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Noistillon
95 abonnés
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4,5
Publiée le 31 mai 2012
Grand, grand film. La Dame de Shanghai est à la fois un polar haletant, au scénario retords et pervers d'une intelligence implacable, et une belle romance, traversée par les ambiguïtés psychologiques des personnages. Le film est également une leçon de mise en scène, et tout particulièrement à travers la très célèbre scène des miroirs, monument formel d'ampleur. Les dialogues sont d'une très grande finesse et le film se paye le luxe d'un humour ravageur. Que demande le peuple ? C'est un chef d'œuvre, du génial Orson Welles.
Si Orson Welles est un des plus grands réalisateurs, il a quelques fois les même soucis qu'un réalisateur comme Francis Ford Coppola, un peu de mal à tenir le scénario et la réalisation avec au final un léger effet bancal car il veut parfois en faire beaucoup donne une impression de se mélanger les pinceaux.... On ne doit pas critiquer ce film en le comparant aux autres réalisation de Orson Welles. Certains ont trouvé ce film ennuyeux, sans scénario, prétentieux. Le scénario y est, pas besoin de faire quelque chose de complexe et je crois que c'est le mode de narration qui dérange surtout. Le scénario est là, il est très simple et ce qui est très intéressant c'est que comme le personnage principal, le spectateur a parfois un peu de mal à suivre et à comprendre ce qu'il se passe. Un excellent film noir avec des acteurs mythiques dont la sublime Rita Hayworth qui illumine le film. Welles tient parfaitement ses rôles d'acteur, réalisateur et scénariste avec des séquences inoubliables qui démontrent une fois encore tout le talent d'Orson Welles. Un grand classique de cinéma à voir au moins une fois, si ce n'est pour le talent de Welles, au moins pour Rita Hayworth...
... bien sur on regarde avec plaisir ce classique mais le scénario plus qu'alambiqué et servi pour la moitié du temps par la narration "off" de Welles fini par nous lasser. On s'accroche on s'accroche pour être certain d'avoir tout bien saisi bien peu aidé par ce que nous montrent les images des motivations des protagonistes de l'intrigue. Une maestria certaine, des scènes de légendes mais aussi un petit mal de tête après le générique de fin.
PS : Rita et Orson à l'écran et c'est déjà le prix du ticket qu'est remboursé, faut aussi l'avouer.
Hormis les dernières scènes, sublimes et inventives, avec des plans très originaux meme de nos jours notamment la scène quasi-finale des miroirs, La Dame de Shanghai est un film dans la parfaite tradition des films hollywoodiens de son époque avec son duo mythique (Orson Welles et la belle Rita Hayworth -quoique assez moche en blonde- en instance de divorce), son amour impossible entre un marin pêcheur et une femme bourgeoise, femme qui se révelera fatale. Bien évidemment le film de Welles a aussi sa particularité, à savoir son côté malsain et pervers, mais on ne peut pas dire que ce soit forcement un coup de maître car ce n'est pas suggéré mais clairement annoncé, si bien que la fin est prévisible quasiment depuis la moitié du film. Efficace, esthétique et se regarde bien, d'accord. Mais rien pour le faire entrer dans la légende.
Bon je ne vais pas me faire d'amis ce soir mais j'avoue avoir été un peu déçu par La Dame de ShanghaÏ.
Je n'avais vu que MacBeth avant de voir celui-là. MacBeth m'avait épaté par sa mise en scène mais moins passionné par son scénario mais là c'est l'inverse. En effet j'ai préféré le scénario à la mise en scène dans La Dame de ShanghaÏ. Commençons donc par ce qui m'a plus le plus, j'ai trouvé que La Dame de Shanghaï était un modèle de construction d'histoire, le suspense y est quasi continu et l'intrigue révèle parfaitement les personnalités des personnages. Personne n'est blanc, tout le monde est noir ou presque. Orson Welles, sans avoir un jeu d'acteur bouleversant, offre une certaine présence à l'écran tout comme Rita Hayworth qui ets véritablement sublime. Les seconds rôles sont convaincants, les interprètes sont tous bons et leurs personnages sont bien écrits. Mais là où j'ai été déçu c'est de na pas retrouver le même génie de mise en scène. Alors certes elle est travaillée, on perçoit certains symboles (Comme dans la scène de l'aquarium) et certaines scènes sont tout bonnement époustouflantes (Inutile de citer la scène du labyrinthe de miroirs) mais c'est quoi ce montage? J'ai trouvé les raccords particulièrement bruts. Ils arrivaient comme un cheveu sur la soupe en plein milieu d'une séquence et ça casse la belle mise en scène, moi ce montage loin d'être subtil m'a gêné. Tout comme la musique, omniprésente et pas franchement belle. D'un point de vue technique ce film m'a déçu, je m'attendais quand même à un montage plus fin, moins brutal.
