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Un film que j'attendai au tournant. Je ne suis pas decu, je m'attendai un peu a ce que j'ai vu : un film esthetiquement tres reussi avec une ambiance qui va bien au genre mais avec un scenario qui lui fait defaut, non pas de manquer d'ambition mais plutot par un manque d'explication (trop de place à l'interpretation). la comparaison avec "les autres", l"echine du diable" (...) est inévitable mais ce film n'en est pas ridicule, bien au contraire. Enfin, ledoyen a pris du galon depuis plusieurs films (depuis 8 femmes, son jeu est de mieux en mieux). un realisateur a observer je pense...
Sachant à quoi mattendre (et donc à quoi ne surtout pas mattendre), javais un a priori favorable. Je concède pourtant avoir sur le coup été très déçu par une bonne partie de ce film. A lexception de la séquence pré-générique, son premier tiers peine par exemple énormément à captiver. Ne lui retirons cependant pas ses grandes qualités : cest joliment filmé, les décors (restreints) font authentiques tandis que Virginie Ledoyen et Dorina Lazar (les deux interprètes principales) sont parfaitement dans le ton. Le réalisateur sappuie dailleurs volontairement sur une omniprésence féminine. Nous sommes en 1958. Suite à un problème classique avec son employeur, Anna est casée comme bonne dans un pensionnat qui semble vivre ses dernières heures. Présente à Saint-Ange depuis vingt-trois ans, Llinca a une grande expérience de létablissement. Dans son apparente sagesse, elle se pose en garde-fou dAnna. Lieu de mémoire sinistre ayant traversé la Seconde Guerre Mondiale, ses malheurs et ses atrocités, lendroit a en effet de quoi attiser limagination. Surtout quand une petite fille mentionne des "enfants qui font peur"
Alors Anna part en quête de vérité, entraînant facilement avec elle Judith, une adulte qui na jamais grandi (Lou Doillon, étonnante en gamine). La froide directrice Francart constitue au contraire un obstacle (on peut y voir un clin dil à luvre de Lucio Fulci puisque Catriona MacColl fut la vedette de trois de ses films en 1980 et 1981). Lun des plans de fin surprend mais donne la clef pour expliquer ce qui précédait. Que les spectateurs mécontents attendent les prochains films de Pascal Laugier avant de le vilipender, son travail ma paru intéressant même si son premier long-métrage est particulièrement exigeant (il impose un rythme relativement lent et maintient sciemment des zones dombres sur le passé de Saint-Ange). Ce film a été approuvé par le CCC (Comité Contre les Chats).
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