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3,5
Publiée le 15 mars 2026
Tout commence lorsque Haru sauve un chat qui se révèle être un prince. Un sauvetage anodin qui l’entraîne malgré elle vers le Royaume des chats, où l’invitation à devenir son épouse prend rapidement des allures d’assignation. La mise en scène accompagne cette glissade vers un monde baroque où l’hospitalité se resserre en contrainte, tandis que l’adolescente sent son corps et son identité dériver, lentement, vers la forme féline. Derrière l’exubérance visuelle (banquets, cortèges, rues envahies de silhouettes félines) se dessine ainsi une satire des hiérarchies et des identités imposées.
Face à l’arbitraire grotesque du roi, la figure du Baron agit moins comme un sauveur que comme un révélateur : il ne délivre pas Haru, il lui rappelle simplement qu’elle peut encore choisir. Le film trouve alors son véritable cœur dans ce refus. Quitter ce royaume revient à abandonner une identité séduisante mais prescrite, pour retrouver l’incertitude du monde réel. Sous sa légèreté apparente, le récit laisse affleurer que la véritable métamorphose consiste peut-être à refuser de devenir ce que les autres ont décidé pour nous.
Le Royaume Des Chats est un Ghibli mineur, se contentant de recycler certains thèmes chers à Miyazaki (le passage à l’âge adulte, les mondes imaginaires…), la profondeur scénaristique et la poésie en moins. A trop vouloir viser un public enfantin, Hiroyuki Morita perd de vue ce qui fait le sel des productions habituelles de ce studio: la complexité des univers présentés et un talent certain pour susciter un large panel d’émotion. Le film s’avère malgré tout distrayant et certaines scènes sont d’une grande beauté, mais l’ensemble est trop simpliste et impersonnel pour tenir la comparaison avec les œuvres de Miyazaki et Takahata.
"Le Royaume des Chats" est une production du studio Ghibli plutôt mineure, mais très agréable à suivre. Le scénario d'Hiroyuki Morita est certes enfantin, et classique, mais son film n'en demeure pas moins un petit joyau de poésie. Aussi, on entre très vite dans le vif du sujet, puisque l'héroïne (Haru) sauvera au bout d'à peine 5 minutesspoiler: le fils du roi des chats - qui parle - de la célèbre rubrique des journaux locaux ... Il faut dire que cet animé ne durant pas plus de 75 minutes, il n'y a pas de temps à perdre ! ^^ Le graphisme et l'animation sont un peu étonnants au début, plus naïfs que ce à quoi le studio nous avaient habitués, mais la qualité est là et colle bien à l'univers du "Royaume des Chats". Les connaisseurs apprécieront également la réapparition du Baron de "Si tu Tends l'Oreille", sorte d'hommage à son défunt réalisateur (probablement). Le seul gros reproche que je ferais à ce film c'est qu'il est quand même très enfantin au niveau des dialogues, à la limite de la mièvrerie par moments ; mais heureusement, beaucoup de répliques sont vraiment très drôles (Le chat Muta et le Roi des chats sont souvent très drôles). Il y a quelques bonnes idées aussi spoiler: (le défilé royal des chats, les murs mouvants du labyrinthe, etc...) , et une grosse facilité : spoiler: la ville des chats est vraiment trop facile à trouver... Au final, après une scène de redescente sur terre d'une très très grande poésie et une musique de générique de fin magnifique, on a le sourire scotché aux lèvres, un sourire d'enfance retrouvée. Trop Miagnon.
Je viens de voir ce film et c'est la première fois que je n'apprécie pas un film Ghibli. Je trouve d'habitude que les films Ghibli arrivent parfaitement à garder un ton familial et enfantin, mais en gardant une morale et une poésie qui peut toucher les plus grands, ce qui fait que leurs films sont appréciables pour n'importe quelle tranche d'âge selon moi. Malheureusement ici, ce n'est pas trop le cas je trouve : j'ai trouvé les personnages assez quelconques et le film très niais et extrêmement enfantin sans être touchant. J'ai donc été assez déçu, même si comme toujours, l'animation est excellente et que le film ne dure pas trop longtemps. Il a donc un bon rythme qui fait que je ne me suis pas non plus trop ennuyé devant.
