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Béatrice G.
109 abonnés
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4,0
Publiée le 1 mai 2014
Ma deuxième incursion dans la filmographie de M. Welles après Le Criminel, qui somme toute ne cassait pas trois pattes à un canard, avec La Dame De Shanghai, délectable film noir, au scénario délicieusement machiavélique qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute et un final des plus spectaculaires. Très bien réalisé et très bien interprété: Orson Welles himself et la sublissime Rita Hayworth réunis pour un très grand film!
La dame de Shanghai fut au delà de mes attentes. Charismatique, magnifique, intelligent, amusant, tordu à souhait mais pas moins génialement réalisé et interprété par l'ensemble de sa distribution. C'est grâce à ce genre d'oeuvre que les cinéphiles vivent leur passion du cinéma ou que les non-initiés en tombent amoureux. Peu de réalisateur sont aussi bon devant que derrière la caméra. Orson Welles était un demi dieu. RIP
"La Dame de Shanghai" est le sixième film de Orson Welles sorti en 1947. L'histoire, Michael O'Hara (Orson Welles) sauve d'une agression Elsa Bannister (Rita Hayworth), qui pour le remercier l'engage sur le bateau de son mari. Lors d'une escale, George Grisby (Glenn Anders), l'avocat de Bannister, propose à O'Hara de le tuer lors d'une grande manipulation visant a toucher l'argent de l'assurance en Californie, il accepte. Mais tout ne va pas se passer comme prévu ... Un vrai polar noir hollywoodien, avec une réalisation remarquable et avant-gardiste, un scénario bien ficelé et une interprétation excellente. Rita Heyworth en blonde platine est glaçante dans ce rôle de femme fatale, d'une beauté incomparable; j'ai aussi beaucoup aimé la prestation de Everett Sloane dans le rôle de son mari Arthur Bannister, rien que pour le monologue génial du tribunal. Deux scènes m'ont marqué en particulier, visuellement parlant, celle de l'aquarium, magnifique de reflets et de fluidité, représentant habilement le monde de requins dans lequel il est plongé, et celle, hypnotique et très impressionnante, du palais des glaces. Cependant, malgré que ce film soit un objet cinématographique très maîtrisé, je le trouve assez inégal dans le rythme, par exemple la séquence du bateau et de l'escale ne m'a pas particulièrement intéressé, pour moi le film ne commence vraiment que dans le bureau de Grisby, où l'histoire prend vraiment une tournure captivante, et les dernières 20 minutes sont vraiment excellentes, le dénouement est aussi inattendu et brillamment filmé qu'on termine le film avec un ressenti forcément très positif. "La Dame de Shanghai" est un superbe film, qui nous montre tout le talent de Orson Welles, une œuvre impressionnante de maitrise technique et de tension scénaristique.
Même si je suis capable d'apprécier tous genres de films, le film "noir" genre presque disparu aujourd'hui reste mon genre de prédilection (on en a tous un). Et lorsque j'ai l'occasion de découvrir "La Dame de Shanghaï" d'Orson Welles, je trépigne d'impatience, surtout qu'en plus d'être un formidable metteur en scène, c'est aussi un grand comédien et qu'il se donne le rôle principal et offre à la ravissante et talentueuse Rita Hayworth l'honneur de l'accompagner (alors sa femme, la relation de dégrada pendant le tournage, où cette dernière demanda et enclencha la procédure de divorce). Et au final ce n'est pas une déception, très loin de là, Welles nous raconte l'histoire d'un marin qui va embarquer sur le yacht d'un influant avocat après avoir sauvé sa femme et peu à peu il va tomber amoureux d'elle, pendant que d'autres personnages interviendront et qu'une machination se mettra doucement en place. Comme dans les meilleurs films de ce genre, on a une galerie de personnages bien écrite et fascinante, que ce soit le marin qui semble par moment dépassé par les évènements, la vénéneuse et mystérieuse héroïne, l'avocat marié à