L'Homme qui tua Liberty Valance
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BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2008
Une bonne idée de l'ambiguité de la presse en général ( " on imprime la légende plutôt que les faits " ) et donc des faits usurpés et/ou simplement changés ; quand il ne s'agit pas essentiellement d'une nuanciation de l'héroisme et de la simple "B.A".
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2009
Là, il n'y a rien à dire, c'est grand... Le tandem Stewart-Wayne fonctionne à merveille, Vera Miles est superbe, un scénario génial, des plans divins.
Ford nous tient en halène jusqu'à la fin (qui est grandiose) et nous raconte une de ces fables qui à elles seules, retracent chacunes un petit bout de la conquête de l'ouest.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 septembre 2017
L'intrigue d'un vieil homme d'état qui se rend dans une petite ville pour aller retrouver son ami dans un cercueil, finit par un grand flash-back où l'on découvre le quotidien et les habitudes de toute la ville à travers ce qui semble le seul restaurant du village. On connaît le rédacteur, le shérif etc... et le bandit qui menace et martyrise la population. Seul John Wayne, alias Tom Donyphon, n'est pas effrayé et montre sa supériorité à plusieurs reprises dans le film. De plus, il est éperdument amoureuse d'Alice, cuisinière dans le restaurant.
Une fois tout le lieu placé et l'intrigue soigneusement et parfaitement posé, l'action principale arrive et Liberty Valance tombe. Parallèlement, Ransom Stoddard cherche à faire évoluer la petite ville en un état, c'est donc l'ascension d'un homme mais aussi de toute une ville et de tout ceux qui y résident. Évidemment, à la fin du film, tout a bien réussi, ormis une personne, Tom Donyphon qui nous dévoile le secret qui fait vivre le film.
La fin du flash-back se termine avec un plan séquence qui montre l'ascension de James Stewart et les portes qui se referment sur John Wayne, qui est ensuite montrer dans son cercueil.

La scène du steak dans le restaurant montre tout le talent de John Wayne, un acteur vraiment formidable de part ses gestes et son charisme peu commun.
Dans ce film il est face à Lee Marvin, qui excelle dans le rôle du passionnant Liberty Valance.

Les seconds rôles sont aussi important que les 3 protagonistes car ils donnent énormément de relief au film en ajoutant de nombreuses autres émotions, comme la crainte, le suspens et l'humour.

John Ford filme la petite ville de l'ouest comme une ville qui ne connaît rien. Ils ne savent ni lire, ni écrire, ne connaissent aucune loi, comme le mentionne Liberty Valance quand il agresse pour la première fois James Stewart.
Leurs vies semblent aussi sèches que les cactus que récoltent Alice, qui n'a jamais vu une rose de sa vie (c'est une métaphore les gars).

