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guifed
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3,0
Publiée le 12 décembre 2013
Orson Welles. C'est donc lui, le géant adulé par toutes les générations de cinéphiles. La Dame de Shanghai, mon premier film de Welles, surprend. Par son scénario alambiqué mais tellement passionnant. Par son casting, aussi puissant dans les premiers rôles que dans les seconds. Par sa réalisation, qui insuffle à ce thriller-polar un souffle épique. Et last but not least, par ses dialogues, largement supérieurs à ce qu'on peut trouver aujourd'hui dans les "bons" films américains. Chaque réplique est travaillée, stylisée, accentuée. Du grand travail de cinéaste, même si je m'attendais forcément à mieux de la part dudit Maître.
Une intrigue qui peine à s'installer et quand enfin elle se lance tout va trop vite, le final est pas mal mais Welles jette tous ses atouts à cet instant. Quelques moments réussis comme la scène ou un homme demande à Welles quel effet cela fait de tuer une personne et il y a bien sur la beauté de Rita Hayworth. Mais pour ma part La Dame de Shanghai n'est pas un film noir particulièrement marquant et au suspense trop peu présent.
Un très grand film du génie trop longtemps incompris. Superbement mis en image, des plans extraordinaires, un scénario profond et des acteurs vrais. Rita Hayworth est ultra belle et Orson Welles toujours aussi grave. Un grand moment de cinéma. Seul petit bémol concernant le procès où les gens rigolent aux propos (même le juge!) et ça c'est un peu surréaliste quand même, on se croirait un peu au cirque! Curieux, mais sûrement voulu. Bref, pas de quoi mettre moins de 5 étoiles quand même!
Effectivement, le début et la fin (scène des miroirs) sont très réussis. Le reste, en revanche, déçoit car Orson Wells nous a habitués à beaucoup mieux. L'histoire, alambiquée, manque de clarté et de rythme. Un film guère mémorable bien trop surcoté.
On peut scinder le film en trois groupes qualitatifs, le premier reste la beauté icônique de Rita Hayworth, le second sont les nombreuses scènes d'anthologie, le troisième est que le film est plus un film qui dénonce les "requins" de Hollywood plutôt que d'être un film de vengeance conjugal. Elsa bannister en bikini noir étendue sur les rochers ou en robe immaculée courant dans la nuit reste en mémoire. On comprend que Welles est d'une intelligence remarquable quand il fait croire à une simple vengeance envers son épouse à la ville alors qu'elle sera jamais aussi uniquement belle, et que on comprend que l'entourage crapuleux de l'avocat Bannister renvoie en fait aux "requins" que sont les producteurs alors tout puissant de Hollywood (qui ne lui pardonneront pas !)... Site : Selenie
Premier Welles visionné. Pas mal déçu. Le scénario est l'alambiqué, ultra bavard, avec des enjeux et des ressorts dramatiques qui ne fonctionnent pas et le film est surtout sauvé par l'excellente scène de fin légitimement encensée et une façon de filmer assez soignée. ça fait assez maigre. D'un point de vu scénaristique tout est expliqué à la fin mais c'est trop tard, on a laissé le téléspectateur en route. De plus Hayworth joue très bien mais Welles ne laisse pas transparaître d'émotion. Il ne fait que se la jouer gros dure et casseur de malfrats avec son regard ténébreux et distancé pour son amour et le film est toujours centré sur lui avec cette narration en voix-off pleine de poésie et de philosophie too-much. On a l'impression de ne voir que lui, de n'entendre que lui et cette jolie donzelle qui lui court après. Cela fait qu'aucun second-rôle est bien développé mise à part le très bon Everett Sloane. Bref, je n'ai d'ailleurs pas besoin d'en savoir plus sur lui pour me rendre compte que ça m'a l'air d'être quelqu'un d'assez prétentieux car rien qu'à voir ce film.... Du cinéma qui ne concerne que Wells. Pas du cinéma de partage. Moyen. "Citizen Kane n'aura pas beaucoup d'effort à faire pour me parler d'avantage.
Ma deuxième incursion dans la filmographie de M. Welles après Le Criminel, qui somme toute ne cassait pas trois pattes à un canard, avec La Dame De Shanghai, délectable film noir, au scénario délicieusement machiavélique qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute et un final des plus spectaculaires. Très bien réalisé et très bien interprété: Orson Welles himself et la sublissime Rita Hayworth réunis pour un très grand film!
