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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Attention ! ne surtout pas écouter les détracteurs de Michael Moore ! Des gens ont critiqué ce documentaire pour son coté subjectif mais quoi de plus naturel quand on est un cinéaste engagé ? Des gens ont critiqué l'argent qu'a Michael Moore, mais bien sur, il est plus facile d'attaquer la personne quand on ne peut pas attaquer son travail... Michael Moore ne cherche pas à faire une dissertation dans les formes, il est vrai. Mais il nous apporte surtout la preuve en images (et celles-ci sont d'une grande force) d'une manipulation du gouvernement Bush qui a des répercussions sur le monde entier. La démonstration est directe et percutante. On sort de la sale révolté, écoeuré par la politique Bush et surtout effrayé pour l'avenir.
Michael Moore ne manque pas d'ingéniosité et son film est très bien réalisé et monté. Son argumentation tient la route et ses images sont prenantes. Mais je préfère emettre un bémole vis a vis de cette palme d'or 2004, car sa vision du sujet reste quand même assez partial.
Certes la politique de Bush a de quoi faire une crise d'urticaire, et heureusement qu'il y a des Michael Moore pour la passer au vitriol, surtout aux Etats-Unis ou la désinformation massive semble être de rigueur; ce qui fait de Fahrenheit un film salutaitre en bien des points. Pourtant le propos du film n'est-il pas de se méfier de la manipulation des images? Et le gros Moore ne fait que ça, manipuler des images, pour offrir la vision la plus diamétralement opposée à celle de Bush. Attention donc, celà semble manquer un tantinet d'objectivité.
Fabuleux... Je ne trouve pas de mots assez forts pour décrire ce que j'ai pu ressentir en regardant ce chef d'oeuvre. J'avais envie de me lever, de crier, de frapper ce président... Michael Moore a réussi ici un grand grand coup. Le problème, c'est que ce n'est pas du cinéma...
A politique extérieure criticable, film criticable ... mais certainement pas raté. Moore se complaît évidemment à tirer vers le larmoyant, car lui-même se trouve dans cette situation. Ce n'est pas une simple remise en cause d'un Président des US idiot, mais bien une remise en cause de l'être humain en général. Quel genre d'homme peut être quelqu'un qui envoie 150 000 de ses citoyens se faire massacrer dans le seul but de se faire du fric? Comment peut-on, à l'heure actuelle, maintenir une population sous pression par des pseudo-menaces d'attaques terroristes affabulatrices? Moore nous donne son point de vue, qui est le point de vue d'au moins la moitié des américains: ils n'ont pas voté pour cet homme, et le monde n'en sort pas grandi.
J'espère au moins que cela aura le mérite de déloger les Américains de leur patriotisme exacerbé qui les amène à tout faire pour soutenir son gouvernement, et à réfléchir un tant soit peu à ce qui se passe réellement.
Bien sûr, ça ne remet pas en cause la politique intérieure des US, mais ça, ça les regarde. Moore ne veut plus que l'on considère les Américains comme un pays conquérant et qui se permet de marcher sur tout le monde sans que personne ne lève le petit doigt.
Edifiant, le docu-film de Michael Moore nous confronte à la réalité, aussi dure soit-elle. Le réalisateur s'attache à nous démontrer comment Bush a truqué son élection, comment sa famille est liée à celle de Ben Laden, comment il a manipulé les Américains sur le conflit en Irak etc... On ressort du cinéma en ayant pris une grosse claque pour avoir été dans l'ignorance aussi longtemps. J'ai été aussi très choqué par l'attitude de certains soldats américains (attention, je ne généralise pas) qui se croient dans un jeu vidéo et tuent sur fond de musique rock trash : comment un être humain peut-il en arriver là ? Au final, une palme d'or plus que méritée et on souhaite que ce documentaire, à la fois drôle et dramatique, réussisse à ébranler suffisamment l'électorat Bush pour les prochaines élections.