La mise en scène du cinéaste est aussi superbe, c'est en partie grâce à elle que ce film est un chef d'oeuvre. Faire dire à Poppey (un noir) la première phrase de la déclaration d'indépendance, le faire bégayer et continuer la séquence par James Stewart qui dit:
"Ce n'est pas grave, beaucoup de gens oublient cette phrase", c'est vachement beau.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2007
Bien que n'étant pas un fan de John Wayne, j'ai beaucoup aimé ce film. Le scénario est excellent de bout en bout jusqu'au coup de théâtre final. La lutte entre la force du droit et le droit de la force est magistralement mise en scène. Ford traite ici du changement d'époque entre un monde sans foi ni loi et une période plus civilisée où les rapports sont plus policés. Ceux dont la vie repose sur la force sont menacés et seront balayés par ceux plus instruits de la nouvelle génération, les avocats, médecins, professeurs... Ford rend hommage aux hommes qui se sont battus pour un monde meilleur, quelles que soient leurs armes. Tous les personnages sont très travaillés, même les secondaires (voir le shériff...). A noter les débuts d'un certain Lee Van Cleef en lieutenant de Liberty Valance,déjà peu bavard et peu souriant ! On ne se refait pas...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2012
Premier d'une série qui va marquer la fin du western classique, épique, pour un héroïsme plus légal, plus modéré, plus réfléchi, plus civilisé (Stewart) et non plus sauvage (John Wayne) tel qu'était la conquête de l'Ouest. Aussi un film sur les valeurs de l’Amérique, sur la fondation de l’Amérique, et qui pose la question de l'héroïsme. Un film dont il y a énormément à dire.
Ainsi pour être bref, nous sommes face à un chef-d'oeuvre du western, à la mise en scène concise et précise, avec de bons acteurs, Mais moins efficace selon moi que la Horde Sauvage dans son but de marquer la fin de la conquête de l'Ouest.
RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 229 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2025
"John Feeney dit John Ford (1894-1973) est un maître, et quiconque aime le cinéma, le vrai cinéma avec ses grands espaces, ne pourra pas le contester. Il incarne le western américain comme personne, même si on ne peut négliger l' importance de réalisateurs tels que Howard Hawks ("RIO BRAVO" en 1959) , John Sturges ("REGLEMENT DE COMPTE A OK CORRAL" en 1958, "LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL" en 1959, "LES SEPT MERCENAIRES" en 1961), Anthony Mann ("WINCHESTER 73 en 1951), Edward Dmytryk ("L'HOMME AUX COLTS D'OR" en 1959), Fred Zinnemann ("LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS" en 1952) ou encore plus récemment Clint Eastwood ("L'HOMME DES HAUTES PLAINES" en 1973, "JOSEY WALES HORS-LA-LOI" en 1976, "PALE RIDER LE CAVALIER SOLITAIRE" en 1985, "IMPITOYABLE" en 1992) .
John Ford est l'homme aux multiples chefs-d'oeuvre (attention! Je parle de chefs-d'oeuvre authentiques, pas juste d' excellents films!), et celui qui a sans doute le plus influencé parmi les plus grands réalisateurs contemporains. Citer Ford, c'est évoquer les plus grands westerns de toute l'histoire du cinéma, mais pas seulement . Ainsi retrouvons-nous dans sa multiple filmographie "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (1939), "LES RAISINS DE LA COLERE" (1940), "QU'ELLE ETAIT VERTE MA VALLEE" (1941), "RIO GRANDE" (1950), "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (1956). J' en oublie tant la liste est longue.
Mais je ne peux pas passer à côté de "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE", qui date de 1962, et qui est son ultime chef-d'oeuvre. Toute la quintessence du cinéma de John Ford est ici réunie. S'agit-il du plus grand western de toute l'histoire du cinéma? Beaucoup le pensent, et je les rejoins.
L'irlando-américain délaisse ici les grands espaces pour nous plonger dans un film plus intimiste. Il faut avoir vu ses westerns de facture plus classique pour comprendre le virage définitif qu'il prend avec ce "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE". Quand Ford le réalise, il est déjà affaibli par la maladie et l'alcool. Ainsi, l'analyse approfondie du film peut aisément laisser penser qu'il nous laisse bien là son oeuvre testamentaire.
