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Alain Nicola
3 critiques
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4,5
Publiée le 13 juin 2026
Un film absolument remarquable. Sur fond de movida, Almodovar évoque les abus sexuels dans les pensionnats religieux, le désir homosexuel et le mal dans un film à la narration complexe dont la deuxième partie prend les allures d'un film noir.
Un Drame écrit et joliment mis en scène par Pedro Almodóvar en 2003. De façon surprenante, le réalisateur Espagnol ne met pas du tout la Femme à l'honneur dans ce film. Son scénario nous conte une belle histoire d'amour tragique, mais le sujet évoquant l'église et l'homosexualité ne m'a pas du tout séduit. la qualité de ce film est apporté par une excellente BO, la beauté des images et la performance d'interprétation de Gael García Bernal ; sa transformation est hallucinante.
Romantique mais bestial, cru mais esthétique, torturé mais simplissime, intime mais grandiloquent,....Du pur Almodovar qui n'est pas sans rappeler le meilleur du cinéma italien des années 60.
Une histoire plus que sordide ! Je me suis un perdue dans le temps et les retours en arrière mais la réalisation est au top comme d'habitude . La couleur est toujours omniprésente .
La mauvaise éducation ! Cela me replonge dans mon éducation chez les catholiques. Je me retrouve dans certaines scènes. Merci, Pedro, de témoigner par l'image, de cette adolescente particulière. Film, bien interprété. Pour, certains, ce témoignage doit les déranger, mais c'est la cruelle réalité de l'enfance et de la vie.
Un film assez difficile à appréhender de Almodovar. Le destin de ces deux jeunes hommes qui se sont croiser au collège catholique, puis se reverront une décennie plus tard en pleine movida madrilène, puis se retrouveront à l’époque contemporaine . Les flash backs ne sont pas toujours réussis, trop complexes, emmêlés. Et surtout on ne comprend pas bien , le sens de tout cela : bien sûr il y a le outing de ces deux jeunes garçons, , au cours de ce parcours initiatique, et surtout le rôle du prêtre harceleur qui abusera d’eux . Mais en même temps, l’un des deux est conciliant. On ne sait pas trop si le film veut dénoncer ces abus, ou recréer le parcours d’un outing, ou évoquer la « movida » des 70’s , y compris les risques et dégâts causés par la drogue. Tout cela manque de cohérence et d’homogénéité.
Le seul film d'Almodovar qui ne ressemble pas à un Almodovar. Mais peut-être avait-il besoin de cela pour parler d'un sujet aussi proche de lui-même. On y découvre une image étonnamment douce et délicate, pudique, même, pour un réalisateur qui nous avait ravit de son inventivité acide et colorée. On y lit une histoire d'amour et de douleur. Mais là où dans d'autres films du réalisateur ces deux éléments sont recherchés par les personnages et se confondent dans un joyeux érotisme, ici ils sont alternativement subits et provoqués sans possibilité de trouver un équilibre salutaire entre les deux.
La mauvaise éducation fut pour ma part, l un des films le plus sombre de son œuvre, et le plus réussi, quel choc! Je l ai vu plusieurs fois et j ai toujours l envie de le revoir pour admirer le travail de cet immense réalisateur. Avec volver et celui ci, m ont permis d adorer son travail et depuis je suis un inconditionnel. Ce film décrit bien la passion qui peut à la fin être tragique. Parsemé de faux semblant, on suit ce réalisateur qui rencontre son ami de jeunesse, ami par lequel il ressentit ses premiers émois sexuel et passionnel, dont malheureusement dut être séparé brutalement. Cette rencontre va précipiter une nostalgie qui va l emmener dans des histoires sordides. Un bon thriller qui peut ressembler à un fritz lang ou un hitchkok.
Sans être véritablement autobiographique, le réalisateur Pedro Almodovar s’inspire de ses souvenirs de jeunesse pour raconter cette histoire d’amitié de deux garçons au sein d’une école religieuse dans l’Espagne des années 60. Un récit dans lequel il est question d’amour, de questionnement sexuel et de découverte de soi mais traitant aussi de pédophilie au sein d’un pays marqué par son régime autoritaire. La mise en scène subtile du cinéaste joue parfois maladroitement avec les ellipses et mise en abyme, ce qui freine parfois à l’émotion d’affleurer comme il se doit. Malgré tout, grâce à une excellente interprétation et une réalisation élégante, le cinéaste livre certainement son film le plus personnel à défaut d’être son plus réussi.
