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BabsyDriver
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3,5
Publiée le 12 avril 2025
La "sauvagerie" indienne face à la "civilisation" américaine et entre les deux, les deux cavaliers, impériaux James Stewart et Richard Widmark, qui doivent sans cesse réajuster leur boussole morale.
Un point par cavalier. Voilà un western sans grand intérêt. Pourtant l'idée de la récupération de blancs ayant séjourné plusieurs années chez le Comanches était une bonne base. Mais le propos est confus, autant que le sheriff Gus (James Stewart) lorsqu'il a trop bu, c'est-à-dire la moitié du temps. La relation amoureuse naissante entre le lieutenant Jim Gary (Richard Widmark) et une femme de vingt ans de moins, tombe comme un cheveu sur la soupe. Seul passage méritant l'attention, le retour d'Elena de la Madriaga (Linda Cristal) chez les Blancs, dont le seul regard sur elle la fait se sentir sale, et en tout cas moins bien que chez les Comanches où elle était tenue de travailler quinze heures par jour. Autant éviter de s'attarder sur cette aventure.
Un western qui se laisse regarder à condition que vous n'atendiez pas des coups de feu toutes les 10 minutes. Une histoire ou les principaux protagonistes se lancent à la recherche de "visages pâles" kidnappés par des comanches pas très sympathiques. Si il fait penser à "La prisonnière du désert" il n'est pas à la hauteur de ce dernier, toutefois on ne boude pas son plaisir de voir le duo James Steward - Richard Widmark rassemblés dans cette réalisation de John Ford.
C’est un western franchement mineur dans la filmographie du réalisateur John Ford. En dépit de qualités certaine dans la réalisation, le film pâtit d’un rythme très mollasson et surtout d’une écriture au rabais éclusant les stéréotypes et les facilités scénaristiques rendant ainsi le long-métrage peu convaincant.
Un très beau western de John Ford, où l'opposition entre les personnages joués par James Stewart et Richard Widmark est souvent savoureuse, sur un sujet rarement traité, mis à part dans incontournable "The Searchers". A voir absolument ne serait-ce que pour une des dernières scènes, terrible, dans laquelle le jeune indien reconnaît l'air de la boite à musique conservée religieusement par sa sœur aînée.
Officier de la cavalerie américaine, Richard Widmark et son vieux copain shérif James Stewart sont chargés de négocier avec une tribu comanche le retour de captifs blancs jadis enlevés et possiblement imprégnés pour toujours par la culture indienne. C'est un des thèmes déjà abordés par John Ford et ce sujet porte une indéniable dimension dramatique, née à la fois du désespoir des familles et de la problématique du "déraciné". Pour autant, la dramaturgie de ce film-ci n'est pas très satisfaisante. D'une part, parce que les idées sont simplifiées dans une mise en scène réductrice ; d'autre part, parce que les comédiens concernés surjouent. On est dans la démonstration dramatique plus, comme on pouvait s'y attendre, que dans la subtilité ou la nuance psychologiques. Plus implicite est le constat fait par le cinéaste à propos de la sauvagerie comanche honnie rapportée aux mœurs supposées civilisées des Blancs, dont Ford exprime la violence et les mauvaises manières. Le jovial et drôle shérif Mac Cabe le signifie à sa façon -et c'est tout l'intérêt du personnage de James Stewart- à travers son ambivalence, qu'on découvre à la fin.
Un thème commun avec "La prisonnière du désert" pour ce western du même John Ford qui traite de l'enlèvement de femmes et d'enfants blancs par les indiens. James Stewart et Richard Widmark sont "Les deux cavaliers" qui sont chargés, des années après les faits, d'aller les récupérer pour les rendre à leurs familles. Les complications qu'ils rencontrent sont les mêmes que dans le western majeur du réalisateur, à savoir la difficulté d'adaptation de ces êtres coupés du monde pendant des années (voire la volonté pour certains d'entre eux de rester dans leur tribu) et leur non acceptation par la population qui ne voient en eux que des sauvages. Au final, le destin sera différent et diamétralement opposé pour les 2 seuls "rescapés" de cette mission, une ambivalence qui se retrouve également dans la mise en scène qui alterne touches humoristiques et moments dramatiques.
Une catastrophe ce film, un ramassis des plus mauvais clichés des (mauvais) westerns américains, heureusement que Sergio Leone est venu, quelques années plus tard, mettre un grand coup dans la fourmilière en renouvelant ce cinéma en fin de vie ! Le scénario est insipide, les acteurs très mal dirigés, visiblement venus dans ce film pour des raisons "alimentaires", bref à fuir !
Un Ford mineur et inégal. Dans ce western qui détonne dans le genre, et qui frustrera les amateurs de grandes batailles et chevauchées, le ton général est celui de la comédie, et c’est l’aspect le plus réussi, surtout dans sa première partie, savoureuse. Lorsque qu’apparaissent les évènements dramatiques, le film pêche par une certaine confusion (les différents enfants enlevés par les Comanches, le déroulement des tractations avec eux...), et par ses aspects outranciers. Ce qui nuit à l’intéressant propos du cinéaste sur l’acceptation de la différence.
Avec « La prisonnière du désert », John Ford abordait déjà la question du sort des Blancs kidnappés et éduqués par des Indiens. Quatre ans après, il reprend la thématique avec « Les Deux Cavaliers » (« Two Rode Together »). L’immense réalisateur n’avait pas la réputation d’être « anti-Indien » et je vois dans le choix du thème le traitement d’un des traumatismes inhérents à la construction des Etats-Unis (résilience aux forceps et difficulté à pardonner). Moi qui adore James Stewart, j’avoue que c’est un régal de le voir à « contre-emploi », cynique, antipathique, vénal… Génial acteur ! Le duo James Stewart/Richard Widmark fonctionne à merveille grâce à l’opposition des caractères. Richard Widmark, comme dab, semble porter sur ses épaules toute la misère de l’Ouest. Ce n’est pas un film d’action, mais une tragédie. On comprend vite que la fin sera dramatique. John Ford aborde aussi la question du syndrome de Stockholm. Les scènes spoiler: du bal et du lynchage sont d’une cruauté extrême. Néanmoins, des bribes d’humour, la double romance et l’happy-end viennent alléger ce film utile, mais pesant. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.