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Un autre polar poissard de Guillaume Nicloux,véritable défenseur acharné de ce type de films.Ambiance délétère,forêt ombrageuse,visages opérés du sourire.Nicloux connaît par coeur la recette du pessimisme,quite à abuser de gimmicks de mise en scène(un élément suspect à l'arrière-plan)."Cette femme-là" est le 2ème volet de sa trilogie policière,constitué également d'"Une affaire privée" et de"La clef",avec certains personnages récurrents comme ici le détective privé Maneri(Thierry Lhermitte).Son visionnage vaut intégralement pour la prestation à contre-emploi de Josiane Balasko.Livide,ayant des visions cauchemardesques et n'arrivant pas à faire le deuil de son fils,elle joue un capitaine Varin,qui n'attend rien de la vie,si ce n'est la résolution d'enquêtes les plus opaques.Elle est l'atout-maître d'un Nicloux,qui en dehors de ce beau portrait de femme funeste,se perd dans les dédales inintéressants d'un suicide irrésolu.Et plutôt que d'aller au bout de sa mélancolie aiguë,il préfère faire sombrer sa série noire dans l'excitation sanglante.Tout le travail de sape sur l'atmosphère nébuleuse s'en trouve réduit à néant.Parfois,certains mystères doivent le rester.
Très estimable, mais on pouvait attendre encore mieux de ce film. En effet, la mise en scène de Nicloux était très bonne, et on suivait ce polar avec beaucoup d'intérêt, d'autant que l'atmosphère était vraiment excellente. Malheureusement, la grosse faute est du au scénario, déja assez délicat durant tout le film, mais qui devient carrément incompréhensible a la fin. Dommage, surtout que Balasko était impressionnante dans ce role a contre-emploi.
Comme souvent chez Guillaume Nicloux, l'ambiance est aussi sombre qu'étrange, et comme souvent, il réalise un polar bien foutu.
Cinquième long-mètrage de Guillaume Nicloux! Un portrait de femme sombre à l'ambiance cafardeuse, avec une actrice qui fait dans le contre-emploi. "Cette femme-là" (2003), c'est Josiane Balasko, totalement mèconnaissable, qui n'hèsite pas à casser son image pour incarner une capitaine de police brisèe, à la dèrive! Un peu comme Thierry Lhermitte dans "Une affaire privèe" (2002) du même rèalisateur! Comme toujours chez Nicloux, il y a des choses qui motivent les personnages dans ses films! Des finalitès comme la mort, les deux facettes d'une mèdaille dont Michèle Varin est prisonnière! C'est parfois confus mais l'angoisse est bel et bien là dans cette enquête subtile et bien interprètèe! Attention une scène choc est à relever...
Dans un contre-emploi dramatique, tel que la plupart de ses comparses des Bronzés ont déjà eu l'occasion d'endosser, Josiane Balasko joue une femme flic dépressive,
spoiler:
hantée par le suicide de son fils.
De suicide, il en est beaucoup question dans ce film noir et ténébreux. L'intrigue, très énigmatique, est secondaire et, d'ailleurs, Guillaume Nicoux lui apportera une conclusion plutôt lacunaire. Son film se fonde essentiellement sur le style et l'ambiance. L'intrigue, le personnage joué par Balasko, les décors (froids, pluvieux, nocturnes) se combinent pour former un thriller démoralisant, exprimant un marasme, une morbidité érigés en cauchemar, avec pour finir une intrusion dans le spoiler: crime sado-maso.
La mise en scène de Nicloux s'inspire de ces récents thrillers américains, non pas fondés sur les incidents spectaculaires ou la fureur, mais sur le mystère et l'indicible, entrainant un récit lent et incertain. Le film flirte avec l'exercice de style, avec cette impression d'artifice qui l'accompagne souvent.
Si quelques scènes ne manquent pas de caractère, insolite ou dramatique, conformément à cette noirceur affichée, d'autres paraissent purement formelles dans l'expression de la hideur et de l'angoisse. La composition de Balasko, laconique, accablée, est à l'avenant: parfois inspirée, d'autres fois figée, suivant un personnage uniforme et sans nuances, complaisant dans le dolorisme.
De suicide, il en est beaucoup question dans ce film noir et ténébreux. L'intrigue, très énigmatique, est secondaire et, d'ailleurs, Guillaume Nicoux lui apportera une conclusion plutôt lacunaire. Son film se fonde essentiellement sur le style et l'ambiance. L'intrigue, le personnage joué par Balasko, les décors (froids, pluvieux, nocturnes) se combinent pour former un thriller démoralisant, exprimant un marasme, une morbidité érigés en cauchemar, avec pour finir une intrusion dans le spoiler: crime sado-maso.