Pour Ford, l'ouest, le vrai, avec sa loi dictée par le colt pour combattre les hors-la-loi (représentés ici par l'ignoble Liberty Valance, incarné par Lee Marvin), est en train de disparaître. Cette loi de l'ouest sauvage américain est peu à peu remplacée par des textes appliqués par des diplômés en droit aux ambitions politiques (ici le personnage de Ransom Stoddard, incarné par le toujours parfait James Stewart) qui vont empêcher quiconque, au final, de dégainer son arme, même pour se défendre. Une incompréhension totale pour Tom Doniphon, adepte du colt, (extraordinaire John Wayne qui prouve, s'il le fallait encore, qu'il est bien le plus grand cow-boy de toute l'histoire du cinéma!) qui va pourtant s'allier à Stoddard pour s'opposer à Liberty Valance. Leur attirance commune pour la jeune Alice (Vera Miles) n'entachera en rien leur amitié. Le film est tourné en noir et blanc (à une époque où le CinemaScope et le Technicolor ont déjà envahi les salles de cinéma), et il accentue encore plus le caractère nostalgique d'un âge que Ford sait révolu. En filmant "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE", John Ford filme l'enterrement de toute une époque. De la sienne, en l' occurrence.
Le film débute justement par les obsèques d'un des personnages principaux. Un hasard??? Bien sûr que non! Cet événement est l'occasion pour un Ransom Stoddard désormais sénateur de révéler au journal local, le "Shinbone Star", la vérité autour de la légende qui entoure "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE". Toutefois, à l'heure d'imprimer la nouvelle vérité au grand jour, le journaliste préfèrera reculer, et ne pas faire paraître l'article.
"On est dans l'ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende!"
Le testament de John Ford s'achève ainsi. Et quelle extraordinaire conclusion!
"L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" est un film nostalgique, inoubliable, porté par des acteurs magnifiques, et réalisé par un Maître en la matière. Un de ces films qu'on peut voir et revoir sans se lasser. Bref, un chef-d'oeuvre absolu!"
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2014
Particulier me direz-vous, de découvrir John Ford avec ce que d'aucuns voient comme son film testament, en tout cas la quintessence de son style, d'un minimalisme plein de confiance et de respect pour son sujet et ses personnages, dont il y a peu a discuter. Mais je me suis quand même permis ce manque de cohérence, faisant de The Man Who Shot Liberty Valance mon premier film du grand réalisateur. Tout ceci pour suivre le sillage de The Wild Bunch, film de Sam Peckinpah (postérieur de 6 ans) qui signait lui-aussi la fin de la conquête de l'Ouest et de ses légendes, dans un style nettement plus violent mais à mes yeux moins fin et moins riche. Cette richesse est ici thématique, découlant autant du regard contrit que Ford jette sur l'édification (par la presse, et l'empreinte qu'elle marqua de ces hommes) des légendes américaines que John Wayne personnifie dans leur décadence finale face à un monde nouveau, qui ne leur fera pourtant à aucun moment perdre leur droiture morale et leur sens particulier de l'honneur. Une époque révolue qui laisse place avec grâce à l'Amérique des villes et de l'économie reine, sans que la seconde n'oublie ce qu'elle doive à la première. Le ton est donc à la fois respectueux et mélancolique, concourant sans forcer à la gravité des situations et de leur symbolique. The Man who shot Liberty Valance est aussi une belle esquisse des Pensées de Pascal concernant la justice et la force, et la nécessaire intervention de celle-là pour assurer celle-ci. La naissance d'un état sur des bases imparfaites mais nécessairement légitimes, génératrices d'une forme de fierté que finit par trouver James Stewart (très bon en avocat apportant le changement à un far west qu'il finira par adopter) aux côtés d'un John Wayne toujours charismatique et dépassé comme il faut (en vieux manieur de colt redoutable, droit et inébranlable dans ses convictions) face à un Lee Marvin mémorable (en crapule cynique et brutale, un poil caricaturale au demeurant). L'édifice fonctionne comme il faut, même 56 ans plus tard, quelques enchaînements mis à part. Et sa force tranquille demeure marquante, confirmant de façon troublante à quel point la trajectoire de la conquête de l'Ouest et du genre cinématographique qui l'a mis en images, le western, ont été similaires à pratiquement un siècle de décalage. Voilà qui donne au genre une aura supérieure et absolument stupéfiante, faisant du cinéma une vraie réminiscence de ce qui fut, et à travers la conscience collective, continuera à être à jamais. Beau, et marquant, malgré un vieillissement compréhensible et surtout, l'obstacle personnel de ne pas assez connaître son réalisateur, The Man who shot Liberty Valance demeure un film plein d'humanité et de dignité, pierre angulaire d'un genre dont on ne peut se rendre compte qu'il est bel et bien mort qu'en en ressentant l'apogée.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

