Mené au rythme d'un polar, ce drame intimiste sur la pédophilie est une véritable claque. Pedro Almodovar séduit par sa mise en scène élégante et sa brillante direction d’acteur, tout en utilisant avec beaucoup de subtilité le contexte historique de la "movida".
La mauvaise éducation est certainement le film de Pedro Amodovar le plus réussi, mais aussi le plus sombre (de ceux que j'ai vu en tous cas). Le film est sombre, grinçant et même choquant par certaines scènes, mais il n'en demeure pas moins un bon film très réussi. Les acteurs interprètent leur rôle de menière irréprochable et ont un avenir prometteur. Mais, ce qui a mon goût est le plus réussi dans le film, se sont les magnifiques musiques qui émanent la beauté, la tristesse... Musiques donc extraordinaires qui donnent des frissons. Et le petit chanteur aui interprete Ignaco (pas sûr de l'orthographe du prénom)égale le talent de Morhange dans les choristes! Ce qui apporte beaucoup au film aussi, c'est les différentes manières abordées par le réalisateur de raconter l'histoire du film, avec par exemple une voix-off, des flash-backs, une mise en abyme (film dans le film), ce qui pourrait sans doûte déconcerter les spectateurs à première vue, mais non, le génie du réalisateur fait que tout se suit sans problème et ne crée aucune incohérance. Et, le film laisse en halaine durant tout le film car il y a des rebondissements qui aboutissent d'ailleurs à une fin à laquelle on ne penserait pas! Un film à voir absolument donc, pour la qualité du scénario, les musiques envoûtantes, l'interprétation parfaite des acteurs et parce que c'est un film réussi. Film qui récolteras, sans aucun doûte, des récompenses!!
Bon alors je préviens c'est du Almodovar , on aime ou on déteste , personnellement j'en suis pas dingue mais bon même si le style est plutôt space , il faut avouer que l'histoire est assez élaboré et malheureusement d'actualité , les acteurs assurent plutôt bien.Déjà un point positif ,ce film parle du milieu gay sans montrer trop de clichés ou de caricatures et il en montre aussi le coté sombre.Sinon les dialogues passent bien , les rebondissements de l'histoire sont un peu trop nombreux à mon gout.Bon c'est sûr c'est pas le film qu'on se passe en boucle pendant des heures , c'est pas le meilleur des Almodovar mais il est sympa à regarder.
Une sorte de best of Almodovar. Tous les thèmes chers à l'auteur sont là, tout est très beau et très émouvant. J'ai tout de même préféré ses deux films précédents.
Mon premier Almodovar (il était temps...), et j'ai plutôt accroché. La narration de la première partie du film fonctionne sur l'effet "poupées russe", Almodovar instaure une espèce de mise en abyme intrigante. Et lorsque l'on pense avoir saisi le truc, il fait apparaitre de nouveaux rebondissements sans que cela en devienne incompréhensible. On se laisse mener par le bout du nez nous aussi, belle performance là-dessus. Il me semble qu'Almodovar est très réputé pour ses ambiances malsaines, c'est réussi ici. A côté de ça on a des paysages splendides sublimés par une caméra agréable. Et surtout, surtout, ce que j'en retient c'est la performance de Garcia Bernal. Du très lourd. Bref une bonne entrée en la matière pour moi, je ne suis pas totalement envoutée mais je suis séduite. Reste à poursuivre sur la piste du cinéma d'Almodovar...
La Mauvaise éducation est , n'ayons pas peur des mots , un chef-d'oeuvre de Pedro Almodovar . En effet , tout le talent du cinéaste espagnol se retrouve dans cette réalisation superbe et poignante qui est sans doute son film le plus personnel jusqu'à ce jour . La Mauvaise éducation est un film qui semble extrêmement dur à raconter et à résumer . Pour faire simple , il narre le destin de deux garçons se nommant Enrique et Ignacio qui grandissent dans un internat religieux et dont l'un d'entre eux fascine le prêtre et enseignant de littérature , le Père Manolo . Ces trois personnages vont être amenés à se revoir et le film va sombrer dans une sorte de tragédie ( ou du moins de drame ) . C'est un film qui est sur un plan d'écriture et d'idées , absolument fantastique et intéressant puisque cette histoire mélangeant à la fois amour , passion , trahison , vengeance , chantage , manipulation et meurtre , donne au spectateur l'occasion d'assister à un travail cinématographique sur le papier vraiment complet , achevé et précis . Et dans la mise en scène , dans la réalisation en elle-même , comme beaucoup de films du cinéaste espagnol , La Mauvaise éducation ne déçoit pas , le film est magnifique , extrêmement esthétique et plaisant et il est également intéressant de noter une mise en abîme intéressante dans le long-métrage . En conclusion , c'est avec talent de cinéaste que Almodovar arrive à dresser à filmer l'écoulement du temps , les ravages , les relations fatales et destructrices . Magistral .
