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Viggo90
68 abonnés
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4,0
Publiée le 21 novembre 2012
C’est une journée comme les autres qui débute, mettent impeccablement en scène la vie simultané de plusieurs lycéen. Pour ce faire, Van Sant y met tout son savoir faire et nous livre une œuvre cinématique magistral.
Un (deux ? car à l’arrivé on sait rien du second) jeune étudiant rejeté va chambouler la vie et l’histoire de ce lycée à jamais ! Pourquoi ? Tout simplement par ce que c’est un « rejeté de la vie ». C’est en quelques sorte un souffre douleur. A la fois passionnant et bouleversant, Elephant dénonce les jeunes psychopathes et ce à quoi ils sont capables. Pour ce faire, le réalisateur n’hésite pas à employer une violence cru et difficile.
Une mise en scène du tonnerre comme on en voit que trop rarement, alignant des mouvement de caméra renversant. Il met tout en scène : un copain et sa copine, un ado, un photographe, un groupe de fille, un rejeté, et… une rejetée ! Ok, c’est dure pour elle, mais est-ce pour cela qu’elle « pète un câble » et dégome tout le monde ???
Elephant démontre aussi comment il est facile aux US de se procurer une arme à feu ! C’est inadmissible mais surtout inquiétant ; on livre une arme comme ça à domicile… Ni vu ni connu ! (Vive les lois aux US !)
Le jeu vidéo à vraiment trop d’influence négative sur certains… car avant tout, n’est t’il pas seulement destiné à divertir ? Car à la fin, en fait le jeune se croit dans un jeu vidéo où le but et de dégomer tout le monde, d’ailleurs on le voit s’entraîner, et la manière dont c’est filmé confirme. Pourtant le jeune avait l’air sensible : Il joue du piano, et pas n’importe quoi ! Comme quoi, les apparences sont trompeuses…
Elephant est un film absolument excellent au niveau de la mise en scène, de la qualité du scénario et de la structure en point de vue. Van Sant s'empare d'un fait réel, la tuerie de Columbine en 1999 et en fait un film d'une extrême virtuosité. Il fait évolué ses personnages de manière à ce que nous connaissions leur activité précédents immédiatement la tuerie. Tout cela a d'ailleurs un caractère inéluctable comme si le sort de tous avait été fixé avant même que les événements ne débutent. Le troisième acte est d'ailleurs un sommet d'intensité. Ce film est formidable, excellent, admirable et remporta une palme d'or plus que méritée.
Mais qu'elle belle oeuvre qu'est Elephant ! Gus Van Sant transpose ce drame horrible et réel dans un film d'une tranquilité absolue, composé presque uniquement de formidables et longs plans séquences, le tout plongé sous la très connue et belle Sonate au Clair de Lune de Beethoven. On est vraiment dans une ambiance identique à la réalité d'un lycée, si bien qu'on a l'impression d'y être nous même et d'être un personnage à part entière, c'est ce qui fait la magie de la plupart des flms du réalisateur comme Paranoïd Park. Tourné avec des acteurs non professionels, d'ailleurs, cela est fort possible que ce soit les rescapés du drame réel, ce film finit vraiment par choquer au moment fatidique, cette éxécution vraiment très violente ne laisse pas indemne. Pour moi, la Palme est méritée. Un chef d'oeuvre.
Un peu comme Kokuhaku, Elephant traite des lycéens américains. Et le fait sans idéalisé le propos. Quand on voit à côté des films comme High School Musical ou autres Pettry little Liars, on ne peut que s'insurger des lycées américains vus comme cool, populaire sans aucun problème. Alors que ce film démontre toute la réalité de l'adolescence (ce n'est pas avec Gossip Girl qu'on apprend), on ne peut qu'admirer le travail du réalisateur. Avec une caméra semi-subjective, on suit une journée d'école apparemment banale d'une dizaine de personne. On y trouve un couple populaire, deux adolescents martyrisés, une jeune Michelle (que j'adore) mal dans sa peau, un John qui fait l'affiche, enfin tout ce dont un lycée possède. Un rêve américain détruit pour les européens voulant habiter sur ce continent. Pas besoin de musique, les plans tournants, en font bien plus et mettent mal à l'aises. On peut ressentir une pression constante, assez agaçante, mais réel jusqu'au pétage de plomb. Excellent film, réaliste qui a mérité son prix.
Envoûtant, Captivant et Magnifique. ce film est une sorte d'hommage a cette horrible fusillade. Gus Van Sant réalise ici un de ces meilleurs films. Juste magnifique !!
Une palme d'or bien méritée pour ce film incroyablement intense ... Constitué essentiellement de plans-séquence silencieux, rendant le film incroyablement calme, mais aussi incroyablement prenant. Des la première seconde on rentre complètement dans le film, on sent très proches des personnages (incarnés avec beaucoup de justesse et de sincérité par des acteurs non-professionnels), et on ne lâche rien jusqu'au dernier instant de ce magnifique chef d'oeuvre ! Avec une fin tres dure, violente moralement et verbalement, mais pourtant toujours aussi calme .. c'est fascinant ! Et un scenario décousu comme aime les faire Gus Van Sant... passionnant ! Absolument génial. Et cette sublime Sonate au clair de lune de Beethoven qui augmente encore plus la puissance de cet œuvre magistrale ... c'est beau ...
