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Reportage intéressant, pas forcément très pédagogique car il y a des interviews et peu de commentaires.
Scindé en deux parties "L’effondrement" & "Le choix", pendant un peu plus de 4h, Marcel Ophüls (A la recherche de mon Amérique - 1970) y réalise la chronique sans complaisance d’une ville française sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le film nous replonge ainsi dans les affres et l’horreur de la guerre.
Ce qui est glaçant avec ce film, c’est de se rappeler à quel point la France n’a pas été aussi exemplaire qu’elle le laisse supposer. Était-elle si résistante face à l’envahisseur ? Était-elle si résistante face aux exactions commises par les nazis ? Le film vient ainsi nous rappeler à quel point le régime de Vichy y à jouer un rôle important.
En alternant avec des images d’archives et de propagande, le réalisateur donne la parole à d’innombrables protagonistes, aussi bien des résistants, des soldats de la Wehrmacht, des collabos, des pétainistes, des nazis, ainsi que des politiciens.
En brisant le mythe de la France unie et résistante, Marcel Ophüls s’est attiré les foudres des hautes instances, si bien que son film fut purement et simplement censuré par la télévision française (l’ORTF refusera de le diffuser) pendant plus d’une décennie et devra se contenter d’une exploitation au cinéma (et à l’étranger).
Le Chagrin et la Pitié (1969) est un film d’une nécessité absolue qui nous livre des témoignages édifiants.
⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Ce qui est glaçant avec ce film, c’est de se rappeler à quel point la France n’a pas été aussi exemplaire qu’elle le laisse supposer. Était-elle si résistante face à l’envahisseur ? Était-elle si résistante face aux exactions commises par les nazis ? Le film vient ainsi nous rappeler à quel point le régime de Vichy y à jouer un rôle important.
En alternant avec des images d’archives et de propagande, le réalisateur donne la parole à d’innombrables protagonistes, aussi bien des résistants, des soldats de la Wehrmacht, des collabos, des pétainistes, des nazis, ainsi que des politiciens.
En brisant le mythe de la France unie et résistante, Marcel Ophüls s’est attiré les foudres des hautes instances, si bien que son film fut purement et simplement censuré par la télévision française (l’ORTF refusera de le diffuser) pendant plus d’une décennie et devra se contenter d’une exploitation au cinéma (et à l’étranger).
Le Chagrin et la Pitié (1969) est un film d’une nécessité absolue qui nous livre des témoignages édifiants.
⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Avec Le Chagrin et la Pitié, Marcel Ophüls bouleverse durablement le regard porté sur l’Occupation en déconstruisant les récits simplificateurs d’une France unanimement résistante. Par la richesse des témoignages recueillis et l’intelligence de son montage, le film fait émerger toute la complexité des comportements individuels face à la guerre, entre courage, opportunisme, peur et compromission. Ophüls refuse le jugement péremptoire pour privilégier la confrontation des points de vue, laissant apparaître les contradictions et les zones d’ombre de la mémoire collective. Cette approche confère au documentaire une force historique et politique remarquable, bien au-delà du simple travail de reconstitution. Malgré sa durée imposante et son abondance de matériaux, Le Chagrin et la Pitié est une œuvre essentielle.
Tourné en 1969 par Marcel Ophuls, fils de Max, Le chagrin et la pitié marqua durablement la société française lors de sa sortie en salle en 1971 – cette coproduction germano-suisse fut censurée par l’ORTF jusqu’en 1981. Et pour cause. Ce film documentaire qui nous offre une plongée saisissante de la France occupée (1940-1944), en se concentrant sur la situation de la ville de Clermont-Ferrand, ébranla le mythe d’une France largement résistante, argument martelé par De Gaulle pour cimenter une nation fracturée par 6 ans de guerre. Cette œuvre en deux partie (L’effondrement et Le choix) alterne entre interviews de personnalités françaises, allemandes et britanniques actives pendant la Seconde guerre mondiale (certains témoignages sont superbes, tels ceux de Pierre Mendès-France, d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie ou de résistants moins célèbres, d’autres sont glaçants comme ceux d’anciens collaborateurs ou d’officiers allemands) et images d’archives souvent terribles. Le chagrin et la pitié nous offre ainsi 4h10 d’une grande intelligence, d’une lucidité indéniable, d’un ton résolument moderne, prenant le courage de regarder en face l’histoire récente d’un pays et de montrer ce que l'on refusait alors d'admettre : le zèle de politiques et de policiers vis-à-vis de l’occupant, l’antisémitisme d’une partie de la population, le logique du « plutôt Hitler que Blum » y compris chez certains gradés, la délation parfois pour des raisons de pure jalousie, le choix parfois actif de la collaboration avec l’ennemi, l’enrichissement par le marché noir,… Un documentaire qui résonne terriblement avec notre actualité la plus contemporaine, qui nous dit (notamment, mais pas seulement) que le mal – la tentation autoritaire, les politiques raciales en tous genres, le fatalisme ambiant et la résignation – est tapi dans l’ombre, mais toujours prêt à se réveiller.