Avec La Mauvaise Éducation, Pedro Almodóvar signe une œuvre sombre et audacieuse, entre l’autofiction et le mélodrame, où les thèmes de l’identité, du pouvoir et de la mémoire s’entrelacent.
La structure narrative, complexe et éclatée, fonctionne comme un jeu de miroirs où chaque reflet en dissimule un autre. Almodóvar brouille les lignes entre vérité et fiction, entre souvenirs réels et souvenirs recréés. Cette mise en abîme savamment maîtrisée fait du film une expérience immersive, où le spectateur devient complice de cette quête insaisissable de la vérité.
Au cœur de ce récit, la figure de Zahara/Ignacio incarne la fluidité des identités, un leitmotiv essentiel de l’univers d’Almodóvar. Ici, le genre et le désir ne sont pas des certitudes, mais des états en perpétuel mouvement, des performances à la fois masques et révélations. Chaque personnage joue un rôle, oscillant entre leur vérité intime et les apparences imposées.
Mais au-delà de cette réflexion sur l’identité, La Mauvaise Éducation est aussi un hymne au pouvoir cathartique de l’art. À travers les figures d’Enrique, le réalisateur, et d’Ignacio, le scénariste, Almodóvar met en scène la création cinématographique comme une arme douce pour affronter les blessures du passé.
La Mauvaise Éducation n’est pas seulement un film : c’est une confession stylisée.
Ce film n’est certainement pas le meilleur d’Almodóvar. Il dépeint avec lourdeur une enfance marquée par l’Espagne franquiste et le silence ambiant. Les personnages adultes manquent de profondeur, et certaines scènes sombrent dans un voyeurisme gratuit. Néanmoins, il mérite d’être vu au moins une fois.
Ses couleurs éclatantes, sa sensualité et, plus généralement, sa réalisation soignée sont un bel écrin pour un sujet qui ne m'a pas convaincu, trop artificiel. Je ne suis pas un grand fan du cinéaste, s'il faut le préciser...
Les retrouvailles entre Ignacio, comédien, et Enrique, cinéaste, sont le préambule d'une série de flashback déterrés du sujet autobiographique qu'Ignacio soumet à son camarade d'enfance et qui pourrait devenir un film.
Indéniablement, la mise en scène est brillante. Brouillant la chronologie, Almodovar construit un puzzle autour de la vie d'Ignacio, enfant puis adulte, suivant le récit lacunaire...ou mensonger qu'il en fait. Différentes révélations animent l'intrigue mais toutes font l'effet de rebondissements un peu factices dans un esprit mélodramatique appuyé. Le drame sent le soufre mais l'institution qui est ciblée s'en sortira à peine égratignée...
La constante du film est que je ne me suis pas aux personnages, que je suis dans l'impossibilité de m'identifier à eux, trop clivant, et que leur histoire et leur souffrance supposée ne m'ont pas touché, trop formelles et sans doute pas assez sensibles ou sincères.
Un film puissant où on suit l'histoire des personnages avec ferveur et attention. C'est intéressant, mais le film donne un léger aspect brouillon, même si le sujet traité reste primordial et lui bien écrit.
Avec un scénario ayant nécessité plus de dix ans d’écriture, Pedro Almodóvar signe en 2004 un film intime (mais non autobiographique) particulièrement complexe. En effet, l’astuce de cette intrigue réside dans la mise en abyme des protagonistes au moyen de savants aller-retours dans le temps. A chaque avancée de l’histoire, un nouveau sujet est abordé (la pédophilie, l’homosexualité, le cinéma, l’amour, etc.). Tous ces thèmes sont traités avec nuance et sans exubérance visuelle. A noter également que, pour une fois chez le réalisateur espagnol, les femmes sont quasiment absentes de son œuvre. Bref, un long-métrage sombre, captivant mais un brin déroutant.