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keating
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5,0
Publiée le 14 juillet 2010
"The man who shot Liberty Valance" est un monumental western nostalgique. Le film de john ford nous présente l'Ouest à travers un regard moderne, comme un monde qui disparait. A côté de ce monde, le film présente la civilisation qui en suit : la démocratie et la force de la loi. Ces deux mondes différents sont au coeur de la tension dramatique de cette oeuvre, représentés chacun par un personnage inoubliable. A ma droite, James Stewart, avocat idéaliste qui veut installer la démocratie, et que tout le monde croit fou parce qu'il refuse un flingue et espère seulement "mettre Liberty Valance en prison". A ma gauche, John Wayne, celui qui ne se sépare jamais de son arme et prêt à jouer les héros. Ces deux-là se réunissent autour du méchant (et l'un des meilleurs méchants de toute l'histoire du western) Liberty, incarné par un génial Lee Marvin. John Ford réussit ici à faire à la fois un western grandiose et un portrait très juste de l'Amérique et son dilemme entre loi et violence. Un grand film tragique sur la mort de l'Ouest, et donc la mort du western au cinéma en quelque sorte. John Ford a réussi son testament
A la fois western classique, réflexion sur l'Histoire et la fabrication des mythes et histoire d'amour où une femme hésite entre deux hommes, L'Homme qui tua Liberty Valance est peut-être le film le plus émouvant et mélancolique du grand John Ford. Sublime. Voir ma critique complète sur mon blog :
Pour que le règne de la loi advienne dans l'ouest où règne la loi du plus fort, la loi incarnée par James Stewart a besoin du coup de pouce décisif de la force de John Wayne. La carrière politique de James Stewart est donc fondée sur une imposture. Mais pour les médias la légende est plus importante que la réalité historique.
Comme le "Il était une fois dans l'Ouest" de Leone pour le Western Spaghetti, ce film marque dans sa structure scénaristique la fin du Western à l'américaine. On assiste à l'arrivée de la démocracie dans l'Ouest Américain, par l'intervention d'un homme de loi ( James Stewart ) qui va réussir, grâce à l'aide d'un franc-tireur du village ( John Wayne ) instaurer la paix dans une bourgade et y faire ses gallons de politicien. C'est excellemment bien filmé, mais un peu longuet à certains moments. John Ford laisse couler certains moments, alors qu'il aurait pu s'en passer. Lee Marvin campe toujours aussi bien le salaud de base en tout cas. Un bon Western crépusculaire de son genre.
Superbement porté par James Stewart et John Wayne, L'homme qui tua Liberty Valance est un western politique d'une grande force. Il questionne les thématiques de la loi, de la force et de la violence dans la construction d'un État, en prenant pour cadre l'ouest américain de la seconde partie du XIXème siècle, rappelant par moment le scénario de L'homme aux colts d'or, sorti en 1959. Il est d'abord et surtout un grand moment de cinéma, avec une magnifique confrontation d'acteurs, et une mise en scène sobre et efficace signée John Ford.
Un très beau western, qui fait primer les dialogues et le sens profond de son intrigue a de simples fusillades, un western épuré et assez touchant. Grand flashback, le scénario raconte l'arrivée a Shinbone du sénateur Ransom Stoddard pour assister aux funérailles d'un certain Tom Doniphon, et qui va raconter son histoire dans cette petite ville de l'Ouest a un journaliste, l'histoire de l'homme qui tua Liberty Valance, une intrigue vraiment intelligente et pleine de subtilités, qui fait passer son message a travers des répliques remarquables et offre de magnifiques moments de mélancolie, jusqu'au final, une vraie réflexion sur les légendes et sur l'Ouest américain. Formidable acteur, d'une classe et d'une sympathie folle, James Stewart est vraiment incroyable, entre le doute, la conviction et l'envie de pousser cette petite ville vers un avenir meilleur, et c'est John Wayne qui en pâtit, il a certes tout d'un cow-boy mais n'est pas si bon acteur que ça, et puis Lee Marvin en fait des caisses mais reste beaucoup en second plan. Avant-dernier western de sa longue carrière, John Ford offre une vision plus intelligente, plus mélancolique du grand Ouest américain, et évite les grands bains de sang pour laisser plus de force au scénario, un choix judicieux et réussi ! Un western particulier, une réflexion mélancolique et intelligente sur la valeur d'une légende, et porté par un grand James Stewart.
