Elephant
Note moyenne
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NotThatYouThink
NotThatYouThink

47 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mai 2024
Quelle étrangeté ce “Elephant”, un film très atmosphérique avec de (trop) longs plan-séquences. L'oeuvre est difficile à comprendre, car le long-métrage a peu de profondeur et les émotions sont vite exacerbées par des personnages peu développés. Le plus surprenant est spoiler: la violence qui dénote entre la première heure et la dernière partie, mais au fond, qu’est que le long métrage cherche t-il à montrer ? Je n’y ai vu qu’un défouloir, un jeu dans lequel l’être humain n’a pas sa place ni d’importance. je suis ressortie abasourdie par tant d’inhumanité sur l’instant
, le film laisse une vrai touche dramatique, mais qui malheureusement sera rapidement oublié car trop léger sur la forme pour une démonstration de cette ampleur. Peut-être ne s'attache-t-on pas au personnage pour mieux s’en détacher ? Malgré l’approche, les plans et le cadre, on peut reprocher à certains acteurs d’en faire trop ou d’être mal à l’aise face caméra, exemple avec Elias (Elias McConnell) le photographe. Et même si c’est inspiré de faits réels avec spoiler: le massacre de Columbine au USA
, l’approche me parle à moitié. A noter l’absence de spoiler: force de l’ordre dans le long métrage, comme si le temps était suspendu et que la fusillade
avait un aspect onirique et hors du temps.
Theo
Theo

42 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
Elephant, réalisé par Gus Van Sant, est une exploration dérangeante et hypnotique des heures précédant une fusillade dans un lycée. Inspiré par le massacre du lycée de Columbine, le film se distingue par son approche dépouillée, presque documentaire, et son refus de livrer des réponses claires. Bien qu'il s'agisse d'une œuvre d'une grande maîtrise visuelle, sa structure narrative fragmentée et son rythme contemplatif laissent un sentiment d'inachevé, ce qui reflète la complexité du sujet abordé.

Dès les premières minutes, Van Sant installe une atmosphère de normalité oppressante, où la routine quotidienne des élèves est filmée avec une lenteur intentionnelle. Le réalisateur opte pour des plans-séquences fluides, suivant les personnages dans leurs déplacements anodins à travers les couloirs et les terrains de l'école. Ces plans prolongés ne servent pas seulement à ancrer le spectateur dans cet univers, mais renforcent également une tension sous-jacente, car l'audience sait qu'un événement terrible est imminent.

Le film suit plusieurs personnages, chacun esquissé avec une économie de dialogues et une simplicité brute. John, l'adolescent qui lutte contre la négligence de son père alcoolique ; Michelle, une jeune fille introvertie et mal dans sa peau ; ou encore Elias, un photographe qui capte la banalité de la vie scolaire à travers son objectif. Ces fragments de vie sont entrecoupés par les préparatifs de deux élèves, Alex et Eric, les auteurs de la tragédie, dont les motivations restent volontairement floues. Ils incarnent un vide moral qui, loin d’être expliqué ou justifié, reflète une absence totale de rationalité.

Ce choix de ne pas expliquer, ni moraliser, est l’une des décisions les plus marquantes de Van Sant. Là où beaucoup de films auraient tenté de fournir des réponses — qu’il s’agisse de la violence des jeux vidéo, du harcèlement scolaire ou de troubles familiaux — Elephant préfère laisser planer le doute. C’est à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse du film. D’un côté, ce refus de simplifier le drame confère au film une crédibilité brutale et le distingue des récits didactiques. De l’autre, il risque de frustrer un spectateur en quête de repères clairs ou d’une structure narrative plus traditionnelle.

L’esthétique du film est indéniablement l’un de ses points forts. La photographie, signée Harris Savides, capture la lumière naturelle et les teintes douces qui contrastent avec la violence latente de l’histoire. Les couloirs déserts, les terrains de sport, les salles de classe — tout est filmé avec une neutralité qui renforce l’idée d’une tragédie survenant dans un cadre banal. Le travail sonore est tout aussi remarquable : le bruit des pas, des portes qui claquent ou des conversations lointaines contribue à créer une immersion totale, presque dérangeante, dans cet univers scolaire.

