Les Deux Cavaliers
Note moyenne
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41 critiques spectateurs

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Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2008
Bien moins connu et reconnu que certains films de John Ford, ces "Deux cavaliers" frappent pourtant d'entrée par leur maitrise et le parti pris de Ford d'offrir un western calme, celui d'un réalisateur apaisé. C'est d'ailleurs de cette manière que l'on arrive à distinguer un bon faiseur d'un grand metteur en scène, tant l'ensemble arrive à nous captiver uniquement par les relations entre les personnages et des dialogues d'une grande justesse. Ford s'offre même quelques notes d'humour particulièrement inattendues mais qui en définitive ne font qu'ajouter au charme de ce western définitivement étonnant. Mais là n'est pas la seule force du film, qui s'avère bien plus subtile qu'il peut paraitre au premier abord : si l'on est encore loin du manifeste pro-indien que pouvait être "Les Cheyennes", l'ensemble parait en définitive assez nuancé, et montre fort bien les préjugés et la violence que pouvaient avoir également les Blancs. Enfin, il est peu dire que le duo Stewart-Widmark fait merveille et nous offre une nouvelle fois une prestation de premier ordre. Bref, c'est du beau western, et on en redemande!!!
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Deux ans après The Horse Soldiers (1959), John Ford tournait ce film, Two Rode Together. En France, le premier a été intitulé Les Cavaliers, et le second, Les Deux Cavaliers. Belle inspiration, encore une fois... Mais peu importe. Ford poursuit son grand tableau de l'histoire des États-Unis et reprend, pour ce film de commande, des thèmes qui lui sont chers. Le thème principal, déjà bien développé dans La Prisonnière du désert, concerne les femmes et les enfants blancs qui ont été kidnappés par les Indiens et contraints d'adopter leur mode de vie. Un thème qui s'inscrit dans le temps et met en évidence le difficile voire impossible retour aux sources pour ces individus, une réadaptation parfois non voulue ou rendue insupportable par une population blanche qui finalement ne les accepte plus, adoptant à leur égard une forme de racisme ordinaire. Dans le film, deux personnages font ainsi leur retour. Méprisés et considérés comme des bêtes de foire, ils étaient, selon un personnage, "mieux traités par les Comanches"... Le propos antiraciste du film, éloquent, lui confère en partie sa qualité.
Deuxième thème cher à Ford : la notion de justice (individuelle et collective) qui prend, vers la fin de l'histoire, une teinte très noire et laisse un goût très amer, avec la destinée du personnage de Running Wolf, adolescent violent "rapatrié" contre son gré. Cette noirceur et cette amertume trouvent cependant un contrepoint étonnant dans la tonalité générale du récit, véhiculée par un autre grand thème fordien s'il en est, l'amitié virile. Une amitié croquée avec une drôlerie irrésistible (assez rare chez Ford...), via des dialogues bien piquants, caustiques voire vachards. Une amitié fondée sur l'association des contraires. D'un côté, le personnage incarné par James Stewart dans un contre-emploi (ou presque) : shérif gredin qui ponctionne aux commerces de sa ville 10 % de leurs recettes, qui n'hésite pas à exploiter la détresse humaine... Bref, un personnage avide et cynique, apparemment sans coeur ni morale. De l'autre côté, le personnage incarné par Richard Widmark, lieutenant de l'armée, désintéressé, réglo et plutôt humaniste. Cette amitié improbable trouve ses atomes crochus dans un certain goût pour la bière, les femmes (dont l'une que les deux hommes semblent bien connaître, jusqu'aux petits secrets cachés dans sa lingerie) et surtout dans un antiracisme farouche.
Ces Deux Cavaliers surprennent au final par ce mélange paradoxal mais heureux de légèreté et de gravité, d'humour et de sens tragique. Très bien écrit (en matière de dialogues comme en matière de construction dramatique, avec la reprise à la fin d'éléments scénaristiques du début), le film témoigne d'une science du divertissement et d'une conscience politique propres à Ford, dans un registre pas si classique que ça, celui du western social, sans action spectaculaire ni rythme trépident (l'affiche française est trompeuse), sans grands espaces non plus. Western aux ciels plombés et aux ambiances nocturnes. Western plutôt intimiste, toujours intelligent, percutant, savoureux. Western que l'on peut préférer, dans la filmo de Ford, à certains de ses grands classiques, plus monolithiques, plus lourds (Les Cheyennes, par exemple).
