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nastygobs
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4,0
Publiée le 27 novembre 2007
"L'homme qui tua liberty valance" ne fait que surprendre pendant 2h.Il est vrai qu'il a mal vieilli et qu'il est difficile d'étre reelement touché par le film.La mise en scéne en est pour quelque chose,si elle reste correcte et efficace fàce à des acteurs epoustouflants elle n'en reste pas moins plate.Mais il est interresant de voir un scénario aussi moderne doté d'une trés bonne structure et d'un twist surprenant.Le seul vrai défaut de John Ford c'est d'avoir laissé le personnage de John Wayne secondaire.Délaissé pour James Stewart,Wayne tout au long du film ne fait que des bréves apparitions à se demander pendant une heure à quoi sert-il?Et la réponse est donnée en fin du film.
Entièrement réalisé en décor, le film évoque une époque où l’ouest bascule quand nait la démocratie et quand la loi remplace les colts. Il propose une réflexion sur la violence et la civilisation, sur la loi contre le monde sauvage mais aussi sur le mythe opposé à la vérité (la légende contre la réalité). Le récit est rythmé, intense et riche sans temps mort ni longueur, la réalisation virtuose, les acteurs magnifiques (John Wayne en cowboy bourru et humain, James Stewart en homme de loi humaniste et Lee Marvin en brute violente) les seconds rôles aux caractères affirmés sont attachants(le sheriff, le patron de journal, la femme…). Chef d’œuvre.
J. Ford, le maître du film de Western, est un réalisateur dont je n'avais encore jamais vu d'oeuvre. Mais quel choc. Dans ce film, il possède une totale maîtrise du genre. Et tout son film est un pur chef d'oeuvre. Le casting de choix, J. Wayne et J. Stewart en tête, sans oublier L. Marvin, parfait dans leur rôle, la mise en scène millimétrée, les plans remarquablement construits, le rythme géré à la perfection, le scénario solide et contrôlé d'une main de maître. Tout est présent dans le film. Une vraie leçon de cinéma admirable qui laisse un peu sur le carreau face à une telle perfection. Ce fut un vrai plaisir de visionner ce film, au cinéma, lors duquel j'ai pu apprécier le travail d'un pionnier du genre. Comme si il avait tout fait mieux que tout le monde, avant tout le monde même si pour ce film, le Western avait déjà écrit ses lettres de noblesses. En fait, il n'y a rien à redire après une telle claque. Un pur chef d'oeuvre du genre, qui mérite largement d'être vu.
L'HOMME qui tua liberty valance est un bon film mais à beaucoup de défauts le plus grave est sans doute celui du personnage de Liberty valance aucun charisme ! [ Spoiler ] Et la scène de sa mort est une honte [ fin du Spoiler] . Cependant c'est un Western qui aborde très bien la politique et le socialisme un bon divertissement.
john ford et les western c'est une longue hisoire, et lhomme qui tua liberty valance en est une magnifique. lorsqu'une diligence attaqué par le redoutable et redouté liberty valance a a son bord un avocat qui ne voit justice que par la loi va le frappé avec son fouet. recuperé par tom interpreté par l'excellent john wayne, c'est l'opposition de 2 homme completement different mais qui defende les meme opinion, l'un est un homme de loi et l'autre un excellent cow boy, le meilleur, le seul qui peut battre liberty valance. john ford qui rassemble un trio exceptionel avec james stewart, john wayne et lee marvin signe une excellent western avec un scenario maitrisé de bout en bout pour finir en apotheose
Certainement l’un des plus grands westerns du cinéma, d’une mélancolie sans équivalent dans le genre. Porté par un superbe noir et blanc et la réalisation toujours aussi discrète de John Ford, le scénario d’une grande justesse offre une réflexion intéressante sur des sujets aussi divers et variés que la vérité, la culpabilité, le sacrifice, la vieillesse, la liberté de la presse, l’éducation ou la politique et sa corruption. Les personnages bénéficient d’une réelle profondeur, impression renforcée par le jeux des acteurs. Le personnage le plus intéressant est bien sûr Ransom Stoddard, merveilleusement interprété par un James Stewart qui laisse de côté son image de droiture personnifiée pour un personnage plus trouble. Il hérite d’ailleurs d’un des rôles les moins « statiques » du film, passant de la naïveté totale au début (illustrée par la réplique « l’alcool c’est mauvais » ou par son refus de porter une arme) à une certaine forme de corruption de par sa haine de Liberty Valance et de son désir de justice (puisqu’il commence à s’entraîner au tir). Il n’aura d’autre choix que d’accepter un « compromis » dans sa quête de justice pour mettre hors course ce dernier. Ce qui peut d’ailleurs nous conduire à une morale plus que douteuse qui voudrait que la violence réponde à la violence et soit nécessaire. John Wayne interprète quand à lui Doniphon, personnage qui s’oppose à Stoddard tout au long du film au point qu’on finirait par se demander si le vrai duel de l’histoire n’est, non pas Stoddard (la justice)/Valance (la loi du plus fort), mais plutôt Stoddard (la justice par la légalité)/Doniphon (la justice par la force). Ce duel est d’ailleurs mis en image par le combat des deux hommes pour gagner le cœur d’Hallie, superbement interprétée par une Vera Miles à la fois fragile et forte et qui représente à elle seule la société qui, de la loi du plus fort passe à la loi tout court. Processus symbolisé par la fin de l’analphabétisme d’Hallie grâce à Stoddard, représentant de la civilisation. Les second rôles sont également très importants, le shérif et Peabody apportant la touche d’humour salutaire au film, et ce dernier représentant en plus le quatrième pouvoir : la presse. Le casting est donc parfait, à l’exception de John Wayne qui nous offre un jeu comme toujours sans finesse là ou le personnage en aurait nécessité. Le duel final, passage obligé de tout western qui se respecte, est quand à lui moins traditionnel et manichéen qu’il n’y paraît de prime abord et ce grâce à la présence de non pas deux mais trois adversaires. Reste tout de même un certain manichéisme dans le reste du film et une éloge de la suprématie des États-Unis (Peter Ericson arborant fièrement sa feuille de naturalisation américaine) certes discrète mais plutôt désagréable aujourd’hui.
