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Saintenoy Samuel
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4,5
Publiée le 11 juillet 2022
"La Dame de Shanghai" n'est peut être pas le meilleur film de Orson Welles mais c'est sans aucun doute un des meilleurs. Dans une photographie N&B absolument splendide, ce thriller noir est rondement mené graçe à un scénario redoutablement efficace, la tension et le suspense ne font qu'augmenter cranscendo jusqu'au dénouement et la mémorable scène finale avec les miroirs. On peut regretter un rythme un peu lent mais qui s'améliore par la suite. Un très grand film !
Gros échec à sa sortie, "The Lady from Shanghai" était pourtant un film ambitieux. Un tournage sur place, alors que la très grande majorité des productions hollywoodiennes tournent exclusivement en studio à l'époque. Et une "défiguration" culottée de Rita Hayworth, icône sensuelle qui doit ici se couper les cheveux et se teindre en blonde ! Cependant, l’œuvre Orson Welles subira les affres d'une post-production peu clémente, charcutant allègrement l'ensemble. A l'arrivée, on peut comprendre l'accueil froid que subit le film. Certes, il s'agit d'un film noir, genre dont l'intrigue contient souvent des trous scénaristiques. Mais ici les trous deviennent des puits, ce qui est d'autant plus dommage que des passages entiers sont peu utiles à l'intrigue (dont tout le volet tourné sur le yacht, qui appartenait par ailleurs à Errol Flynn dans la vraie vie). C'est ballot car visuellement, "The Lady from Shanghai" est très soigné, offrant son lot de plans marquants. Dont la fameuse scène finale des miroirs, particulièrement impressionnante, qui sera régulièrement référencée. Et le tournage en local permet de donner un côté rafraîchissant et authentique à la partie aventure. On s'étonnera enfin de quelques scènes pour le moins inhabituelles, telles qu'un procès expédié sous forme de grosse farce. Ironie de l'histoire, les deux acteurs principaux qui jouent les amants étaient en couple à la ville, et se sépareront à la sortie du film. Rita Haworth et Orson Welles sont très convaincants, respectivement en femme fatale et en marin gentillet. Par contre, l'accent pseudo-irlandais que tente Welles est assez peu crédible, ayant tendance à souvent s'effacer... "The Lady from Shanghai" est donc le genre de film bourré de défauts et de qualité, qui divisera son public.
Film curieux, on a du mal à rentrer dedans car beaucoup trop narrative avec une intrigue qui prends du temps à se mettre en place. Cependant une fois celle-ci installée, le suspens est bien présent et montre bien la personnalité des différents personnages. En revanche j'ai trouvé la fin un peu décevante même si la dernière scène des miroirs est sublime, mais pas assez recherchée à mon goût et donc un peu bâclée . Concernant la technique comme souvent avec Welles, c'est quasi parfait la mise en scène est bonne et le jeu des lumières sur le noir et blanc aussi., par contre la musique est stridente et fini par faire mal à la tête . Bon film dans l'ensemble mais pas le meilleur d'Orson Welles.
Les défauts du film noir s'amoncellent ici: scénario alambiqué truffé d'incohérences, survol superficiel de la psychologie des personnages et rythme peu dynamique, auxquels s'ajoute la grandiloquence de la mise en scène. Demeurent toutefois le plaisir du duo composé par le charismatique Orson Welles et la saisissante Rita Hayworth ainsi que quelques scènes emblématiques telle que l'affrontement dans le labyrinthe de miroirs. Bien insuffisant pour un classique!
des acteurs magnifiques une histoire à rebondissements une invitation au voyage un film noir malgré l exotisme une réalisation géniale d Orson Welles du grand art
6 239 abonnés
18 103 critiques
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1,5
Publiée le 10 mai 2021
Si vous étudiez Welles et voulez voir Citizen Kane qui est déjà un film incompréhensible aux communs des mortels ce film vous prouvera qu'il a fait encore pire. L'excuse bidon consistant à faire de la protagoniste un mannequin pour expliquer comment il pourrait se laisser entraîner dans un tel projet ne suffit pas à expliquer l'histoire absurde du tribunal et les rebondissements ridicules qui s'ensuivent. La Dame de Shanghai est réservé aux fans d'Orson Welles et de Rita Hayworth uniquement...
Classique du film noir des années 40, la Dame de Shanghai possède une mise en scène virtuose d'Orson Welles (comme en témoigne les superbes séquences du palais des glaces à la fin du film), une magnifique photographie en noir et blanc et aussi une interprétation de très grande classe du casting. D'ailleurs difficile de ne pas être subjugué par la prestation de la sublime Rita Hayworth dans le rôle de la femme fatale de service. Un très grand film à voir et à revoir !