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2012
Comment de jeunes blancs enlevés par des Indiens finissent-ils par devenir Indien à leur tour et ne peuvent revenir à la civilisation américaine ? Un sujet d'une force inouïe... Mais un film raté, hélas. Avec ces "Deux cavaliers", Ford ne parvient jamais à prendre la pleine mesure de son sujet et réalise au final un film, somme toute, assez lourd, dominé par l'interprétation de Richard Widmark. Même le grand James Stewart ne semble guère concerné par une réalisation qui souffre d'un excès d'académisme et qui pèche cruellement d'inventivité. Que dire du scénario, aussi poussif qu'ennuyeux. Dommage... Le sujet en valait pourtant la peine.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2009
Etonnant film de John Ford, foisonnant et un peu fourre-tout (reprend le même questionnement que celui de La prisonnière du désert, sur l'enlèvement de blancs par les Indiens) ; on navigue constamment entre drame et légereté. Le film est tout de même incroyablement cynique et noir pour un Ford, avec un rôle d'homme parfaitement immoral et cupide pour James Stewart, habituellement symbole de l'homme juste. On retrouve la subtilité dans le propos social, habituel chez Ford : le film présente différentes mentalités, entre le progessiste et le conservateur, entre l'homme de terrain et celui qui s'est embourgeoisé. Face aux Indiens, le propos oscille entre condamnation de leur violence et tolérance. Néanmoins, le film n'est pas parfait pour autant, même s'il est quand même bon.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2011
Ford réalise là un western de qualité comme toujours mais qui reste en-deça de ses grands chef d'oeuvres. Le scénario est balisé le parallèle entre les deux amis reste trop abrupte ; le soldat trop vertueux et le shérif est une saloperie (même si c'est Stewart et donc il y a obligation d'araser le caractère de son personnage). Malgré tout le duo Widmark-Stewart fonctionne à merveille et le film évite l'écueil d'une mission parfait. En effet au final ce western est tragique et donne une vision crépusculaire (rare chez Ford) de la fin de la conquête de l'ouest. On flirte parfois avec le racisme le plus pur mais en serait-il autrement à la période où se déroule le film ?! Un bon western, classique mais des dizaines d'autres films de Ford sont bien au-dessus.
this is my movies

822 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2017
Quel dommage d'avoir un tel sujet, une telle affiche et de ne pas savoir en faire quelque chose de vraiment marquant. Sur la fin de sa carrière, J. Ford a tourné quelques films plus pour l'argent que pour l'amour de l'art et quand en plus, un de ses amis très chers meurt durant le tournage (en l'occurence W. Bond, qui meurt chez lui), il y a de quoi avoir envie de tout balancer. Du coup, on se retrouve avec un western qui compte quelques belles scènes, de bonnes idées mais aussi qui traîne un sacré paquet de défauts, à commencer par des acteurs en roue libre : J.Stewart cabotine honteusement tandis que R. Widmark peine à transmettre de l'énergie. Du coup, si le départ est plutôt enthousiasmant et que l'humour permet de passer un bon moment, le reste du film peine à exploiter ses thématiques tout en restant captivant. Du coup, l'ennui pointe son nez et on reste un peu circonspect. Dommage, mais l'opus suivant de Ford, sans doute remis de la mort de Bond, offrira à Stewart et au genre un film d'un tout autre calibre puisque ce sera l'immense "L'homme qui tua Liberty Valance". D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 janvier 2010
Certains passages sont si mauvais qu'on ne voit plus qu'eux.
Frédéric Le Mouël
Frédéric Le Mouël

24 abonnés 264 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2013
Un western particulièrement décevant : certes le sujet est intéressant (le déracinement, le choc des cultures), quelques scènes sont émouvantes (la détresse des parents, "la boite à musique"), mais le tout suscite l'ennui. L'interprétation de James Stewart en aventurier cynique et de Richard Widmark en militaire zélé, transparente et sans conviction chez l'un comme chez l'autre, n'arrange pas les choses.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2008
Le cinéma de John Ford est parfois construit comme une autoroute, on sait d’où l’on vient et on sait où l’on va. Cette forme de sécurité adoptée par la narration, où la surprise est peu fréquente, se voit heureusement doté parfois de chemins de traverse. «Two Rode Together» (USA, 1961) est un exemple pertinent pour éclairer cette dualité qualitative du cinéma fordien. L’intrigue n’a rien de singulière : il s’agit, grossièrement, de deux hommes, ne partageant pas la même conception du devoir militaire, qui se confrontent. En 1959, Ford avait exploité la même idée dans «The Horse Soldiers», avec notamment un déroulement de celle-ci semblable. En 61, le cinéaste reprend donc une intrigue semblable pour mieux baliser le terrain communautaire sur lequel évolue son art. Car avançons-nous dans le détail pour mettre en exergue l’ambigüité dangereuse de son film. Comme toujours chez Ford, il s’agit d’une communauté, en l’occurrence américaine. Celle-ci déambule dans l’Amérique à la quête de ses enfants enlevés dix ans auparavant par des Comanches. Le seul espoir de cette communauté est placé en Guthrie McCabe (James Stewart), sheriff vénal. Le film est parcouru par deux courants, par deux flux contraires, comme sur une autoroute. McCabe réussit à extirper deux enfants blancs devenus comanches. La mission qui lui a été assignée ne se révèle que très partiellement accomplis. Ford, en rendant ses cow-boys incapables de mener à bien la commission d’une collectivité, offre une vision crépusculaire des légendes américaines. Mais la vision est encore trouble, il faut attendre le film suivant, le magnifique «The Man who shot Liberty Valance» pour que Ford réalise la vision émoussée des légendes de l’Ouest. Il y a en revanche une voie contraire à cette perception méliorative du film. Cette farouche envie de la communauté de récupérer son appartenance, qui n’est pas sans rappeler le «droit» des nazis à récupérer leur culture germanique, a quelque chose de froidement cognitif.
