Fahrenheit 9/11
Note moyenne
3,7
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338 critiques spectateurs

5
105 critiques
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102 critiques
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37 critiques
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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2025
Il faut voir Fahrenheit 9/11 non comme un documentaire, mais comme un cri. Un cri mis en scène, modulé jusqu’à se confondre avec le slogan. Un cri qui veut faire mouche, faire masse, faire feu. Michael Moore, au sommet de sa notoriété, se veut à la fois témoin, procureur, victime et tribun. Mais dans cette volonté d’embrasser tous les rôles, il échoue peut-être à laisser la place à ce qui fait le cœur même du cinéma : l’ambiguïté du réel.

Dès les premières secondes, tout est là : la bande-son cinglante, les images d’archives souriantes puis funèbres, le visage de Bush figé dans un mutisme hébété alors qu'on lui apprend que l’Amérique vient d’être frappée. Tout est dans la mise en regard. Le film ne construit pas un discours : il enchaîne les électrochocs. C’est du collage politique, un mash-up de sarcasmes. Ce que cherche Moore, ce n’est pas tant à penser que faire vaciller. Et dans cette volonté de sidérer, il ne recule devant rien : musique ironique pour souligner le ridicule, ralentis pour alourdir le tragique, juxtapositions douteuses pour amplifier l’absurde.

Mais on sent, déjà, un décalage. Là où Marker introduisait dans ses images une voix vacillante, interrogative, Moore impose la sienne comme un mur. Sa voix-off ne commente pas : elle corrige. Elle ne doute jamais. Elle occupe l’espace sonore comme un discours officiel inversé, une propagande de contre-propagande. Et ce renversement, s’il a ses vertus, en a aussi les limites.

Le paradoxe, peut-être cruel, c’est que Fahrenheit 9/11 veut remettre en question les narrations dominantes mais le fait en recréant une narration unitaire. Or la politique du cinéma, ce n’est pas tant l’alignement d’arguments que l’art d’ouvrir des gouffres. Ici, tout est déjà comblé. Le spectateur est guidé, presque dressé à l’indignation. Les pauvres sont bons, les riches sont mauvais, les soldats sont perdus, les dirigeants cyniques, et nous, public de gauche bien-pensant, nous avons raison de pleurer, de rire, d’avoir honte.

Mais qu’y a-t-il à voir, au fond, derrière ce dispositif ? Une colère légitime, oui. Des injustices bien réelles. Une guerre absurde, brutale, menée au nom du mensonge. Mais cette colère, Moore ne la donne pas à penser : il l’administre comme une dose de vérité.

Il y a pourtant des moments, rares, où le film s’ouvre. Cette séquence, fameuse, où Moore laisse l’écran noir pendant qu’on entend les sons du 11 septembre. Là, un frisson passe. L’image se retire, le son devient matière première, l’imaginaire se met à vibrer. On n’est plus dans l’injonction. De même, certaines archives, laissées sans commentaire, font plus pour la pensée que dix minutes de montage illustratif. Mais ces moments sont vite étouffés, rattrapés par le besoin de frapper encore.

On peut l’aimer, ce film. Pour sa hargne, pour son courage, pour son refus de la tiédeur. Mais on peut aussi lui en vouloir. Pour sa paresse dialectique, pour sa mise en scène de la conviction plus que de la pensée, pour sa croyance naïve en l’impact émotionnel comme déclencheur politique. Moore n’interroge jamais ce qu’il fait subir au spectateur : il le prend par la main, l’embrigade dans une colère commune, sans jamais lui dire qu’il pourrait, peut-être, penser autrement.
Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 325 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2025
Documentaire complet et intéressant. La mise en scène est bonne et on en apprend beaucoup sur la présidencd Bush. Mais je trouve qu'il y a 30 min de trop. La dernière partie est assez redondante, je pense qu'il y avait peut être d'autres parties sombres de bush à développer. Mais c'était quand même intéressant à voir.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2022
C’était génial mais…

Mais j’ai trouvé ça vraiment long et s’éloignant progressivement du sujet sur la fin, en plus d’être difficile à suivre tout du long. En plus, il n’y a pas la même remise en question du film que dans Bowling for Columbine, pourtant nécessaire dans ce genre de film.

À part ça, c’est super bien écrit, c’est concret et c’est personnel.