La mise en scène de Nicloux s'inspire de ces récents thrillers américains, non pas fondés sur les incidents spectaculaires ou la fureur, mais sur le mystère et l'indicible, entrainant un récit lent et incertain. Le film flirte avec l'exercice de style, avec cette impression d'artifice qui l'accompagne souvent.
Si quelques scènes ne manquent pas de caractère, insolite ou dramatique, conformément à cette noirceur affichée, d'autres paraissent purement formelles dans l'expression de la hideur et de l'angoisse. La composition de Balasko, laconique, accablée, est à l'avenant: parfois inspirée, d'autres fois figée, suivant un personnage uniforme et sans nuances, complaisant dans le dolorisme.
Très bonne atmosphère a la Seven ( a cause de la pluie entre autre) installé par un réalisateur doué déjà responsable de l'excellent "une affaire privée" mais la montagne accouche d'une souris comme on dit
spoiler:
car le dernier 1/4 d'heure sensé nous éclaircir sur cette histoire de suicide débouche sur la découverte d'un gang de braqueurs déguisés en daltons qui se font avoir par un gamin ,
bof on pouvait imaginer mieux comme dénouement surtout après avoir suivi l’enquête de Balasko plutot crédible dans un rôle a contre emploi sauf quand elle se met a courir après des types dans la foret ,la désolé mais la démarche est trop dommage que le scenario ne soit pas plus consistant car les cauchemars de la flic mélangé aux scènes réelles créer une atmosphère étrange et inquiétante même si cette enquête n'est pas très passionnante a suivre du moins au début car ensuite + on avance et + on veut comprendre mais voila le final est décevant,tant pis !!!
bof on pouvait imaginer mieux comme dénouement surtout après avoir suivi l’enquête de Balasko plutot crédible dans un rôle a contre emploi sauf quand elle se met a courir après des types dans la foret ,la désolé mais la démarche est trop dommage que le scenario ne soit pas plus consistant car les cauchemars de la flic mélangé aux scènes réelles créer une atmosphère étrange et inquiétante même si cette enquête n'est pas très passionnante a suivre du moins au début car ensuite + on avance et + on veut comprendre mais voila le final est décevant,tant pis !!!
Nettement inférieur à Une affaire privée auquel on ne peut que le comparer. Le problème avec Nicloux c'est le scénario. Même dans Une affaire privée l'histoire n'était pas très fouillée mais le traitement était si original, passionnant, virtuose, qu'il en faisait oublier les faiblesses de l'histoire. Ici, on n'a même pas cette ingéniosité et on se heurte à un manque de profondeur évident. Même si on accroche bien tout le long du film, on est déçu quand il se termine d'autant qu'une fois de plus Nicloux bâcle sa fin.C'est vraiment dommage car il pourrait être un maître du genre mais il manque une dimension.
Cette femme-là fait partie du deuxième volet qu'a consacré Guillaume Nicloux au polar. Sorti en 2003, il est la suite de Une affaire privée avec Thierry Lhermitte que l'on retrouve à travers une scène. Cette fois-ci, c'est un autre Bronzé qui subit le traitement niclouxien, qui prend plaisir à malmener ses interprètes principaux. Lhermitte dans Une affaire privée, Balasko ici dans Cette femme-là et Monica Bellucci dans Le concile de Pierre. Josiane Balasko est Michelle Varin, capitaine de police traumatisée par la mort de son fils. Solitaire, elle préfère désormais faire des puzzles avec un lapin comme compagnie. Son travail l'amènera à enquêter sur une femme retrouvée pendue en pleine forêt. Ce qu'il faut souligner dans ce film policier, c'est son atmosphère extrêmement noire et glauque. La photographie signée Pierre-William Glenn, le chef opérateur de Pialat et des films de Corneau au début des années 80, y est peut-être pour quelque chose. Certains plans-séquences sont de toute beauté et renforcent cette atmosphère étouffante et tortueuse, avec la forêt, la nuit sous la pluie et un chemin enneigé, qui font penser à David Lynch ou Alfred Hitchcock. La pauvre Josiane Balasko n'est pas épargnée dans tout ça. Outre des cauchemars récurrents et terrifiants, de plus en plus réels, elle se prend de la terre, de l'urine, sans compter les trombes d'eau dues à la météo. Il est dommage que ce film fut un échec lors de sa sortie en salles. Il faut à tout prix le redécouvrir pour une Josiane Balasko impressionnante dans un rôle inhabituel et une ambiance que ne renierait pas David Lynch.