Bardon de Kater
Bardon de Kater

17 abonnés 67 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2014
Si vous n'avez vraiment rien d'autre à faire que de voir Widmark et Stewart discuter le bout de gras assis sur un tronc d'arbre en plan fixe pendant dix minutes, courez-y, sinon faites comme moi : fuyez ! (sur un cheval de préférence)
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2011
Un officicer de cavalerie et un shérif vont rechercher, en territoire comanche, des Blancs captifs des Peaux-Rouges... D'après un très bon scénario conconcté par Frank Nugent ( un grand habitué de la filmographie du réalisateur ), John Ford nous concocte un western d'excellente facture. Le casting est en tout cas, pour moi, le gros point fort du film, car que ce soit James Stewart dans le rôle du cynique shérif Guthrie McCabe, mais aussi Richard Widmark dans celui du lieutenant Jim Gary - un homme qui est vraiment respectueux envers les êtres humains -, ces deux acteurs s'en sortent à merveille et arrivent avec leurs talents légendaire à nous sortir une interprétation tout en finesse et pleine d'émotions. Ils sont accompagnés de quelques second rôles bien intéressant, notamment celui de Woody Strode dans le rôle d'un guerrier comanche pour le moins impressionnant, et aussi de la charmante Linda Cristal dans le rôle d'Elena, une jeune aristocrate espagnol qui faisait partie des personnes que les indiens avait capturés ds années plus tôt. Précisons également la présence d'une partition musicale sympathique de George Duning ( a qui l'on doit la belle musique de " l'homme de la plaine " des années plus tôt ) et de maquillages assez réaliste et qui ont été supervisé par Ben Lane. J'ai donc pris, une fois de plus, un certain plaisir à suivre ce western, même si étonnament le metteur en scène racontera plus tard qu'il s'agissait du pire film qu'il aurait réalisé.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2019
Un western honnête qui fait la part belle aux deux acteurs principaux. JS est excellent en personnage désabusé et caustique.
Peu d'action mais une histoire qui tient la route
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2021
Le ton est fréquemment à l’humour, James Stewart cabotine abusivement et Richard Widmark fait ce qu’il peut sur un sujet qui aurait mérité une plus grande attention. Affligé par la mort de son ami Ward Bond, John Ford accouche d’un petit western de commande qu’il qualifiait lui-même de "pire merde que j’ai tourné en 20 ans". C’est exagéré même si, effectivement, « les Deux Cavaliers » n’a de loin pas l’étoffe de ses plus grandes réussites.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2011
Les Deux Cavaliers est un western de facture classique avec ses beaux paysages, ses chevaux et ses indiens, mais on a du mal à rentrer dans l'action, ça manque de profondeur. Il faut aussi noter que le film n'aurait pas eu de cachet sans la présence des deux héros du genre, Stewart (dans un rôle inhabituel) et Widmark en militaire discipliné, qui noue une amitié avec le shérif Guthrie McCabe. Rien de bien surprenant, Ford dira même que ce film est "la pire merde que j'ai tourné en vingt ans", moi j'irais pas jusque là même si c'est loin d'être le meilleur de Ford mais ce film se regarde gentiment, surtout qu'il aborde pas mal de sujets et qu'on peut aisément passer de l'humour au plus sérieux.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2025
Le sujet sur le rapt d'enfants blancs (captifs) a fait l'objet de plusieurs films dont plusieurs de Ford et celui-ci ne restera pas dans les mémoires. Le scénario manque de profondeur, il y a peu d'actions et les personnages sont superficiels. Quant aux indiens, comme souvent, ils sont dépeints sans nuances, comme des sauvages.
Les familles des enfants kidnappés par les comanches se sont regroupées dans l'espoir d'obtenir la libération de leur enfant enlevé parfois depuis plus de dix ans. Elles font pression sur l'armée en proposant diverses sommes pour traiter avec les indiens. Seulement les tuniques bleues n'ont pas le droit d'entrer sur le territoire indien sous peine de rompre le traité de paix. Alors le commandant a l'idée d'utiliser le shérif Mc Cabe qui a commercé autrefois avec le peuple comanche afin d'effectuer la transaction. James Stewart joue ce personnage. Seulement tout est outrancier dans cette interprétation d'un homme vénal, alcoolique et cynique avec les familles. Le lieutenant Gary (Richard Widmark) a un profil plus positif mais son rôle est en retrait par rapport à celui de Stewart. A la moitié du film, les deux cavaliers partent enfin pour le territoire comanche et le sujet est enfin traité. Seulement l'histoire va s'avèrer décevante car pleine de clichés.
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