Un film nécessaire, pour comprendre et admettre que la France de l époque sur la collaboration.
Très bon documentaire sans compassion, factuel, sur les français pendant l'occupation allemande. Très bien documenté avec également des interventions de responsables allemands et britanniques. Indispensable pour essayer de comprendre l'époque.
Un film documentaire fleuve sur la résistance et surtout la collaboration des français durant la seconde guerre mondiale. Des témoignages en gros plan sur des français qui avouent sans détour leur collaboration et leur soutien au régime de Vichy. Un film qui a jeté un pavé dans la mare à l'aube des années 70 post soixante-huitarde en France et qui a longtemps été censuré. La jeune génération issus du baby-boom se pose les questions des actions de leur aieux. Tout le monde s'annonce résistant, encore aujoud'hui quand on discute avec des gens âgés, tous étaient résistants, tout comme leurs parents.... Sauf que la vérité est bien plus obscure et contraire à ce qu'avance les gens. Des témoignages uniques et précieux pour ne pas oublier cette période sombre de l'histoire française.
A voir par tous ceux qui s’intéresse un tant soit peu à la 2ème guerre mondiale, non pas dans ses grandes batailles, ses grandes lignes mais plutôt ce que fut le quotidien des petites gens (voire pas si petite) au travers de ces années terribles. C'est sans partie pris, d'une neutralité qui frise parfois l'indécence quand certains protagonistes assument les horreurs commises, mais aussi d'une grandeur d'âme lorsque certains admettent que la vengeance n'est pas toujours le meilleur chemin
A voir, vraiment
A voir, vraiment
Film documentaire et historique saisissant retraçant l'état de la France occupée de 1940 à 1944.
Il se base sur des images d'actualité et des entretiens de l'époque et les faits se déroulent en France.
Les acteurs sont des personnalités connues , parfois de simples gens témoignent leur vérité.
On ne peut parler du film tellement il est riche mais il faut le voir impérativement.
Il se base sur des images d'actualité et des entretiens de l'époque et les faits se déroulent en France.
Les acteurs sont des personnalités connues , parfois de simples gens témoignent leur vérité.
On ne peut parler du film tellement il est riche mais il faut le voir impérativement.
Excellent! J'ai adoré! De beaux récits, de l'authenticité, une simplicité grandiose, de la pertinence (et de l'impertinence)... et ce sans fioriture ni esbroufe. Je regrette même que ça ne dure "que 4h" et qu'il n'y ait pas une 3ème partie.
Les souvenirs du conflit par les protagonistes revenus à leur train-train quotidien et avec 25 ans de recul, dans une ambiance intimiste.
Un concept différent des reportages habituels (qui peuvent être très bons aussi) où une voix off lit un commentaire accompagné d'images. Là la parole est donnée aux multiples acteurs hétéroclites (et spectateurs) de la guerre: soldats allemands, politiques anglais, politiques parisiens, campagnards auvergnats, bourgeois, résistants, collabos, juifs déportés, célébrités, anonymes....
J'ai beaucoup aimé la forme des récits, et je trouve les questions du journaliste pertinentes et sans concession.
je rajoute que pour moi le noir et blanc ne peut que nous aider à plus nous immerger dans le passé.
Les souvenirs du conflit par les protagonistes revenus à leur train-train quotidien et avec 25 ans de recul, dans une ambiance intimiste.