Chef d'oeuvre du western classique américain. John Ford s'interroge dans un style d'une géniale simplicité sur une ambiguïté fondatrice de l'Histoire des Etats-Unis : la soif de justice et le droit à l'auto-défense. James Stewart et John Wayne dans toutes leurs splendeurs incarnent deux héros, deux visages de l'Amérique dont l'un est condamné à disparaître. Un final magistral.
Bienvenue chez John Ford : histoire simple, personnages principaux complexes, enjeux multiples, réflexions riches sur l’histoire des États-Unis et sur l’être humain, personnages secondaires truculents, dose d’humour, pincée d’émotion et efficacité totale dans la réalisation. L’Homme qui tua Liberty Valance n’échappe pas à toutes ces qualités. Mieux que cela, il en est le symbole. Porté par un casting éblouissant où chaque acteur incarne ce qu’il a toujours plus ou moins incarné dans les westerns, il permet d’interroger avec amertume, lucidité et intelligence l’histoire des États-Unis et des westerns où la légende a toujours primé sur la réalité. Une vieille habitude qui crée forcément les malentendus, les mensonges et les supercheries, lesquelles bercent d’illusions un peuple tout entier. Et John Ford qui a largement contribué à faire l’histoire du western de dire aux spectateurs qu’il leur a peut-être parfois menti, parce qu’il avait placé sa caméra à cet endroit-là plutôt qu’à cet autre. Il leur a menti pour raconter des histoires plus belles, plus fortes, plus justes. James Stewart, qui incarne ici l’homme de loi, l’homme juste, l’homme de la justice, aura gagné ses galons sur une imposture. Grâce à elle, il aura trouvé l’amour, aura participé à l’histoire des États-Unis, à l’entrée dans la civilisation de l’Ouest. John Wayne, l’homme de colt, devra être oublié. C’est le prix de la civilisation. Et la terrible morale de cette histoire où John Ford n’aura jamais, sans vraiment tout à fait la montrer, aussi bien mis en scène la démythification du plus grand des cowboys, lequel montre ici que sa palette d’acteur était bien plus large qu’on pouvait le dire. Parfaitement mis en image (le noir et blanc est sublime), souvent tourné de nuit, L’Homme qui tua Liberty Valance est peut-être le premier véritable western crépusculaire. S’il n’en a pas la violence physique (il y a d’ailleurs très peu d’action), son discours est d’une virulence terrible. Il signe la fin de cette Amérique idéalisée à travers son cinéma. Un grand John Ford et, plus simplement, un grand film.
L'un des plus grand Western de l'histoire ! Et certainement le plus grand Western américain qui soit... Brandissant fièrement en haut de son affiche les noms de James Stewart et John Wayne, on ne peux rester insensible, on se dit "je dois voir ca !" et j'ai vu ca ! C'est un chef d'œuvre, rien de plus rien de moins, un film parfait, passionnant, fascinant ... Absolument aucun défaut, c'est un grand, très grand film au charme exceptionnel. Le scenario est également parfait, bien rédigé, pour un film au rythme intéressant et a l'histoire qui l'est encore plus ! Et il m'est bien sur inutile de tenter de décrire la puissance apportée par le duo Wayne/Stewart et la qualité de leur interprétation... avec Lee Van Cleef dans un petit rôle mais qui ne manque pas de faire son effet... du grand art ! Un film juste parfait.
Le film est basé sur une idée de scénario cinématographiquement géniale et qui a en même temps des significations politiques, morales, philosophiques très profondes. On pourrait rapprocher le personnage incarné par John Wayne au Cyrano d'Edmond Rostand. C'est un film essentiel, le fait que ce soit un western est presque anecdotique.