Cependant, ce parti pris esthétique, bien que puissant, peut également être perçu comme trop calculé. À force de privilégier le visuel et l’ambiance, Van Sant semble parfois délaisser l’émotion brute. Les personnages, bien qu’intéressants, restent à distance du spectateur, comme des figures abstraites plutôt que des êtres vivants. Cette froideur intentionnelle, si elle sert le réalisme du récit, empêche aussi une véritable connexion émotionnelle, ce qui pourrait atténuer l’impact de certaines scènes.

L’une des séquences les plus marquantes du film est celle où Alex et Eric se préparent au massacre. Leur interaction, notamment leur moment d’intimité dans la douche, est dépeinte avec une banalité qui choque par contraste avec la monstruosité de leurs actes à venir. Van Sant ne cherche pas à les humaniser ni à les diaboliser ; il les présente comme des jeunes hommes ordinaires, presque insignifiants, ce qui rend leurs actions d’autant plus terrifiantes. Cependant, ce traitement clinique risque d’être interprété comme une glorification implicite par certains, un reproche que le film a dû affronter à sa sortie.

Le rythme du film, lent et méthodique, est une épée à double tranchant. D’un côté, il renforce l’idée que la violence peut surgir dans le quotidien le plus banal, mais de l’autre, il pourrait être perçu comme monotone, voire répétitif. Le choix de répéter certaines scènes sous différents points de vue ajoute à la richesse narrative, mais peut également donner l’impression que le film tourne en rond sans progresser vers un véritable climax.

En termes de narration, Elephant se démarque par son absence de structure conventionnelle. Il n’y a pas d’actes clairement définis, pas de crescendo dramatique. Loin d’être un défaut, cela reflète la réalité d’une tragédie soudaine et imprévisible. Mais cette approche non linéaire, bien qu’audacieuse, pourrait dérouter les spectateurs habitués à des récits plus structurés.

Dans son ensemble, Elephant est une œuvre qui impressionne par sa maîtrise formelle et son refus de céder à la facilité. Van Sant ne cherche pas à apporter de réponses simples à des questions complexes, mais à montrer l’insaisissable réalité de la violence. Cependant, cette approche, aussi puissante soit-elle, laisse une certaine froideur qui empêche le film de devenir pleinement transcendant. Ce n’est pas un film que l’on regarde pour être ému, mais pour être confronté à une réflexion inconfortable sur la nature humaine et le vide moral.

En conclusion, Elephant est une expérience cinématographique intrigante et exigeante qui mérite d’être vue pour sa singularité et son ambition. Cependant, son refus d’engager pleinement l’émotion et sa froideur stylistique risquent de diviser les spectateurs. Une œuvre qui marquera certains profondément, mais qui en laissera d’autres perplexes face à son approche minimaliste et son ambiguïté délibérée.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2023
Elephant donne à voir à hauteur d'épaule une heure dans la vie de lycéens américains banals, sans idéalisation excessive, puis ouvre une faille temporelle qui nous permet d'en savoir un peu plus sur les deux jeunes tueurs. Rien toutefois qui ne puisse apporter une explication définitive à leur geste. Le film se conclut enfin par la tuerie elle-même, série de scènes absolument glaçantes et presque abstraites dans leur dépouillement qui montrent les deux garçons errant dans des couloirs vides et tirant au hasard.
On comprend que tout cela découle de la volonté de Van Sant de désamorcer toute tentation du spectaculaire qui pourrait suggérer qu'il prend un plaisir morbide à montrer ce messacre. À la place, donc, il prend le parti d'un réalisme quasi-documentaire, s'autorisant simplement quelques échappées vers le ciel chargé de l'Oregon (?) pour souligner à quel point la violence qui se déroule sous nos yeux est tout simplement absurde, inexplicable, malgré l'existence de quelques pistes d'explication plus ou moins convaincantes. Même s'il y a de la beauté dans ces portraits d'adolescents, Elephant est ainsi baigné d'une tristesse dévastatrice, à l'objet quasi-métaphysique ; cela en fait l'un des plus films les plus marquants du début des années 2000.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

27 abonnés 873 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2023
Réalisateur à la filmographie et au style éclectiques, Gus Van Sant s’attaque dans cet Elephant aux tueries de masse à travers le quotidien objectif de jeunes étudiants. Sa caméra alterne, en format 4/3, les plans séquences larges et fixes et les plans à l’épaule ou suivis, souvent de dos, au plus près des interprètes, ce qui apporte une fluidité presque chorégraphique et immersive. Ces derniers ne sont pas des acteurs et actrices connu·es et portent d’ailleurs leur propre prénom.