Certe, l"ensemble des faits étalé est un peu brouillon. Il est vrai qu'il n'y'a pas de preuves imparables aux graves accusation de Moore. Bien sur, il faut remettre dans leur contexte les declarations de Bush. Mais le constat de ce documentaire est édifiant!!! A coté de Bush, notre Chirac national est un enfant de coeur!! Quand au débat sur la politique au cinéma, il n'a pas lieu d'être. Vu la censure engendrée par ce film (il est interdit aux moins de 16 ans accompagnés aux US), tous les moyens doivent être bons pour faire entendre ce point de vue. Vivement les prochaines presidentielles... Americaines.
Une propagande très suggestive taillée sur mesure pour exciter les antis-bush. Moore utilise l'anti-bushisme, très radical chez beaucoup d'américains et très présent prtout dans le monde, pour redorer son blason. Un film très opportuniste et mégalo. A voir, pour admirez l'assurance avec laquelle un réalisateur utilise au centuple les méthodes qu'il croit combattre. Mais prenez garde de ne pas perdre votre sens critique, le prêt-à-penser est un piège.
Je vous conseille de lire le livre de Moore (Dude, where's my country?). Pour ceux qui croient que le film ne rentre pas dans le detail, vraiment il n'y a pas le temps. Sont tous les deux complementaires... Le film, a voir! mais il faut avoir en tete que c'est un documentaire, donc je ne comprends pas les critiques qui parlent du cinema politise... Merci Michael!
Fahrenheit 9/11 vaut plus pour les américains que pour nous qui avons moins subit un blocage de l'information. Loin de l'exemplaire Monde Selon Bush de William Karel, le film de Michael Moore se termine mieux que le début ne le laissait espérer. Son ton ricanant, ses commentaires déplacés sur certaines images que l'on aurait aimé découvrir sans effets de montage et avec leur son sont assez déplaisants. Mais dans le dernier tiers du film , lorsque Moore se tait et s'éloigne un peu de Bush, laissant ainsi la parole aux gens et les images s'exprimer d'elles mêmes, on se sent tout de suite moins manipulé et le film devient intéressant. Il parvient même à de rares fois à se situer en parfait complément au docu de Karel en explorant les effets sur la société américaine de la politique de guerre de Bush. Cinématographiquement pauvre malgré des intentions louables (se servir du film pour contrecarrer la rééléction de Bush, je ne suis pas totalement contre), le film ne mérite quand même pas sa Palme d'Or, ni ses critiques dythirambiques.
Excellent documentaire qui mérite bien sa Palme d'Or du Festival de Cannes 2004. Tout y est révélé avec éxactitude sur les agissements et manipulations de l'administration BUSH. Au peuple Américain maintenant de le réélire ou non...Il vaudrait mieux pas.
Je monte à quatre pour l'importance du moment choisi pour faire ce film, mais les 3 étoiles qui précèdent cette dernière sont, à mon humble avis, amplement méritées ! Car si Fahrenheit est un film politique, un film du moment... et c'est ce qui lui donne sa dernière étoile... c'est aussi un très beau plaidoyer pour la paix et pour un retour à une politique plus stable. La façon dont Moore cadre la Maison Blanche, pierre tombale sous le ciel ou encore le Sénat : en diagonale avec un panneau "one way" à-côté... tout cela converge vers un seul point : la folie créée par l'écart entre un peuple et son gouvernement. Moore pose aussi son regard sur la position délicate du chef qui peut vite le faire sombrer dans une douce folie : le corps de Bush ne semble pas supporter ce poids : son regard, ses tics... il n'est pas de taille. Les démocrates l'auraient-ils été ? La question est hors du cinéma. Un homme peut-il l'être ? Voilà pour moi le véritable sujet de cette enquête. Palme méritée je pense.
Pas facile du tout, et meme a la limite du supportable tellement ca fait reflechir et tellement c'est realiste mais on a besoin de documentaires de ce genre pour voir a quel point on est manipulé...Donc tout simplement excellent, merci Michael Moore !