Un concept différent des reportages habituels (qui peuvent être très bons aussi) où une voix off lit un commentaire accompagné d'images. Là la parole est donnée aux multiples acteurs hétéroclites (et spectateurs) de la guerre: soldats allemands, politiques anglais, politiques parisiens, campagnards auvergnats, bourgeois, résistants, collabos, juifs déportés, célébrités, anonymes....
J'ai beaucoup aimé la forme des récits, et je trouve les questions du journaliste pertinentes et sans concession.
je rajoute que pour moi le noir et blanc ne peut que nous aider à plus nous immerger dans le passé.
On ne peut aborder sereinement le choc que représenta "Le Chagrin et la Pitié" sans avoir à l'esprit le contexte politique dans lequel ce film est sorti en 1971. Dans une France marquée par le début de ce que l'historien Henry Rousso appela le "Miroir brisé", cette plongée sans complaisance au coeur de la période d'Occupation abordant en outre pour la première fois le tabou de la collaboration ne pouvait avoir l'allure que de pavé dans la mare. Face au dogme d'un pays à la Résistance outrancièrement héroïsée, la démarche d'Ophüls peut donc se voir à la fois comme une brillante déconstruction de ces mythes et en même temps en tant qu'approche tout à fait innovante du genre documentaire. L'inventivité technique du cinéaste paraît en effet sans limites ; utilisation abondante de l'interview, zoom sur les protagonistes dès qu'une question délicate est posée, voix et images off pour mieux "piéger" ces derniers... Ces méthodes d'attaque sont aujourd'hui devenu des lieux commun pour les artisans du genre. Une entreprise d'une telle ampleur s'avère malgré tout inégale et peut-être tiraillée entre deux feux. "Le Chagrin et la Pitié" se partage en effet en une oeuvre courageuse, parfois même essentielle, abordant des sujets dont on peine à imaginer l'aspect révolutionnaire ; mais également en certains passages plus sommaires et ennuyeux, remplis de longueurs. Il reste malgré tout une arme de choix face aux mythifications en tous genres ainsi qu'une belle ode à la complexité humaine.
Un documentaire majeur qui montre la complexité de cette période. Pendant longtemps, on nous a donné l'image d'une France résistante, gaulliste, image fausse. En se servant d'une grande ville de province, on voit bien la diversité, des actes et des pensées. Ceux qui s'engagent dans la résistance, ceux qui collaborent, et la grande majorité , ceux qui essaie de vivre ou de survivre. J'apprécie beaucoup le témoignage de Coulaudon (colonel Gaspard, chef militaire de la résistance auvergnate) et des autres résistants comme les frères Grave. Il montre aussi certains travers de l'épuration, qui s'est abattue, surtout sur les petits collaborateurs, et peu sur les gros. Il montre aussi l'hypocrisie de la majorité, qui n'a rien fait durant l'occupation.
Un documentaire très riche en témoignages et images d'archive. Marcel Ophüls mêle habillement les petites histoires à la grande, techniquement et visuellement le film n'est pas de haute qualité mais on apprend et approfondit énormément de choses sur l'Occupation, grâce a une grande variété de personnalités intérrogées.
Plus complet que ça sur le sujet de l'Occupation, c'est tout simplement impossible. "Le Chagrin et la Pitié" est un documentaire qui, partant du plus précis (l'Occupation à Clermont-Ferrand), met en perspective le contexte général de l'époque, avec images d'archives et témoignages pour le moins pléthoriques. Et ce sont ces témoignages, bruts et épurés, de la part de ces habitants et Français et étrangers tous liés à cette période sombre, qui font la réussite de l'oeuvre, un peu comme dans le "Shoah" de Claude Lanzmann. Pas grand chose à dire de plus, il faut simplement le voir.
Bon documentaire sur l'occupation, je l'ai vu en cours, et c'est à voir pour ceux qui étudient le sujet... Cette chronique donne l'image d'une Franche lâche et égoïste, qui lutte pour la survie, et qui est indifférente aux résistants. En effet, il se soucis surtout de survivre. Je comprend pourquoi ce film fut un scandale à sa sortie, il dénonce une vérité (les français ont joué un rôle dans tout ça, dans la situation final) que la France a longtemps renié !
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