Présenté comme une sorte de documentaire muet, ce film lent nous permet de nous interroger sur chaque détail des étudiant·es suivi·es (tel le photographe qui porte une fourchette recourbée en guise de bracelet, telle autre qui erre en vêtements amples, etc.) et de leur environnement, un lycée des Etats-Unis. Un plan en particulier, anodin pourtant, est par ailleurs reproduit avec un autre angle de vue et intercalé plus tard dans un récit à la chronologie éclatée, ce qui permet de nous offrir une vue en plusieurs dimensions.

Si le thème principal et le dénouement sont connus, Gus Van Sant en effleure d’autres liés à la fin de l’adolescence : l’alcoolisme, l’anorexie dysmorphophobique, le harcèlement, la fascination pour les idéologies totalitaires et l’homosexualité, thème récurrent chez le réalisateur.

Avec un réalisme presque indolent, avec deux morceaux de Beethoven pour principale et rare musique, Gus Van Sant parvient à faire monter la pression au fil du récit, tout en évitant soigneusement toute forme d’émotion. L’ensemble est glaçant de précision et d’horreur.
Lujsharkzz
Lujsharkzz

14 abonnés 704 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2023
Film très lent mais globalement très intéressant. La majorité du film est composé de long plan séquence, de la même journée vue de different point de vue. On ressent vraiment la tension, le jeux de flou avec certain perso est intéressante, de different manières on ressent comment ils vivent leurs vies. Dommage que l'événement que l'on attend soit si cours. Mais encore ça, c'est pas le vrai problème pour moi. Le vrai problème pour moi, c'est son inexactitude "historique" Alors oui, c'est inspiré de columbine, c'est pas un récit authentique, mais quand même. Ya trop de libertée de prise sur la fin et ça me dérange, ça change certaines choses, et au final le massacre est peu fidèle à la réalité. En bref, l'ambiance est géniale, le rythme est bon, tout est bon, sauf ses liberté scenaristique qui gâchent le tout. ça reste quand même pas mal au final, pour l'ambiance
Rémi 14
Rémi 14

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2023
Je viens de découvrir ce film coup de poing, réalisé par Gus Van Sannt. Sans en dévoiler l'intrigue, nous suivons le quotidien d'étudiants dans un lycée américain, jusqu'au jour où le drame va frapper l'établissement. ce film est composé de deux grandes parties:
la 1ère heure, la plus intéressante car le montage est minutieux. Alors que nous assistons à là vie suotidienne en suivant plusieurs personnages, c'est un jeu de piste que l'on nous propose pour comprendre ce qu'il va se passer.
Puis les 20 dernières minutes frappantes, saisissantes de réalisme dénonçant les travers de la société américaine.

un film essentiel à voir
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2025
Sans doute l’un des plus grands moments de cinéma que j’ai jamais vécus !
Une œuvre d’une puissance rare et d’une beauté déchirante. En quatre mouvements séparés par le clic sec d’un appareil photo, celui de l’auteur, il réalise une harmonie où chaque plan, chaque silence, chaque geste pèse d’un poids presque sacré.

Ce qui est bouleversant, c’est que le massacre n’est pas expliqué, encore moins justifié. Aucune analyse sociologique, aucun discours : juste une plongée dans une expérience vécue de l’intérieur, sous différents angles.. jusqu'à cette scène : L’interprétation du meurtrier (Alex Frost) de la « Sonate au clair de Lune » dans sa chambre. La caméra tourne lentement sur elle-même, en rythme avec le piano, révélant un univers intérieur insoupçonné : ses trophées, ses dessins, ses cahiers. On ne voit pas un monstre, mais un garçon doué, artiste ; son acte n'est plus inhumain : c'est une création. Gus Van Sant ose dire à l'être humain que l'horreur n'est pas un dysfonctionnement de sa nature.