Grand classique du western, L'Homme qui tua Liberty Valance met le trio le plus marquant des années 50, John Ford en réalisateur, John Wayne et James Stewart dans les deux rôles principaux. Peu rythmé, mise en scène classique, le film est avant tout une histoire de l'Amérique, au propos politisé. Amoureux du western spaghetti et post, je suis encore resté peu sensible à ce film culte. Un second visionnage ferait peut être rehausser ma critique.
Ce film de John Ford dépasse largement le simple cadre du western. Le scénario bien ficelé, les dialogues remarquables et le casting gigantesque (Stewart, Wayne dans un de ses meilleurs rôles, Marvin, O'Brien, Devine, la touche féminine de Vera Miles, Van Cleef en second couteau, etc) en font non seulement un grand film de genre mais aussi un grand film du cinéma en général bourré d'émotions.
Après près d'un demi-siècle au service du cinéma, John Ford qui atteint le point crépusculaire de sa carrière mit en scène un film, sonnant comme une réponse ou plutôt comme la suite logique et inévitable de toute sa carrière dans le western à lui comme à sa vedette John Wayne: L'Homme qui tua Liberty Valance. Ici, point de couleurs, de grands espaces ou de déroulé s'achevant sur une fusillade, Ford met en scène la fin d'une époque, la transition entre la conquête de l'Ouest sauvage donnant sa place au monde civilisé, les deux mondes étant bien sûr représentés respectivement par John Wayne fidèle à lui-même et James Stewart en homme de loi. La fin d'une époque est proche, Ford exploite plusieurs symbolismes pour marquer la dualité entre la civilisation qui, inévitablement ne pourra que prendre l'ascendant sur la facette libre et traditionnelle de l'Ouest qui s'efface de plus en plus, rendant par le même coup la position de John Wayne mélancolique quant au statut de son personnage de même que celui de James Stewart profiteur malgré lui d'une légende que son respect envers la justice l'oblige à subir. John Ford nous montre à travers ses yeux la réalité qu'il voyait dans ses westerns, la fin de cette période comme la fin de son cinéma se ressent avec une profonde tristesse partagée par tous les personnages nostalgiques, lâchant leur larme dans le souvenirs de leur vieil ami représentant de cette époque perdue. Un magnifique testament.
Ce western peut être qualifié de crépusculaire. Il l’est d’abord par sa photographie à la tonalité renforcée par un noir et blanc sobre. Il l’est ensuite dans son genre cinématographique d’appartenance, le western. Alors qu’en 1962, tout semblait avoir été montré dans les westerns, John Ford, expérience aidant, parvient à éviter les clichés du genre et réussit à faire arpenter des sentiers nouveaux à un brillant casting emmené par James Stewart et John Wayne. Le metteur en scène a su aussi imprimer à L’homme qui tua Liberty Valance une allure alerte alimentée par de nombreuses ruptures de tonalité. Certaines répliques sont excellemment senties telle que ce « C’était mon steak, Valance » que John Wayne assène au redouté Liberty Valance incarné par Lee Marvin !
Réalisé en 1962, L’homme qui tua Liberty Valance est comme un "bilan" du western, un film nostalgique qui lance une réflexion sur le peu qui sépare les légendes de l’Ouest de la réalité. Le film commence et se termine en 1910, et est coupé par un long flash-back qui se déroule au temps du Far West.Trois entités jalonnent le film : James Stewart représente l’homme moderne et éduqué, tandis que Lee Marvin et John Wayne représentent une Amérique en voie d’extinction, où on répare le mal par le mal. En arrivant sans fusil mais avec un livre de droit, bouleversa les codes du village, comme avoir éduqué une partie des villageois, jeunes ou vieux, et surtout avoir réduit à peu le statut de personnages comme Valance ou Tom Doniphon. Comme le dit Hallie à la fin du film : "C'était sauvage autrefois aujourd'hui c'est un jardin. Tu n'en es pas fier ?".Justement, il n’y a pas forcément de quoi être fier pour le Sénateur. Car si l’Ouest Américain avait ses défauts, on voit que Ford l’aimait profondément, et son extinction ne se fait pas dans la joie. John Wayne, symbole du cow-boy toujours courageux pour défendre par les armes les honnêtes citoyens, fini seul et désabusé. Stewart, quant à lui, se rend compte que sa vie est basée sur un mensonge. Lui qui est le symbole de la justice a sciemment choisi de taire les dires de Tom Doniphon pour réussir sa carrière et son couple. Cette ambiguïté dans la présentation des héros/vilains, Ford l’a toujours utilise,mais elle est ici à son paroxysme. Il faudra attendre les toutes dernières scènes pour remettre en question le statut de héro de Stewart. Cette noirceur, Ford la transfère dans les images : l’Ouest en phase finale est filmé de nuit majoritairement(...)Liberty Valance est donc bien plus qu’un simple western(..). Une œuvre à plusieurs facettes, brillamment mise en scène et dans un noir et blanc somptueux, avec une pléiade de monstres sacrés. 10/10
John Ford à la réalisation, John Wayne, James Stewart et Lee Marvin à l'interprétation.