cette dernière dont les intentions ne sont pas toujours claires et souvent mystérieuse ou encore cet homme qui demande à se faire assassiner. Le scénario est bien écrit et ambigu mais totalement maitrisé par Welles et peu à peu il devient de plus en plus fascinant et mystérieux, tout comme l'atmosphère qui entoure le film, sombre et envoutante. Les dialogues sont aussi bien écrit, Welles n'hésite pas à manier les sous-entendus pour contrer la censure et de manières générales, il explore profondément l'âme humaine. Sa narration est excellente, tout comme sa mise en scène et sa maitrise technique éblouissante, tout comme son utilisation de la musique et tout ca donne lieu à certaines scènes mémorable notamment celle dans l'aquarium et surtout les 10 dernières minutes, qui nous montrent tout le génie de son réalisateur/interprète/auteur. Côté interprétation c'est impeccable, Welles bien évidemment mais aussi Rita Hayworth, qui se révèle envoutante et mystérieuse ainsi que les autres rôles tels que Everett Sloane dans le rôle de l'avocat. Une très grande œuvre et un très grand film noir, Welles montre tout son génie sans jamais que cela devienne lourd pour le film. C'est passionnant et fascinant, emmené par une fabuleuse galerie de personnages avec une atmosphère sombre et envoutante, un héros désabusé et une héroïne magnifique, envoutante et vénéneuse. Majestueux.
La Dame de Shanghai est une forme de conclusion en apothéose d'un genre typiquement américain le film noir avec une héroïne ( Rita Hayworth ) mortellement vénéneuse dont l'esthétique envoutante et fébrile bouscule toutes les conventions. L'une des intrigues les plus torturés du film Noir où même les bons sont plus noirs que les méchants! Orson Welles était vraiment un grand réalisateur..
"Il était évident qu'on sentait venir le danger. Moi pas." Ainsi commence cette vénéneuse histoire d'amour, de mort et de trahison avec une femme fatale (Rita Hayworth avec les cheveux courts et blonds, femme de Welles à l'époque du film), un mari infirme et un marin irlandais. Ce film noir est fait d'éclats de génie, comme la célèbre séquence des miroirs, scène d'anthologie.
Ce grand classique est réalisé avec beaucoup de qualité normal car c'est dans le pur style de son réalisateur. Cela dit la narration va droit au but et ne prend pas son temps pour installer l'intrigue. Les acteurs sont tous très bien et le dernier quart d'heure magistral.
A Cuba, un jeune marin vagabond cherche à s'embarquer. Dans des cisconstances troublantes, il fait connaissance d'une belle femme, enjoleuse à souhait et manipulatrice en diable. Celle-ci le fait embaucher ar son richissime époux qu'elle entreprend de supprimer pour empocher l'assurance vie. Machiavélique, manipulatrice et séductrice, quelle plaisir de retrouver la sublime Rita Hayworth, icône de sa génération au même titre qu'Ingrid Bergman ou Marlene Dietrich. L'envouteuse est magnifique en maillot de bain sur les rocher ou à bord du yatch. Son homologue masculin et réalisateur, Orson Welles complète cette paire parfaite. Mais Orson Welles, plus que comédien, est un réalisateur hors pair, un maître du cinéma noir et blanc. Cadrage, lumières, mouvements de caméra; sa mise en scène posséde une touche de génie complétée par son talent de conteur dont il est adepte. D'un montage dynamique, son film est court et dynamique. Il sait nous entrainer petit à petit dans la noiceur de l'äme humaine. Habile manipulateur: ce réalisateur. Et surtout comment ne parler du final. Maintes et maintes fois repris dans divers film (Snake eyes par ex), sa scène finale où se tout dénoue dans une tension incroyable symbolise le génie du maïtre. Coupée au montage par les studios, on peut regretter qu'elle soit si courte. A voir absolument ce film référence qui donne surtout envie de revoir deux autres chef d'oeuvre de Welles: "La soif du mal" et surtout le très fameux "Citizen Kane"... Welles sondeur de la noiceur de l'âme humaine.