Un immense film, aux confins du western, d'une construction et d’une fluidité narrative exemplaire, qui excelle à la fois dans le social et dans l'intime. D'un point de vue social, il montre la naissance d'une société, dans ses aspects les plus importants, l'accès à l'éducation, l'apprentissage de la démocratie, la coexistence de communautés, la responsabilité de la presse. Il montre aussi une fabrication de l'Histoire officielle, qui ne correspond en l’occurrence pas à la réalité. Dans cet univers en évolution bouillonnante, les rapports entre les personnages principaux sont admirablement décrits. Ces sentiments essentiels que sont l'amitié et l'amour sont traités avec profondeur et une grande pudicité, même lorsque l'on assiste à l'émouvant sacrifice d'un bonheur personnel par amour pour la bien aimée. Ford exprime l'amour de son pays et des valeurs qui ont présidé à sa fondation, mais il reste lucide sur les dérives possibles : lorsque Poppy, l'élève noir a oublié l'article de la déclaration d’indépendance selon lequel tous les hommes sont créés égaux, l'instituteur répond avec amertume que c'est le cas de beaucoup de gens. Ford exprime aussi son amour des hommes, avec leurs défauts, leurs qualités et leur diversité : nous sortons débordant d'estime et d'affection pour Tom, à la générosité bourrue et pudique, et pour Ransom, à la générosité idéaliste, ces deux "héros" si différents que tout oppose et qui représentent deux mondes, symbolisant aussi le passé et l'avenir.
L'homme qui tua liberty valance de jonh ford est une oeuvre à la fois touchante et haletante, inspirée et engagée, profonde et optimiste. En effet Jonh Ford oppose dans ce film deux conceptions, celle de l'Etat de droit incarné par "the pilgrim" et celle de l'Etat de nature incarnée par Tom et Liberty Valance. L'ouest était-il une zone de non-droit se demande Ford? Finalement la réponse est plutôt positive pusiqu'elle débouche sur des élections représentatives. L'apologie de la démocratie dans ce film transparaît à travers tous ses symboles (presse, loi, éducation) même si on peut déceler une certaine nostalgie des valeurs "chevaleresques" du far west. Un gros travail sur les personnages est effectué, chacun a sa petite ou grosse place dans un puzzle à la fois dramatique, humouristique et plein de tendresse. Les effets de Jonh Ford sur la lumière et les plans coupés sont très réussis. Je pense particulièrement à la scène du duel où la clef du moment est caché hors du tableau. Finalement le far west n'est-il pas personnifié artisitquement par le contraste chez John Ford. La nuit et le jour, le désert et le saloon, la virilité et la féminité, la loi et le fusil. Une immense et perpétuelle oppsotion entre un système traditionnel et un Etat naissant. Jonhn Ford profond connaisseur de son pays montre que le far west comme le reste des USA sont le résultat d'un long processus de maturation et d'unification. La musique du film est de très haute qualité, elle soutient merveilleusement le développement dramatique de l'oeuvre. Tom Doniphon dégage une aura protectrice et envoutante, cependant sa psychologie est celle d'un Homme qui ne finit jamais ce qu'il commence, sauf peut-être sa lutte contre Liberty Valance, ce qui lui donne un caractère profondément humain. Le personnage du héros lui sied à merveille, à la fois mélancolique et déterminé. Une oeuvre trépidante dont le caractère mythique est justifié et légitime.
J'ai enfin regardé hier ce film enregistré sur la box il y a 6 mois. Bon dieu qu'il a vieilli ! James Stewart joue de manière peu convaincante l'homme "arrivé" dans l'intro et le jeune homme gauche ; par contre John Wayne est super dans son rôle clé ; vraiment. La citation du jour : "Dans l'ouest, quand la légende est plus grande que l'histoire, on publie la légende".
Les westerns de John Ford ont marqué le genre et même le cinéma mais celui ci malgré sa bonne réputation m'a quelques peu déçu. En effet, la mise en scène de John Ford est impeccable et même si le film est globalement entraînant, je l'ai trouvé un peu long par moment. De plus si John Wayne rayonne à l'écran par son charisme, son personnage est vraiment cliché comme l'ensemble des autres personnages du métrage. C'est d’ailleurs l'écriture plombe un peu le film pour moi c'est-à-dire que le récit est encombré par des questions morales très lourdes et pompeuses. Ces questionnements sont à la limite du cliché et manque cruellement de subtilité quand à la manière de les aborder. Au final, "L'Homme qui tua Liberty Valance" est un western correct qui brille par sa mise en scène mais pèche dans son écriture par manque de subtilité.
Un western sensationnel, décalé, intelligent, bien interprété par ces deux géants qu'étaient James Stewart et John Wayne, à la chute exceptionnelle. Un chef d'oeuvre sublime, du très grand art.