C’est réussi mais pas parfait.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 avril 2022
Ce film est nul ! Je préfère Kill Bill !
Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2021
Quand Michael Moore s'installe derrière la caméra, il ne faut bien entendu pas s'attendre à de la demi-mesure.
Ici, l'administration Bush en prend pour son grade, de sa connivence avec l'Arabie Saoudite (qui a pourtant fourni le plus gros contingent des kamikazes du 11/09), au véritable but économique des guerres menées au Moyen Orient, en passant par sa politique de surveillance intérieure. Si cette démonstration à charge connait certainement des exagérations, elle permet de se rendre compte qu'il existe un monde entre ce qu'un gouvernement se permet de rendre public au niveau de sa politique à l'international et toute une réalité inavouée, pleine de zones d'ombre.
Les évènements racontés dans Fahrenheit 9/11 commencent à dater (ce qui lui donne aujourd'hui moins d'impact qu'en 2004) mais cela n'empêche pas la réflexion.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2021
On est en plein dans le cynisme & scepticisme de Michael Moore, avec une forte critique sur le mandat Bush & toutefois une éloge sur l'armée US...
Comme souvent, on apprend une face cachée d'un système corrompu, sous un regard en colère et déçu, et tout ça avec une bonne BO en plus !
Bon, ce documentaire se concentre vraiment sur le mandat (et non avant), du coup il est moins actuel que Bowling fo Columbine, que je trouve plus à même de regarder en ces années 2o2o...
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2023
Lauréat de la Palme d'or du festival de Cannes en 2004, ce documentaire à charge de Michael Moore demeure finalement bien décevant et surtout ne traverse pas son époque. Autant avec « Bowling for Columbine », sorti deux ans plus tôt, le journaliste avait réalisé une investigation minutieuse et édifiante de la société américaine, autant avec cette dénonciation de l’incompétence et de la corruption de George W. Bush on se sent totalement pris à parti. Sans être dupe de l’escroquerie que fut l'ancien président des Etats-Unis, on reste essentiellement devant un brûlot politique acerbe. Comme cinématographiquement parlant cela demeure un simple acte militantisme, il n’existe aucun panache. Bref, à voir mais sans plus.
Lujsharkzz
Lujsharkzz

13 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2020
Micheal Moore nous propose un Documentaire intéressant, malgré une première partie un peu décevante, il reussi a pointer les véritables problèmes du gouvernement Bush et De la guerre En Irak avec son humour spécifique. Un bon documentaire qui a besoin d'encore plus d'humour et d'un peu plus de concret
JustinSvn
JustinSvn

13 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2020
Michael Moore dévoile au grand jour la corruption, le mensonge et la manipulation de l'administration Bush pré/post 11 septembre. Avec un ton parfois sarcastique et culotté, parfois consciencieux et sérieux, le documentariste convainc malgré un sujet sensible, délicat et audacieux.
Au final, Fahrenheit 9/11 plaira aux Démocrates et excécrera les Républicains.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2020
Avec Fahrenheit 9/11, Moore rentre dans un registre quasi cinématographique au dépend du documentaire. Un pamphlet de haut vol.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2019
Make America great again. Pour apprécier ce documentaire passionnant et riche en informations sur l'Amérique face aux attaques du 11 septembre 2001, il faut supporter le ton cabotin parfois agaçant de Michael Moore et les théories qu'il avance "un peu vite" par moments (dès qu'il passe au conditionnel, on se demande : les preuves ?). Mais il faut bien reconnaître que Moore est très intelligent, il sait parler aux autorités sans provocations (moins que dans son émission télévisée) pour avoir des phrases-clés, il interroge les bonnes personnes (les familles des disparus à cause de la guerre, puis en contrepoint ceux qui sont pro-guerre convaincus), il a dix coups d'avance sur l’État américain (lorsqu'il dégaine l'original d'un document qui a été censuré ensuite par l’État... comment avoir confiance dans un système comme celui-ci ?). On comprend le conflit de façon très pédagogique et intéressante, et l'on frissonne lorsqu'on voit l'embrigadement à peine déguisé des esprits : les soldats qui vadrouillent pour faire de la propagande auprès des jeunes défavorisés (la "chair à canon" comme le dit le film), les médias qui disent absolument n'importe quoi sans vérifier... Effrayant autant qu'effarant, pédagogique et éclairant, même en faisant "son tri" dans ce qu'on voit et entend, il y a de quoi être surpris par Fahrenheit 9/11.
Laura P
Laura P

