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Michael78420
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2,0
Publiée le 5 mars 2026
Un point par cavalier. Voilà un western sans grand intérêt. Pourtant l'idée de la récupération de blancs ayant séjourné plusieurs années chez le Comanches était une bonne base. Mais le propos est confus, autant que le sheriff Gus (James Stewart) lorsqu'il a trop bu, c'est-à-dire la moitié du temps. La relation amoureuse naissante entre le lieutenant Jim Gary (Richard Widmark) et une femme de vingt ans de moins, tombe comme un cheveu sur la soupe. Seul passage méritant l'attention, le retour d'Elena de la Madriaga (Linda Cristal) chez les Blancs, dont le seul regard sur elle la fait se sentir sale, et en tout cas moins bien que chez les Comanches où elle était tenue de travailler quinze heures par jour. Autant éviter de s'attarder sur cette aventure.
Officier de la cavalerie américaine, Richard Widmark et son vieux copain shérif James Stewart sont chargés de négocier avec une tribu comanche le retour de captifs blancs jadis enlevés et possiblement imprégnés pour toujours par la culture indienne. C'est un des thèmes déjà abordés par John Ford et ce sujet porte une indéniable dimension dramatique, née à la fois du désespoir des familles et de la problématique du "déraciné". Pour autant, la dramaturgie de ce film-ci n'est pas très satisfaisante. D'une part, parce que les idées sont simplifiées dans une mise en scène réductrice ; d'autre part, parce que les comédiens concernés surjouent. On est dans la démonstration dramatique plus, comme on pouvait s'y attendre, que dans la subtilité ou la nuance psychologiques. Plus implicite est le constat fait par le cinéaste à propos de la sauvagerie comanche honnie rapportée aux mœurs supposées civilisées des Blancs, dont Ford exprime la violence et les mauvaises manières. Le jovial et drôle shérif Mac Cabe le signifie à sa façon -et c'est tout l'intérêt du personnage de James Stewart- à travers son ambivalence, qu'on découvre à la fin.
C’est un western franchement mineur dans la filmographie du réalisateur John Ford. En dépit de qualités certaine dans la réalisation, le film pâtit d’un rythme très mollasson et surtout d’une écriture au rabais éclusant les stéréotypes et les facilités scénaristiques rendant ainsi le long-métrage peu convaincant.
Une catastrophe ce film, un ramassis des plus mauvais clichés des (mauvais) westerns américains, heureusement que Sergio Leone est venu, quelques années plus tard, mettre un grand coup dans la fourmilière en renouvelant ce cinéma en fin de vie ! Le scénario est insipide, les acteurs très mal dirigés, visiblement venus dans ce film pour des raisons "alimentaires", bref à fuir !
Un western qui se laisse regarder à condition que vous n'atendiez pas des coups de feu toutes les 10 minutes. Une histoire ou les principaux protagonistes se lancent à la recherche de "visages pâles" kidnappés par des comanches pas très sympathiques. Si il fait penser à "La prisonnière du désert" il n'est pas à la hauteur de ce dernier, toutefois on ne boude pas son plaisir de voir le duo James Steward - Richard Widmark rassemblés dans cette réalisation de John Ford.
La "sauvagerie" indienne face à la "civilisation" américaine et entre les deux, les deux cavaliers, impériaux James Stewart et Richard Widmark, qui doivent sans cesse réajuster leur boussole morale.
Ce film traite d'un sujet intéressant, celui de l'enlèvement par des indiens de colons, le plus souvent femmes ou enfants et de leur devenir. Malheureusement, la tonalité donnée par le réalisateur, empreinte d'ironie, de légèreté et de mièvrerie, en fait une oeuvre sans consistance qui n'a pas su résister au temps qui passe. James Stewart en cowboy, alcoolique et désabusé se révèle plus que décevant.
Un western de John Ford tragi-comique, bavard comme la plupart de ses films . James Stewart en fait des tonnes en shérif puis "scout" recruté par l'armée tandis que Richard Widmark est plutôt sobre en lieutenant de l'armée. On reconnait Andy Devine en comique , John Mc Intire en major de l'armée , Henry Brandon en chef comanche et Woody Stroode en indien musculeux . Ce western est assez caricatural , la patte de Ford est là mais cela est loin d'être son meilleur film malgré les deux stars de l'époque Stewart et Widmark .