Van Sant ne cherche pas la thèse : il cherche la vérité de la sensation, de l’instant. Il ne répond pas : il contemple. Il ose faire de l’inexplicable une matière brute de cinéma.  spoiler: Et tout culmine dans ce travelling final, d’une cruauté enfantine : Alex, face aux deux jeunes amoureux, beaux, forts, hétérosexuels, reclus dans la chambre froide, entourés de bœufs écorchés. Coincés. Il chante am stram gram, de la buée sortant de sa bouche. Le ressentiment, le jeu, la mort : confondus dans un dernier souffle glaçant.
Alolfer
Alolfer

186 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2023
Gus Van Sant nous fait là, un film de "prévention", un film d'une beauté sans nom ! Rien à dire de plus , allez le voir !
Hotinhere

799 abonnés 5 513 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2022
S’inspirant de la tuerie de masse de Columbine, Gus Van Sant capte avec sa caméra errante, la vie calme et ordinaire d’un lycée avant la tempête terrifiante. Mais dommage que la forme prenne trop le pas sur le fond.
Palme d'or à Cannes.
OSC4R _
OSC4R _

82 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2022
Parmi les films qui s’approchent le plus de la perfection.

Je l’ai découvert il y a un peu plus de 3 ans et depuis je le considère comme un de mes films préférés. En le revoyant je constate qu’il est beaucoup mieux que dans mes souvenirs.

J’ai un petit reproche à lui faire : la plupart des personnages sont tout à fait archétypaux pour ne pas dire clichés. En vrai ça fonctionne parfaitement dans l’état et ça dessert pas le film pour autant donc bon.

Il y a une qualité du scénario dans la construction et l’agencement du récit et des séquences qui est sublimée par la mise en scène et le montage. On voit rarement une telle synergie entre les trois écritures.

C’est visuellement sublime et chaque choix raconte quelque chose. J’ai du mal à concevoir qu’on puisse s’ennuyer devant. C’est lent mais c’est justement le but.

Il y a aussi une qualité de son et de mixage inégalable. C’est un bonheur à écouter et ça me donne envie de le voir en salle.

C’est un film qu’on peut voir et découvrir de deux façons : en sachant ou sans savoir. La mise en scène est parfaite dans les deux cas. Ça en fait un film qu’on peut revoir, un film dont on peut parler aussi.
Nathan Touschledo
Nathan Touschledo

6 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2023
Gus Van Sant nous projette avec justesse et sincérité dans cet OVNI qu'était l'événement de Columbine :

Le lycée est réel, le décor n’est pas feint, et les scènes non-coupées. Les acteurs sont volontairement amateurs tout autant que leur jeu. C'est la première fois qu'ils tournent. Seul deux professionnels se trouvent dans ce film. Les acteurs du père du garçon blond, et de l'un des professeurs.

C'est exactement ce que recherchais Van Sant. De simples jeunes. Tous naturels. Avec leurs défauts, leurs imperfections. Les réactions bizarres à cause du choc. C'est la meilleure des façons de représenter la tuerie de Columbine. Car en fin de compte si jamais quelqu'un en tenue noire muni d'un 9mm vous menaçait à l'autre bout du couloir, comment réagiriez-vous ? Probablement pas comme vous le pensez, puisque on ne peut se rendre compte de ce qu'apporte un tel événement. Comment l'esprit s'embrouille. Comment nous nous trouvons impuissant et déconcerté. Comment nous nous rendons compte du danger après quelques secondes. C'est tout cela qu'à comporté l'événement de Columbine. Personne ne s'y attendait, personne n'y était préparé. Tout le monde pensait à une farce, un projet amateur. Les deux meurtriers n'y gagnent rien. Celui, filmé comme le prétendu héros ne peut rien faire. Pas de musique épique. Rien, juste le calme que comporte un lycée lors d'une période de cours. Le silence que comporte une bibliothèque. Le calme des personnages, leurs mouvements parasites, leur voix non-posées, signe qu'ils n'y croient pas, ne veulent pas y croire. Chacun le voit comme quelque chose de différent. Quelque chose que l'on ne cherche pas à voir alors que cela se passe sous nos yeux, comme un éléphant au milieu d'un couloir.

Il suffit d'un seul changement dans le déroulement d'une journée banale pour aboutir à une scène de crime.

Et pas de gloire finalement, pas d’honneurs. Pas d’actions ni d’adversité pour les deux assassins. Ils sont là, imaginent leur plaisir, le prennent et s’en contentent. Ils ne cherchent qu’à combler quelque chose que la raison pure ne peut expliquer, mais outre le film, c’est dans la véritable opération que le spectateur se retrouve.
Deux gosses dérangés et dépassés par l’oppression du milieu scolaire. Pourquoi ? Car tout le monde sait ce qu’ils traversent. Personne ne se rendant compte d’à quel point c’est important d’y mettre un terme. Que si l’on ne bouge pas devant ce problème pachydermique, c’est nous qui nous retrouverons en danger.

