286 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
42 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
14 critiques
3
11 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Max Rss
252 abonnés
2 307 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 19 septembre 2025
Et là d'un coup, y a une drôle de nostalgie qui vient t'attraper au collet. Tu sais, celle du temps où à chaque fin d'année, FR3 y allait de son dimanche-après midi avec un film du Marseillais. "Heureux qui comme Ulysse", y a qu'à ce moment de l'année où tu pouvais le voir, parce que les 11 mois précédents, t'avais aucune chance. Viens donc, vieux cheval de travail, faire un bout de chemin avec moi, que je t'en remette à ta liberté. Quel dommage d'avoir alors à déplorer deux ou trois longueurs, parce que pour tout le reste, c'était vraiment bien. La voix de Brassens, la musique de Delerue, le Sud et son accent tonitruant, des dialogues de qualité et bien entendu le Marseillais, impeccable, comme à chaque fois qu'il a joué à contre-emploi. Heureux qui comme Fernandel aura fait un beau voyage.
Ce film avec Fernandel dans le rôle principal a un peu vieilli mais reste beau et agréable à regarder. C'est une ode à la liberté, avec de beaux paysages du sud de la France. C'est également un film qui cherche à sensibiliser le public au sujet de la corrida, qui est un "divertissement barbare". Fernandel a une belle complicité avec son cheval. Et la musique est magnifique, notamment le thème chanté par Brassens.
Son patron charge Antonin de mener aux arènes d'Arles le vieux cheval Ulysse destiné à finir en monture de picador et, peut-être, à mourir étripé par un taureau de corrida. Antonin ne s'y résoud pas, trop attaché à ce compagnon dont il s'est fait comme un fils. L'homme et l'animal sont "l'âme du monde" ainsi que l'affirme le réalisateur Henri Colpi dans un fiklm atypique, un poème naïf, écologiste, sur lequel se greffent parfois les accents de la comédie méridionale. Les valeurs que Colpi défend sont le respect de la nature -la Camargue, belle et encore préservée- et le respect de la vie. Des considérations qu'auraient perdues de vue, tandis que Tonin et Ulysse cheminent tranquillement sur la route d'Arles, ces automobilistes énervés ou, plus loin, ces insouciants spectateurs de corrida. Le film n'est pas précisément une charge contre la corrida mais peut-être l'a-t-elle inspiré. Le vieux Tonin, interprété dans un mélange de faconde provençale et de mélancolie par Fernandel, est un homme sensible, un des derniers, dirait-on, à ressentir sa responsabilité envers son environnement. Cependant, Colpi ne parvient pas souvent à toucher la corde sensible (pas même avec le renfort de la mélodie de Georges Delerue) et l'"amitié" entre Tonin et Ulysse reste illustrative. Les bons sentiments ne font pas forcément les bons scénarios.
Le film peut faire penser à un autre succès de Fernandel, La vache et le prisonnier, mais ici malgré le soleil de la Camargue et l’absence de la seconde guerre mondiale, le ton est plus mélancolique. Il faut dire qu’il s’agira du dernier film de Fernandel et qu’il pose un ton plus empreint de gravité, ou les regrets, le poids des années, le monde qui change sont convoqués. Le film repose presque tout entier sur le talent de son acteur qui offre quelques monologues du meilleur effet, en plus des beaux paysages traversés. Il y a toutefois quelques longueurs, et des scènes qui ont vieilli, la photographie n’est pas toujours de bonne qualité, mais le final est assez poignant
Un Fernandel pas si vieux que ça mais semblant quand même assez au bout de sa vie (et en même temps, c'est le cas, ce film sera son dernier, et il mourra, à 67 ans, un an plus tard), voilà ce que l'on ressent, ce que l'on retient, en regardant ce film assez tristounet, racontant l'histoire d'un vieux garçon de ferme camarguais embarquant avec lui un vieux cheval destiné à l'abattoir, mais qu'il va emmener faire un beau voyage pour qu'il retrouve ses congénères sauvages et finisse sa vie plus paisiblement. C'est joli, mais plombant, malgré la chanson, très connue, de Brassens et le sourire chevalin de Fernandel. Cet ultime film de l'acteur de "Don Camillo" (il aurait dû jouer une sixième fois le rôle, le tournage s'interrompra, il décèdera, et le tournage reprendra avec un autre acteur) n'est peut-être pas son pire, qui sait, mais il n'est certainement pas un de ses meilleurs.
Un film touchant c'est vrai par le lien entre Fernandel et le cheval. Mais c'est aussi un film sur la solitude Une sorte de mise au point avec lui-même. Avec sa vie. Ce qu'il a fait pendant sa jeunesse, ce qu'il regrette. Ce qu'il n'a pas fait. Le cheval est son confident muet. Il écoute et ne juge pas. Très belle fin évidemment et superbe chanson de Brassens que j'ai fait apprendre d'ailleurs à mes élèves cette année 2022.
6 189 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 31 octobre 2021
Henri Colpi a fait peu de films. Une Aussi Longue Absence était un beau film une sorte de Un Long Dimanche de Fiançailles mais avec plus d'élégance de pudeur et d'émotion. Heureux qui comme Ulysse dont le titre est emprunté à un poème éponyme de Joachim Du Bellay du XVIe siècle raconte l'histoire d'un vieux cheval qui ne peut plus travailler dans une ferme et dont la prochaine étape est les arènes d'Arles autrement dit la mort. Le valet de ferme (Fernandel) qui doit y conduire l'animal décide de se rebeller contre la décision inhumaine de son patron. Les amoureux de la Provence apprécieront les magnifiques paysages de Saint-Rémy de Provence, les Baux et, la Camargue sans oublier une chanson émouvante de Georges Brassens qui agrémente superbement le film qui devrait plaire à toute la famille...