Voilà déjà de bonnes raisons de s'intéresser à L'Homme qui Tua Liberty Valance.Un western servi par un maître du genre et des acteurs devenus légendaires.
Mais avec ça, on aurait pu craindre aussi un western bas de gamme et hyper classique comme les Etats-Unis en produisaient en masse entre les années 50 et 70 (on était là en 1962), et qui formaient les 3 quarts de la production auxquels je suis assez allergique.
Il n'en est strictement rien.Au contraire, John Ford a décidé, ici, de changer son style de western, ses codes, et ses thèmes.
D'une banale histoire de vengeance, Ford fait en effet une réflexion subtile sur l'importance de la loi et l'ordre par rapport à la nature humaine, ainsi que sur l'importance d'une réputation, méritée ou pas.
A ce titre, la réplique finale, qui figure parmi les plus cultes du cinéma, résume tout.
"Quand la réalité dépasse la légende...On publie la légende."
L'homme devient mythe dans les faits, le flashback de tout le film refait du mythe un homme. C'est là tout l'enjeu du film, qui déroute avec son ultime flashback, et montre une certaine maturité chez John Ford.
Juste superbe, du très grand western. A noter un petit rôle de Lee Van Cleef, avant qu'il ne devienne une star du genre 3 ans plus tard, grâce à Sergio Leone et Et Pour Quelques Dollars de Plus.
L’Homme qui tua Liberty Valence est encore un des westerns des années 60 que je considère comme étant impérativement à voir. Tout commence par une mise en scène parfaite. L’histoire est racontée d’une façon bien originale et très efficace. Après, c’est le scénario en soi qui est brillant. Comment ne pas être émerveillé par l’histoire de cet homme luttant pour la justice, pénale et sociale dans un environnement corrompu par la violence et l’argent. Car oui, L’Homme qui tua Liberty Valence est un film qui aborde des thématiques bien importantes comme la justice, la politique et le pouvoir. En fait, ce film montre bien comment l’éducation est un facteur important dans l’évolution d’une nation, et selon moi, il s’agit là d’une notion très intéressante, qui donne une dimension très forte à ce film. Cependant, il serait réducteur de voir L’Homme qui tua Liberty Valence, exclusivement comme un film politique. Il s’agit aussi d’un film où l’on a droit à une démonstration du grand talent des acteurs. L’ambiance est quant à elle également parfaite. L’Ouest américain est très bien retranscrit, et les personnages sont crédibles et surtout attachants. Pour le reste, je dirai donc que L’homme qui tua Liberty Valence est encore un western culte, qu’il ne faut surtout pas rater. Un grand film, à découvrir, ou à redécouvrir.
Est-ce un drame ou un western ? Je pencherais pour la première solution, bien que le drame en question soit maquillé en western. C’est là tout le talent de Ford, qui enrichit son propos à chaque film, tout en gardant apparemment la même forme, et les mêmes ingrédients ; on appelle ça le style baby ! Et sans son talent, le style devient une belle coquille vide. C’est un western, en effet, bien qu’il n’y ait pas d’indiens, pas de course poursuite, un seul duel, une diligence…C’est avant tout une réflexion politique sur le destin de la jeune démocratie américaine, entre l’est idéalisme, incarné par l’avocat James Stewart, et l’ouest sauvage, John Wayne et Lee Marvin. On voit bien lorsqu’une fois Liberty liquidé, et que tout le monde pense que le film est finit, on relance sur une primaire aux élections locales, avec force panache et pittoresque, un peu comme à l’assemblée nationale. C’est réglé comme une partition d’orchestre avec des acteurs dans leur élément, et les habituelles touches d’humour bien placées, notamment la scène des cowboys qui retournent à l’école apprendre leur B à BA, et réciter presque par cœur les premières phrases de la constitution américaine. Des personnages plus complexes qu’il n’y paraît, et un double flash-back surprenant qui pose un doute sur l’identité de celui qui a réellement tué Valence. Pour ceux qui pensent que le genre western est creux, le genre de film avec des cowboys qui se tirent dessus dans des saloons, qu’il n’y a rien à retirer dedans, ce film est pour vous, pour vous faire changer d’avis. C’est le nouveau western ? Peut-être…