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il_Ricordo
118 abonnés
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3,5
Publiée le 22 décembre 2011
Frontière chinoise peut décevoir en tant que dernier film de l'homme qui personnifiait à lui seul le Cinéma américain. Pourtant, il s'agit sans aucun doute d'un film fordien : le personnage d'Anne Bancroft évoque celui d'Ava Gardner dans Mogambo, Vera Miles dans La Prisonnière du désert, voire les personnages masculins, notamment John Wayne. John Ford se moque explicitement des valeurs de la société américaine, prude et rigoriste, avec son personnage athée et progressiste. Le titre (Seven Women) suggère l'état de tension du film : une femme est sur le point d'accoucher, une autre est en pleine crise d'hystérie, toutes dépassées par les évènements. Regrettable que certains personnages ne soient pas très travaillés, car la tension en serait nettement renforcée : toutes les scènes sont des scènes de confrontation entre des personnages antagonistes, frustrés d'une vie qui ne leur convient pas. Le film se déroule exclusivement dans une petite mission perdue dans l'Empire du milieu. Dans un esthétisme exemplaire, avec une photographie de Joseph LaShelle, Frontière chinoise annonce le crépuscule du Cinéma de John Ford.
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3,5
Publiée le 26 juillet 2010
Dans son dernier film, John Ford abandonne ses hèros virils pour plaider la cause des femmes! il relate la crise de conscience de sept femmes prisonnières des Mongols (dont la sublimissime Sue Lyon loin de la frustrèe Margaret Leighton), au dèbut du siècle, à la suite d'une mission dont elles ètaient chargèes! Tous vont vivre de dures èpreuves qui rèvèleront leur vèritable nature! On retrouve une Anne Bancroft qui fume, qui boit, qui porte des pantalons et s'assied en ècartant les jambes pour une ultime dèmonstration de la gènèrositè et de la luciditè de cet auteur qu'ètait John Ford, considèrè comme l'un des grands du cinèma amèricain, dans une oeuvre froide et pessimiste qui nous fait participer aux angoisses d'une petite communautè en pèril...
Dernière oeuvre du vieux lion Ford qui est totalement hors de son époque, totalement repliée sur soi-même, un peu symboliquement comme son histoire qui est un quasi-huis clos. Le cinéaste reprend ici à peu près le même canevas que celui de "La Chevauchée fantastique" en opposant et en faisant évoluer des personnages très typés dans un espace très fermé. Mais on est ici loin de l'efficacité de son prédecesseur. En effet, si Anne Bancroft se fond sans problème dans le rôle d'une doctoresse de caractère, le personnage de Margaret Leighton n'arrive pas à se sortir de sa caricature initiale et Sue Lyon ne se montre pas très à l'aise. Et puis, l'aspect très visiblement studio du décor gâche un peu de la crédibilité de l'ensemble. Quelques belles fulgurances fordiennes viennent heureusement assez souvent agrémenter le tout, en particulier lors un final brutal très mémorable et qui justifie que ce film est, malgré ses défauts, une belle fin de carrière pour un des plus grands monstres sacrés du Septième Art.