Sous ses apparences de film quelconque, ce film est un vrai régal! Il mets en évidence un univers attachant qui soulève énormément de questions existentielles. En effet, c'est une forme de conte qui raconte symboliquement le passage de l'adolescence vers l'âge adulte. On voit l'évolution du personnage de Haru , là protagoniste, qui au début manque cruellement de confiance en elle, semble effacée et est malheureuse en amour. Mais à la fin du film, elle a pris confiance en elle et semble avoir mûrie de cette expérience qui mets la nature et les animaux au centre de l'intrigue. Le respect des animaux est donc un thème abordé au cours de ce film. J'ai adoré, je le recommande vivement ! Attention ce n'est pas vraiment un film pour enfants, les enfants risquent d'être perdus car ils ne comprendront pas sa signification profonde. C'est un très joli film qui nous propose une grande réflexion psychanalytique.
Dommage dommage ! Avec des personnages de Mimi wo Sumaseba, on pouvait s'attendre à retrouver la meme qualité d'animation et un esprit similaire... il n'en est rien ! On se retrouve ici avec un dessin animé pas désagréable mais tout simplement banal, voire destiné aux plus petits (?).
Certainement le moins Ghibli des Ghibli, le Royaume des chats est une grande déception, tant par la pauvreté de l'esthétique que par son scénario beaucoup trop simple. Tout d'abord, le charme Miyazaki - quand bien même ce n'est pas un long-métrage qu'il a réalisé lui-même - que l'on doit normalement retrouver dans les décors et les personnages, impossible de le percevoir. Au lieu de cela, on peut voir un graphisme assez laid et une animation superficielle. Par conséquent, ce manque de charme a des répercussions sur le reste du long-métrage, car si on a pu rire des aventures du peuple tanuki dans Pompoko, le fait est que les chats sont consternants et manquent cruellement de consistance. Ainsi, le Royaume des chats est un long-métrage très faiblard, plutôt mièvre dans l'ensemble et incohérent à souhait, dont la courte durée apparaît finalement comme une bonne nouvelle.
On ne va pas se mentir, ce n'est pas le plus réussi des films d'animation japonais. Alors certes l'histoire est sympathique, tout comme l'univers de manière générale mais selon moins, il y a trop de points négatifs hélas. Déjà assez déçu par la qualité du dessin, un peu trop approximative. Ensuite je trouve que ça manque de fond et de forme. Les personnages ne sont pas aussi attachants que dans d'autres films du genre. Même si ça n'en reste pas moins original, j'ai moyennement accroché et on pourra reconnaître le fait que ce n'est pas trop long donc c'est plutôt cool. Franchement la moyenne, pas plus. 10/20.
Amusant, esthétiquement lumineux et présentant un univers densément félin, cet animé joue de références universelles ainsi que de ressorts relationnels vraisemblables pour nous entraîner dans une aventure rocambolesque. Trop, peut-être car les rebondissements rivalisent d'absurdité et de simplisme narratif pour convaincre. Dommage car les personnages se révèlent attachants, intéressants même. Une plongée dans un royaume intriguant, fantasque: Haru in Miaouland!
Dans ce magique dessin animé japonais, la petite Haru sauve la vie d’un chat. A partir de ce moment là sa vie va être chamboulé jusqu’à découvrir le monde parallèle des chats où ceux-ci mènent une vie comparable aux humains. spoiler: Mais le roi du royaume des chats veut la marier à son film alors qu’Haru n’en a aucune envie.
Magique, voilà le mot qui mourrait définir ce dessin animé au graphisme traditionnel excellemment bien fait. On se laisse porter et on oublie tout. A voir en famille.