C’est ainsi que sur l’air léger de la Lettre à Élise les explosions, le sang, les cerveaux giclent. Le spectateur abandonne peu à peu ses espoirs de voir la situation être réglée. C’est juste purement et cruellement réel. Et les émotions s’entrechoquent…
Changel' Un
Changel' Un

23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2022
Alors pour commencer très beau film, très bon film, belle réalisation, acteurs plutôt crédible..

Points positifs:
-plan séquences fluides et mouvementés
-direction artistique, notamment au niveau de la couleur jaune, intéressante ( peut être un symbole)
- prises sous différents plans et sur le point de vue de différents personnages, très bien faites et choregraphiés

Points négatifs
- scène des filles qui déjeunent en trois min pour spoiler: après se faire vomir dans les toilettes[spoiler] - bruits de tirs pas tout le temps réalistes ( vous l’avez compris, il n y a pas beaucoup de points negatifs a relever ) Analyse remarquée [spoiler]C’est au sujet de la scène du piano, on voit alex jouait du piano, puis après son pote arrive dans la chambre, jusque ici tout va bien, ensuite tandis que alex continue son morceau, on. Peut voir son pote jouait à un jeux vidéos de guerres sur son ordi, cela me fait penser à une metaphore de la violence, surtout qu’apres alex se déconcentre et arrête soudainement de jouer pour lâcher un gros doigt d honneur à sa partition, sans doute car il en a marre d’etre patient et il va passer à l’action
NicoociN
NicoociN

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 septembre 2022
Incroyable film.
Vu le bonne note je me laisse tenter et me dis que ça va finir par se lancer...
Mais non. À mourir d'ennui tout le long.
Il se passe strictement rien, c'est mal joué, aucune émotion, d'une lenteur incroyable ...
Le néant ce film. Difficile de faire pire
Plus d'action à regarder très chasse très pêche
GéDéon
GéDéon

141 abonnés 738 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2022
En s’inspirant de la fusillade du lycée de Columbine, dans laquelle treize personnes ont trouvé la mort, le réalisateur américain Gus Van Sant obtient la Palme d’or du festival de Cannes en 2003. Son parti pris de ne montrer que les circonstances de cette tuerie, sans proposer d’approche psychologique des personnages, renforce le caractère dramatique de son film. En effet, le récit évoque avec froideur le destin croisé de plusieurs étudiants réunis ce jour-là dans un même lieu. Certains vont tuer, d’autres mourront et nombreux survivront. Bref, une œuvre insolite qui en raison de sa mise en scène astucieuse, bien qu’un peu trop esthétique, présente le caractère ordinaire d’une journée effroyable.
Mordicus
Mordicus

10 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2022
Honnêtement, si le film essaie de directement nous mettre dans la peau de ces lycéens, il y parvient plus ou moins. Cette manière de suivre une journée type de chaque étudiant, caméra à l'épaule et dans ces couloirs, est une manière de pouvoir retracer toutes ces vies perdues et brisées, tous ces avenirs à jamais détruits. Mais, car il y a un mais, d'une part la majeure partie de la réalisation du film n'est pas belle, les images assez moches ou convenues, les transitions peu évidentes et agréables, et des plans d'une laideur incomparable (ce qui tranche d'ailleurs avec la fin où les images sont bien plus belles et maîtrisées).
En outre si cette caméra à l'épaule souhaite donner une sensation d'un lieu pesant dans lequel il va se passer une catastrophe, c'est surtout long, très long, avec des dialogues dont on aurait pu se passer à l'écran, des scènes particulièrement inutiles. Le problème est que ce film veut raconter un évènement qui dure quelques heures en utilisant des journées entières banales d'étudiants banals. Alors oui ça permet de cerner une partie de ce qui a été détruit, mais cela reste du cinéma. C'est ennuyant au possible pendant la moitié du film. D'autre part la bande-son est vraiment horrible, mal mixée et montée, des musiques, des sons et bruits se chevauchant de manière immonde.
Malgré tout cela la terrible horreur qui s'ensuit est poignante, vraiment montrée à l'écran dans toute son inique cruauté.
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