Un cran en dessous de "Citizen Kane" ou "La soif du mal" pour ma part, "La dame deShanghaï" n'en reste pas moins un grand film, et du pur Orson Welles. Sens du cadrage, de la lumière, du décor, du montage, de la narration, bref, ce type était un génie et un dieu du cinéma."La dame de Shaghaï", un film noir pour des personnages noirs dont l'ambition prendra fin dans un final myhique mais frustrant car il est court. Le studio amputé d'une heure la durée du film, imaginez un peu la puissance qu'il aurait si elle avait été conservée.
Encore un film mythique signé O. Welles qui s'attaque au film noir avec cette histoire complexe. Le complot prend forme peu à peu tandis que l'anti-héros incarné par Welles se laisse emporter dans cette histoire à cause de sa fascination pour une femme (sublime R. Hayworth). C'est tortueux à souhait, l'amour est bien présent (mais comme toujours dans le genre, il prend l'apparence de la sournoiserie et de la manipulation) et la révélation finale est devenue légendaire. Bref, tous les standards du genre sont là si ce n'est que une certaine dose de perversion en plus, une descente tout schuss dans la noirceur de l'âme humaine et une révélation finale choquante et brutale. Grande mise en scène, grands acteurs, scénario maîtrisé bref, classique et éternel. D'autres critiques sur
Comme toujours quand il s'agit de parler d'un film d'Orson Welles, il est impossible de ne pas mettre en avant la beauté esthétique qui transparait dans chaque plan. L'intrigue laisse une large part de suspense, largement à la hauteur d'un film de Hitchcock. Quant à la dimension psychologique de l'oeuvre, elle est omniprésente, à l'image du personnage interprété par Orson Welles lui-même, sorte de anti-héros vagabond mais auquel on finit par s'identifier. Rita Hayworth, quant à elle, illumine chaque plan, comme une Marlene Dietrich ou une Ingrid Bergman pouvaient le faire.
Avouons-le, l'intrigue de la "Dame de Shanghai" est parfois un peu confuse. Qui veut faire tuer qui, pourquoi, comment... ? Les rebondissements sont nombreux et sont principalement amenés par les dialogues : il faut donc s'accrocher. Welles s'intéressait-il vraiment à son histoire ? Pas plus que ça, semble t-il. Pas bien loin d'un Hitchcock pour qui l'histoire était toujours secondaire, Welles se concentre ici sur sa mise en scène et sur l'atmosphère de son film. Les scènes sur le yacht sont délicieusement vénéneuses, servies par des champs-contrechamps anxiogènes. La scène de l'aquarium est une déclaration d'amour au noir et blanc à elle toute seule. Et la scène des miroirs est probablement une des plus belles jamais tournées, souvent imitées mais jamais égalées. "La Dame de Shanghai" est presque un chef d'oeuvre qui aurait gagné à être un peu plus captivant sur le fond.
Un film du légendaire Orson Welles avec lui-même et l'une des plus belles actrices du monde Rita hayworth.
Une histoire de manipulation, un homme veut qu'on le croit disparu afin de pouvoir toucher l'assurance vie pour cela il demande à O'hara un jeune marin amoureux d'avouer ce faux meurtres en échange de 5 000 dollars.
Un scénario un peu confus on s'y perd un peu parfois, de plus la vf est loin de donner des avantages au film.
Une machination terrible, une mise en scène efficace, une intrigue captivante et une scène finale culte font de ce film un grand moment de cinéma.
Grand, grand film. La Dame de Shanghai est à la fois un polar haletant, au scénario retords et pervers d'une intelligence implacable, et une belle romance, traversée par les ambiguïtés psychologiques des personnages. Le film est également une leçon de mise en scène, et tout particulièrement à travers la très célèbre scène des miroirs, monument formel d'ampleur. Les dialogues sont d'une très grande finesse et le film se paye le luxe d'un humour ravageur. Que demande le peuple ? C'est un chef d'œuvre, du génial Orson Welles.