'ils s'épanouissent juste devant nos yeux.
Pas le meilleur, mais un Bacri/Jaoui quand même! Un scénario intelligent (primé à cannes) des acteurs excellents, en premier Marilou Berry...Juste un très bon film
Un tres beau film, néamoins, il n'échappe pas à la regle des films francais, en finissant en queue de poisson. Reste un beau scénario et des acteurs convaincants. Un film plutot reussis donc, et jean Pierre Bacri est excellent.
film très injustement critiqué, "comme une image" est en fait le chef-d'oeuvre méconnu de jaoui-bacri. mais il est beaucoup moins facile d'accès que les autres (et toutes magnifiques) productions des deux auteurs. c'est vrai que là, la noirceur humaine prend le pas sur la comédie, les scènes entre jaoui et son mari, notament, sont glauques: on assiste au retournement de veste le plus banal d'un homme dont le cynisme, qui était avant une arme contre son sentiment d'échec, perd de plus en plus sa part d'humour car il s'agit désormais de se donner de bonnes raisons pour virer son encombrante agent de presse, accepter de rentrer dans la world compagny de l'édition, faire de la lêche à son patron (ignoblement bien joué par bacri) et renier ses amis et... amours. d'ailleurs le film devait s'appeler "les bonnes raisons", qui, je trouve, aurait fait un meilleur titre. dernière précision: la fin de film est émouvante à pleurer.
Après le succès du Goût des Autres (quatre Césars dont celui du meilleur film, une nomination à l'Oscar et un David di Donatello du meilleur film étranger), le tandem Jaoui-Bacri se reforme à nouveau ici, pour une sixième collaboration, et se consacre une fois de plus au thème des apparences, déjà bien indiqué par le titre: Comme une image.
A nouveau, les "Bajac" dénoncent un microcosme social basé sur les apparences, les lois du paraître poussées jusqu'à l'absurde: ainsi pour une chanteuse se préoccupe-t-on plus de ses mensurations que de ses cordes vocales. Celle qu'on peut considérer comme "l'héroïne" du film, Lolita Cassard, une jeune fille de vingt ans, souffre justement d'un physique ne correspondant pas aux normes de beauté des magazines de modes. Par ailleurs, la notoriété de son père, écrivain reconnu, lui pose également problème: Lolita est perpétuellement considérée comme "fille de...", on ne s'intéresse à elle qu'une fois que l'identité de son père est connu. Malgré ces deux handicaps, la jeune Lolita tente, comme elle peut, de faire sa vie: entre cours de chants, soirées et vie sentimentale en forme de point d'interrogation. Autour de cette Lolita gravite toute une constellation de personnages, récurrente des scénarios du couple: l'écrivain Étienne Cassard donc qui, bien qu'il soit reconnu comme une référence, n'a pas "écrit une seule ligne depuis six mois, Sébastien, un jeune journaliste qui s'intéresse à Lolita, Pierre Miller, un jeune écrivain en herbe, qui, alors que son troisième roman (justement intitulé Comme une image) vient de paraître, connaît une période de doute(s), Sylvia, enfin, la compagne de ce Pierre Miller, et qui n'est autre que la professeur de chants de cette même Lolita.
Mais il faut dire que, malgré l'intérêt légitime qu'on peut porter aux thèmes des apparences, de la comédie sociale, des commérages de basse-cour et du "qu'en dit-on" ou "qu'en dira-t-on", Comme une image déçoit légèrement par un ton un peu trop démonstratif (je fais plus de 70 kilos et les gens se moquent de moi: c'est pas bien), des baisses de régime fréquentes niveau rythme et des scènes sentimentales entre Lolita et Sébastien qui flirtent (trop) souvent avec une mièvrerie larmoyante de bon marché. Néanmoins les "Jabac" prouvent une nouvelle fois et avec efficacité leur sens aigu du dialogue ("KARINE- Essaye-le quand même! LOLITA- Je sais même pas si je rentre dans la cabine...; ÉTIENNE CASSARD- Mais tu crois sérieusement qu'un petit bout de viande pris à 13h47 va changer tout ton régime alimentaire?"), ce qui aura su séduire Quentin Tarantino, alors Président du Jury, et ses compères au Festival de Cannes de 2004, dont le film est quand même reparti avec le Prix du Scénario.