Deux adolescents élevés chez les prêtres se retrouvent des années plus tard. Almodovar se lâche vraiment dans ce film au sujet de l'homosexualité, de la pédophilie et de la drogue, des déguisements et des faux semblants. On assiste à un grand film, excellemment mis en scène, porté par des acteurs parfaits. C'est une sorte de "Mort à Venise" moderne. L'histoire est tortueuse à souhait, et on la suit comme dans une thriller ou la fin doit être une résolution.
Almodovar signe encore une fois une grande oeuvre, dans un style toujours particulier. Traitant à la fois du cinéma, de la religion chrétienne, de l'homosexualité, de la drogue, de la pédophilie... Le tout dans une histoire complexe mais bien construite. Le montage est relativement clair et l'on ne se perd pas. Au contraire, tout s'explique. Les dialogues sont très importants, avec un langage cher au réalisateur, des mots crus, sans détours. De belles performances d'acteurs pour des rôles riches mais pas faciles. Gael Garcia Bernal est touchant et incroyable de sincérité. Almodovar est connu pour magnifier les femmes. Ici, ce sont des hommes qu'il filme avec une grande maîtrise.
La Mauvaise Education est une magnifique enquête sur l'imagination. Celle qui permet de changer de sexe et de vie, au risque d'en mourir, celle, pas moins aventurière, qui pousse à faire des films et à en vivre.
Ce n'est pas un film, c'est une horreur. Petro Almodovar nous inflige son récit sans AUCUN RESPECT. Comment peut-on produire des choses pareilles? Et en plus de ça, il fait toujours la même chose. Regardez bien tous ses films, ils sont tous pareils. Il n'a rien d'un génie.
Il est de plus en plus difficile de noter Pedro Almodovar, tant cet homme sait nous surprendre à chaque fois qu'il se saisit d'une caméra. Ce film est probablement un des plus personnels, tant il a mis du temps à aboutir dans l'esprit du cinéaste, que celui-ci revendique comme en partie autobiographique. Injustement boudée par les festivals, "La Mauvaise Education" est probablement un des films les plus sombre de l'auteur, empreint de pédophilie, de drogue, de meurtres, de chantage... Mais par ses personnages loufoques et improbables qui peuplent ce monde, un scénario ficelé comme rarement et surtout une immense pudeur face à ces faits sordides, on reconnait et se laisse séduire par cet aura que ses longs métrages dégagent systématiquement. Almodovar, derrière cette carapace de "film noir" donnée à son film, reste un formidable conteur et signe un nouvelle éloge de la fiction et de cet art dont il ne cesse de nous abreuver.
Pathologie sexuelle catholique, homosexualité et mutation de l’Espagne post-franquiste. Ce que j ‘avais vue d’Almodovar jusque là ne m’avait pas vraiment intéressé : du cinéma ordinaire avec des paillettes branchées. Ce film-là a par contre beaucoup de finesse scénaristique et un fond introspectif poignant. A voir, à voir…
La Mauvaise Education est le premier film que j'ai vu de Pedro Almodovar et cette premiere impression est excellente. Un Scénario superbement bien maitrisée, Des acteurs qui joue superbement bien. Durant 1h50 on est captivée pzr l'uivers certe trés spéciale de Almodovar mais on accroche vraiment.
un excellent almodovar, un sujet glauque à souhait, des acteurs géniaux avec bernal en tête... comme tjs chez le cinéaste c'est dérangeant, déroutant...