Film somme de la première partie de sa carrière, Palombella Rossa (1989) est le film le plus ouvertement psychanalytique et intellectuel de Moretti. La piscine du film est comme un divan de psychanalyste dont elle a d’ailleurs la forme. Voir ma critique complète sur mon blog.
Fable délirante et extrêmement intelligente. Moretti a l'art de jouer entre la légéreté intelligente et la tragédie universelle. La mise en scène du film est originale et mérite bien le qualificatif d'artistique. Beaux plans, avec l'exploitation approfondie du bleu et du jaune notamment. L'utilisation du ralenti est intelligente et originale. Le mouvement est bien géré : beau et pertinent découpage. Le jeu d'acteur est très satisfaisant; Moretti donne à son personne une certaine ampleur, génératrice d'émotions et de fascination. Le scénario est très bien écrit. Mêlant de nombreux thèmes tels que la politique, le sport, l'enfance, la mort, l'amour... Le scénario, malgré sa légéreté faussement apparence, apparait se dote d'une universalité qui en fait toute la grandeur. Palombella Rossa mérite amplement une place dans le palmarès des meilleurs films de tous les temps. Le final, de plus, est magnifique et vient sublimer tout le reste de l'oeuvre. A ne pas manquer, excellent film.
Un exemple des méfaits de la drogue... Nanni Moretti délire pendant presque 1h30, en entremêlant water polo, parti communiste italien ou encore "Docteur Jivago". C'est super confus, original certes mais impossible à suivre. La satire sociale et politique est trouble, même pas sûr que Moretti lui-même ait bien les idées claires à ce sujet. En outre, le film est très désagréable, ça gueule toutes les trente secondes, des baffes partent ici et là. Pas pour moi tout ça.
Un film très intéressant, qui a un message et un style adapté pour le déclamer. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas une oeuvre facile d'accès. Très bavarde (et pour cause, c'est un des thèmes du film), elle nécessite une constante attention.