Un Fight Club en mieux, car les défauts en moins, la photographie d'une qualité largement supérieur, non pas que celle de fight club soit dégeulasse, mais Xavier Giménez parvient à donné par ses images doté d'un exercice d'éclairage interéssant (jouant d'une légère luminosité et d'une ombre profonde et ambiante), la dimension fantastique précise recherché par le réalisateur, qui laisse pensé à une oeuvre digne d'un roman kafkaîen, d'un réalisme troublant et déstabilisant, à l'image du scénario, déroutant au fil des minutes, dans lesquels on tente en vain de s'acccrocher à un brin vérité, au coté du sublimissimme et très inquiétant Chritian Bale, tout à fait transformé en ce qui peut être une véritable machine humaine, victime du travail à l'usine, de la pauvreté et de la noirceur d'une ville au paysage sombre, noirâtre et dénudé (encore une fois servit par une photographie époustouflante), de l'hostilité de l'entourage qui compose ce monde, cruel, agressif et menaçant. Brad Anderson reste tout à fait crédible lorsqu'il dévoile avoir été inspiré depuis son enfance par les cinéastes Lynch, Hitchock ainsi que par l'auteur Kafka, en effet la mise en scène, très classique pourrait s'apparenter à un thriller hitckockien, le scénario, qui cherche chaque minutes à semer, et surtout contrôler l'esprit du spectateur, en brouillant les pistes, dévoilant tantôt quelques indices pour au final noyer totalement le spectacteur dans un théâtre de suprise, de sueur froide, de suspense, de sursaut et surtout d'angoisse et de malaise. A l'instar de ce formidable ballet espagnol offrant une lourde et dérengeante réflexion sur le mal qui hante l'esprit humain, la bande originale, composé par Roque Baños ; nous plonge de manière encore plus brutale dans les troubles psychologiques de notre personnage principal, dont le visage nous a captivé et retourné les intestins pendant plus d'une heure et demi. Un thriller très efficace, flanqué d'un tweest renversant, délivrant une scène finale tout à fait bluffante, dont on ne ressort pas indemme.