On touche au génie : quoi qu'on en pense, pour moi Elephant marque le sommet de la filmographie du grand Gus van Sant. Elephant réussit là où Bowling for Columbine (dans un autre registre) a échoué : montrer ce que fut la boucherie de Columbine, à savoir un acte cruel, barbare et en grande partie rationnellement inexplicable. Là où Moore se perd dans des considérations pseudo-politiques parfois vaseuses, van Sant prend le parti pris judicieux d'une reconstitution réaliste (dans un style très documentaire) des mécanismes qui ont perpétré la tuerie. Elephant, c'est avant une quête d'identité, une rébellion contre on ne sait quoi exactement (à la fin du film, connait-on réellement les motivations des deux jeunes assassins?), un cheminement vers ce qui leur paraît être leur propre accomplissement. Sexualité dissimulée? Fascination morbide pour l'objet fusil (à voir la scène où ils reçoivent l'arme, juste pour voir leur regard de petits enfants fascinés)? Simple ras-le-bol de l'autorité? Manque de repères? Les justifications ne manquent pas et Gus van Sant prend la résolution de n'accréditer ni d'infirmer aucune de ces thèses. Chaque lecture d'Elephant se vaut alors tant et si bien qu'en regardant plusieurs fois ce film, on en vient à douter de ce que nous pensons être les vraies raisons du massacre. Le film est une simple monstration de violence et pas que des meurtriers : les comportements des jeunes adolescents (les filles qui se font vomir, l'intolérance vis-à-vis des comportements jugés déviants) traduisent la profonde inquiétude du cinéaste face à la rigueur uniformisante de la moralité américaine. Elephant n'est donc pas un film à thèse (ni même à thèse), il lorgnerait presque vers le documentaire, le témoignage en tout cas. Le tout servi par une interprétation sans faille (van Sant est l'un des meilleurs pour filmer les ados), et une esthétique toujours aussi singulière (dans la photographie, les cadrages) et vous obtenez un film juste essentiel pour le souvenir.
Un film coup de poing qui ne peut pas laisser insensible. Gus Van Sant nous relate la tuerie de Columbine dans une atmosphère étouffante où l'on sent le drame arriver impuissant. La réalisation bien que lente, donne au film cette triste saveur de désespoir sans porter aucun jugement. Les portraits se croisent au fil de la journée jusqu'au terrible dénouement filmé avec beaucoup de réalisme et de froideur : on s'y croirait. Les plans sont quant à eux très bien choisis et la Lettre à Elise de Beethoven renforce encore davantage la puissance dégagée par un tel film. Du très grand art !
Tiré d’un fait divers, cette histoire fait froid dans le dos. Malgré un tournage ambigu, où l’on voit plusieurs fois les mêmes scènes, ce film n’en reste pas moins un recueil.
Gus Vant Sant nous livre un de ses meilleurs films, justement primé par la Palme d'Or et le Prix de la mise en scene. Sa réalisation quasi doc nous envoûte et nous hypnotise du débût à la fin. Ce fait est principalement dû à son utilitation des plans séquences qui nous font totalement adhérer au film. On entre dans la vie de chacun des personnage, on observe leur fonctionnement au fil de cette journée pas ordinaire qu'on nous présente de manière discronologique ce qui nous permet de découvrir plus encore sur la psychologie des lycéens. L'ambiance du film est parfaite, on ressent la tension monter petit à petit jusqu'au drame final qui nous laisse sans voix et qui nous amenera inévitablement à nous interroger. La musique sublime apporte également beaucoup. Un film renversant !
Elephant n'explique rien, et plus encore il ne veut pas tomber dans le piège qui se refermait sur l'excellent Bowling for Columbine (qui prenait la route des champs et n'expliquait finalement pas le pourquoi de la tragédie, mais comment cela est-il possible aux USA ?). Ainsi, très vite, tous ces signes que l'on désigne habituellement pour expliquer cette tragédie sont-ils montrés et identifiés dans le plan, et laissés là où ils sont, voire relégués hors-cadre, car ils n'expliquent rien justement. Gus Van Sant montre ainsi qu'il ne s'agit pas de signes, tout juste d'indices... identitaires. Là est le vrai sujet d'Elephant : l'identité. Voilà pourquoi ce ne sont que des noms, pourquoi il films ses kids souvent de dos dans des espaces qui se veulent grands, propres et aérés mais dans lesquelles la vie ne fait que passer faute de temps pour de vrais rapports. Filmés ainsi, les protagonistes n'ont rien à voir avec une silhouette de dos dans un doomlike... Inutile de s'acharner sur la violence des jeux vidéos ou sur la musique pour expliquer cette tuerie... ni même convoquer les brimades ou l'absence parentale...Pourquoi certains vivent-ils avec cela sans devenir des meurtriers et d'autres craquent ? Cela n'est peut-être qu'affaire de personnalité ou d'identité... Elephant est un film puissant dont le sens aigu du cadrage (rappelant la prégnance du hors-champ au cinéma) et ses bégaiements temporels vous aspire pour ne plus vous relâcher. Un vrai bonheur !
l'un des films les plus creux et stupides de l'histoire du cinéma. Elephant, ou comment filmer le vide, le rien, le néant abyssal scenaristique. Unique. Gus van Sant exploite une tragédie, un drame pour en tirer une oeuvre d'art paresseuse et faussement originale. Revoyez l'integrale d' Antonioni et Bergman et oubliez ce "film". Ah oui derniere chose : a quoi bon faire un film en temps reel si c'est pour remonter le temps au milieu du film ? Ah quoi bon refuser d'expliquer les causes du drame quand on finit par montrer des jeunes fascinés par un reportage nazi, en conflit avec leurs parents et maltraités par leurs camarades de classe ? Ce film est siderant de betise, d'enfoncage de portes ouvertes. Simpliste, racoleur (pourquoi montrer la fusillade ?), et terriblement vide. Ah non, ca je l'ai deja dit.
Un film génial, réaliste, lent mais envoûtant qui montre une Amérique populaire sans concessions ni partie pris. Excellente réflexion sur les personnages à la fois intimiste et distante. Une photographie sensationnelle. Très bons acteurs. Un monument intellectuel comme je les aime.