Un Ford mineur et inégal. Dans ce western qui détonne dans le genre, et qui frustrera les amateurs de grandes batailles et chevauchées, le ton général est celui de la comédie, et c’est l’aspect le plus réussi, surtout dans sa première partie, savoureuse. Lorsque qu’apparaissent les évènements dramatiques, le film pêche par une certaine confusion (les différents enfants enlevés par les Comanches, le déroulement des tractations avec eux...), et par ses aspects outranciers. Ce qui nuit à l’intéressant propos du cinéaste sur l’acceptation de la différence.
Le sujet sur le rapt d'enfants blancs (captifs) a fait l'objet de plusieurs films dont plusieurs de Ford et celui-ci ne restera pas dans les mémoires. Le scénario manque de profondeur, il y a peu d'actions et les personnages sont superficiels. Quant aux indiens, comme souvent, ils sont dépeints sans nuances, comme des sauvages. Les familles des enfants kidnappés par les comanches se sont regroupées dans l'espoir d'obtenir la libération de leur enfant enlevé parfois depuis plus de dix ans. Elles font pression sur l'armée en proposant diverses sommes pour traiter avec les indiens. Seulement les tuniques bleues n'ont pas le droit d'entrer sur le territoire indien sous peine de rompre le traité de paix. Alors le commandant a l'idée d'utiliser le shérif Mc Cabe qui a commercé autrefois avec le peuple comanche afin d'effectuer la transaction. James Stewart joue ce personnage. Seulement tout est outrancier dans cette interprétation d'un homme vénal, alcoolique et cynique avec les familles. Le lieutenant Gary (Richard Widmark) a un profil plus positif mais son rôle est en retrait par rapport à celui de Stewart. A la moitié du film, les deux cavaliers partent enfin pour le territoire comanche et le sujet est enfin traité. Seulement l'histoire va s'avèrer décevante car pleine de clichés.
John Ford était à peu près absent lors du tournage de ce très mauvais film. Une catastrophe même pas rattrapée par un James Steward fatigué par son âge et le manque d'inspiration de toute l'équipe. Un désastre. Ford lui-même à reconnu avoir tourné son plus mauvais film!
. En 1960, 43 ans de carrière derrière lui, 135 films à son actif et 4 Oscars de meilleur réalisateur dans sa besace, John Ford aborde la dernière ligne droite de son long et prestigieux parcours cinématographique. En novembre 1960, en plein tournage des « Deux Cavaliers » à Alamo Village (au Texas où John Wayne vient juste de réaliser son propre film), il apprend la mort soudaine à 57 ans de Ward Bond son fidèle ami et acteur secondaire dans près de 25 films. Très affecté, John Ford replonge dans sa dépendance à l’alcool qui ne l’a en réalité jamais vraiment quitté malgré plusieurs cures de désintoxication. Il abrège le tournage du film pour se réfugier sur l’Araner, son yacht qu’il possède depuis 1934. Inutile de préciser que le réalisateur alors âgé de 66 ans n’est pas dans les meilleures dispositions physiques et morales pour donner le meilleur de lui-même. Il sera d’ailleurs rapidement hospitalisé en urgence à Honolulu. Il avait pourtant négocié avec la Columbia un salaire très conséquent et surtout 25% sur les bénéfices à venir pour diriger ce western inspiré d’un roman (Comanche Captive) de Will Cook, auteur très prolifique dont les nouvelles servaient à alimenter des parutions « pulps ». John Ford compte sur Frank S. Nugent son gendre et fidèle scénariste depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale (dont ses meilleurs westerns) pour donner tournure à ce qui pourrait être une relecture de « La Prisonnière du désert » qui avait vu les deux hommes collaborer pour ce qui est considéré par beaucoup comme le meilleur western réunissant John Ford à John Wayne. Le sujet traité de manière plus générale sera donc encore une fois celui des enfants victimes de l’affrontement entre Indiens et pionniers qui enlevés passent plusieurs années dans une tribu. Le retour dans le milieu d’origine quand il est possible s’avère souvent très difficile voire impossible. John Ford montre comment ceux-là même qui ont tout fait pour rapatrier leurs prisonniers les maltraitent puis les abandonnent quand ils ne sont pas tels qu’imaginés car désormais façonnés par une nouvelle culture. Ford n’a d’évidence pas été satisfait par le traitement du roman proposé par Nugent et les événements survenus par la suite ne lui ont pas permis