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1,5
Publiée le 10 mai 2021
Si vous étudiez Welles et voulez voir Citizen Kane qui est déjà un film incompréhensible aux communs des mortels ce film vous prouvera qu'il a fait encore pire. L'excuse bidon consistant à faire de la protagoniste un mannequin pour expliquer comment il pourrait se laisser entraîner dans un tel projet ne suffit pas à expliquer l'histoire absurde du tribunal et les rebondissements ridicules qui s'ensuivent. La Dame de Shanghai est réservé aux fans d'Orson Welles et de Rita Hayworth uniquement...
Bénéficiant d'une esthétique admirablement travaillée et d'une distribution de qualité, "La dame de Shanghai" est un classique du cinéma des années 40 à connaître absolument. Atmosphère pesante, dialogues à couteaux tirés, présence des acteurs, Orson Welles en tête, tout est réuni pour passer un très bon moment. Seulement, la machine est un peu lourde, l'extrême lenteur du scénario assomme assez rapidement même le plus tenace des spectateurs. Les coups de théâtres, concentrés dans la toute dernière partie du film, ne permettent pas de relancer l'intérêt de l'histoire.
"La Dame de Shanghai" est le sixième film de Orson Welles sorti en 1947. L'histoire, Michael O'Hara (Orson Welles) sauve d'une agression Elsa Bannister (Rita Hayworth), qui pour le remercier l'engage sur le bateau de son mari. Lors d'une escale, George Grisby (Glenn Anders), l'avocat de Bannister, propose à O'Hara de le tuer lors d'une grande manipulation visant a toucher l'argent de l'assurance en Californie, il accepte. Mais tout ne va pas se passer comme prévu ... Un vrai polar noir hollywoodien, avec une réalisation remarquable et avant-gardiste, un scénario bien ficelé et une interprétation excellente. Rita Heyworth en blonde platine est glaçante dans ce rôle de femme fatale, d'une beauté incomparable; j'ai aussi beaucoup aimé la prestation de Everett Sloane dans le rôle de son mari Arthur Bannister, rien que pour le monologue génial du tribunal. Deux scènes m'ont marqué en particulier, visuellement parlant, celle de l'aquarium, magnifique de reflets et de fluidité, représentant habilement le monde de requins dans lequel il est plongé, et celle, hypnotique et très impressionnante, du palais des glaces. Cependant, malgré que ce film soit un objet cinématographique très maîtrisé, je le trouve assez inégal dans le rythme, par exemple la séquence du bateau et de l'escale ne m'a pas particulièrement intéressé, pour moi le film ne commence vraiment que dans le bureau de Grisby, où l'histoire prend vraiment une tournure captivante, et les dernières 20 minutes sont vraiment excellentes, le dénouement est aussi inattendu et brillamment filmé qu'on termine le film avec un ressenti forcément très positif. "La Dame de Shanghai" est un superbe film, qui nous montre tout le talent de Orson Welles, une œuvre impressionnante de maitrise technique et de tension scénaristique.
Orson Welles était un génie absolu capable de révolutionner la grammaire du cinéma comme nul autre. La Dame de Shanghai est l'un des nombreux exemples de sa maîtrise technique, véritable chef d'oeuvre du film noir. Malgré son scénario parfois confus - une sombre affaire de meurtre mêlée de chantage et de trahison - la mise en scène virtuose parvient presque totalement à nous faire oublier cette légère lacune. Rita Hayworth, d'une ravissante beauté, trouve là un rôle emblématique de femme fatale, donnant la réplique à l'acteur-réalisateur s'improvisant meurtrier débonnaire. On pourrait facilement reprocher à Orson Welles le manque de limpidité de sa matière première, ce qui reviendrait pourtant à lui retirer sa qualité de narrateur ( l'important n'est pas l'histoire mais la manière dont on la raconte, comme en témoigne le célèbre adage...). Les dix dernières minutes de La Dame de Shanghai sont une véritable splendeur artistique que beaucoup de films actuels aux budgets confortables auraient à envier... Un film d'une incroyable modernité, baroque et spectaculaire.
