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Guillaume Nicloux réalise ici un très bon polar noir, intime et fétichiste. Le film laisse ici un rôle de composition étonnant et inhabituel à Josiane Balasko, qui s’approprie avec excellence du jeu, en flic rongé par ses propres démons qui enquête sur la mort d’une femme pendue en pleine forêt...Le scénario fluide et précis serpente gracieusement entre cauchemar et réalité, les choix musicaux pertinents s’insérant habilement dans les rouages du suspense psychologique. Une mention à la photographie et aux décors.
Comme souvent chez Guillaume Nicloux, l'ambiance est aussi sombre qu'étrange, et comme souvent, il réalise un polar bien foutu.
Ambiance poisseuse et oppressante, dialogues ciselés et personnages désabusés. Un petit bijou de noirceur à peine affaibli par une fin un peu bâclée. Si vous aimez le polar noir, êtes marteau des dialogues de Nicloux et kiffez quand le vice transpire d'une pellicule, vous devriez être scotché. (désolé ^^)
J'avais été vraiment séduit par "Une affaire privée" du même réalisateur, dont "Cette femme-là" (2003) est un lointain cousin, en plus d'être sa "suite" dans la trilogie policière de Guillaume Nicloux. Même héros de comédie en contre-emploi (ici Balasko, là Lhermitte), même ambiance sombre et mystérieuse, même galerie de personnages douteux, même indices (ou fausses pistes) dispersés...
C'est une recette scénaristique que j'affectionne.
Seulement, là où le premier était un vrai polar en bonne et dûe forme, ici "Cette femme-là" lorgne du côté du fantastique et de l'épouvante. Pourquoi pas? Mais, hasard ou coïncidence, le film est beaucoup moins réussi à mon sens : trop de clichés, de scènes redondantes, et surtout un scénario qui s'effiloche et devient vraiment confus.
Dommage car Nicloux possède indéniablement un style, il fait émerger un univers assez personnel ; d'ailleurs l'idée de faire resurgir ses personnages d'un film à l'autre est assez fameuse (à la façon d'Harlan Coben dans ses romans). Surtout que la séquence en question nous offre un pur clin d'œil, en forme de face à face entre ex du Splendid, d'autant que le sort d'un Lhermitte toujours fumant est d'une cocasserie monstrueuse!
C'est une recette scénaristique que j'affectionne.
Seulement, là où le premier était un vrai polar en bonne et dûe forme, ici "Cette femme-là" lorgne du côté du fantastique et de l'épouvante. Pourquoi pas? Mais, hasard ou coïncidence, le film est beaucoup moins réussi à mon sens : trop de clichés, de scènes redondantes, et surtout un scénario qui s'effiloche et devient vraiment confus.
Dommage car Nicloux possède indéniablement un style, il fait émerger un univers assez personnel ; d'ailleurs l'idée de faire resurgir ses personnages d'un film à l'autre est assez fameuse (à la façon d'Harlan Coben dans ses romans). Surtout que la séquence en question nous offre un pur clin d'œil, en forme de face à face entre ex du Splendid, d'autant que le sort d'un Lhermitte toujours fumant est d'une cocasserie monstrueuse!
Nettement inférieur à Une affaire privée auquel on ne peut que le comparer. Le problème avec Nicloux c'est le scénario. Même dans Une affaire privée l'histoire n'était pas très fouillée mais le traitement était si original, passionnant, virtuose, qu'il en faisait oublier les faiblesses de l'histoire. Ici, on n'a même pas cette ingéniosité et on se heurte à un manque de profondeur évident. Même si on accroche bien tout le long du film, on est déçu quand il se termine d'autant qu'une fois de plus Nicloux bâcle sa fin.C'est vraiment dommage car il pourrait être un maître du genre mais il manque une dimension.
Sombre et pluvieux comme Seven, plombé et comateux comme Insomnia, ce polar/thriller de Guillaume Nicloux est une bonne surprise. À force de mouvements lents de caméra, d'éclairages glauques, il distille une ambiance poisseuse assez captivante. Au-delà de la maîtrise technique et de la précision de la mise en scène, le réalisateur a réussi deux paris : tenir jusqu'au bout une intrigue très noire, hantée par le suicide, la mort, avec quelques visions cauchemardesques ; brosser un portrait de femme peu commun : laide, abattue, torturée. Étonnant contre-emploi pour Balasko, très sobre, incarnant un personnage qui est là sans être là, un fantôme poursuivi par ses fantômes. Des détails insolites (les séances de yoga, la passion pour le puzzle, le lapin domestique), ainsi que des personnages au physique singulier (le petit Léo, notamment) ajoutent à l'étrangeté de ce bon film de genre.
Si on aime Balasko, on l'aimera encore plus : elle tient le film dans un contre emploi étonnant.
Si l'on préfère les films d'atmosphère aux films à scripts béton, "Cette femme là" plaira fort : l'ambiance mixe le film noir et le film d'angoisse, aux limites du film horrifique. La mise en scène se voit, elle fait des manières, mais ce n''est pas déplaisant : les travellings lents se succèdent et nous plongeons sous hypnose dans un conte cruel pour adultes. Le dernier quart du film décroche un peu. Sans doute un des meilleurs "polar" français de ces dernières années par l'originalité du traitement.