Donc chose étonnante, si j'ai quand même aimé ce film c'est surtout grâce à la qualité du scénario, des dialogues et des interprètes. Je rajouterais également que l'ambiance est fort bien. Nous sommes plongés dans une atmosphère de film noir, avec tout ce qu'elle a d'inquiétant et de mystérieux. La voix-off est également une idée pertinente. Mais la réalisation m'a déçu, on alterne le sublime et le presque moche. Entre raccords brutaux et photo parfois bien laide en comparaison de scènes antérieures, j'ai de quoi être déçu. J'essaierais d'en attendre moins des autres Welles que je verrais d'un point de vue technique car là la déception est grande. Un très bon film tout de même dans l'ensemble, je n'ai pas payé ma place de cinéma pour rien.
Une fois de plus, un chez d'oeuvre du grand Orson Welles, simple, sombre, intelligent et esthétique, du cinéma comme on l'aime. Un policier typique de la fin des années 40 avec même quelques références sur le début de la guerre froide mais sans plus. Une mise en scène étonnante, des images et des jeux de lumière très chic et une scène final culte avec des jeux de mirroirs fascinants. Orson Welles, charismatique, séduisant, et excellent que se soit comme réalisateur ou comme acteur et une Rita Hayworth mystérieuse et éblouissante. Un excellent film à voir et à revoir sans modération
L'une des intrigues les plus torturés du film Noir où même les bons sont plus noirs que les méchants! Orson Welles donne une fois de plus une lecon de mise en scène par sa brillante mise en scène et notamment dans les dernières séquences! Une voix off qui ajoute un pince sans rire et voila un très très grand film!!
Un très grand film du génie trop longtemps incompris. Superbement mis en image, des plans extraordinaires, un scénario profond et des acteurs vrais. Rita Hayworth est ultra belle et Orson Welles toujours aussi grave. Un grand moment de cinéma. Seul petit bémol concernant le procès où les gens rigolent aux propos (même le juge!) et ça c'est un peu surréaliste quand même, on se croirait un peu au cirque! Curieux, mais sûrement voulu. Bref, pas de quoi mettre moins de 5 étoiles quand même!
Trop prétentieux. Une intrigue , des personnages relégués au second plan pour montrer seulement sa maitrise de la mise en scène (La scène des miroir est superbe). Welles en fait trop et nous détache de l'œuvre qu'on ne regarde que pour son esthétique.
Mieux vaut ne pas s'attarder sur le scénario totalement bancal et auquel Orson Welles n'a visiblement prêté qu'une attention toute relative. Comme toujours chez le cinéaste, c'est la mise en scène qui est l'élément essentiel. Le penchant du réalisateur pour le baroque est en adéquation avec le genre du film noir auquel il apporte une ambiance assez particulière, notament par son cadre maritime plutôt original. Certains passages, en particulier celui du rêve, flirtent même avec l'expressionnisme. Certaines séquences sortent du lot, notament la rencontre amoureuse dans la salle de l'aquarium et le réglement de compte final dans une salle des miroirs qui sonne comme une illustration des faux semblants et des multiples facettes des personnages. Côté casting, Welles s'offre un personnage que l'on peut trouver légitimement fade par rapport à la plupart de ses autres compositions. Rita Hayworth est de son côté une femme fatale tout à fait correcte même si elle n'est pas la plus mémorable du genre. Au final, celui qui tire le mieux son épingle du jeu est Everett Sloane dans le rôle du mari avocat et handicapé.
Par un simple manque d'argent, Welles réalisa ce film au combien correct, comme avec son premier film il semble privilégier la technique à l'histoire. Cette dernière mettant du temps à démarrer, ensuite à devenir confuse et prévisible; passé ce cap et cela jusqu'à la fin, le film devient intéressant. De nombreux plans sont innovants et même encore surprenants pour notre époque; certaines idées et scènes sont même plus que brillantes, citons par exemple celles de l'aquarium et de la poursuite dans le quartier chinois. Mais le réel génie explose dans la dernière partie du film où nous sommes confrontés à des lieux démesurément grands qui ne sont pas sans rappeler les décors de "Das Kabinett des Doktor Caligari" de Robert Wiene et l'ultime et somptueuse confrontation entre les trois personnages principaux dans un dédale de miroirs qui se révèle être impressionnante tant par l'ambition technique que par la richesse de l'analyse s'offrant à nous. "The Lady From Shanghai" est un film qui pâtit légèrement par son scénario mais qui se rattrape merveilleusement bien par des plans élaborés.
Welles signe là un véritable chef-d'œuvre qui nous longe dans l'ambiance dès la première phrase en voix-off du protagoniste incarné par le réalisateur en personne avec brio. Rita Hayworth, blonde et les cheveux courts, illumine ce film noir à l'intrigue un peu brumeuse mas racontée et menée avec génie. La mise en scène est superbe, révélant le talent de Welles notamment dans les dix dernières minutes, anthologiques.