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Terrifiant et fascinant sont les deux mots qui me viennent à l'esprit. Du cynisme, des larmes et du choc.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2018
C’est incroyable de voir la façon dont Michael Moore arrive à traumatiser son audimat. Farhenheit 9/11, qui comme Capitalism : a love story, ou encore Where to invade next, montrent des situations sociales et économiques désastreuses en les pointant du doigt. Ils dévoilent leur immoralité et leur violence pour capter un public fragile mais également relativement conscient. Bonne mise en scène. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2017
Des 3 films de Michael Moore que j'ai vus ("The Big One", "Bowling For Columbine" et "Fahrenheit 9/11"), ce dernier est celui que je trouve le moins réussi. Sa palme d'Or à Cannes ne me fera pas changer d'avis. En effet, je trouve que Michael Moore s'est ici éloigné de son style caractéristique de la provocation par lequel il arrivait si facilement à faire rire par l'absurde. "Fahrenheit 9/11" est davantage un catalogue de la présidence Bush qu'un film bien construit et articulé comme les précédents. Et pourtant, c'est aussi une charge, un film-campagne pour ne pas réélire George W. Bush à la présidence en Novembre. Dans ce fameux style qui lui est propre, Michael Moore n'échappe pas, par moments, à un brin de démagogie et un côté caricatural et simplificateur. Il n'a pas la rigueur journalistique d'un historien-documentariste et use d'effets faciles dont le seul but est de ridiculiser le président Bush. En ce sens, les images associées aux pays de la Coalition font beaucoup rire mais perdent la force de la vérité historique. En effet, à côté des USA et de pays présentés comme "exotiques", il y a aussi de grandes nations comme l'Australie, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne, la Corée du Sud ou le Japon que l'on passe sous silence. Pourtant, les motivations de ces pays à accompagner les USA ou la façon dont les américains les ont convaincu auraient été des arguments bien plus intéressants à écouter. A défaut d'être rigoureux dans la présentation des faits historiques, "Fahrenheit 9/11" manipule la corde sensible de chacun d'entre nous en jouant sur une large palette de sentiments et d'émotions. C'est d'ailleurs l'une des grandes réussites du film : des témoignages de militants pacifistes adeptes des cookies aux victimes du Patriot Act en passant par les témoignages de victimes irakiennes ou des familles de soldats disparus, des soldats eux-mêmes déçus à leur retour de la guerre ou des images de la population Irakienne heureuse avant le début de l'invasion américaine. Par ailleurs, les idées fortes du film - celles qui font réfléchir en profondeur sur les événements - sont le lobby Saoudien et la politique de recrutement de l'armée dans les classes les plus pauvres de la population où l'incorporation est la seule alternative à ces jeunes chômeurs pour gagner de l'argent et sortir de la misère. Moi qui suis un anti-Bush de la première heure et qui suis relativement documenté et objectif envers ce pays, je n'ai pas appris grand chose que je ne savais déjà. En effet, toutes les "révélations" du film de Michael Moore ont déjà été portées à ma connaissance par des articles dans la presse écrite (le journal "Le Monde" en particulier), par des reportages-photos sur les blessés américains que j'avais vus dans des magazines, les documentaires télé d'investigation (sur Canal ) et le documentaire de William Karel "Le Monde Selon Bush" sorti il y a deux semaines au Cinéma. D'où mon impression de catalogue pour le film de Michael Moore qui liste beaucoup d'événements mais qui manque souvent de développements. Ce film me semble davantage destiné aux américains à qui on (leurs médias et leurs dirigeants) a caché de nombreuses choses et à qui on (les mêmes !) a beaucoup menti plutôt qu'à des étrangers comme nous qui avons eu accès à davantage de sources d'information et qui avons davantage de recul sur les événements cités. Les américains, eux, risquent d'être stupéfaits par la foule d'informations qu'ils vont avoir en main pour la première fois grâce à ce film. Pour avoir vu les 2 documentaires sur les 1000 premiers jours de présidence de George W. Bush qui sont sortis à 15 jours d'intervalle au Cinéma, voici, selon moi, les faiblesses de Fahrenheit 9/11 si on le compare avec "Le Monde Selon Bush" : dans le documentaire de Michael Moore, il n'y a aucun mot sur la "création" de Saddam Hussein et d'Oussama Ben Laden par les américains eux-mêmes et par George Bush père, aucun mot sur le travail de l'ONU, aucun mot sur la politique alternative possible d'autres pays comme la France, l'Allemagne et la Russie, aucun mot sur l'influence de la religion sur les décisions du gouvernement américain et aucun mot sur les campagnes de désinformation médiatique orchestrées au dépend des gens qui savaient et qui disaient que l'administration Bush mentait, d'où mon sentiment global que "Fahrenheit 9/11" est un film plus américano-américain qu'un film français comme "Le Monde Selon Bush" qui apporte davantage de recul à l'analyse sur un sujet pourtant identique en tous points. Pour finir sur une note positive, j'ai passé un très bon moment à regarder ce film de Michael Moore, même s'il n'est pas exempt de défauts comme je l'ai détaillé plus haut, et je trouve vraiment utile qu'une telle oeuvre sorte en salles. Elle permet de "démocratiser" la vérité, même si c'est sous une forme simplifiée, et de la rendre ainsi accessible au plus grand nombre; elle est avant tout destinée à ceux qui ne font pas l'effort habituellement de se documenter en lisant ou en regardant les magazines d'investigation à la télévision.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2017
Un documentaire corrosif et intéressant, qui comme prévu nous fait froid dans le dos. Âmes sensibles s'abstenir.
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