Premier film magique de l’envoûtant Éric Rochant Une transcription fidèle d’une génération désabusée, qui profite mais se heurte à une nouvelle réalité On ne verra plus jamais Paris comme cela : un « village » , des reliefs , une atmosphère bon enfant
Un modèle de ratage! Absolument pas drôle en dépit de quelques tentatives pitoyables, le récit nous présente une romance improbable mais surtout terriblement toxique entre une jeune femme ancrée dans la réalité, travailleuse, sérieuse et un adulescent vivant aux crochets de son frère dealer, prétendant ne plus croire qu’en l’amour mais traitant la femme comme un objet ou la harcelant (quitte à manquer de lui faire perdre son emploi), égocentrique, virulent, irresponsable, moralisateur, fainéant, capricieux, exigent, ingrat… Prétendant dénoncer une situation économique voire sociale difficile, l’intrigue n’exploite jamais ce ressort, sinon par une discussion terriblement superficielle entre bourgeois et pseudo prolétaires, puisque le héros se comporte comme un marginal inconséquent sans raison lisible sinon une personnalité minable. Pour parfaire l’ensemble, la réalisation ne propose rien de particulier, le scénario est cousu de fil blanc et le casting ne brille pas (à l’exception de Yvan Attal, tellement supérieur à un Hippolyte Girardot poseur). Un film aussi lâche que son protagoniste!
Revu 35 ans plus tard, le charme opère toujours. Les acteurs brillants de jeunesse, utilisation au petit soin de la musique. Mouvement de caméra brillant. Hypo a désormais 70 ans cette année, pour nous il reste la 504 porté avant défoncée, un grand du cinéma français