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Un visiteur
3,0
Publiée le 5 février 2012
" La Dame de Shangaï " expose un thème récurrent dans les films noirs du cinéma hollywoodien: les relations tumultueuses d'un homme et d'une femme, le mélange de l'amour et de la manipulation. Ainsi, on fait face à une atmosphère étrange, tendue, pesante. Orson Welles nous pond ici l'un des films qui ont fait sa légende, et qui nous montre le talent - le génie diront certains - du bonhomme. Rita Hayworth, en femme fatale plus démoniaque qu'angélique, livre une prestation impressionnante de justesse. Les deux seconds rôles sont également impeccables: Everett Sloane en figure mêlant puissance et infirmité, et Glenn Anders qui, dans le rôle de George Grisby, est chargé de tendre un piège au naïf Michael O'Hara. Les commentaires en OFF donnent quant à eux au long-métrage toute sa dimension et ajoute à l'étrangeté du film. Le reste, malgré quelques scènes d'anthologie (scène finale de la salle des glaces) est somme toute assez conventionnel, et le scénario plus simple qu'il n'y paraît, même si cela n'entâche en rien l'habileté évidente de Welles dans la réalisation.
des acteurs magnifiques une histoire à rebondissements une invitation au voyage un film noir malgré l exotisme une réalisation géniale d Orson Welles du grand art
Je trouve que ce film ne montre pas tout le génie que peut avoir Orson Welles. La première scène est super et tout se déroule "bien" jusqu'à la fin de la croisière. Mais après, l'intrigue devient compliquée et je trouve qu'il y a trop de confusion dans les lieux. J'aurais aimé une unité de de lieu, je pense que l'intrigue aurait gagné en intensité. Elle se disperse trop selon moi. J'ai été un peu déçue.
magique et envoutant,la plupart des films de et ,ou avec le grand orson,ont quelque chose,un je ne sais quoi,surement du cinema,en tout c'est du regal pour les yeux,et que dire de la plantureuse rita!
La Dame de Shanghai suit un marin entraîné dans un jeu de séduction, de mensonges et de manipulations dont il comprend progressivement qu’il ne maîtrise presque rien. J’ai apprécié ce film noir très inventif, même si sa construction déroutante et son rythme irrégulier m’ont parfois tenu à distance.
La production de La Dame de Shanghai est marquée par les tensions entre Orson Welles et Columbia autour du montage. Tourné en partie à San Francisco et Acapulco, le film joue avec les codes du film noir tout en les poussant vers quelque chose de plus baroque et instable. Le premier montage de Welles était nettement plus long que la version sortie en salles, et les importantes coupes imposées au film ont probablement contribué à rendre le récit particulièrement condensé et parfois heurté.
Le récit parle avant tout du décalage entre les apparences et la réalité. Chacun semble jouer un rôle, dissimuler une intention ou projeter sur les autres l’image qu’il souhaite voir. Le désir devient ainsi une forme d’aveuglement, au point que certains finissent par croire ce qu’ils ont envie de croire. La vérité se perd alors derrière les mensonges, les illusions et les faux-semblants.
Le film aborde aussi les rapports de pouvoir, la possession et l’autodestruction. L’argent, le droit, la séduction ou la connaissance des autres deviennent autant de moyens de domination. Welles dessine ainsi un univers prédateur, où chacun cherche à utiliser l’autre avant de finir lui-même pris dans le jeu des manipulations.
J’ai pu découvrir le film au cinéma Le Regency à Saint-Pol-sur-Ternoise, et je l’ai plutôt apprécié sans jamais être totalement emporté. J’ai surtout aimé l’inventivité de la mise en scène et cette manière très personnelle de détourner les codes du film noir pour installer un univers où les repères semblent constamment se dérober. C’est aussi le genre d’œuvre qui donne envie d’être revue : une fois le puzzle mieux assemblé, on repense à certaines pièces qui nous échappaient au début.
Ma principale réserve vient justement de cette construction difficile à suivre, accentuée par un rythme assez flottant. Pendant une bonne partie du film, j’ai eu du mal à percevoir clairement la direction du récit et la logique reliant certains événements. Les importantes coupes imposées au montage participent sans doute à cette impression, ce qui rend l’expérience parfois frustrante malgré toutes les idées qui traversent le film.
La Dame de Shanghai reste malgré tout un film noir singulier, dont la mise en scène et le jeu constant sur les apparences m’ont davantage marqué que l’intrigue elle-même. Une première découverte parfois déroutante, mais suffisamment inventive pour me donner envie d’y revenir.
Classique du film noir des années 40, la Dame de Shanghai possède une mise en scène virtuose d'Orson Welles (comme en témoigne les superbes séquences du palais des glaces à la fin du film), une magnifique photographie en noir et blanc et aussi une interprétation de très grande classe du casting. D'ailleurs difficile de ne pas être subjugué par la prestation de la sublime Rita Hayworth dans le rôle de la femme fatale de service. Un très grand film à voir et à revoir !
La dame de Shanghaï est encore un trés bon film du grand Orson Welles, certe ce n'est pas son meilleur film mais il est trés bon. La mise en scéne de Welles est comme toujours quasi parfaite, on voit qu'il prend soin de chaque plan, et la scéne des miroirs à la fin est pour moi culte dans sa construction. Rita Hayworth est sublime dans ce film comme souvent d'ailleurs. Un film à voir car il est super et en plus c'est un Orson Welles donc à la réalisation parfaite.