Welles signe là un véritable chef-d'œuvre qui nous longe dans l'ambiance dès la première phrase en voix-off du protagoniste incarné par le réalisateur en personne avec brio. Rita Hayworth, blonde et les cheveux courts, illumine ce film noir à l'intrigue un peu brumeuse mas racontée et menée avec génie. La mise en scène est superbe, révélant le talent de Welles notamment dans les dix dernières minutes, anthologiques.
Ce soit-disant chef d'oeuvre m'a laissé de marbre. Les choix du protagoniste rendent l'histoire difficilement plausible et la lenteur est trop souvent de rigueur.
Malgré un scénario un peu tordu et pas toujours facile à suivre, "La Dame de Shanghai" se révèle être un véritable chef-d’œuvre. Il s'agit en effet d'un pur film de mise en scène, d'une puissance esthétique incroyable soulignant la perversité de l'intrigue. Outre le jeu ambigu des acteurs, avec un Orson Welles qui se veut à la fois un antihéros au passé lourd se laissant manipuler sans trop de résistance et une figure morale inflexible capable de garder ses distances, on retiendra quelques scènes absolument mémorables, dignes de rester dans les annales du septième art : le "pique-nique", l'aquarium (poétique autant que surréaliste), le procès, le théâtre chinois et bien sûr la prodigieuse séquence des miroirs. Là est le talent du cinéaste : créer des images fortes, de purs instants de grâce en faisant de chaque scène un simili-court-métrage presque indépendant du reste, tout en conservant la cohérence de l'ensemble. "La Dame de Shanghai", c'est un voyage dans le septième art, les cultures dont il s'imprègne et ce qui fait sa magie.
A mon sens La Dame de Shanghai n’est clairement pas le meilleur Welles. Si la dernière partie permet de rehausser l’ensemble, on reste sur un métrage assez court, assez lent, qui ne marque pas outre mesure. Niveau acteur celui qui s’en sort le mieux n’est curieusement pas l’une de nos deux stars, mais Everett Sloane, lequel campe un Arthur Bannister mémorable. Toutes ses apparitions sont excellentes, il a le physique de l’emploi, bref, il retient l’attention. Si le duo Hayworth-Welles reste de bonne tenue, je n’ai pas été franchement transcendé non plus, entre un Welles trop apathique et une Hayworth qui se laisse un peu vivre ici, n’ayant pas, il est vrai, un rôle d’une grande consistance. En tout cas j’espérai clairement plus de ces derniers, et finalement ils se font voler la vedette, par les rôles secondaires, dommage. Glenn Anders n’est d’ailleurs pas mal du tout non plus. Le scénario démarre dans une première partie pour le moins lancinante, ressemblant à une sorte de comédie sentimentale pâlichonne, vaguement teinté d’humour et des répliques tranchantes du héros, mais enfin, il y a des plages longuettes et on ne sait pas trop où le film veut aller. Finalement dans sa deuxième partie le film devient plus intéressant, s’ancrant vraiment dans une histoire, et offrant un imbroglio sympathique bien que finalement le suspens ne prenne pas totalement. Reste que le rythme monte, qu’il y a plus de scènes fortes, notamment la fin, et cela parvient à remonter quelque peu la cote du métrage. Welles livre une mise en scène travaillée certes mais trop elliptique et souvent chaotique. Si son travail sur les plans est remarquable (l’usage des plongées aussi) en revanche ses cadrages qui privilégient le hors-champs et sa tendance fâcheuse pour le gros plan gêne à la compréhension du film, et sont parfois agaçants. Cela en effet donne le sentiment de l’enfermer, et même si l’effet est peut-être voulu, cela parait assez étrange par rapport à la volonté exotique du film qui précisément semble vouloir faire la part belle aux grands espaces. Enfin, cet aspect m’a laissé quelque peu dubitatif, mais on sent quand même un beau travail sur l’image, et les efforts méritent une certaine amabilité. La musique est assez neutre. Au final La Dame de Shanghai n’est pas un mauvais film mais c’est un métrage mineur de Welles, qui alterne des moments très forts (le final par exemple) avec des choses pour le moins banal, timide. Pour ma part je pense que ce n’est clairement pas par là qu’il faut aborder l’œuvre de Welles, mais enfin à voir une fois, pourquoi pas. 3.