162 abonnés 2 386 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2020
LA PEAU D'UN AUTRE. Liberty j'écris ton nom. Quand la légende dépasse la réalité. John Ford débarque avec un western bavard et moderne. Un héros malgré lui. La vérité nous mens, l'ordre est la loi.
FABULOEUF
FABULOEUF

28 abonnés 392 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2007
Excellent Western. Très bonnes prestations de James Stewart et Lee Marvin, deux formidables acteurs.
caro18
caro18

213 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 juillet 2010
C'est très long et la fin est confuse malgré le bon casting.
Hotinhere

798 abonnés 5 504 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2026
Porté par un excellent casting, un western crépusculaire, moral et politique qui évoque la fin de l’Ouest sauvage et la construction de la démocratie tout en montrant pourquoi les sociétés ont parfois besoin de mythes pour avancer. « Quand la légende devient réalité, imprimez la légende » 3,25
Ti Nou

628 abonnés 3 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2020
Un jeune avocat venant de finir son droit voyage vers l’ouest dans le but de se faire une place. Il va faire le rencontre de Liberty Valance, symbole d’un territoire gouverné par la loi du plus fort. La lutte de l’État de droit contre la sauvagerie.
Santu2b

311 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2020
Sorti en 1962, "L'homme qui tua Liberty Valance" est l'avant-dernier western de John Ford. On l'a souvent affirmé, mais il s'agit bel et bien d'un film testament pour le cinéaste, qu'il complètera quelques années plus tard avec "Les Cheyennes". Véritable date dans l'histoire du cinéma, ce film fait également figure de jalon pour le processus historique américain. Ford met en scène un duel au sommet, narrant l'effacement du cow-boy Tom Doniphon, incarné par John Wayne, au profit de l'homme de loi Stoddard. Pour jouer ce dernier, il n'est pas anodin d'avoir choisi James Stewart, qui a souvent incarné des personnages épris de justice. Il s'agit donc d'un très grand film sur le changement de civilisation, que l'on pourrait disséquer pendant des heures. Mais au delà de toutes ces thématiques, le long-métrage est également un sommet de maîtrise artistique, huis-clos bénéficiant d'un formidable travail sur la lumière. "L'homme qui tua Liberty Valance" est plus qu'un film, c'est un morceau d'histoire, le "Citzen Kane" du western.
Charlotte28
Charlotte28

207 abonnés 2 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2021
Western crépusculaire jusque dans ses jeux d'ombre travaillés, ce chant du cygne de l'ère du cow-boy s'appuie sur un émouvant John Wayne pour illustrer le passage du règne des terreurs de l'Ouest figurées par le redoutable Lee Marvin à celui de l'ordre législatif, incarné par un élégant James Stewart. Montrant un Ouest américain partagé entre les fléaux de l'analphabétisme et de la loi du Talion d'une part, et les aspirations démocratiques et modernistes de l'autre, le récit se joue des codes du genre dans une complicité évidente avec le spectateur pour en montrer les touchantes limites - ainsi que le prouve le personnage du shérif - en évoluant vers un manifeste politique signant la fin d'une époque. Or cette dimension engagée prend le pas sur l'intrigue sentimentale vindicative (ce que d'aucuns pourront déplorer) dont l'issue épouse la nécessité d'entamer un nouveau cycle par une légende fondatrice, fut-elle mensongère. Mettant en scène les coulisses du mythe, Ford nous interroge sur la préséance de la symbolique sur la réalité dans une atmosphère oscillant entre renouveau victorieux et achèvement mélancolique. L'image d'une transition historique.
mazou31
mazou31

135 abonnés 1 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2019
Chef-d’œuvre du western, un des derniers John Ford et qui est un peu l’aboutissement de son génie. Tout y est : une histoire brillante où sont repris tous les thèmes de sa carrière, tous les thèmes d’une éternelle Amérique (la jolie, la légendaire mais pas forcément la véritable), une mise en scène parfaite, un noir et blanc artistique et enfin et surtout une exceptionnelle interprétation d’acteurs. John Ford aborde là de nobles sujets qui lui tiennent à cœur : la démocratie et le passage de la loi du colt à la loi du code, l’humanisme des gens simples et la déontologie de la presse (notion presque disparue aujourd’hui). Un chef-d’œuvre de presque soixante ans d’âge sans rides et toujours vif.
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