de sauver la mise grâce à sa maestria habituelle. Sans doute les rôles tenus par James Stewart et Richard Widmark étaient-ils trop caricaturaux notamment pour un James Stewart à contre-emploi qui collaborant pour la première fois avec Ford aurait eu besoin d’un réalisateur plus impliqué ? Il faut ajouter à la décharge de Ford que jamais aussi à l’aise qu’avec la présence de John Wayne à ses côtés, il n’était sans doute pas en capacité d’accueillir James Stewart comme il le fallait. Plutôt acariâtre sur le tournage le réalisateur déclarera plus tard à propos du film : « C’est la pire merde que j’ai tournée en vingt ans ! ». Toutefois les deux hommes auront l’occasion de se rattraper, tournant encore trois fois ensemble dont le très réussi « L’homme qui tua Libert Valance » qui viendra à la suite. Il faut toutefois tempérer les propos du réalisateur et les critiques un peu sévères de ses admirateurs inconditionnels. Les thèmes développés même si la maladresse est bien présente le sont de manière très efficace et explicite, Ford ne ménageant personne. En sus, le film comporte quelques jolies scènes comme celle où le shérif James Stewart) un peu revenu de tout et le lieutenant (Richard Widmark) très respectueux de sa mission, assis paisiblement au bord d’une rivière dissertent un peu goguenards sur leur vision des femmes et de l’amour. On peut conclure en se disant que si les westerns de Ford n’ont jamais été aussi convaincants que lorsque celui-ci accompagné du « Duke » plantait sa caméra dans sa chère « Monument Valley » afin de pimenter sa vision de l’humanité en la parant d’une dimension épique, ils sont tous très attachants notamment pour leurs rôles féminins comme ici tenus par Linda Cristal et Shirley Jones.
Un thème commun avec "La prisonnière du désert" pour ce western du même John Ford qui traite de l'enlèvement de femmes et d'enfants blancs par les indiens. James Stewart et Richard Widmark sont "Les deux cavaliers" qui sont chargés, des années après les faits, d'aller les récupérer pour les rendre à leurs familles. Les complications qu'ils rencontrent sont les mêmes que dans le western majeur du réalisateur, à savoir la difficulté d'adaptation de ces êtres coupés du monde pendant des années (voire la volonté pour certains d'entre eux de rester dans leur tribu) et leur non acceptation par la population qui ne voient en eux que des sauvages. Au final, le destin sera différent et diamétralement opposé pour les 2 seuls "rescapés" de cette mission, une ambivalence qui se retrouve également dans la mise en scène qui alterne touches humoristiques et moments dramatiques.
Pas le meilleur western de Ford, mais même quand ce n'est pas très réussi c'est quand-même du Ford !! Avec ses personnages complexes, ici Mc Cabe le sheriff escroc, cynique, avide, mais réaliste : lui seul sait que les enfants volés par les Comanches ne pourront pas retrouver leur ancienne culture. Nul jugement ici si les Comanches sont des sauvages les blancs eux sont des racistes. Mc Cabe finit par retrouver son humanité par amour. Scènes comiques et tragiques se succèdent, l'interprétation est parfaite comme toujours chez Ford, mais il manque le souffle épique, la grandeur des paysages de l'ouest
Avec « La prisonnière du désert », John Ford abordait déjà la question du sort des Blancs kidnappés et éduqués par des Indiens. Quatre ans après, il reprend la thématique avec « Les Deux Cavaliers » (« Two Rode Together »). L’immense réalisateur n’avait pas la réputation d’être « anti-Indien » et je vois dans le choix du thème le traitement d’un des traumatismes inhérents à la construction des Etats-Unis (résilience aux forceps et difficulté à pardonner). Moi qui adore James Stewart, j’avoue que c’est un régal de le voir à « contre-emploi », cynique, antipathique, vénal… Génial acteur ! Le duo James Stewart/Richard Widmark fonctionne à merveille grâce à l’opposition des caractères. Richard Widmark, comme dab, semble porter sur ses épaules toute la misère de l’Ouest. Ce n’est pas un film d’action, mais une tragédie. On comprend vite que la fin sera dramatique. John Ford aborde aussi la question du syndrome de Stockholm. Les scènes spoiler: du bal et du lynchage sont d’une cruauté extrême. Néanmoins, des bribes d’humour, la double romance et l’happy-end viennent alléger ce film utile, mais pesant. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.