C'est un film qui fera plaisir aux nostalgiques d'une certaine France. L'histoire est plaisante, Fernandel est touchant. Ce n'est pas un grand film, mais on passe un moment sympa.
Un film à la fois drole et émouvant réalisé en 1971 par Henri Colpi qui est aussi le dernier long métrage de Fernandel qui nous offre un adieu sensible comme on ne l'a pas vu bien souvent !! "Heureux qui comme Ulysse", c'est d'abord une belle chanson de Georges Brassens, l'Auvergnat, mais aussi le nom du cheval qui fera voyage avec le personnage principal Antonin souffrant de rhumatisme et la bète vieillissante prèt a aller aux Arènes. L'action se passe en partie en Provence puis en Camargue, le charme du Sud de la France étant bien filmé par le cinéaste Henri Colpi (au passage, on aperçoit le moulin d'Alphonse Daudet dont j'ai visité 3 fois quand j'étais petit en vacances). Le film commence comme une comédie puis va ensuite par la suite par quelques moments d'émotions. Fernandel, pour son film testament peut ètre involontaire, nous livre une interprétation touchante et attachante avec le cheval Ulysse et de très bons acteurs dans les seconds roles. A voir.
Super beau film,l'homme et les chevaux, comme quoi on peut s'entendre sans problème, belle bête, magnifique,triste,et en même temps me fait visiter ma région dans les années 70
ce film change des autre films de Fernandel qui sont hilarant et très drôle. celui ci est toujours une comédie mais aussi un film d'émotion , qui permet à Fernandel de tourner à nouveau avec un animal après la vache et le prisonnier cette fois ci c'est un cheval qui est mis à l'honneur du film . Un film qui prône le bien être animal et la considération animations déjà pour l'époque c'est incroyable . Un film drôle et aussi de l'émotion dans certaine scène. ce n'est pas forcément le meilleur Fernandel mais un qui a les plus belle valeur et attentionnée
Toujours rafraichissant les Fernandel... En lançant un de ses films, on attend la simplicité, les bons sentiments et un humour bien particulier ! En réalité, les films de Fernandel ont ce don : ils nous rapprochent de l'essentiel, du sens de la vie ! Pour ma part, j'ai toujours préféré ses rôles plus sérieux que ses comédies populaires ou que ses Fernandellerie (comme on les appelle). Je poserai le même constat pour son concurrent direct : Bourvil ! « Heureux qui comme Ulysse » sera son dernier film et ponctue sa carrière avec l'un de ses plus beaux rôles ! Il y aura des moments très drôles : la scène avec l'agent de circulation qu'Antonin « assimilera à une borne », la séquence où Antonin se rend compte qu'il a eu de la chance de ne pas avoir fait sa vie avec sa copine d'antan qui lui a été « volée » par un camarade, il dira sur la tombe de la défunte « je l'ai échappé belle » ... Des moments drôles mais surtout des moments touchants pouvant même faire briller les yeux des plus sensibles ! Le message est simple mais beau : « Toutes les créatures vivantes sont faites de la même matière, nous mangeons la même nourriture, nous buvons la même eau, nous avons les mêmes maladies, le même soleil nous fait chaud, le même vent nous fait froid, on fait partie de l'âme du monde » telle est la réplique prononcée par notre marseillais préféré avec l'énergie qui le caractérise ! Fernandel se sent inspiré par son rôle ! Il se servira de tout son passé d'acteur (de « Meurtre ? » à « Le voyage du père ») pour nous servir un dernier rôle qui confirme sa place au sein des grands de ce monde ! Le film date de 1970 et dispose d'un budget très limité mais les plans avec Ulysse, le cheval, sont très impressionnants ! Notamment lors de la séquence où Ulysse apparaît mourant et que Fernandel lui lance la réplique bouleversante « Tu ne vas pas me laisser tout seul ?». Le thème de Brassens fonctionne très bien et je ne suis pas très fan de l'artiste !
Le dernier film de Fernandel, malheureusement loin d'être le meilleur. Fernandel apparaît dépassé par la modernité amorcée des années 70. De la même manière que dans la Vache et le prisonnier, il parcourt les routes et chemins à pied avec un animal. A savoir, Ulysse, un vieux cheval destiné à une fin tragique. Cependant, il ne s'agit pas de s'évader mais d'éviter à l'animal de connaitre une fin tragique. Il faut toutefois saluer le message véhiculé par ce film à savoir une critique de la tauromachie, "spectacle" violent où les animaux souffrent. Il s'agit également d'un plaidoyer pour l'amour de la nature et de l'animal. La fin est quelque peu touchante avec Antonin qui délivre définitivement Ulysse pour qu'il finisse sa vie en liberté avec d'autres chevaux camarguais. Le tout avec la célèbre chanson de Brassens, un amoureux des animaux (en particulier des chats).
Film d'une simplicité confondante qui n'en est pas moins un film immense, profondément humain, profondément bouleversant, sans le moindre effet de manche, sans le moindre effet tire-larme, sans le moindre pathos. "On vivait bien content, mon cheval, ma Provence et moi".