J'avais été vraiment séduit par "Une affaire privée" du même réalisateur, dont "Cette femme-là" (2003) est un lointain cousin, en plus d'être sa "suite" dans la trilogie policière de Guillaume Nicloux. Même héros de comédie en contre-emploi (ici Balasko, là Lhermitte), même ambiance sombre et mystérieuse, même galerie de personnages douteux, même indices (ou fausses pistes) dispersés...
C'est une recette scénaristique que j'affectionne.
Seulement, là où le premier était un vrai polar en bonne et dûe forme, ici "Cette femme-là" lorgne du côté du fantastique et de l'épouvante. Pourquoi pas? Mais, hasard ou coïncidence, le film est beaucoup moins réussi à mon sens : trop de clichés, de scènes redondantes, et surtout un scénario qui s'effiloche et devient vraiment confus.
Dommage car Nicloux possède indéniablement un style, il fait émerger un univers assez personnel ; d'ailleurs l'idée de faire resurgir ses personnages d'un film à l'autre est assez fameuse (à la façon d'Harlan Coben dans ses romans). Surtout que la séquence en question nous offre un pur clin d'œil, en forme de face à face entre ex du Splendid, d'autant que le sort d'un Lhermitte toujours fumant est d'une cocasserie monstrueuse!
C'est une recette scénaristique que j'affectionne.
Seulement, là où le premier était un vrai polar en bonne et dûe forme, ici "Cette femme-là" lorgne du côté du fantastique et de l'épouvante. Pourquoi pas? Mais, hasard ou coïncidence, le film est beaucoup moins réussi à mon sens : trop de clichés, de scènes redondantes, et surtout un scénario qui s'effiloche et devient vraiment confus.
Dommage car Nicloux possède indéniablement un style, il fait émerger un univers assez personnel ; d'ailleurs l'idée de faire resurgir ses personnages d'un film à l'autre est assez fameuse (à la façon d'Harlan Coben dans ses romans). Surtout que la séquence en question nous offre un pur clin d'œil, en forme de face à face entre ex du Splendid, d'autant que le sort d'un Lhermitte toujours fumant est d'une cocasserie monstrueuse!
Sombre et pluvieux comme Seven, plombé et comateux comme Insomnia, ce polar/thriller de Guillaume Nicloux est une bonne surprise. À force de mouvements lents de caméra, d'éclairages glauques, il distille une ambiance poisseuse assez captivante. Au-delà de la maîtrise technique et de la précision de la mise en scène, le réalisateur a réussi deux paris : tenir jusqu'au bout une intrigue très noire, hantée par le suicide, la mort, avec quelques visions cauchemardesques ; brosser un portrait de femme peu commun : laide, abattue, torturée. Étonnant contre-emploi pour Balasko, très sobre, incarnant un personnage qui est là sans être là, un fantôme poursuivi par ses fantômes. Des détails insolites (les séances de yoga, la passion pour le puzzle, le lapin domestique), ainsi que des personnages au physique singulier (le petit Léo, notamment) ajoutent à l'étrangeté de ce bon film de genre.
Michèle Varin (Balasko) est décrit comme un détective mais c'est le public qui doit faire la part du lion de la détection. Josiane Balasko n'est jamais vraiment montrée dans quoi que ce soit qui ressemble à un poste de police. Elle dit qu'elle est un flic et parfois c'est vu dans l'étrange conversation avec des flics en uniforme mais c'est à peu près tout en ce qui nous savons. Elle est profondément déprimée depuis la mort d'un jeune enfant et Nicloux nous permet de manière ludique ou même délibérée de spéculer à la Pirandello sur ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. L'homme ou la femme qui pense est déjà bipolaire. Guillaume Nicloux assombrit davantage la question dans l'une de ces légendes de fin qui montre que l'affaire n'a jamais été résolue. En fin de compte le crime ou son absence a moins d'importance que ce qui se passe dans la tête de Balasko. C'est une performance époustouflante qui lui donne la place parmi les meilleures actrices de France et il n'y a pas meilleur d'éloges que cela...
Si vous n'aimez pas Josiane Balasko et les abats jours seventies, passez votre chemin ! Une ambiance sombre, limite étouffante, long, pas beaucoup d'action, moins drôle et moins sexy que son
précédent film. Bref, pas une réussite, à part la peinture d'une femme au bout du rouleau sans fausses notes et assez intense.
précédent film. Bref, pas une réussite, à part la peinture d'une femme au bout du rouleau sans fausses notes et assez intense.
