Le Corps et le Fouet
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Waka J.
Waka J.

42 abonnés 111 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2021
A voir une fois, pour les amateurs du genre.
Ce n'est certes pas un chef d’œuvre, mais ce n'est pas non plus une purge.
Ce peut être un agréable film de fin de soirée, si l'on aime le gothique à l'italienne avec une intrigue tissée de très grosses ficelles.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 septembre 2012
Film fantastique gothique italien par le spécialiste du mouvement Mario Bava. L'histoire est pas mal mais aurait gagné a être plus violente et vicieuse. Les décors sont plutôt sobres et les jeux de lumières nombreux et très colorés, évidemment présence de Christopher Lee.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 341 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2010
J’ai eu un petit coup de fatigue durant ce film dont la photo est signée David Hamilton. Malgré tout si l’histoire est d’une simplicité biblique avec très peu de rebondissements on se laisse prendre au jeu de cette atmosphère de couleurs sombres allant du vert bouteille au pourpre en passant par le violet. Les rapports entre les protagonistes sont teintés de désirs et de répulsion le tout enrobé d’un érotisme que l’on peut juger bien prude en 2005.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2008
Le fantastique tient le même rôle que le rêve chez Freud : il met en scène l’inavouable, le refoulé. Je ne connais aucun autre film qui n’applique délibérément ce postulat avec une telle finesse et une telle maestria. Le refoulé en l’occurrence contenant des pulsions sado-masochistes et nécrophiles…
La nature du fantôme est ici en si étroite parenté avec celle du fantasme que le film en vient à saper littéralement la notion de réel. La réalisation est à la fois subtile et plastiquement superbe, D. Lavi mime le désir, la culpabilité, la honte, la douleur et le plaisir avec un art consommé, Ch. Lee incarne un personnage monstrueux peut-être moins spectaculaire mais au final plus intéressant que les Dracula et autres monstres de Frankenstein auxquels il nous a habitué.
« Le corps et le fouet » est mieux qu’un très bon film de genre, c’est un vrai chef d’œuvre.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2008
Un beau film d'anticipation - ayant nécessité, paraît-il, de + de 85 doublures & répetitions ! -
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2011
Curieux film que voilà. On s’attendrait à une sorte de farce sans véritable idée, ni enjeu, avec des scènes horrifiques un peu facile, et du ketchup un peu partout. C’est ne pas connaître le personnage, je l’avoue. Film pervers sans en avoir l’air, œuvre d’art à part entière, qui ressemble à un tableau romantique malsain, mise en scène très travaillée, maîtrise d’un clair-obscur entrecoupé de plans colorés, utilisés tout le temps pour baigner les visages et suggérer les émotions et tensions intérieures. Histoire d’un fantôme qui tourmente une jeune femme elle-même, sado-machiste, je ne dis pas plus. Le film fait penser à une pièce tragi-comique, et l’actrice principale à un jeu très théâtral, presque caricatural, elle surjoue tout le temps, et ce registre expressionniste, jusqu’à l’épuisement cache ce qu’il y a derrière qu’on ne doit pas voir, ça nous travaille les méninges, et on ne sait pas pourquoi. Mélange toujours aventureux entre film fantastique et film de suspense, dans le huis clos d’un château hanté, la nuit ou au soleil couchant, on est marqué bien après la vision du film, qui travaille le subconscient en profondeur, (perversité sexuelles, la mort, les rapports masculin-féminin).
Les scènes de violences sont simulées ou tronquées, comme quoi on a pas besoin de dizaine de litres de sang pour secouer quelqu’un émotionnellement. A ne pas mettre entre toutes les mains, on ne sent remet pas facilement, la suggestion et pire que la brutalité explicite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juin 2010
je crois que c'est le 1er film de mario bava que je vois, je ne sais si ses autres productions sont aussi majestueuses mais là, je suis comblé par tant de beauté et de naturel. beauté des cadrages, plein de douceur et de volupté qui contraste avec le genre, le travail sur les travelling dont beaucoup de realisateurs d'aujourd'hui devraient en prendre de la graine, beauté magistrale de la photo, des décors, un travail sur la lumière peut-être jamais égalé, j'ai rarement vu un tel perfectionisme, un tel degré de maitrise dans la composition des ombres (là où un fulci se plante totalement et bacle des scènes entières trop souvent sous exposées et avec un cadrage sous exploité) et ce mélange entre mauve, bleu et couleurs chaudes fait de ce film une oeuvre où l'on voyage comme dans un rêve, à ce titre je qualifierai bien ce film d'ultime film "en noir et blanc" bien qu'il soit en couleur. le scénario est également parfaitement écrit. bien que je me doutais de la fin, non pas à cause d'une faiblesse quelconque dans l'intrigue mais grâce au jeu de la magnifique dalliah lavy dont le personnage excitant et fascinant est psychologiquement vécu par l'actrice, le tout dans une mise en scène la plus intelligente qu'il puisse y avoir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 février 2012
Une bonne histoire dans un décor légèrement gothique. Un très bon Christopher Lee comme d habitude. J aurai souhaité un peu plus de frissons dans ce film étonnement pour l epoque tourné sur un petit côté masochiste.
Hector de Troie
Hector de Troie

2 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2026
Après l’influence d’Hitchcock avec La ragazza che sapeva troppo, Bava réalise un second film en 1963. Il s’agit de son œuvre la plus Cormanienne, où l’on se croirait dans le château en Espagne de son film The Pit and the Pendulum (adapté de Poe). Avec le fouet et le corps, Bava revient à une ambiance encore marquée par le gothique, comme dans La maschera del demonio. C’est étonnant, mais je me souviens davantage du film Horror Hotel que je pensais réalisé par Bava.

