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ghyom
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3,5
Publiée le 1 mai 2014
Tout commence par une scène d'ouverture captivante. Michael O'Hara (Orson Welles) et Rosaline Bannister (Rita Hayworth) nous offre un très jolie jeu de séduction dans l'atmosphère sombre et mystérieuse bien établie par la voix-off de Welles. Tout se termine par la fameuse, et c'est plus que justifié, scène du palais des glaces (avec ce détail qui tue de l'objectif fendu de la caméra). Entre les deux, je retiendrais une séance de bronzage terriblement érotique de Rita Hayworth et la scène onirique de l'aquarium et de ce baiser sur fond de murènes. J'ai vraiment apprécié justement ce mélange des genres entre le film noir et l'atmosphère onirique. Un mélange qui n'a pas été sans me rappeler La Nuit du Chasseur ou Mulholland Drive. Le problème de ce mélange des genres c'est qu'on est à cheval sur 2 codes dont l'un m'incite à la contemplation au bénéfice de l'atmosphère quand j'attends de l'autre d'établir plus rapidement les développements successifs de l'intrigue. J'étais donc parfois, vous me passerez l'expression, le cul entre deux chaises, jamais tout à fait dans le bon rythme, parfois voulant que telle scène dure plus, parfois voulant que le film avance plus vite. Malgré tout ce film reste d'une très bonne facture et très intéressant à bien des égards : mélange des genres donc (même si pas totalement maîtrisé à mon sens), mais aussi perversités des relations, rapport au pouvoir, quelques mise-en-scènes marquantes, etc.
Même si je suis capable d'apprécier tous genres de films, le film "noir" genre presque disparu aujourd'hui reste mon genre de prédilection (on en a tous un). Et lorsque j'ai l'occasion de découvrir "La Dame de Shanghaï" d'Orson Welles, je trépigne d'impatience, surtout qu'en plus d'être un formidable metteur en scène, c'est aussi un grand comédien et qu'il se donne le rôle principal et offre à la ravissante et talentueuse Rita Hayworth l'honneur de l'accompagner (alors sa femme, la relation de dégrada pendant le tournage, où cette dernière demanda et enclencha la procédure de divorce). Et au final ce n'est pas une déception, très loin de là, Welles nous raconte l'histoire d'un marin qui va embarquer sur le yacht d'un influant avocat après avoir sauvé sa femme et peu à peu il va tomber amoureux d'elle, pendant que d'autres personnages interviendront et qu'une machination se mettra doucement en place. Comme dans les meilleurs films de ce genre, on a une galerie de personnages bien écrite et fascinante, que ce soit le marin qui semble par moment dépassé par les évènements, la vénéneuse et mystérieuse héroïne, l'avocat marié à cette dernière dont les intentions ne sont pas toujours claires et souvent mystérieuse ou encore cet homme qui demande à se faire assassiner. Le scénario est bien écrit et ambigu mais totalement maitrisé par Welles et peu à peu il devient de plus en plus fascinant et mystérieux, tout comme l'atmosphère qui entoure le film, sombre et envoutante. Les dialogues sont aussi bien écrit, Welles n'hésite pas à manier les sous-entendus pour contrer la censure et de manières générales, il explore profondément l'âme humaine. Sa narration est excellente, tout comme sa mise en scène et sa maitrise technique éblouissante, tout comme son utilisation de la musique et tout ca donne lieu à certaines scènes mémorable notamment celle dans l'aquarium et surtout les 10 dernières minutes, qui nous montrent tout le génie de son réalisateur/interprète/auteur. Côté interprétation c'est impeccable, Welles bien évidemment mais aussi Rita Hayworth, qui se révèle envoutante et mystérieuse ainsi que les autres rôles tels que Everett Sloane dans le rôle de l'avocat. Une très grande œuvre et un très grand film noir, Welles montre tout son génie sans jamais que cela devienne lourd pour le film. C'est passionnant et fascinant, emmené par une fabuleuse galerie de personnages avec une atmosphère sombre et envoutante, un héros désabusé et une héroïne magnifique, envoutante et vénéneuse. Majestueux.