Une ambiance lourde et efficace .
Une énigme qui se dévoile très bien au final .
Par contre le film manque de consistance dans son déroulement .
Une énigme qui se dévoile très bien au final .
Par contre le film manque de consistance dans son déroulement .
Ça commence comme une scène de Dexter. Pendu sous la pluie, pénombre puis mobilhome dans la forêt!!!
Elle erre dans la forêt comme un fantôme à la recherche de SA vérité.
On lorgne un peu sur le fantastique dans cet opus mais surtout dans le film d’horreur. L’image de Dexter n’était pas loin de la vérité !!
On quitte les images blafardes d’une affaire privée pour se diriger vers du stylisme morbide .
Le thème de la mort se fait pourtant évincer par le dernier mot !!!!!
Elle erre dans la forêt comme un fantôme à la recherche de SA vérité.
On lorgne un peu sur le fantastique dans cet opus mais surtout dans le film d’horreur. L’image de Dexter n’était pas loin de la vérité !!
On quitte les images blafardes d’une affaire privée pour se diriger vers du stylisme morbide .
Le thème de la mort se fait pourtant évincer par le dernier mot !!!!!
Après "Affaire Privée" où Thierry Lhermite incarnait un détective privé à contre-emploi, c'est au tour de sa camarade Josiane Balasko de passer devant la caméra de Guillaume Nicloux. L'actrice est elle-aussi dans un rôle très inhabituel ici, à des années lumières des comédies de bas étage où on la voit régulièrement.
Josiane Balasko incarne une flic dépressive et insomniaque, en proie à des cauchemars et des hallucinations, alors que s'approche l'anniversaire de la mort de son fils de 8 ans. La découverte du cadavre d'une femme suicidée l'ébranle, et des pensées suicidaires vont bientôt la hanter.
Un peu comme "Affaire Privée", "Cette femme-là" est avant tout un polar d'ambiance. Car l'intrigue avance lentement, caractérisant bien sa protagoniste, mais elle frustrera son lot de spectateurs avec des invraisemblances dans son dénouement. Ou des pistes pas vraiment explorées.
Pour autant, question atmosphère c'est très réussi ! L'ensemble peut s'appuyer sur la belle prestation de Josiane Balasko, et sur une mise en scène très travaillée, sombre à souhait. Pas d'humour, un cadre hivernal et souvent nocturne, un début sous la pluie incessante : c'est un vrai polar très noir, dans les éclairages et les mouvements de caméra lents et fluides.
Guillaume Nicloux va même un cran plus loin, offrant des séquences presque horrifiques, qui tendent vers le fantastique. Qu'il s'agisse des visions de l'héroïne, ou de certaines confrontations. C'est plutôt rare mais bienvenu pour du policier français.
A noter que c'est techniquement une suite de "Affaire Privée", puisque le personnage de Thierry Lhermite vient faire une apparition. Néanmoins aucune nécessité d'avoir vu "Affaire Privée" pour apprécier "Cette femme-là".
En tout c'est une proposition insolite mais réussie.
Josiane Balasko incarne une flic dépressive et insomniaque, en proie à des cauchemars et des hallucinations, alors que s'approche l'anniversaire de la mort de son fils de 8 ans. La découverte du cadavre d'une femme suicidée l'ébranle, et des pensées suicidaires vont bientôt la hanter.
Un peu comme "Affaire Privée", "Cette femme-là" est avant tout un polar d'ambiance. Car l'intrigue avance lentement, caractérisant bien sa protagoniste, mais elle frustrera son lot de spectateurs avec des invraisemblances dans son dénouement. Ou des pistes pas vraiment explorées.
Pour autant, question atmosphère c'est très réussi ! L'ensemble peut s'appuyer sur la belle prestation de Josiane Balasko, et sur une mise en scène très travaillée, sombre à souhait. Pas d'humour, un cadre hivernal et souvent nocturne, un début sous la pluie incessante : c'est un vrai polar très noir, dans les éclairages et les mouvements de caméra lents et fluides.
Guillaume Nicloux va même un cran plus loin, offrant des séquences presque horrifiques, qui tendent vers le fantastique. Qu'il s'agisse des visions de l'héroïne, ou de certaines confrontations. C'est plutôt rare mais bienvenu pour du policier français.
A noter que c'est techniquement une suite de "Affaire Privée", puisque le personnage de Thierry Lhermite vient faire une apparition. Néanmoins aucune nécessité d'avoir vu "Affaire Privée" pour apprécier "Cette femme-là".
En tout c'est une proposition insolite mais réussie.
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