Si l'on préfère les films d'atmosphère aux films à scripts béton, "Cette femme là" plaira fort : l'ambiance mixe le film noir et le film d'angoisse, aux limites du film horrifique. La mise en scène se voit, elle fait des manières, mais ce n''est pas déplaisant : les travellings lents se succèdent et nous plongeons sous hypnose dans un conte cruel pour adultes. Le dernier quart du film décroche un peu. Sans doute un des meilleurs "polar" français de ces dernières années par l'originalité du traitement.
Thriller à la mode française. Belle réalisation de Nicloux.
Sur un scénario classique dans lequel un policier (Balasko) mène une enquête sur un soi-disant suicide, on suit une policière-enquêtrice qui a des angoisses dues à des problèmes personnels antérieurs et dues aussi à son enquête où règnent des zones d'ombres. Elle mène son enquête d'une façon nonchalante mais non pas sans efficacité.
C'est une femme désabusée, excellemment jouée par Josiane Balasko.
La réalisation est très bien faite, avec un langage cinématographique parfois très travaillé, ce qui rend le film très attractif, et agréable à regarder.
L'ambiance est néanmoins très sombre et l'atmosphère pesante (pluie, nuit, obscurité, rêves angoissants), quelques effets de surprise sont parfois trop prévisibles (rêves). Mais assez bon suspens au final. Bonne musique.
Sur un scénario classique dans lequel un policier (Balasko) mène une enquête sur un soi-disant suicide, on suit une policière-enquêtrice qui a des angoisses dues à des problèmes personnels antérieurs et dues aussi à son enquête où règnent des zones d'ombres. Elle mène son enquête d'une façon nonchalante mais non pas sans efficacité.
C'est une femme désabusée, excellemment jouée par Josiane Balasko.
La réalisation est très bien faite, avec un langage cinématographique parfois très travaillé, ce qui rend le film très attractif, et agréable à regarder.
L'ambiance est néanmoins très sombre et l'atmosphère pesante (pluie, nuit, obscurité, rêves angoissants), quelques effets de surprise sont parfois trop prévisibles (rêves). Mais assez bon suspens au final. Bonne musique.
Si vous n'aimez pas Josiane Balasko et les abats jours seventies, passez votre chemin ! Une ambiance sombre, limite étouffante, long, pas beaucoup d'action, moins drôle et moins sexy que son
précédent film. Bref, pas une réussite, à part la peinture d'une femme au bout du rouleau sans fausses notes et assez intense.
précédent film. Bref, pas une réussite, à part la peinture d'une femme au bout du rouleau sans fausses notes et assez intense.
Une ambiance lourde et efficace .
Une énigme qui se dévoile très bien au final .
Par contre le film manque de consistance dans son déroulement .
Une énigme qui se dévoile très bien au final .
Par contre le film manque de consistance dans son déroulement .
Un film noir comme on en fait plus, avec une Josiane Balasko d'une crédibilité inattendue, une confusion, réel rêve digne de lynch, une excellente bande sonnore, et Thierry Lhermite en caméo bref un excellent film français, qui mérite toute votre attention, n'hésitez pas.
Sûrement l'une des meilleures interprétations de Josiane Balasko.
Une Balasko a contre emploi, une enquete des plus sombre, un scénario alanbiqué, un film noire qui nous attire dans les méandres de la culpabilité, Nicloux signe ici un film morose, intelligent, mais qui n'évite pas certaines longueurs et un air de déja vu et qui s'averre assez special au final...
Un petit film sans prétention dans lequel on a du mal à rentrer. Tout simplement c'est creux, on ressort de là avec l'impression d'avoir perdu son temps.
Un autre polar poissard de Guillaume Nicloux,véritable défenseur acharné de ce type de films.Ambiance délétère,forêt ombrageuse,visages opérés du sourire.Nicloux connaît par coeur la recette du pessimisme,quite à abuser de gimmicks de mise en scène(un élément suspect à l'arrière-plan)."Cette femme-là" est le 2ème volet de sa trilogie policière,constitué également d'"Une affaire privée" et de"La clef",avec certains personnages récurrents comme ici le détective privé Maneri(Thierry Lhermitte).Son visionnage vaut intégralement pour la prestation à contre-emploi de Josiane Balasko.Livide,ayant des visions cauchemardesques et n'arrivant pas à faire le deuil de son fils,elle joue un capitaine Varin,qui n'attend rien de la vie,si ce n'est la résolution d'enquêtes les plus opaques.Elle est l'atout-maître d'un Nicloux,qui en dehors de ce beau portrait de femme funeste,se perd dans les dédales inintéressants d'un suicide irrésolu.Et plutôt que d'aller au bout de sa mélancolie aiguë,il préfère faire sombrer sa série noire dans l'excitation sanglante.Tout le travail de sape sur l'atmosphère nébuleuse s'en trouve réduit à néant.Parfois,certains mystères doivent le rester.
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