Un film noir, classique et élégant, qui bénéficie d’une atmosphère étrange, tendue et pesante. L’esthétique séduisante, la mise en scène habile et la qualité d’acteurs impressionnante permettent au film de nous présenter quelques belles scènes d’anthologie. Cependant, le démarrage est un peu poussif, certains personnages ont une personnalité fade et le scénario est alambiqué et pas toujours très captivant, avec une voix off qui finit par lasser. Bien qu’inférieure à "La Soif du Mal" ou à l'excellent "Le Criminel", Orson Welles nous offre, avec cette réalisation, un beau moment de cinéma malgré tout !
La Dame de Shanghai est une forme de conclusion en apothéose d'un genre typiquement américain le film noir avec une héroïne ( Rita Hayworth ) mortellement vénéneuse dont l'esthétique envoutante et fébrile bouscule toutes les conventions. L'une des intrigues les plus torturés du film Noir où même les bons sont plus noirs que les méchants! Orson Welles était vraiment un grand réalisateur..
Orson Welles. C'est donc lui, le géant adulé par toutes les générations de cinéphiles. La Dame de Shanghai, mon premier film de Welles, surprend. Par son scénario alambiqué mais tellement passionnant. Par son casting, aussi puissant dans les premiers rôles que dans les seconds. Par sa réalisation, qui insuffle à ce thriller-polar un souffle épique. Et last but not least, par ses dialogues, largement supérieurs à ce qu'on peut trouver aujourd'hui dans les "bons" films américains. Chaque réplique est travaillée, stylisée, accentuée. Du grand travail de cinéaste, même si je m'attendais forcément à mieux de la part dudit Maître.
Une utilisation magistrale du langage cinématographique. Rita Hayworth est sans doute la plus belles de toutes les femmes fatales du cinéma (et pourtant il y en a eu). L'intrigue est certes (un peu) compliqué mais qu'importe. Le chassé-croisé entre les différents personnages est magique… et puis comme d'habitude chez Welles, certaines scènes restent gravés à jamais en mémoire comme la scène du tribunal (ou les gens se croient au spectacle) le théâtre chinois et surtout le labyrinthe au miroir. Chef d'œuvre
Malgré un scénario un peu tordu et pas toujours facile à suivre, "La Dame de Shanghai" se révèle être un véritable chef-d’œuvre. Il s'agit en effet d'un pur film de mise en scène, d'une puissance esthétique incroyable soulignant la perversité de l'intrigue. Outre le jeu ambigu des acteurs, avec un Orson Welles qui se veut à la fois un antihéros au passé lourd se laissant manipuler sans trop de résistance et une figure morale inflexible capable de garder ses distances, on retiendra quelques scènes absolument mémorables, dignes de rester dans les annales du septième art : le "pique-nique", l'aquarium (poétique autant que surréaliste), le procès, le théâtre chinois et bien sûr la prodigieuse séquence des miroirs. Là est le talent du cinéaste : créer des images fortes, de purs instants de grâce en faisant de chaque scène un simili-court-métrage presque indépendant du reste, tout en conservant la cohérence de l'ensemble. "La Dame de Shanghai", c'est un voyage dans le septième art, les cultures dont il s'imprègne et ce qui fait sa magie.
Rejeté par le public américain, "La Dame de Shanghai" fait pourtant partie intégrante de l’œuvre du maître Orson Welles. Tiré du roman "If I Die Before I Wake" de Sherwood King, le scénario constitue l'atout principal de ce classique du cinéma. A la fois thriller et romance, "La Dame de Shanghai" combine mystères et subtils retournements de situation qui n'ont de cesse de nous étonner minutes après minutes. On est effectivement admiratif devant l'ingéniosité du récit dont les rouages ne se dévoilent que dans un arsenal de suspens diablement bien gardé. Pour porter le film on découvre un couple tout aussi éphémère dans la vie qu'au cinéma composé de Rita Hayworth et d'Orson Welles. Transformée en blonde fatale par son mari de l'époque, véritable outrage cinématographique des années 50, force est pourtant de constater que Rita Hayworth n'a jamais eu autant de charme et de sex-appeal que lors du tournage de "La Dame de Shanghai". Son jeu trouve quant à lui son partenaire en la personne d'Orson Welles. Imposant comme à son habitude, le créateur de "Citizen Kane" nous offre une prestation à la hauteur de son statut c'est-à-dire, puissante et directe. De son côté la mise en scène se révèle brillante mais souffre d'un montage sur lequel le temps a eu la dent dure. On en retiendra le décors de la galerie des glaces qui placera la cerise sur ce gâteau mythique que représente encore aujourd'hui "La Dame de Shanghai".