Tout comme le tournage, The Lady from Shanghai de son titre original, est un film déroutant et tendu. En effet ce classique de Orson Wells mêlant film noir et drame policier nous compte l’histoire de Michael O’Hara (Orson wells) un irlandais se retrouvant impliqué dans une histoire d’escroquerie et de meurtre à cause de son amour aveugle pour Elsa Bannister (Rita Hayworth) la femme du riche avocat Arthur Bannister (Everett Sloane). Sortie en 1947 ,La dame de Shanghai est une adaptation du livre If I should die before I wake de Sherwood King. A mes yeux ce film est un des rares films que l'on peut considérer de parfait, et oui a l’image d’un Beetlejuice ou d’une Jenna Coleman, il est difficile de trouver des défauts à ce fabuleux long métrage. Premièrement comment parler de ce film sans mentionner les incroyables performances d’acteurs d’Orson Wells qui joue un parfait bad boy mystérieux alors que Rita Hayworth joue a merveille son rôle de femme fatale qui dès le début nous fait comprendre qu’elle n’est pas pas venu ici pour être la gentille poupée hollywoodienne. De plus, la cinématographie de ce film est tout simplement incroyable, comme par exemple la scène des aquariums ou encore la fameuse scène de fin dans la galerie des glaces. Cependant la mise en scène de ce film est en dessous de celle utilisée dans Citizen Kane. Cette dernière est beaucoup plus timide et tente moins d’effet de style mais elle reste quand même incroyablement efficace. Quant au décor, c’est la que la dame de Shanghai sors du lot en effet c’est un des rares films noir ou nous pouvons voir des décors très varier comme les Caraïbes ou encore Chinatown. Le plus gros bijou de ce film est le portrait de l’Amérique que fait Wells. Effectivement il critique ouvertement le capitalisme et la société américaine en nous présentant des personnages qui sont prêts à tout pour gagner le plus d’argent possible. En conclusion, La Dame de Shanghai est un des films les plus étranges et intéressants de Orson Wells. Même si la plupart des gens considèrent Citizen Kane comme le chef d'œuvre absolu de son réalisateur et je suis d’accord avec ça, je pense que ce film est trop peu salué. Donc je conseille à tout le monde de voir et revoir ce majestueux voyage sombre et envoûtant.
Ce soit-disant chef d'oeuvre m'a laissé de marbre. Les choix du protagoniste rendent l'histoire difficilement plausible et la lenteur est trop souvent de rigueur.
Techniquement a sa sortir, le film avait 20 ans d'avance. On a de très jolie cadre tavaillé avec des jeux d'ombre et de lumière par moment. C'est bien monté, un ryhtme évident. Pourtant le film est pas parfait. Si le scénario est interessant on se perd un peu dans ce complot a 3, ce puzzle n'est pas toujours clair. Acteur impecable surtout l'handicapé moteur. Dernière scène dans la galerie a glace culte et s'est grandement mérité telement c'est tourné avec virtuosité...
Sorte d'autobiographie déguisée de la romance d'Orson Welles et Rita Hayworth, la Dame de Shanghai vaudra surtout le détour par son jeu sur l'atmosphère, usant d'images symboliques de manière encore plus appuyée que Citizen Kane, déroulant du drame au thriller selon un schéma très classique, mais avec un intérêt croissant. La gestion des personnages est un peu erratique, défaut sans doute généré par la complexité du scénario qui use d'artifices et d'enchaînements très osés, mais la dramatique happe de plus en plus le spectateur, jusqu'au dénouement plein de maestria et de sous-entendus. Intéressant à plus d'un titre.
Un film noir de la grande époque, où le personnage central est pris dans un engrenage et une machination qui le dépassent. Sur un scénario tortueux, le film se démarque des codes du genre sur certains points : une partie du film, celle qui précède la machination, se déroule lors d’une croisière, avec de l’espace et de la lumière ; ensuite les images qui rappellent l’expressionisme sont tourmentées comme les personnages eux-mêmes, et les plans sont déséquilibrés, comme souvent chez Orson Welles ; enfin il y a la scène extraordinaire du règlement de comptes dans la galerie des glaces, ou chaque protagoniste apparaît en plusieurs représentations, comme si les différentes images qu’ils ont données dans leurs jeux cupides s’étaient donné rendez-vous, et où l’on ne sait plus qui tire sur qui. Un formidable final qui confirme la narration prémonitoire de Michael des requins qui se mangent entre eux.
Eros et Thanatos. Avec « The Lady from Shangai », Orson Welles recycle cette fameuse dualité en jouant sur la double intrigue romantique et policière. Voir un film de Welles c'est déjà admirer et profiter des qualités de la mise en scène, du jeu des lumières, des bons travellings,... De ce côté-ci, on prend une leçon de cinéma. Le scénario m'a moins emballé et souffre de quelques longueurs. Pas toujours intéressant mais rien de honteux non plus. Devant la caméra, le duo Welles/Hayworth fait le reste. Un bon moment de cinéma.
Film noir élégant grâce à son couple star à l'affiche, Rita Hayworth-Orson Welles. Je peux peut-être reprocher quelques longueurs et quelques moments creux, où l'on s'ennuie, mais la maîtrise technique, la beauté des scènes et la présence de la sublime Rita nous tiennent en haleine.
Célèbre pour sa séquence finale absolument éblouissante, un jeu de massacre dans une salle de miroirs, La dame de Shanghai est un film noir étrange et élégant, à l’intrigue complexe et aux mouvements de caméra virtuoses. Multipliant les déboires de tournage – le premier, et non des moindres, étant la rupture à la vie d’Orson Welles et de Rita Hayworth, tous deux rôles principaux dans ce film également réalisé par le premier – ce long-métrage boudé à sa sortie a acquis le statut d’œuvre culte. C’est mérité.