Revenons au film, Kurt Menliff (Christopher Lee), fils déchu, revient au château familial après avoir séduit une servante qui s’est suicidée. Son frère puîné Christian est désormais l’héritier et a épousé Nevenka, l’ancienne maîtresse de Kurt.
Le film respire le gothique : lumières roses, rouges et violettes pour la sensualité, bleu et vert pour le lugubre, comme dans un album de Dissection. La lumière jaune dans la cheminée, quand Kurt entre dans la chambre, attire l’œil : le feu brûle, mais seule cette lueur se distingue. Est-ce le mal ou un éclairage volontairement étrange ?

Le mal est partout, mais invisible. On le devine dans les retrouvailles charnelles de Kurt et Nevenka. Mon dieu que cette fille est belle et ténébreuse ! Elle évoque Ligeia de Poe et incarne la “belle du Giallo”, désir inassouvi et attirance pour la douleur.
L’histoire est classique : un couple installé et l’ancien amant qui perturbe l’équilibre, avec un twist subtil. Kurt meurt dès le début, ce qui pourrait clore le film. Mais après sa mort, des événements étranges surgissent : voix, lueurs, puis le vieux comte est tué. Qui est responsable ? Le fantôme de Kurt hante-t-il le château ?
Tout le film joue sur l’incertitude, les personnages évoluant presque comme dans un escape game. La fin reste ambiguë : même avec une explication matérialiste, tout ne colle pas parfaitement.
Tout le film, en dehors de son hommage à Corman (sans doute) et sa trame horrifique et vampirique un brin désuète mais charmante, repose sur le désir. On sent le désir brûlant entre Kurt et son ancienne maîtresse, on sent aussi la jalousie de Christian, le jeune frère, quand il sent que sa femme désire toujours son amant, tout comme celle de Nevenka quand elle apprend que son mari aime sa jeune cousine. Tous ces sentiments refoulés sont incarnés en Nevenka qui tente de masquer sa passion pour Kurt. On ne sait jamais vraiment si elle rêve ou si elle est éveillée, tout est ici, le désir refoulé trop fortement peut rejaillir en destruction…

un film intéressant mais pas primordial à la frontière entre le gothique et le giallo.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2014
que dire de ce film ?
dans ce film vous avez tous les ingredients qui font que les films d'aujourd'hui n'ont le génie des films de cette époque.
pour l'époque ce film est très pervers et d'une rare intensité
il y a de la créativité, une âme, des acteurs au service d'un auteur, un réalisateur passionné sans un égo surdimensionnés
pourquoi je n'ai pas mis 5 étoiles, parce que j'aurai adoré voir dans le role féminin la magnifique barbara steele face a christopher lee, elle a deja joué dans un film sur la domination/soumission avec succès (dans l'excellent "un ange pour satan"), mais malheureusement mario bava lui proposa le rôle à l'époque ou elle voulait sortir du genre film d'horreur gothique et à donc refusé le rôle.
christopher lee est parfait, il joue la un de ses nombreux meilleurs rôle, la classe !
si on n'accroche pas sur ce film ou "le masque du démon", c'est définitif vous n'aimez pas le maitre mario bava
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 février 2008
Mario Bava signe ici un métrage ch***t (oui, il faut le dire), très beau esthètiquement, mais ch***t, et même pas sauvé par un christopher lee moyen. Pas un grand film de Bava.
IIViriatheII
IIViriatheII

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2,5
Publiée le 9 juillet 2020
Film dans la pure tradition des films "gothique". Très classique malgré une réputation transgressive (relation "sado Maso" entre les personnages principaux). Le film souffre d'un scénario faible et de longueurs, sauvé par la mise en image de Mario Bava d'une grande beauté.
Volteface Podcast
Volteface Podcast

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2021
Qui ne brûle pas de désir à l’idée de se faire fouetter par le grand Christopher Lee ?

Dans ce film de Mario Bava, Kurt est de retour au château familial après quelques années d’absence. L’accueil de sa famille est glacial, une servante amoureuse de Kurt s’est suicidée lorsqu’il est parti. Il est désormais le symbole du malheur.

Nevenka, son ancienne fiancée, maintenant mariée à son frère, y trouve l’opportunité de reprendre leur relation laissée en suspens, basée non pas sur un doux amour mais sur une relation sado maso dans laquelle Kurt la fouette jusqu’au plaisir.

Soudain, Kurt est assassiné, mais son fantôme rode !

Dans ce film gotique, où le mystère semble tapi dans l’ombre, le spectateur oscille entre crainte et attente du fantôme. Le fantôme de Kurt existerait-il sans le désir de Nevenka ? Kurt maniant le fouet n’est-il pas que le simple objet des pulsions de son amante ? Leur couple tient-il à autre chose que cette relation violente ? Comment la famille va-t-elle se débarrasser de cet encombrante romance ?

On parle de ça dans Volte-Face mais aussi de Just Jaeckin et de Belle de Jour de Luis Buñuel ...

A écouter vite dans notre podcast ! le lien ici : https://vu.fr/aTnw
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