Orson Welles est un maître es machiavelisme et ses images sont souvent spectaculaires et toujours expressives ce qui donne des scènes cultes comme celle des miroirs que tant d'autres réalisateurs ont copiée "pour lui rendre hommage", ou celle de l'avocat-témoin qui s'interroge lui-même devant la cour. Malheureusement, à cause d'une bande-son déplorable à la télé, j'ai raté beaucoup de répliques.
"Il était évident qu'on sentait venir le danger. Moi pas." Ainsi commence cette vénéneuse histoire d'amour, de mort et de trahison avec une femme fatale (Rita Hayworth avec les cheveux courts et blonds, femme de Welles à l'époque du film), un mari infirme et un marin irlandais. Ce film noir est fait d'éclats de génie, comme la célèbre séquence des miroirs, scène d'anthologie.
Welles a prouvé qu'il savait mettre en scène et ce film noir le prouve tant il contient des plans originaux qui ont fait sa marque de fabrique. Maintenant l'histoire est un peu trop classique concernant le film noir (elle rappelle les Tueurs avec la femme fatale qui se sert d'un gaillard idiot) et il faut attendre la fin pour voir la meilleur scène du film dans le parc d'attraction, d'une grande prouesse technique par ailleurs. Le reste du métrage a beaucoup accentué sur la "fausse" relation amoureuse qui, bien que permettant d'apprécier la chute, est un peu trop longue ce qui rend le démarrage poussif. Mais il reste un bon cru du film noir et surtout Rita Hayworth est divinement belle.
Dur temps pour Monsieur Welles. On vient d'annoncer que Citizen Kane, pourtant un chef d'oeuvre absolu, s'était fait piquer la première place comme "meilleur film de tous les temps", par un autre chef d’œuvre, Sueurs froides. Pourtant, Orson Welles est un metteur en scène absolument incroyable. Ses films sont d'une beauté plastique et formelle merveilleuses. Qu'on arrête de parler de la scène du parc d'attraction, certes somptueuse, mais qui ne doit pas faire oublier que le film tout entier est un modèle d'élégance (et j'insiste) et de mise en scène. C'est toujours beau, bien pensé et jamais fait pour impressionner la galerie. Sous la caméra de Welles, Rita Hayworth, dont il divorçait pourtant, et qui s'était teint et coupé les cheveux pour le film, apparait absolument merveilleuse. Il la filme avec une grâce incroyable, elle est étourdiassement belle. Alors pourquoi "juste" 3,5 étoiles ? Peut-être car malgré un scénario bien foutu et intéressant je n'ai jamais été non plus transcendé par le sujet. Je ne peux que souligner la beauté de l'oeuvre, mais il m'en aurait fallu peut être un peu plus sur un plan scénaristique pour être littéralement emballé. Mais je chipote, le film se suit avec intérêt et c'est, encore une fois, très bien mis en scène.
La dame de Shanghaï est, avec Barry Lyndon et Le Parrain, un film vu à l'adolescence qui m'a transmis une passion inaltérable pour le cinéma. Tout est sublime et magique dans cette oeuvre marquée au fer noir. La relation à l'écran entre Orson Welles et la diva Rita Hayworth relève de la légende et insuffle ici une atmosphère délicieusement trouble quand on sait également que les deux étaient en plein divorce à la ville. La réalisation épurée, onirique, axée sur des jeux d'ombres et de lumières imprime un cachet unique. Ce film est également, à mes yeux, celui qui représente le mieux l'ambiguité et les tourments de l'âme humaine au cinéma. Pourtant, je me souviens n'avoir pas tout compris à l'histoire quelque peu surréaliste. Mais, bizarrement et c'est bien la marque d'un génie comme pouvait l'être Orson Welles, certains films vous marquent à tout jamais et vous transportent au nirvana. Cette dame de Shanghaï fait définitivement partie du panthéon des meilleurs films de tous les temps. C'est dit!
On notera dans ce film la présence de la femme fatale incarnée par Rita Hayworth. Ce film complexe offre aussi une bonne illustration de l'expressionnisme au cinéma dans sa scène finale. Malgré quelques longueurs et le fait qu'il soit tourné dans différents lieux, ce film reste un chef d'oeuvre du genre.