Film curieux, on a du mal à rentrer dedans car beaucoup trop narrative avec une intrigue qui prends du temps à se mettre en place. Cependant une fois celle-ci installée, le suspens est bien présent et montre bien la personnalité des différents personnages. En revanche j'ai trouvé la fin un peu décevante même si la dernière scène des miroirs est sublime, mais pas assez recherchée à mon goût et donc un peu bâclée . Concernant la technique comme souvent avec Welles, c'est quasi parfait la mise en scène est bonne et le jeu des lumières sur le noir et blanc aussi., par contre la musique est stridente et fini par faire mal à la tête . Bon film dans l'ensemble mais pas le meilleur d'Orson Welles.
Si Orson Welles est un des plus grands réalisateurs, il a quelques fois les même soucis qu'un réalisateur comme Francis Ford Coppola, un peu de mal à tenir le scénario et la réalisation avec au final un léger effet bancal car il veut parfois en faire beaucoup donne une impression de se mélanger les pinceaux.... On ne doit pas critiquer ce film en le comparant aux autres réalisation de Orson Welles. Certains ont trouvé ce film ennuyeux, sans scénario, prétentieux. Le scénario y est, pas besoin de faire quelque chose de complexe et je crois que c'est le mode de narration qui dérange surtout. Le scénario est là, il est très simple et ce qui est très intéressant c'est que comme le personnage principal, le spectateur a parfois un peu de mal à suivre et à comprendre ce qu'il se passe. Un excellent film noir avec des acteurs mythiques dont la sublime Rita Hayworth qui illumine le film. Welles tient parfaitement ses rôles d'acteur, réalisateur et scénariste avec des séquences inoubliables qui démontrent une fois encore tout le talent d'Orson Welles. Un grand classique de cinéma à voir au moins une fois, si ce n'est pour le talent de Welles, au moins pour Rita Hayworth...
"La Dame de Shanghai" n'est peut être pas le meilleur film de Orson Welles mais c'est sans aucun doute un des meilleurs. Dans une photographie N&B absolument splendide, ce thriller noir est rondement mené graçe à un scénario redoutablement efficace, la tension et le suspense ne font qu'augmenter cranscendo jusqu'au dénouement et la mémorable scène finale avec les miroirs. On peut regretter un rythme un peu lent mais qui s'améliore par la suite. Un très grand film !
Le scénario de La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai, Orson Welles, 1947) est au moins aussi nébuleux que celui du Grand Sommeil (The Big Sleep, Howard Hawks, 1946). Voix off, complot, mensonges, femme fatale, violence, faux-semblants, manipulation, Orson Welles réunit, dans son quatrième film, tous ces codes renvoyant au film noir mais en y apportant une touche personnelle pour mieux subvertir le genre, en ce sens que la narration est assurée, non comme le veut l'usage par ceux qui sont fondamentalement corrompus, mais par celui qui se fait manipuler à son insu. L'intrigue ici importe finalement assez peu pourvu que nous ayons l'ivresse de la mise en scène. Et Orson Welles, après Citizen Kane (1941) et La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons, 1942), prouve une fois de plus sa puissance visuelle et sa maîtrise de tous les paramètres de l'image.
Retrouvez mon analyse complète sur un photogramme de " The Lady from Shanghai " de Orson Welles sur mon blog : http://etoilesdetoiles.blogspot.com/2022/05/la-profondeur-de-champ-et-la-lumiere.html
Techniquement a sa sortir, le film avait 20 ans d'avance. On a de très jolie cadre tavaillé avec des jeux d'ombre et de lumière par moment. C'est bien monté, un ryhtme évident. Pourtant le film est pas parfait. Si le scénario est interessant on se perd un peu dans ce complot a 3, ce puzzle n'est pas toujours clair. Acteur impecable surtout l'handicapé moteur. Dernière scène dans la galerie a glace culte et s'est grandement mérité telement c'est tourné avec virtuosité...
Echec total à sa sortie, La dame de Shanghai est depuis longtemps reconnu comme un chef d'oeuvre, il y a de quoi malgré l'extreme complexité du scénario, ce film baigne dans une atmosphère magique, les scènes sublimes sur le bateau et la fin mémorable, du grand art, quand à Rita on s'habitue vite à son nouveau look, il est meme parfait pour le film.
... bien sur on regarde avec plaisir ce classique mais le scénario plus qu'alambiqué et servi pour la moitié du temps par la narration "off" de Welles fini par nous lasser. On s'accroche on s'accroche pour être certain d'avoir tout bien saisi bien peu aidé par ce que nous montrent les images des motivations des protagonistes de l'intrigue. Une maestria certaine, des scènes de légendes mais aussi un petit mal de tête après le générique de fin.
PS : Rita et Orson à l'écran et c'est déjà le prix du ticket qu'est remboursé, faut aussi l'avouer.
Film un peu moins connu d’Orson Welles, LA DAME DE SHANGHAI est pourtant un très grand film de ce maître du cinéma.
D’abord, la dernière partie est absolument formidable et magistrale, et se hisse selon moi très haut dans le classement des meilleures fin de l’histoire du cinéma.
Quant à l’intrigue, celle-ci est rondement menée, maîtrisée de bout à bout, assez simple au final mais redoutablement efficace.
Si le début est peut-être un peu longuet, une fois que l’histoire est clairement en place, tout s’enchaîne à un rythme effréné, et tout est maîtrisé par Orson Welles, dont la voix off est succulente.
J’ai beaucoup aimé THE LADY FROM SHANGHAI, avec un noir et blanc fabuleux, une mise en scène efficace et un usage habile de la caméra, encore plus pour l’époque.