Loin d'être l'un des meilleurs polars de l'époque, le film est intéressant d'un point de vue urbanistique. Tout semble prétexte à la découverte de Los Angeles, de quartiers très différents, du Beverly Hills très huppé au downtown et aux quartiers délabrés, en passant par le bord de mer. Certaines scènes (comme celle où Trintignant se rase dans une station de métro il me semble) semblent uniquement exister afin de montrer la modernité (rappelons que nous sommes en 1972) de Los Angeles. Nous pouvons imaginer combien ce qui est montré pouvait être original pour le public français. En tant qu'urbaniste, j'ai trouvé ça intéressant mais c'est un peu court. Le rythme du film est lent, ce qui ne me déplait pas forcément, mais il faut reconnaître que les phases de course-poursuite sont loin d'être aussi bonnes que dans des films américains de la même époque (Bullit, L'inspecteur Harry, etc...). Deray ressemble ici à un touriste qui découvre un nouveau monde et, émerveillé, souhaite partager son expérience. Il ne faut donc pas voir se film comme un bon polar, mais comme un film qui nous fait traverser le Los Angeles de 1972.
Malgré la présence de Trintignant, le film est assez mauvais, tant sur les plans du scénario que technique. Reste le témoignage d’une époque et de l’Amérique des années soixante-dix.
En 1973, ça devait être bien, un polar sombre français tourné à Los Angeles... Mais maintenant, ça ne fait plus son effet... A voir pour revoir Jean-Louis Trintignant, à la rigueur...